{"id":42,"type":"sport","titre":"Escrime","contenu":"<div class=\"grid grid-cols-1 md:grid-cols-3 gap-6 mb-8\"><div class=\"bg-blue-50 rounded-xl p-6 text-center\"><div class=\"text-3xl font-bold text-blue-900\">7<\/div><div class=\"text-gray-600\">Articles<\/div><\/div><div class=\"bg-green-50 rounded-xl p-6 text-center\"><div class=\"text-3xl font-bold text-green-900\">426<\/div><div class=\"text-gray-600\">Sportifs<\/div><\/div><div class=\"bg-orange-50 rounded-xl p-6 text-center\"><div class=\"text-3xl font-bold text-orange-900\">6<\/div><div class=\"text-gray-600\">\u00c9v\u00e9nements<\/div><\/div><\/div><h3 class=\"text-xl font-bold mt-6 mb-3 text-gray-900\">R\u00e8glement et historique<\/h3><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-6\"><p> <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretH.jpeg\" \/><\/p>\r\n \r\n\r\n\r\nEscrime <br \/>\r\n\r\n \r\n<p><img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Anneaux Olympiques.jpg\" \/><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n \r\nLe terme \u00ab escrime \u00bb est issu de l'ancien fran\u00e7ais 'escremie' lui-m\u00eame d\u00e9riv\u00e9 du francique 'skirmjan' signifiant \u00ab d\u00e9fendre, prot\u00e9ger \u00bb. Ce d\u00e9tour \u00e9tymologique nous permet de prendre conscience que l'escrime est un art de d\u00e9fense, et plus sp\u00e9cifiquement l'art de se d\u00e9fendre avec une arme blanche.\r\n \r\n\u00ab L\u2019escrime n\u2019est pas uniquement une activit\u00e9 sportive codifi\u00e9e o\u00f9 le but est de toucher<br \/>\r\navec un fleuret, une \u00e9p\u00e9e ou un sabre, c\u2019est aussi une pratique artistique et de loisir o\u00f9<br \/>\r\nle but est de produire un spectacle de combats modernes ou anciens, avec une ou<br \/>\r\nplusieurs armes \u00bb. (Ma&icirc;tre G\u00e9rard Six')\r\n \r\nL'escrime est un sport de combat. Il s\u2019agit de l\u2019art de toucher un adversaire avec la pointe ou le tranchant (estoc et taille) d\u2019une arme blanche sur les parties valables sans \u00eatre touch\u00e9.\r\nOn utilise trois types d'armes : l\u2019\u00e9p\u00e9e, le sabre et le fleuret. Ces trois armes sont mixtes : \u00e9p\u00e9e f\u00e9minine et masculine, fleuret f\u00e9minin et masculin et sabre f\u00e9minin et masculin. Les \u00e9preuves sont individuelles ou par \u00e9quipes. Elles sont au nombre de douze.\r\n \r\nDeux concurrents s\u2019affrontent et le vainqueur est celui qui, \u00e0 coup de feintes, de fentes, de parades et de ripostes, marque en premier le nombre de touches n\u00e9cessaires pour la victoire.\r\nLa devise de l\u2019escrime : \u201cNe me d\u00e9gaine pas sans raison, ne me rengaine pas sans honneur\u201d.\r\n<br \/>\r\n<br \/>\r\nHistorique\r\nLes origines de l\u2019escrime remontent loin dans l\u2019histoire et sa pratique, d\u2019abord essentiellement li\u00e9e au combat et plus tard au duel, a \u00e9volu\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 devenir de nos jours celle d\u2019un sport.\r\n\r\n<p><i>Le combat d\u2019\u00e9p\u00e9e est pratiqu\u00e9 depuis des mill\u00e9naires. Cependant, l\u2019escrime, qui est au d\u00e9part un exercice d\u2019entra&icirc;nement militaire, ne devient un sport qu\u2019aux alentours du 15e si\u00e8cle.<\/i><\/p>\r\n\r\nLes armes tenaient une place importante dans les soci\u00e9t\u00e9s et les cultures orientales anciennes. Tout au long de l\u2019histoire, il est fait mention de comp\u00e9titions \u00e0 l\u2019issue parfois mortelle, telles que les combats de gladiateurs romains, les tournois de la noblesse m\u00e9di\u00e9vale, les duels \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e.\r\nDes gravures en relief d\u00e9couvertes dans le temple de Madinet-Habu, \u00e0 Louxor en Egypte, datant de 1190 avant J.-C, montre des escrimeurs au combat. Les jeux d\u2019\u00e9p\u00e9e furent pratiqu\u00e9s comme entra&icirc;nement au combat par des civilisations anciennes comme le Japon, la Chine, la Perse, la Gr\u00e8ce et Babylone. A l\u2019\u00e9poque gr\u00e9co-romaine, les guerriers utilisaient des \u00e9p\u00e9es courtes et tranchantes. Au Moyen \u00e2ge, les chevaliers maniaient \u00e0 deux mains des \u00e9p\u00e9es larges et massives. Les mousquetaires de Louis XIII jouaient avec brio de la rapi\u00e8re et de la dague.\r\n <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeHisto.jpeg\" \/>\r\nC\u2019est en Europe que l\u2019escrime moderne a vu le jour en tant que sport. Les premi\u00e8res guildes furent fond\u00e9es en 1480 par des ma&icirc;tres d\u2019escrime allemands, tel le \u2018Marxbruder\u2019 de Francfort. Henri Saint-Didier est \u00e0 l\u2019origine des principaux mouvements d\u2019escrime qui sont toujours en vigueur. Les duels et les combats \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e, souvent fatals, \u00e9taient populaires du 16 au 18\u00e8 si\u00e8cle avec des armes telles que des b\u00e2tons, des sabres et des glaives. Le Roi fran\u00e7ais Charles IX cr\u00e9a en 1567, l'Acad\u00e9mie des ma&icirc;tres d'armes.\r\n<p><i>Au 17e si\u00e8cle, trois innovations d\u00e9mocratisent la dimension sportive de l\u2019escrime : le &quot;fleuret&quot;, arme \u00e0 pointe aplatie ; un ensemble de r\u00e8gles qui limite les zones de touches et l\u2019adoption du masque grillag\u00e9. Ces progr\u00e8s contribuent \u00e0 garantir la s\u00e9curit\u00e9 des escrimeurs.<\/i><\/p>\r\nEgalement en France, l\u2019\u00c9cole de Joinville, cr\u00e9\u00e9e en 1872, forma des ma&icirc;tres d\u2019armes qui s\u2019attach\u00e8rent, non plus \u00e0 donner \u00e0 d\u2019\u00e9ventuels duellistes le moyen de triompher sur le pr\u00e9, mais surtout \u00e0 enseigner une v\u00e9ritable pratique sportive, empreinte de courtoisie et d\u2019\u00e9l\u00e9gance. A c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9p\u00e9e, arme de pointe, dite d\u2019estoc, o\u00f9 les touches sont valables sur toutes les parties du corps, on adopta le fleuret, arme d\u2019estoc \u00e9galement, mais de caract\u00e8re conventionnel, o\u00f9 la mani\u00e8re de porter les touches ainsi que la surface \u00e0 atteindre avaient une importance primordiale. Enfin, le sabre, utilisant le tranchant (taille) et la pointe (estoc), arme traditionnelle des Magyars, arme du combattant \u00e0 cheval \u00e9galement, fit son apparition en tant que troisi\u00e8me discipline sportive et re\u00e7ut des limitations d\u2019emploi qui en firent une autre arme conventionnelle. Les r\u00e8gles et la technique n'ont pas beaucoup \u00e9volu\u00e9 depuis ses d\u00e9buts, except\u00e9e l'introduction d'une signalisation des touches \u00e0 l'\u00e9lectricit\u00e9.\r\n \r\n<img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escrime.jpg\" \/>\r\n\r\nC'est donc au XVe si\u00e8cle que sont \u00e9dit\u00e9s les premiers trait\u00e9s d'escrime, mot d'origine allemande (schirmen &quot; prot\u00e9ger &quot;), encore que, dans les romans de la Table ronde, on donne au &quot; joueur d'\u00e9p\u00e9e &quot; le nom &quot; d'escrimisseor &quot; ou &quot;d'escrimisseur&quot;. En fait, l'escrime moderne est n\u00e9e en Espagne et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, \u00e0 Tol\u00e8de, ville c\u00e9l\u00e8bre pour ses manufactures d'armes. Mais c'est gr\u00e2ce aux \u00e9crits des ma&icirc;tres italiens, tels Marozzo, Agrippa et Giganti, au XVIe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XVIIe, qu'elle acquiert sa forme actuelle. Les Fran\u00e7ais (Saint-Didier, Thibaust), \u00e0 leur tour, en codifient les r\u00e8gles, all\u00e9geant consid\u00e9rablement le poids des armes, et c'est en 1653 que le ma&icirc;tre d'armes Besnard imagine le fleuret, arme d'estoc - de pointe -, inoffensive et l\u00e9g\u00e8re. Sous Louis XIV, l'art de l'escrime fait partie de l'\u00e9ducation. L'\u00e9cole fran\u00e7aise peut alors rivaliser avec l'\u00e9cole italienne, et les assauts livr\u00e9s en public permettent aux tireurs de montrer tout leur savoir. Une courtoisie extr\u00eame est de rigueur. Pour \u00e9viter tout accident, les pointes des fleurets sont mouchet\u00e9es et, vers la fin du XVIIIe si\u00e8cle, le port du masque en treillis, invent\u00e9 par La Boessi\u00e8re p\u00e8re, devient obligatoire dans les salles et en assauts. La Boessi\u00e8re fils compl\u00e9tera l'\u0153uvre de codification, et aux quatre positions \u00e9labor\u00e9es par Agrippa - la prime, la seconde, la tierce, la quarte - il ajoutera la quinte et la sixte. Les ma&icirc;tres Jean-Louis, Lhomandie, La Faug\u00e8re, Gonard, Grisier et Cordelois contribueront aussi \u00e0 l'essor de l'escrime sportive, qui, \u00e0 partir de 1880, comprend, outre le fleuret, l'\u00e9p\u00e9e et le sabre sous leur forme actuelle.\r\n \r\nLa F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise d\u2019Escrime a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1906 (58 100 licenci\u00e9s en 2012). Il ne s\u2019agissait en fait que d\u2019un changement d\u2019appellation car elle fut fond\u00e9e en 1882 sous le nom \u201cSoci\u00e9t\u00e9 des Salles d\u2019Armes de France\u201d devenue peu apr\u00e8s la \u201cSoci\u00e9t\u00e9 d\u2019encouragement \u00e0 l\u2019escrime\u201d reconnue d\u2019utilit\u00e9 publique le 10 d\u00e9cembre 1891.\r\n  <br \/>\r\n<p><b>F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise d\u2019Escrime<\/b><\/p>\r\n<p>Tour Gallieni II - 36 avenue du G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle - 93170 Bagnolet<\/p>\r\n<p>T +33 1 43 62 20 66 <b>l<\/b> P +33 7 77 26 59 79<\/p>\r\n<p>Pr\u00e9sidente : Isabelle LAMOUR<\/p>\r\n<a href=\"http:\/\/www.escrime-ffe.fr\/\">www.escrime-ffe.fr<\/a>\r\n \r\n\r\nLa F\u00e9d\u00e9ration Internationale fut fond\u00e9e en 1913 et compte 126 pays membres. Elle est bas\u00e9e \u00e0 Lausanne.\r\n<img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Fielogo.gif\" \/>\r\n\r\n \r\nF\u00e9d\u00e9ration Internationale d'Escrime<br \/>\r\n<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.fie.ch\/\">www.fie.ch<\/a>\r\n<b> ADRESSE<\/b><br \/>\r\nAvenue Mon Repos 24<br \/>\r\nCase postale 128<br \/>\r\nCH-1000 Lausanne 5<br \/>\r\nSwitzerland <br \/>\r\n<b>T\u00c9L.  <\/b>(41 21) 320 31 15 <br \/>\r\n<b>FAX  <\/b>(41 21) 320 31 16 <br \/>\r\n<b>E-MAIL  <\/b><a href=\"mailto:contact@fie.ch\">contact@fie.ch<\/a>\r\n\r\n \r\nLa F\u00e9d\u00e9ration internationale d'escrime coordonne l'ensemble des grandes \u00e9preuves : championnats du monde (cr\u00e9\u00e9s en 1937), qui se d\u00e9roulent tous les ans sauf les ann\u00e9es olympiques ; championnats d'Europe (cr\u00e9\u00e9s en 1921) ; Masters (cr\u00e9\u00e9s en 1986) ; championnats du monde des moins de 20 ans (cr\u00e9\u00e9s en 1950) ; championnats du monde des moins de 17 ans (cr\u00e9\u00e9s en 1987). Elle organise (ou a organis\u00e9) chaque ann\u00e9e des tournois (ou challenges) qui r\u00e9unissent les meilleurs pratiquants mondiaux : Challenge international de Paris, Coupe Giovannini, Challenge Martini (fleuret), Challenge Monal (\u00e9p\u00e9e), etc. Lors de toutes les comp\u00e9titions d'escrime, la langue d'annonce et d'arbitrage est le fran\u00e7ais. Les \u00e9preuves se d\u00e9roulent individuellement et par \u00e9quipes. On adopte, pour leur organisation, soit l'\u00e9limination par poules, soit l'\u00e9limination directe, soit une combinaison des deux. Les poules \u00e9liminatoires se disputent, g\u00e9n\u00e9ralement, en assauts de cinq touches pour les hommes et pour les dames, tandis que la poule finale se dispute en assauts de dix touches pour les hommes et de huit touches pour les dames.\r\n \r\n<b><i><br \/>\r\n<\/i><\/b>\r\n \r\nLes dates marquantes\r\n1921 Premier championnat du monde \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e remport\u00e9 par Lucien Gaudin FRA\r\n1922 Premier championnat du monde de sabre remport\u00e9 par Adrianus de Jong HOL\r\n1926 Premier championnat du monde de fleuret remport\u00e9 par Giorgio Chiavacci ITA\r\n1929 Premier championnat du monde de fleuret f\u00e9minin remport\u00e9 par Helene Mayer ALL\r\n1989 Premier championnat du monde d\u2019\u00e9p\u00e9e f\u00e9minin remport\u00e9 par Anja Straub ALL\r\n1999 Premier championnat du monde de sabre f\u00e9minin remport\u00e9 par Jelena Jemajeva AZE\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Armi_scherma.jpg\" \/> En haut : le fleuret ; au milieu : l'\u00e9p\u00e9e ; en bas : le sabre\r\n \r\nL\u2019escrime et l\u2019Olympisme\r\nL\u2019escrime fait partie des quatre sports ayant toujours figur\u00e9 au programme olympique. C\u2019est \u00e9galement l\u2019une des rares disciplines dans laquelle des escrimeurs professionnels, des \u2018ma&icirc;tres\u2019, peuvent participer. Les premi\u00e8res comp\u00e9titions olympiques de sabre et d\u2019\u00e9p\u00e9e en 1896 et 1900 furent d\u2019ailleurs disput\u00e9es par des ma&icirc;tres.  Il existe des \u00e9preuves individuelles et par \u00e9quipes (entre trois escrimeurs par \u00e9quipe qui s\u2019affrontent en duel).\r\nEn 2008, le fleuret messieurs et l\u2019\u00e9p\u00e9e dames par \u00e9quipes ne font plus partie du programme olympique. Le fleuret dames par \u00e9quipes et pour la premi\u00e8re fois, le sabre dames par \u00e9quipes seront inclus dans le programme.\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Les \u00e9preuves individuelles se d\u00e9roulent sous forme de matches \u00e0 \u00e9liminations directes, tandis que, dans les \u00e9preuves par \u00e9quipe, les trois escrimeurs de chaque \u00e9quipe s\u2019opposent aux membres de l\u2019\u00e9quipe adverse. Les duels ont lieu sur une piste de 14 m par 1,5 m, \u00e9galement appel\u00e9e aire de jeu. Gr\u00e2ce \u00e0 un c\u00e2ble et \u00e0 des v\u00eatements sp\u00e9cifiques, les escrimeurs sont connect\u00e9s \u00e0 un syst\u00e8me de notation \u00e9lectronique qui signale les touches effectu\u00e9es.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n \r\n <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimesabreTouya.jpeg\" \/>\r\nL\u2019introduction des armes aux Jeux Olympiques :\r\n1896 : le sabre et le fleuret hommes ; 1900 : l\u2019\u00e9p\u00e9e hommes ; 1904 : fleuret hommes par \u00e9quipes ; 1908 : \u00e9p\u00e9e et sabre hommes par \u00e9quipes ; 1924 : fleuret femmes ; 1960 : fleuret femmes par \u00e9quipes (il a disparu du programme depuis 2004) ; 1996 : \u00e9p\u00e9e femmes individuel et par \u00e9quipes ;  2004 : sabre f\u00e9minin individuel\r\n \r\nA savoir :\r\n- En 1896, le Fran\u00e7ais Eug\u00e8ne-Henri Gravelotte (1876-1939) est devenu le premier fleurettiste, sacr\u00e9 champion olympique ; le Gr\u00e8c Ioannis Georgiadis, le premier sabreur, champion olympique.\r\n- L\u2019escrime f\u00e9minin fit son entr\u00e9e olympique en 1924, la Danoise Ellen Osiier remporte l\u2019\u00e9preuve de fleuret sans perdre un seul assaut.\r\n \r\n \r\nLa langue officielle de l\u2019escrime est le fran\u00e7ais  (En Garde ; \u00eates-vous pr\u00eats ; Allez ; Halte) mais l'arbitre dispose en plus d\u2019un code de signe pour expliquer chaque phrase d\u2019armes.\r\n <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/images-afp\/5d39ac1c44e01b2342f458bdb238167a69bfa17a.jpg\" \/>\r\n \r\nIntroduction du syst\u00e8me \u00e9lectrique\r\nSi, au sabre, l'arbitrage est encore assur\u00e9 par un jury compos\u00e9 d'un pr\u00e9sident et de quatre assesseurs, il est devenu \u00e9lectrique \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e (depuis 1934) et au fleuret (depuis 1955). Les concurrents sont reli\u00e9s \u00e0 un tableau lumineux par un fil de corps, parfaitement isol\u00e9, qui est lui-m\u00eame en contact avec un autre fil passant dans la lame et menant \u00e0 une pointe d'arr\u00eat \u00e0 ressort ; celle-ci d\u00e9clenche, sur le tableau, l'allumage du signal indiquant la validit\u00e9 de la touche \u00e0 la condition que la surface atteinte soit r\u00e9glementaire et que la pression exerc\u00e9e sur le corps de l'adversaire soit au moins \u00e9gale \u00e0 500 g au fleuret et \u00e0 750 g \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e. Au sabre, les coups sont port\u00e9s de la pointe ou du tranchant.\r\n \r\nPrincipe\r\nL'escrime est un sport de combat o\u00f9 deux concurrents s\u2019affrontent soit au fleuret, soit \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e, soit au sabre.\r\n \r\nLes disciplines\r\n<img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escrime-Armes.jpg\" \/>\r\nL\u2019\u00e9p\u00e9e :\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeEpee.jpeg\" \/>\r\n C'est l'arme la plus simple en escrime. Arme de pointe inspir\u00e9e des \u00e9p\u00e9es de duel, de la m\u00eame longueur qu\u2019un fleuret mais plus lourde, avec une garde plus large et une lame plus rigide.\r\n- Poids : 750 g  \r\n- Longueur maximale : 110 cm \r\n- Diam\u00e8tre coquille : 15 cm\r\n- Cible valable : Tout le corps\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Pointe\r\n- Contr\u00f4le de touches : \u00c9lectrique depuis les Jeux Olympiques de 1936.\r\nSurface valable : l'int\u00e9gralit\u00e9 du corps du tireur (tronc, membres et t\u00eate) y compris masque et chaussures.\r\n Le premier qui touche une partie du corps de l\u2019adversaire (y compris les v\u00eatements et l\u2019\u00e9quipement) marque un point. La main, le bout du casque et le pied sont souvent pris\u00e9s.\r\n \r\nLe fleuret :\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretEq.jpeg\" \/>\r\nC'est l'arme la plus sophistiqu\u00e9e en escrime qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 au XVIIe si\u00e8cle pour servir d'arme d'entra&icirc;nement et d'\u00e9tude. C'est la seule arme qui ne soit jamais sortie des salles d'escrime (contrairement au sabre qui a servi sur les champs de bataille et l'\u00e9p\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour le duel).\r\nArme de pointe et d\u2019\u00e9cole avec une lame souple rectangulaire et une garde plus petite que celle de l\u2019\u00e9p\u00e9e.\r\n- Poids : 500 g maximum\r\n- Longueur maximale : 110 cm\r\n- Diam\u00e8tre coquille : 11 cm\r\n- Cible valable : Tronc\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Pointe\r\n- Contr\u00f4le des touches : \u00c9lectrique depuis 1954.\r\nSurface valable<br \/>\r\nLimit\u00e9e au tronc (torse, dos et \u00e9paules) excluant la t\u00eate, les membres et leurs extr\u00e9mit\u00e9s). La touche est valable lorsqu\u2019elle est port\u00e9e avec la pointe du fleuret sur la zone de la cuirasse m\u00e9tallique.\r\n \r\nLe sabre :\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeSabre.jpeg\" \/>\r\nC'est l'arme la plus rapide en escrime. Arme de pointe et de taille issue de l\u2019arme de cavalerie cinglante, m\u00eamepoids que le fleuret mais avec une lame tranchante ; la pointe peut toucher.\r\n- Poids : 500 g maximum\r\n- Longueur maximale : 1,05 cm.\r\n- Diam\u00e8tre coquille : 14 cm - Cible valable : Buste et masque comprise\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Lame plus pointe\r\n- Contr\u00f4le des touches : \u00c9lectrique depuis 1985.\r\nSurface valable : on peut toucher toute la partie du corps y compris masque et bras, situ\u00e9e au-dessus de la jonction entre les cuisses et le tronc du tireur. La touche peut \u00eatre port\u00e9e avec la pointe, le tranchant et le dos de la lame.\r\n \r\n<b>En escrime il existe huit positions diff\u00e9rentes de d\u00e9fense<\/b> : prime (premier), seconde, tierce (troisi\u00e8me), quarte (quatri\u00e8me), quinte (cinqui\u00e8me), sixte (sixi\u00e8me), septime (septi\u00e8me) et octave (huiti\u00e8me).\r\n \r\n<b>A retenir aussi :<\/b>\r\nLe fleuret et le sabre sont des armes conventionnelles. Le tireur qui touche en premier n'est pas forcement celui qui marque le point. La touche est accord\u00e9e selon un principe de priorit\u00e9. Le tireur qui ex\u00e9cute correctement l'attaque ou l'action offensive initiale, a la priorit\u00e9 sur toute autre action et marque donc le point. Contrairement \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e, o\u00f9 c'est le premier tireur qui touche qui marque le point. Si les deux \u00e9p\u00e9istes touchent simultan\u00e9ment; ils marquent tous les deux un point.\r\nLes installations\r\nLa partie du terrain destin\u00e9e au combat s\u2019appelle la piste. La piste est de terre, de bois, de linol\u00e9um, de li\u00e8ge, de caoutchouc, de plastique, de m\u00e9tal, de treillis m\u00e9tallique ou d\u2019une mati\u00e8re \u00e0 base m\u00e9tallique.\r\n<img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimePLANCHE.jpg\" \/>\r\nLa dur\u00e9e du combat\r\n- L\u2019\u00e9p\u00e9e\r\nLes matches \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e ont lieu en 5 touches pour les messieurs et pour les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames. Si, par suite d\u2019un coup double, les deux tireurs arrivent au nombre de touches pr\u00e9vu, ils doivent disputer une ou plusieurs touches suppl\u00e9mentaires, jusqu\u2019\u00e0 la limite du temps pr\u00e9vu.\r\n- Le fleuret\r\nAu fleuret, les matches sont de 5 touches pour les messieurs et pour les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames.\r\n- Le sabre\r\nAu sabre, les matches sont de 5 touches pour les messieurs et pour les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames.\r\n \r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/200px-Cibles.png\" \/>\r\n \r\n<b>L'\u00e9preuve par \u00e9quipes<\/b>\r\n\r\n<p>Les matches par \u00e9quipes (le terme exact d\u00e9finissant les 9 assaut composant un match par \u00e9quipe est rencontre) se d\u00e9roulent sous la forme du \u00ab relais \u00e0 l'italienne \u00bb (\u00e9preuve olympique) : un match en 45 touches durant lequel les 3 tireurs de chaque \u00e9quipe se remplacent \u00e0 tour de r\u00f4le, soit un total de 9 assauts (chacun des 3 tireurs d'une \u00e9quipe rencontre chacun de l'autre \u00e9quipe une fois) de 5 touches. Chaque relais est plafonn\u00e9 \u00e0 un multiple de 5 touches. Une \u00e9quipe ne peut totaliser plus de 10 touches apr\u00e8s deux relais, 15 apr\u00e8s trois relais, etc. Il est toutefois inexact de dire que le nombre maximum de touches par relais est de 5. Dans deux cas de figure, on peut d\u00e9passer ce total :<\/p>\r\n<ul>\r\n <li>Lorsque le relais pr\u00e9c\u00e9dent a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 au temps et non au nombre de touches. Si au terme du premier assaut le score est de 4-3, il est possible d'inscrire 6 ou 7 touches pour atteindre le plafond de 10 touches lors du deuxi\u00e8me relais.<\/li>\r\n <li>Lorsque l'\u00e9quipe men\u00e9e renverse la situation pour prendre la t\u00eate. Si le deuxi\u00e8me relayeur de l'\u00e9quipe est men\u00e9 5-3 \u00e0 l'issue d'un premier relais et m\u00e8ne 10-9 au terme de son assaut, il a remport\u00e9 l'assaut par 7 touches \u00e0 4.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p>Le score final \u00e0 l'issue des 9 assauts d\u00e9termine le vainqueur, la premi\u00e8re \u00e9quipe \u00e0 45 touches ou celle qui a le plus de point \u00e0 la fin du temps r\u00e9glementaire remporte la rencontre. Le choix de l'ordre des tireurs est donc tr\u00e8s important, le dernier pouvant avoir une quantit\u00e9 tr\u00e8s importante de touches \u00e0 rattraper. On place donc commun\u00e9ment le meilleur tireur dans le dernier relais<\/p>\r\n<p>Une autre forme de rencontre par \u00e9quipes existe, bien qu'elle soit rarement pratiqu\u00e9e en comp\u00e9tition : la poule par \u00e9quipes. Il s'agit d'une poule totalement analogue \u00e0 une poule individuelle, \u00e0 la diff\u00e9rence pr\u00e8s que les tireurs d'une m\u00eame \u00e9quipe ne se rencontrent pas entre eux. L'\u00e9quipe totalisant le plus grand nombre de victoires est d\u00e9clar\u00e9e vainqueur.<\/p>\r\n\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Equipe de France.jpg\" \/>\r\n \r\nL'Arbitrage\r\nL'arbitre d'escrime veille au bon d\u00e9roulement de l'assaut. Il appelle les tireurs sur la piste, v\u00e9rifie la conformit\u00e9 de leur mat\u00e9riel (sous cuirasse, t\u00eate de pointe, etc.) et manipule le chronom\u00e8tre et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, le tableau de d\u00e9compte des points ou la feuille de match. Il est seul habilit\u00e9 \u00e0 accorder ou refuser une touche, \u00e0 constater une faute et \u00e0 sanctionner en cons\u00e9quence. Un tireur peut cependant faire appel \u00e0 une instance sup\u00e9rieure, le directoire technique de la comp\u00e9tition, pour v\u00e9rifier un point litigieux du r\u00e8glement. La d\u00e9cision du directoire surpasse celle de l'arbitre qui doit la faire appliquer. Dans les \u00e9preuves de haut niveau, l'arbitre est assist\u00e9 d'assesseurs qui ont un r\u00f4le consultatif, mais non d\u00e9cisionnel ; au fleuret et au sabre l'arbitrage vid\u00e9o peut-\u00eatre demand\u00e9 pour r\u00e9soudre un litige.<br \/>\r\nLes fautes sont sanctionn\u00e9es par trois types de cartons.<br \/>\r\n- Le carton jaune, qui a valeur d'avertissement. Deux cartons jaunes valent un carton rouge.<br \/>\r\n- Le carton rouge, qui p\u00e9nalise d'une touche le tireur fautif, donn\u00e9e en compensation \u00e0 son adversaire.<br \/>\r\n- Le carton noir, plus rare, exclut le tireur fautif de la comp\u00e9tition et lui inflige une suspension de deux mois de toute comp\u00e9tition d'escrime<br \/>\r\n \r\n \r\nEquipement\r\n\r\n<p>L'\u00e9quipement des tireurs est compos\u00e9, dans toutes les armes :<\/p>\r\n<ul>\r\n <li>D'un pantalon.<\/li>\r\n <li>D'une veste de tissu dont la r\u00e9sistance doit d\u00e9passer 800 newtons\/cm\u00b2.<\/li>\r\n <li>D'une sous-cuirasse, qui couvre en &quot;double&quot; le c\u00f4t\u00e9 du buste mis en avant et le d\u00e9but du bras arm\u00e9, afin de parer \u00e0 un d\u00e9chirement de la couture situ\u00e9e sous l'aisselle de la veste. Sa r\u00e9sistance est \u00e9galement de 800 newtons\/cm\u00b2.<\/li>\r\n <li>D'un masque en grille m\u00e9tallique, dot\u00e9 d'une collerette qui recouvre largement le col de la veste et \u00e9vite une frappe au cou.<\/li>\r\n <li>D'un gant muni de coussinets qui prot\u00e8ge la main arm\u00e9e et recouvre partiellement la manche sur l'avant-bras, pour \u00e9viter que la lame rentre dans la veste et frappe au coude.<\/li>\r\n <li>D'une paire de chaussettes hautes et \u00e9paisses, pour prot\u00e9ger les chevilles, les tibias et les mollets.<\/li>\r\n <li>D'un prot\u00e8ge-poitrine pour les femmes, qui, peuvent se constituer de deux coques m\u00e9talliques \u00e0 disposer soi-m\u00eame, ou plus commun\u00e9ment d'une sorte de plastron en plastique rigide. Un plastron de ce type est strictement interdit chez les hommes.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n\r\nPositions \r\nPour le fleuret et l\u2019\u00e9p\u00e9e, les positions sont les places que peut prendre la main du tireur dans 4 lignes. Ces positions sont au nombre de 8. On consid\u00e8re que :\r\n- quatre sont en supination (hautes) : quarte, sixte, septime, octave;\r\n- quatre sont en pronation (basses) : prime, seconde, tierce, quinte.\r\nElles ont donn\u00e9 leurs noms aux parades. Au sabre, elles sont au nombre de cinq : tierce, quarte, quinte, seconde, prime.\r\nOctave : (F.E.) position couvrant la ligne du dehors, la pointe plus basse que la main plac\u00e9e en supination.\r\nPrime : (F.E.) position couvrant la ligne du dessous, prise la pointe plus basse que la main renvers\u00e9e, pouce en dessous. (S) Position ou parade couvrant le c\u00f4t\u00e9 gauche, la pointe plus basse que la main, main renvers\u00e9e, pouce en dessous, tranchant tourn\u00e9 vers la gauche.\r\nQuarte : (F.E.) position couvrant la ligne du dedans, la pointe couvrant la ligne du dedans, la pointe plus haute que la main, plac\u00e9e, en supination. (S) Position couvrant le c\u00f4t\u00e9 gauche, la pointe plus haute que la main, le tranchant tourn\u00e9 vers la gauche, le pouce dessus.\r\nQuinte : (F.E.) Position couvrant la ligne du dedans, prise en pronation, la pointe la plus haute que la main. (S) Position couvrant la t\u00eate et les \u00e9paules, la main droite, paume vers l\u2019avant, le tranchant vers le haut, la lame sensiblement horizontale.\r\nSeconde : (F.E.) position couvrant la ligne du dehors, prise la pointe plus basse que la main plac\u00e9e en pronation.\r\n(S) Position couvrant le c\u00f4t\u00e9 droit, prise la pointe plus basse que la main, la main renvers\u00e9e, le pouce \u00e0 gauche, le tranchant tourn\u00e9 vers la droite.\r\nSeptime : (F.E.) Position couvrant la ligne du dessous, la pointe plus basse que la main plac\u00e9e en supination. Septime haute, ou septime enlev\u00e9e (voir demi-cercle).\r\nSixte : (F.E.) position couvrant la ligne du dessus, prise la pointe plus haute que la main plac\u00e9e en supination. La garde de sixte est consid\u00e9r\u00e9e comme la garde traditionnelle.\r\n \r\n \r\n \r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/escrimeurs.jpg\" \/>\r\n\r\n\r\n<p><b>Les d\u00e9placements<\/b><br \/>\r\n<br \/>\r\nLes principaux d\u00e9placements, dites fondamentaux, sont :<br \/>\r\n<br \/>\r\n- La marche permet de s'approcher de l'adversaire pour l'attaquer. L'escrimeur se tient de profil, le pied avant et le talon du pied arri\u00e8re sont perpendiculaires et sur une m\u00eame ligne \u00e0 une distance d'environ cinquante \u00e0 soixante centim\u00e8tres (environ deux pieds), le tout jambes fl\u00e9chies pour une meilleure r\u00e9activit\u00e9. Pour marcher, on avance d'abord le pied avant, puis on ram\u00e8ne le pied arri\u00e8re \u00e0 sa distance initiale dans le laps d'un temps d'escrime. La marche commence avec l'\u00e9l\u00e9vation de la pointe du pied avant et se termine lorsque le pied arri\u00e8re est revenue \u00e0 sa position initiale. Le mouvement peut \u00e0 la lecture sembler saccad\u00e9 et peu naturel mais avec l'habitude et l'entra&icirc;nement, l'escrimeur parvient \u00e0 une marche rapide, esth\u00e9tique et agile.<br \/>\r\n- La retraite permet de s'\u00e9loigner de l'adversaire pour \u00e9viter de se faire toucher. Il s'agit de la marche en sens inverse. Elle commence par le recul du pied arri\u00e8re et se termine lorsque le pied avant est revenu \u00e0 sa position initiale.<br \/>\r\n- La fente permet de \u00ab fondre \u00bb sur l'adversaire d'abord en allongeant son bras puis en relevant son pied avant (l'adversaire peut voir le dessous de soulier durant cette \u00e9tape) et en avan\u00e7ant celui-ci d'environ 90 centim\u00e8tres en poussant le plus fortement possible de la jambe arri\u00e8re. Le genou avant doit demeurer align\u00e9 avec le pied (s'il est plus avanc\u00e9 il y a d\u00e9s\u00e9quilibre). Cette action de l'allongement du bras suivi de la fente est appel\u00e9 d\u00e9veloppement. Correctement ex\u00e9cut\u00e9e, la touche s'ex\u00e9cute avant que le pied avant ne touche le sol \u00e0 la fin de la fente. La vitesse et la puissance de ce mouvement en font une action tr\u00e8s efficace. L'arme, si la touche est plac\u00e9e, prend une l\u00e9g\u00e8re courbure que l'on appelle la fl\u00e8che. La fente peut avoir une s\u00e9quence diff\u00e9rente en tenant compte de consid\u00e9rations tactiques plut\u00f4t que techniques, par exemple l'allongement du bras peut se produire pendant ou apr\u00e8s l'allongement de la jambe. En revanche, aux armes conventionnelles (fleuret et sabre) une inversion de la s\u00e9quence bras-jambes sera consid\u00e9r\u00e9 comme mal ex\u00e9cut\u00e9 et ne donnera pas la priorit\u00e9 \u00e0 l'attaquant en cas de touche double.<br \/>\r\n<br \/>\r\nTout le jeu consiste alors \u00e0 surprendre son adversaire dans le rythme des d\u00e9placements et des attaques utilis\u00e9s.<br \/>\r\nCes d\u00e9placements servent aussi \u00e0 faire des feintes, simples ou compos\u00e9es, pour tromper le tireur adverse. La feinte peut aussi \u00eatre effectu\u00e9e en faisant une fausse attaque qui a pour effet de d\u00e9stabiliser l'adversaire, puis une autre quand il prend la parade de la premi\u00e8re.<br \/>\r\n<br \/>\r\nEn compl\u00e9ment de ces fondamentaux on ajoutera les d\u00e9placements suivants:<br \/>\r\n<br \/>\r\n- Le bond avant et le bond arri\u00e8re qui s\u2019effectuent en lan\u00e7ant le pied concern\u00e9 (avant ou arri\u00e8re). Il entra&icirc;ne alors le corps vers l'avant ou l'arri\u00e8re. Les deux pieds doivent toucher le sol en m\u00eame temps.<br \/>\r\n- La passe avant (interdite au sabre parce qu'elle fut trop souvent utilis\u00e9e pendant les assauts en \u00e9tant termin\u00e9e par la fl\u00e8che, faisant ressembler les d\u00e9placements des sabreurs \u00e0 de la course de sprint plut\u00f4t qu'\u00e0 de v\u00e9ritables d\u00e9placements d'escrime. Dans l'histoire de cette arme, l'interdiction de la passe avant co\u00efncide presque avec l'\u00e9lectrification du sabre et de tous les autres changements cons\u00e9cutifs apport\u00e9s au r\u00e8glement) et la passe arri\u00e8re qui s\u2019effectuent en croisant les jambes (Ces deux mouvement sont interdits au fleret jusqu'au minimes).<br \/>\r\n- La ballestra, qui g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9c\u00e8de une fente (et au sabre, une marche ou une double marche, proc\u00e9d\u00e9 fr\u00e9quemment utilis\u00e9 par les sabreurs de l'ancienne URSS dans les ann\u00e9es 1980), est une sorte de bond avant, sauf qu'au lieu de poser les deux pieds \u00e0 terre en m\u00eame temps, le pied avant va faire un \u00ab appel \u00bb (c\u2019est-\u00e0-dire frapper fort du talon) afin de d\u00e9stabiliser l'adversaire qui aura tendance \u00e0 avoir une r\u00e9action de surprise.<br \/>\r\n- Le redoublement de fente s\u2019effectue \u00e0 la fin d\u2019une fente. Il y a le redoublement arri\u00e8re qui consiste \u00e0 ramener son pied arri\u00e8re en position de garde et \u00e0 se fendre \u00e0 nouveau tout en maintenant la pointe mena\u00e7ante en direction de l'adversaire et en raccourcissant son bras (sabre ou fleuret plut\u00f4t) ou non (\u00e9p\u00e9e plut\u00f4t). Moins utilis\u00e9 est le redoublement avant. Lorsque l'on est fendu on ram\u00e8ne le pied avant pour \u00eatre en position de garde et l'on se fend \u00e0 nouveau. Ce redoublement se fait donc en restant au m\u00eame endroit et est surtout d\u00e9fensif pour par exemple faire une parade riposte. Ce mouvement est tr\u00e8s technique et demande une temps de r\u00e9action tr\u00e8s rapide.<br \/>\r\n- La fl\u00e8che (interdite au sabre), assur\u00e9ment le mouvement technique le plus esth\u00e9tique et le plus redout\u00e9, a pour but de permettre au tireur d'atteindre la cible qu'il souhaite en cr\u00e9ant une brutale rupture temporelle, par une tr\u00e8s brusque acc\u00e9l\u00e9ration, et ce, \u00e0 partir d'une distance de charge plus \u00e9lev\u00e9e que pour une fente. Elle s'ex\u00e9cute, en mobilisant d'abord la main pour diriger l'arme vers la cible, d'o\u00f9, dans le jargon des ma&icirc;tres d'armes, \u00ab la main d'abord \u00bb. En effet, une brutale mobilisation du train inf\u00e9rieur avant que la main ne se d\u00e9place, rend l'intention de l'attaquant plus facilement perceptible, l'expose \u00e0 une contre-attaque sur le d\u00e9part de l'action, et lui fait perdre du temps. Cette action l\u00e9g\u00e8rement anticip\u00e9e de la main est, bien entendu directement coordonn\u00e9e, dans une \u00ab unit\u00e9 du geste \u00bb, \u00e0 l'action propulsive de la jambe avant, elle-m\u00eame combin\u00e9e de mani\u00e8re simultan\u00e9e avec un crois\u00e9 de la jambe arri\u00e8re le plus loin devant possible, pour, d'une part, compenser le fort d\u00e9s\u00e9quilibre avant cr\u00e9\u00e9 par la bascule du buste (beaucoup plus prononc\u00e9e que pour une fente), et, d'autre part, pour permettre \u00e0 l'escrimeur de reprendre son \u00e9quilibre en cas d'\u00e9chec de l'attaque, afin de pouvoir parer une \u00e9ventuelle riposte ou un contre-temps. Ce mouvement demande beaucoup de technique et de pr\u00e9cision, \u00e0 tel point que les plus jeunes pratiquants n\u2019ont pas le droit de l\u2019utiliser.<br \/>\r\n <br \/>\r\n<b>L'Attaque<\/b><\/p>\r\n<p>C'est l'action offensive initiale qui s'effectue en allongeant le bras, la pointe mena\u00e7ant la surface valable et coordonn\u00e9e avec une progression des appuis vers l'avant (fente, fl\u00e8che). Cette action donne la priorit\u00e9 aux armes conventionnelles (fleuret et sabre).<br \/>\r\n <br \/>\r\nL'attaque peut \u00eatre  : simple (effectu\u00e9e en un seul temps) ou compos\u00e9e (pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d'une ou plusieurs feintes).<br \/>\r\n <br \/>\r\nIl existe 3 attaques simples:<br \/>\r\n- le coup droit (ou tir\u00e9 droit), comme son nom l'indique, est une touche port\u00e9e tout droit (en restant dans la m\u00eame ligne).<br \/>\r\n- le coup\u00e9, consiste \u00e0 changer sa lame de c\u00f4t\u00e9 par rapport \u00e0 la lame adverse, en la contournant en passant par dessus la pointe, avant de porter la touche.<br \/>\r\n- le d\u00e9gagement (ou d\u00e9gag\u00e9), consiste \u00e0 porter la touche apr\u00e8s avoir chang\u00e9 sa lame de c\u00f4t\u00e9 par rapport \u00e0 la lame adverse en la contournant par la coquille de l'adversaire.<br \/>\r\n <br \/>\r\nCes trois attaques simples peuvent avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d'une ou plusieurs feintes ; on parle alors d'attaques compos\u00e9es : les plus utilis\u00e9es sont le &quot;une-deux&quot; et le &quot;doubl\u00e9&quot; (une feinte de d\u00e9gag\u00e9 ou de coup\u00e9 suivi d'un d\u00e9gag\u00e9 (appel\u00e9 \u00ab trompement \u00bb qui consiste \u00e0 \u00e9viter la parade adverse), la feinte de coup droit-d\u00e9gag\u00e9, la feinte de coup\u00e9-coup\u00e9... tout ceci en changeant de ligne horizontale et\/ou verticale et\/ou diagonale.<br \/>\r\n <br \/>\r\nL'attaque, simple ou compos\u00e9e, peut \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de pr\u00e9parations d'attaque. On distingue :<br \/>\r\n- les attaques au fer : elles ont pour objet d'\u00e9carter le fer adverse sans forc\u00e9ment le ma&icirc;triser. On distingue : le battement (ou batt\u00e9), la pression, le froissement.<br \/>\r\n- les prises de fer : elles ont pour objet d'\u00e9carter le fer adverse en conservant la ma&icirc;trise jusqu'\u00e0 la touche. On distingue : l'opposition, le liement, le crois\u00e9, l'enveloppement.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLe contact des fers, l'engagement, peut permettre au tireur avant l'attaque de juger son adversaire et notamment de pr\u00e9voir ses coups. La sensation tactile correspondante (plus efficace que le regard) se nomme en escrime le sentiment du fer. Dans l'escrime moderne, l'engagement devient de plus en plus rare, mais le &quot;sentiment du fer&quot; conserve sa valeur lors des autres occasions de contacts des fers (parade, prise de fer...).<\/p>\r\n<p><b>La Parade<\/b><\/p>\r\n<p>Il existe plusieurs moyens pour se d\u00e9fendre.<br \/>\r\nLe premier moyen de se d\u00e9fendre est la parade.  <br \/>\r\nLes parades sont des actions d\u00e9fensives dont le but est de s'assurer d'obtenir la riposte et de toucher. Elles \u00e9cartent la lame adverse de la cible. Les parades principales correspondent aux diverses positions de la main, et sont au nombre de huit : la prime, la seconde, la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septime et l'octave.<br \/>\r\n <br \/>\r\nOn distingue les parades principales selon la position de l'avant-bras. En supination, ce sont les parades de sixte (position de la garde dans les armes de pointe), quarte, septime, octave. Dans toutes ces positions, le pommeau de l'arme est au-dessus de la main. En pronation, ce sont les parades de prime, seconde, tierce (position de la garde au sabre) et quinte. Dans ces positions, le pommeau est sous la main.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLes parades circulaires (par exemple le contre-de-sixte) consistent en un mouvement circulaire de la lame se terminant dans la position de d\u00e9part (en sixte pour un contre-de-sixte, en quarte pour un contre-de-quarte, etc.). Ce mouvement circulaire permet d'intercepter la lame adverse et de la bloquer dans la position d'arriv\u00e9e, pour ensuite conduire la riposte. \u00c0 chaque parade correspond ainsi une parade circulaire. La plus usit\u00e9e est le contre-de-sixte (au fleuret et \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e), action redoutable et particuli\u00e8rement efficace si le tireur l'ex\u00e9cute avec la rapidit\u00e9 n\u00e9cessaire.<br \/>\r\n- la retraite permet d'\u00e9viter de se faire toucher en gardant l'adversaire \u00e0 distance.<br \/>\r\n- l'esquive est un mouvement qui \u00e9carte une partie de son corps afin de ne pas \u00eatre touch\u00e9.<br \/>\r\n- la contre-attaque (le plus souvent en \u00e9p\u00e9e) permet de toucher avant l'adversaire sur son attaque sans \u00e9carter sa lame.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLes parades au Sabre sont :<br \/>\r\n- La tierce - La quarte - La quinte - La seconde - La prime.<\/p>\r\n<p><b>La Riposte<\/b><\/p>\r\n<p>Au fleuret ainsi qu'au sabre, la parade donne la priorit\u00e9 \u00e0 l'attaque qui la suit et que l'on nomme riposte, action offensive destin\u00e9e \u00e0 toucher l'adversaire apr\u00e8s la mise en \u00e9chec de son attaque. Cette riposte peut \u00e9galement \u00eatre par\u00e9e. La contre riposte est alors l'action offensive qui suit la parade de la riposte, et ainsi de suite\u2026 Si la riposte est attendue (environ 1 seconde), le tireur perd la priorit\u00e9 on appelle \u00e7a le temps d'escrime.<br \/>\r\nSi la parade n'est pas suivie d'une riposte, le tireur qui a par\u00e9 peut subir une remise d'attaque (dangereuse car il est alors difficile d'ex\u00e9cuter plusieurs parades successivement). Il appartient \u00e0 l'arbitre d'appr\u00e9cier, suite \u00e0 une parade, l'intervalle de temps pendant lequel la riposte peut \u00eatre effectu\u00e9e en conservant sa priorit\u00e9. Ce laps de temps n'est pas d\u00e9fini strictement : on parle de &quot;temps d'escrime&quot; pour d\u00e9signer la fraction de seconde n\u00e9cessaire \u00e0 un escrimeur pour ex\u00e9cuter une action simple, telle que l'allongement du bras par exemple. Ainsi, une riposte imm\u00e9diate (dans le temps d'escrime) doit \u00eatre jug\u00e9e prioritaire sur la remise d'attaque.<br \/>\r\n <br \/>\r\n\u00c0 l'\u00e9p\u00e9e, il n'y a pas de &quot;priorit\u00e9&quot;.<br>\n<\/p>\r\n<p><b>Lexique <\/b>:<br \/>\r\n Assaut : Int\u00e9gralit\u00e9 d\u2019un combat entre deux escrimeurs.<br \/>\r\n Attaque : action offensive initiale ex\u00e9cut\u00e9e en allongeant le bras et port\u00e9e avec un mouvement progressif (fente, fl\u00e8che, etc.). Elle peut \u00eatre simple ou compos\u00e9e, renforc\u00e9e d\u2019actions sur le fer adverse.<br \/>\r\n Attaque (compos\u00e9e) : l\u2019attaque est compos\u00e9e lorsqu\u2019elle comprend une ou plusieurs feintes d\u2019attaque.<br \/>\r\n Attaque (en marchant) : on devrait dire \u201cattaque par marche et fente, ou par marche et fl\u00e8che\u201d (Cette expression vient de la concision de certains commandements : une, deux, en marchant, doublez en marchant, au lieu de feinte de d\u00e9gagement en marchant, trompez les contres).<br \/>\r\n Attaque (dans l\u2019attaque) : Locution erron\u00e9e utilis\u00e9e \u00e0 la place de contre-attaque.<br \/>\r\n Attaque (fausse) : attaque simple ou compos\u00e9e, incompl\u00e8tement d\u00e9velopp\u00e9e, destin\u00e9e \u00e0 faire r\u00e9agir l\u2019adversaire pour tirer parti de ses r\u00e9actions.<br \/>\r\n Attaque (simple) : action offensive, directe ou indirecte, ex\u00e9cut\u00e9e en un seul temps et coordonn\u00e9e avec la fente ou la fl\u00e8che ou la marche. Elle est directe quand elle est port\u00e9e dans la m\u00eame ligne (coup droit) ; indirecte quand elle est port\u00e9e d\u2019une ligne dans une autre par-dessus ou par-dessous la lame adverse (coup\u00e9, d\u00e9gagement).<br \/>\r\n Avanc\u00e9es : (E.S.) terme qui d\u00e9finit toute partie situ\u00e9e en avant de la t\u00eate et du tronc (main, avant-bras, etc.)<br \/>\r\n Borsody : (Sabre) ma&icirc;tre hongrois, cr\u00e9ateur d\u2019un syst\u00e8me d\u00e9fensif encore appel\u00e9 premier syst\u00e8me (tierce, quarte, quinte).<br \/>\r\n Carton jaune : Carton de l\u2019arbitre signifiant qu\u2019un avertissement est donn\u00e9 \u00e0 un escrimeur enfreignant une r\u00e8gle.<br \/>\r\n Carton noir : Carte de l\u2019arbitre signifiant l\u2019expulsion d\u2019un escrimeur.<br \/>\r\n Carton rouge : Carte de l\u2019arbitre signifiant une touche de p\u00e9nalit\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre d\u2019un escrimeur pour une infraction aux r\u00e8gles.<br \/>\r\n Caver : attaquer, riposter, contre-attaquer en cavant, c\u2019est porter une action offensive ou contre-offensive avec un d\u00e9placement exag\u00e9r\u00e9 de la main dans la ligne o\u00f9 se termine cette action (du latin \u201ccavus\u201d : creux).<br \/>\r\n Contre : parade o\u00f9 la pointe d\u00e9crit un mouvement circulaire pour ramener la lame adverse dans la ligne oppos\u00e9e \u00e0 la ligne de l\u2019offensive.<br \/>\r\n Coquille : partie m\u00e9tallique circulaire et convexe destin\u00e9e \u00e0 prot\u00e9ger la main.<br \/>\r\n Corps \u00e0 corps : Mouvement impliquant un contact corporel, dans lequel deux escrimeurs sont engag\u00e9s de sorte qu\u2019aucun d\u2019entre eux ne peut utiliser son arme.<br \/>\r\n D\u00e9gagement : action offensive simple, qui consiste \u00e0 quitter la ligne dans laquelle on se trouve pour toucher dans une autre. A partir de la ligne haute, le d\u00e9gagement se fait par-dessous la lame adverse, \u00e0 partir de la ligne basse, par-dessus.<br \/>\r\n Demi-cercle : (F.E.) le demi-cercle ou septime haute ou encore septime enlev\u00e9e, est une parade semi-circulaire qui, prise depuis la garde de sixte (ou de tierce), ram\u00e8ne la lame adverse vers le haut.<br \/>\r\n Double (coup) : on dit qu\u2019il y a \u201ccoup double\u201d (autrefois coup pour coup ou coup fourr\u00e9), lorsque les deux tireurs se touchent ensemble. Ils sont, au fleuret et au sabre, d\u00e9partag\u00e9s par l\u2019application des conventions. A l\u2019\u00e9p\u00e9e, ils sont tous les deux d\u00e9clar\u00e9s \u201ctouch\u00e9s\u201d.<br \/>\r\n Estoc : terme ancien d\u00e9signant un coup port\u00e9 par la pointe de l\u2019arme (l\u2019\u00e9p\u00e9e ou fleuret).<br \/>\r\n Esquive : mani\u00e8re d\u2019\u00e9viter un coup par un d\u00e9placement rapide du corps.<br \/>\r\n Garde : Partie perpendiculaire d\u2019une \u00e9p\u00e9e entre la lame et la poign\u00e9e qui prot\u00e8ge la main au combat ; \u00e9galement appel\u00e9e &quot; coquille &quot;.<br \/>\r\n Ligne d\u2019avertissement : Ligne situ\u00e9e deux m\u00e8tres \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la ligne arri\u00e8re avertissant l\u2019escrimeur qu\u2019il approche de l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la piste.<br \/>\r\n Ligne de garde : Ligne de chaque c\u00f4t\u00e9 de la ligne m\u00e9diane o\u00f9 un escrimeur se tient pour commencer ou reprendre un assaut.<br \/>\r\n Ligne m\u00e9diane : Ligne traversant la piste, ou terrain de jeu, la divisant en deux moiti\u00e9s.<br \/>\r\n Parade : Action d\u00e9fensive au cours de laquelle un escrimeur bloque la lame de son adversaire. Action d\u00e9fensive au cours de laquelle un escrimeur bloque la lame de son adversaire.<br \/>\r\n P\u00e9nalit\u00e9 de un m\u00e8tre : P\u00e9nalit\u00e9 en vertu de laquelle l\u2019action est d\u00e9plac\u00e9e un m\u00e8tre plus loin sur la piste pour l\u2019attaquant avant la reprise d\u2019un assaut.<br \/>\r\n Plastron : V\u00eatement de protection port\u00e9 sous la veste d\u2019un escrimeur.<br \/>\r\n Pointe : Extr\u00e9mit\u00e9 de la lame, qui doit toucher la zone de cible de l\u2019adversaire pour valoir un point. <br \/>\r\n Prime : Premi\u00e8re des huit positions de d\u00e9fense en escrime.<br \/>\r\n Priorit\u00e9 : R\u00e8gle \u00e9tablie pour \u00e9liminer virtuellement tout attaque simultan\u00e9e entre deux escrimeurs au fleuret ou au sabre, d\u2019apr\u00e8s laquelle l\u2019arbitre est autoris\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer qui attaquait \u00e0 un moment et b\u00e9n\u00e9ficiait donc de la &quot; priorit\u00e9 &quot; pour marquer un point.<br \/>\r\n Redoublement : Attaquer un adversaire une deuxi\u00e8me fois apr\u00e8s que celui-ci a manqu\u00e9 sa contre-attaque.<br \/>\r\n Remise : Nouvelle attaque imm\u00e9diatement apr\u00e8s que l\u2019adversaire a bloqu\u00e9 une premi\u00e8re attaque.<br \/>\r\n Reprise de garde : Replacement en position de garde apr\u00e8s une fente.<br \/>\r\n Riposte : Contre-attaque d\u2019un escrimeur qui vient juste de bloquer une attaque de son adversaire.<br \/>\r\n Santelli : (S) ma&icirc;tre italien ayant enseign\u00e9 en Hongrie, cr\u00e9ateur d\u2019un syst\u00e8me d\u00e9fensif appel\u00e9 2e syst\u00e8me (seconde, prime, quinte).<br \/>\r\n Simple : Se dit d\u2019une action en un seul mouvement, comme dans une attaque ou une riposte impliquant un seul mouvement.<br \/>\r\n Simultan\u00e9e : R\u00e8gle selon laquelle il n\u2019y a pas de touche lorsque deux escrimeurs au fleuret ou au sabre se touchent en m\u00eame temps lors d\u2019une attaque, un redoublement ou une remise.<br \/>\r\n Touche : Point marqu\u00e9 par une touche avec le bout de la lame d\u2019une \u00e9p\u00e9e ou d\u2019un fleuret ou le tranchant de la lame en sabre, sur une partie du corps de l\u2019adversaire faisant partie de la cible.<br \/>\r\n Touche (Effectuer une) : Frapper de la pointe de l\u2019arme ou couper avec la lame du sabre, et marquer un point.<br \/>\r\n Touche de p\u00e9nalit\u00e9 : Touche accord\u00e9e \u00e0 un escrimeur lorsque l\u2019adversaire, apr\u00e8s un avertissement, commet une faute grave.<br \/>\r\n<br \/>\r\n <\/p>\r\n\r\nCopyright Spoorts<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Historique<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\"><p> <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretH.jpeg\" \/><\/p>\r\n \r\n\r\n\r\nEscrime <br \/>\r\n\r\n \r\n<p><img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Anneaux Olympiques.jpg\" \/><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n \r\nLe terme \u00ab escrime \u00bb est issu de l'ancien fran\u00e7ais 'escremie' lui-m\u00eame d\u00e9riv\u00e9 du francique 'skirmjan' signifiant \u00ab d\u00e9fendre, prot\u00e9ger \u00bb. Ce d\u00e9tour \u00e9tymologique nous permet de prendre conscience que l'escrime est un art de d\u00e9fense, et plus sp\u00e9cifiquement l'art de se d\u00e9fendre avec une arme blanche.\r\n \r\n\u00ab L\u2019escrime n\u2019est pas uniquement une activit\u00e9 sportive codifi\u00e9e o\u00f9 le but est de toucher<br \/>\r\navec un fleuret, une \u00e9p\u00e9e ou un sabre, c\u2019est aussi une pratique artistique et de loisir o\u00f9<br \/>\r\nle but est de produire un spectacle de combats modernes ou anciens, avec une ou<br \/>\r\nplusieurs armes \u00bb. (Ma&icirc;tre G\u00e9rard Six')\r\n \r\nL'escrime est un sport de combat. Il s\u2019agit de l\u2019art de toucher un adversaire avec la pointe ou le tranchant (estoc et taille) d\u2019une arme blanche sur les parties valables sans \u00eatre touch\u00e9.\r\nOn utilise trois types d'armes : l\u2019\u00e9p\u00e9e, le sabre et le fleuret. Ces trois armes sont mixtes : \u00e9p\u00e9e f\u00e9minine et masculine, fleuret f\u00e9minin et masculin et sabre f\u00e9minin et masculin. Les \u00e9preuves sont individuelles ou par \u00e9quipes. Elles sont au nombre de douze.\r\n \r\nDeux concurrents s\u2019affrontent et le vainqueur est celui qui, \u00e0 coup de feintes, de fentes, de parades et de ripostes, marque en premier le nombre de touches n\u00e9cessaires pour la victoire.\r\nLa devise de l\u2019escrime : \u201cNe me d\u00e9gaine pas sans raison, ne me rengaine pas sans honneur\u201d.\r\n<br \/>\r\n<br \/>\r\nHistorique\r\nLes origines de l\u2019escrime remontent loin dans l\u2019histoire et sa pratique, d\u2019abord essentiellement li\u00e9e au combat et plus tard au duel, a \u00e9volu\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 devenir de nos jours celle d\u2019un sport.\r\n\r\n<p><i>Le combat d\u2019\u00e9p\u00e9e est pratiqu\u00e9 depuis des mill\u00e9naires. Cependant, l\u2019escrime, qui est au d\u00e9part un exercice d\u2019entra&icirc;nement militaire, ne devient un sport qu\u2019aux alentours du 15e si\u00e8cle.<\/i><\/p>\r\n\r\nLes armes tenaient une place importante dans les soci\u00e9t\u00e9s et les cultures orientales anciennes. Tout au long de l\u2019histoire, il est fait mention de comp\u00e9titions \u00e0 l\u2019issue parfois mortelle, telles que les combats de gladiateurs romains, les tournois de la noblesse m\u00e9di\u00e9vale, les duels \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e.\r\nDes gravures en relief d\u00e9couvertes dans le temple de Madinet-Habu, \u00e0 Louxor en Egypte, datant de 1190 avant J.-C, montre des escrimeurs au combat. Les jeux d\u2019\u00e9p\u00e9e furent pratiqu\u00e9s comme entra&icirc;nement au combat par des civilisations anciennes comme le Japon, la Chine, la Perse, la Gr\u00e8ce et Babylone. A l\u2019\u00e9poque gr\u00e9co-romaine, les guerriers utilisaient des \u00e9p\u00e9es courtes et tranchantes. Au Moyen \u00e2ge, les chevaliers maniaient \u00e0 deux mains des \u00e9p\u00e9es larges et massives. Les mousquetaires de Louis XIII jouaient avec brio de la rapi\u00e8re et de la dague.\r\n <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeHisto.jpeg\" \/>\r\nC\u2019est en Europe que l\u2019escrime moderne a vu le jour en tant que sport. Les premi\u00e8res guildes furent fond\u00e9es en 1480 par des ma&icirc;tres d\u2019escrime allemands, tel le \u2018Marxbruder\u2019 de Francfort. Henri Saint-Didier est \u00e0 l\u2019origine des principaux mouvements d\u2019escrime qui sont toujours en vigueur. Les duels et les combats \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e, souvent fatals, \u00e9taient populaires du 16 au 18\u00e8 si\u00e8cle avec des armes telles que des b\u00e2tons, des sabres et des glaives. Le Roi fran\u00e7ais Charles IX cr\u00e9a en 1567, l'Acad\u00e9mie des ma&icirc;tres d'armes.\r\n<p><i>Au 17e si\u00e8cle, trois innovations d\u00e9mocratisent la dimension sportive de l\u2019escrime : le &quot;fleuret&quot;, arme \u00e0 pointe aplatie ; un ensemble de r\u00e8gles qui limite les zones de touches et l\u2019adoption du masque grillag\u00e9. Ces progr\u00e8s contribuent \u00e0 garantir la s\u00e9curit\u00e9 des escrimeurs.<\/i><\/p>\r\nEgalement en France, l\u2019\u00c9cole de Joinville, cr\u00e9\u00e9e en 1872, forma des ma&icirc;tres d\u2019armes qui s\u2019attach\u00e8rent, non plus \u00e0 donner \u00e0 d\u2019\u00e9ventuels duellistes le moyen de triompher sur le pr\u00e9, mais surtout \u00e0 enseigner une v\u00e9ritable pratique sportive, empreinte de courtoisie et d\u2019\u00e9l\u00e9gance. A c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9p\u00e9e, arme de pointe, dite d\u2019estoc, o\u00f9 les touches sont valables sur toutes les parties du corps, on adopta le fleuret, arme d\u2019estoc \u00e9galement, mais de caract\u00e8re conventionnel, o\u00f9 la mani\u00e8re de porter les touches ainsi que la surface \u00e0 atteindre avaient une importance primordiale. Enfin, le sabre, utilisant le tranchant (taille) et la pointe (estoc), arme traditionnelle des Magyars, arme du combattant \u00e0 cheval \u00e9galement, fit son apparition en tant que troisi\u00e8me discipline sportive et re\u00e7ut des limitations d\u2019emploi qui en firent une autre arme conventionnelle. Les r\u00e8gles et la technique n'ont pas beaucoup \u00e9volu\u00e9 depuis ses d\u00e9buts, except\u00e9e l'introduction d'une signalisation des touches \u00e0 l'\u00e9lectricit\u00e9.\r\n \r\n<img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escrime.jpg\" \/>\r\n\r\nC'est donc au XVe si\u00e8cle que sont \u00e9dit\u00e9s les premiers trait\u00e9s d'escrime, mot d'origine allemande (schirmen &quot; prot\u00e9ger &quot;), encore que, dans les romans de la Table ronde, on donne au &quot; joueur d'\u00e9p\u00e9e &quot; le nom &quot; d'escrimisseor &quot; ou &quot;d'escrimisseur&quot;. En fait, l'escrime moderne est n\u00e9e en Espagne et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, \u00e0 Tol\u00e8de, ville c\u00e9l\u00e8bre pour ses manufactures d'armes. Mais c'est gr\u00e2ce aux \u00e9crits des ma&icirc;tres italiens, tels Marozzo, Agrippa et Giganti, au XVIe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XVIIe, qu'elle acquiert sa forme actuelle. Les Fran\u00e7ais (Saint-Didier, Thibaust), \u00e0 leur tour, en codifient les r\u00e8gles, all\u00e9geant consid\u00e9rablement le poids des armes, et c'est en 1653 que le ma&icirc;tre d'armes Besnard imagine le fleuret, arme d'estoc - de pointe -, inoffensive et l\u00e9g\u00e8re. Sous Louis XIV, l'art de l'escrime fait partie de l'\u00e9ducation. L'\u00e9cole fran\u00e7aise peut alors rivaliser avec l'\u00e9cole italienne, et les assauts livr\u00e9s en public permettent aux tireurs de montrer tout leur savoir. Une courtoisie extr\u00eame est de rigueur. Pour \u00e9viter tout accident, les pointes des fleurets sont mouchet\u00e9es et, vers la fin du XVIIIe si\u00e8cle, le port du masque en treillis, invent\u00e9 par La Boessi\u00e8re p\u00e8re, devient obligatoire dans les salles et en assauts. La Boessi\u00e8re fils compl\u00e9tera l'\u0153uvre de codification, et aux quatre positions \u00e9labor\u00e9es par Agrippa - la prime, la seconde, la tierce, la quarte - il ajoutera la quinte et la sixte. Les ma&icirc;tres Jean-Louis, Lhomandie, La Faug\u00e8re, Gonard, Grisier et Cordelois contribueront aussi \u00e0 l'essor de l'escrime sportive, qui, \u00e0 partir de 1880, comprend, outre le fleuret, l'\u00e9p\u00e9e et le sabre sous leur forme actuelle.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La F\u00e9d\u00e9ration Internationale<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La F\u00e9d\u00e9ration Internationale fut fond\u00e9e en 1913 et compte 126 pays membres. Elle est bas\u00e9e \u00e0 Lausanne.\r\n<img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Fielogo.gif\" \/>\r\n\r\n \r\nF\u00e9d\u00e9ration Internationale d'Escrime<br \/>\r\n<a target=\"_blank\" href=\"http:\/\/www.fie.ch\/\">www.fie.ch<\/a>\r\n<b> ADRESSE<\/b><br \/>\r\nAvenue Mon Repos 24<br \/>\r\nCase postale 128<br \/>\r\nCH-1000 Lausanne 5<br \/>\r\nSwitzerland <br \/>\r\n<b>T\u00c9L.  <\/b>(41 21) 320 31 15 <br \/>\r\n<b>FAX  <\/b>(41 21) 320 31 16 <br \/>\r\n<b>E-MAIL  <\/b><a href=\"mailto:contact@fie.ch\">contact@fie.ch<\/a>\r\n\r\n \r\nLa F\u00e9d\u00e9ration internationale d'escrime coordonne l'ensemble des grandes \u00e9preuves : championnats du monde (cr\u00e9\u00e9s en 1937), qui se d\u00e9roulent tous les ans sauf les ann\u00e9es olympiques ; championnats d'Europe (cr\u00e9\u00e9s en 1921) ; Masters (cr\u00e9\u00e9s en 1986) ; championnats du monde des moins de 20 ans (cr\u00e9\u00e9s en 1950) ; championnats du monde des moins de 17 ans (cr\u00e9\u00e9s en 1987). Elle organise (ou a organis\u00e9) chaque ann\u00e9e des tournois (ou challenges) qui r\u00e9unissent les meilleurs pratiquants mondiaux : Challenge international de Paris, Coupe Giovannini, Challenge Martini (fleuret), Challenge Monal (\u00e9p\u00e9e), etc. Lors de toutes les comp\u00e9titions d'escrime, la langue d'annonce et d'arbitrage est le fran\u00e7ais. Les \u00e9preuves se d\u00e9roulent individuellement et par \u00e9quipes. On adopte, pour leur organisation, soit l'\u00e9limination par poules, soit l'\u00e9limination directe, soit une combinaison des deux. Les poules \u00e9liminatoires se disputent, g\u00e9n\u00e9ralement, en assauts de cinq touches pour les hommes et pour les dames, tandis que la poule finale se dispute en assauts de dix touches pour les hommes et de huit touches pour les dames.\r\n \r\n<b><i><br \/>\r\n<\/i><\/b><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Les dates marquantes<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Les dates marquantes\r\n1921 Premier championnat du monde \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e remport\u00e9 par Lucien Gaudin FRA\r\n1922 Premier championnat du monde de sabre remport\u00e9 par Adrianus de Jong HOL\r\n1926 Premier championnat du monde de fleuret remport\u00e9 par Giorgio Chiavacci ITA\r\n1929 Premier championnat du monde de fleuret f\u00e9minin remport\u00e9 par Helene Mayer ALL\r\n1989 Premier championnat du monde d\u2019\u00e9p\u00e9e f\u00e9minin remport\u00e9 par Anja Straub ALL\r\n1999 Premier championnat du monde de sabre f\u00e9minin remport\u00e9 par Jelena Jemajeva AZE\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Armi_scherma.jpg\" \/> En haut : le fleuret ; au milieu : l'\u00e9p\u00e9e ; en bas : le sabre<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">L\u2019escrime et l\u2019Olympisme<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">L\u2019escrime et l\u2019Olympisme\r\nL\u2019escrime fait partie des quatre sports ayant toujours figur\u00e9 au programme olympique. C\u2019est \u00e9galement l\u2019une des rares disciplines dans laquelle des escrimeurs professionnels, des \u2018ma&icirc;tres\u2019, peuvent participer. Les premi\u00e8res comp\u00e9titions olympiques de sabre et d\u2019\u00e9p\u00e9e en 1896 et 1900 furent d\u2019ailleurs disput\u00e9es par des ma&icirc;tres.  Il existe des \u00e9preuves individuelles et par \u00e9quipes (entre trois escrimeurs par \u00e9quipe qui s\u2019affrontent en duel).\r\nEn 2008, le fleuret messieurs et l\u2019\u00e9p\u00e9e dames par \u00e9quipes ne font plus partie du programme olympique. Le fleuret dames par \u00e9quipes et pour la premi\u00e8re fois, le sabre dames par \u00e9quipes seront inclus dans le programme.\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Les \u00e9preuves individuelles se d\u00e9roulent sous forme de matches \u00e0 \u00e9liminations directes, tandis que, dans les \u00e9preuves par \u00e9quipe, les trois escrimeurs de chaque \u00e9quipe s\u2019opposent aux membres de l\u2019\u00e9quipe adverse. Les duels ont lieu sur une piste de 14 m par 1,5 m, \u00e9galement appel\u00e9e aire de jeu. Gr\u00e2ce \u00e0 un c\u00e2ble et \u00e0 des v\u00eatements sp\u00e9cifiques, les escrimeurs sont connect\u00e9s \u00e0 un syst\u00e8me de notation \u00e9lectronique qui signale les touches effectu\u00e9es.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n \r\n <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimesabreTouya.jpeg\" \/>\r\nL\u2019introduction des armes aux Jeux Olympiques :\r\n1896 : le sabre et le fleuret hommes ; 1900 : l\u2019\u00e9p\u00e9e hommes ; 1904 : fleuret hommes par \u00e9quipes ; 1908 : \u00e9p\u00e9e et sabre hommes par \u00e9quipes ; 1924 : fleuret femmes ; 1960 : fleuret femmes par \u00e9quipes (il a disparu du programme depuis 2004) ; 1996 : \u00e9p\u00e9e femmes individuel et par \u00e9quipes ;  2004 : sabre f\u00e9minin individuel\r\n \r\nA savoir :\r\n- En 1896, le Fran\u00e7ais Eug\u00e8ne-Henri Gravelotte (1876-1939) est devenu le premier fleurettiste, sacr\u00e9 champion olympique ; le Gr\u00e8c Ioannis Georgiadis, le premier sabreur, champion olympique.\r\n- L\u2019escrime f\u00e9minin fit son entr\u00e9e olympique en 1924, la Danoise Ellen Osiier remporte l\u2019\u00e9preuve de fleuret sans perdre un seul assaut.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La langue officielle<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La langue officielle de l\u2019escrime est le fran\u00e7ais  (En Garde ; \u00eates-vous pr\u00eats ; Allez ; Halte) mais l'arbitre dispose en plus d\u2019un code de signe pour expliquer chaque phrase d\u2019armes.\r\n <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/images-afp\/5d39ac1c44e01b2342f458bdb238167a69bfa17a.jpg\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Introduction du syst\u00e8me \u00e9lectrique<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Introduction du syst\u00e8me \u00e9lectrique\r\nSi, au sabre, l'arbitrage est encore assur\u00e9 par un jury compos\u00e9 d'un pr\u00e9sident et de quatre assesseurs, il est devenu \u00e9lectrique \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e (depuis 1934) et au fleuret (depuis 1955). Les concurrents sont reli\u00e9s \u00e0 un tableau lumineux par un fil de corps, parfaitement isol\u00e9, qui est lui-m\u00eame en contact avec un autre fil passant dans la lame et menant \u00e0 une pointe d'arr\u00eat \u00e0 ressort ; celle-ci d\u00e9clenche, sur le tableau, l'allumage du signal indiquant la validit\u00e9 de la touche \u00e0 la condition que la surface atteinte soit r\u00e9glementaire et que la pression exerc\u00e9e sur le corps de l'adversaire soit au moins \u00e9gale \u00e0 500 g au fleuret et \u00e0 750 g \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e. Au sabre, les coups sont port\u00e9s de la pointe ou du tranchant.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Principe<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Principe\r\nL'escrime est un sport de combat o\u00f9 deux concurrents s\u2019affrontent soit au fleuret, soit \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e, soit au sabre.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Les disciplines<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Les disciplines\r\n<img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escrime-Armes.jpg\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">L\u2019\u00e9p\u00e9e<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">L\u2019\u00e9p\u00e9e :\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeEpee.jpeg\" \/>\r\n C'est l'arme la plus simple en escrime. Arme de pointe inspir\u00e9e des \u00e9p\u00e9es de duel, de la m\u00eame longueur qu\u2019un fleuret mais plus lourde, avec une garde plus large et une lame plus rigide.\r\n- Poids : 750 g  \r\n- Longueur maximale : 110 cm \r\n- Diam\u00e8tre coquille : 15 cm\r\n- Cible valable : Tout le corps\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Pointe\r\n- Contr\u00f4le de touches : \u00c9lectrique depuis les Jeux Olympiques de 1936.\r\nSurface valable : l'int\u00e9gralit\u00e9 du corps du tireur (tronc, membres et t\u00eate) y compris masque et chaussures.\r\n Le premier qui touche une partie du corps de l\u2019adversaire (y compris les v\u00eatements et l\u2019\u00e9quipement) marque un point. La main, le bout du casque et le pied sont souvent pris\u00e9s.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Le fleuret <\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Le fleuret :\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretEq.jpeg\" \/>\r\nC'est l'arme la plus sophistiqu\u00e9e en escrime qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 au XVIIe si\u00e8cle pour servir d'arme d'entra&icirc;nement et d'\u00e9tude. C'est la seule arme qui ne soit jamais sortie des salles d'escrime (contrairement au sabre qui a servi sur les champs de bataille et l'\u00e9p\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour le duel).\r\nArme de pointe et d\u2019\u00e9cole avec une lame souple rectangulaire et une garde plus petite que celle de l\u2019\u00e9p\u00e9e.\r\n- Poids : 500 g maximum\r\n- Longueur maximale : 110 cm\r\n- Diam\u00e8tre coquille : 11 cm\r\n- Cible valable : Tronc\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Pointe\r\n- Contr\u00f4le des touches : \u00c9lectrique depuis 1954.\r\nSurface valable<br \/>\r\nLimit\u00e9e au tronc (torse, dos et \u00e9paules) excluant la t\u00eate, les membres et leurs extr\u00e9mit\u00e9s). La touche est valable lorsqu\u2019elle est port\u00e9e avec la pointe du fleuret sur la zone de la cuirasse m\u00e9tallique.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Le sabre<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Le sabre :\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeSabre.jpeg\" \/>\r\nC'est l'arme la plus rapide en escrime. Arme de pointe et de taille issue de l\u2019arme de cavalerie cinglante, m\u00eamepoids que le fleuret mais avec une lame tranchante ; la pointe peut toucher.\r\n- Poids : 500 g maximum\r\n- Longueur maximale : 1,05 cm.\r\n- Diam\u00e8tre coquille : 14 cm - Cible valable : Buste et masque comprise\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Lame plus pointe\r\n- Contr\u00f4le des touches : \u00c9lectrique depuis 1985.\r\nSurface valable : on peut toucher toute la partie du corps y compris masque et bras, situ\u00e9e au-dessus de la jonction entre les cuisses et le tronc du tireur. La touche peut \u00eatre port\u00e9e avec la pointe, le tranchant et le dos de la lame.\r\n \r\n<b>En escrime il existe huit positions diff\u00e9rentes de d\u00e9fense<\/b> : prime (premier), seconde, tierce (troisi\u00e8me), quarte (quatri\u00e8me), quinte (cinqui\u00e8me), sixte (sixi\u00e8me), septime (septi\u00e8me) et octave (huiti\u00e8me).\r\n \r\n<b>A retenir aussi :<\/b>\r\nLe fleuret et le sabre sont des armes conventionnelles. Le tireur qui touche en premier n'est pas forcement celui qui marque le point. La touche est accord\u00e9e selon un principe de priorit\u00e9. Le tireur qui ex\u00e9cute correctement l'attaque ou l'action offensive initiale, a la priorit\u00e9 sur toute autre action et marque donc le point. Contrairement \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e, o\u00f9 c'est le premier tireur qui touche qui marque le point. Si les deux \u00e9p\u00e9istes touchent simultan\u00e9ment; ils marquent tous les deux un point.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Les installations<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Les installations\r\nLa partie du terrain destin\u00e9e au combat s\u2019appelle la piste. La piste est de terre, de bois, de linol\u00e9um, de li\u00e8ge, de caoutchouc, de plastique, de m\u00e9tal, de treillis m\u00e9tallique ou d\u2019une mati\u00e8re \u00e0 base m\u00e9tallique.\r\n<img alt=\"dessin\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimePLANCHE.jpg\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La dur\u00e9e du combat<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La dur\u00e9e du combat\r\n- L\u2019\u00e9p\u00e9e\r\nLes matches \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e ont lieu en 5 touches pour les messieurs et pour les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames. Si, par suite d\u2019un coup double, les deux tireurs arrivent au nombre de touches pr\u00e9vu, ils doivent disputer une ou plusieurs touches suppl\u00e9mentaires, jusqu\u2019\u00e0 la limite du temps pr\u00e9vu.\r\n- Le fleuret\r\nAu fleuret, les matches sont de 5 touches pour les messieurs et pour les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames.\r\n- Le sabre\r\nAu sabre, les matches sont de 5 touches pour les messieurs et pour les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames.\r\n \r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/200px-Cibles.png\" \/>\r\n \r\n<b>L'\u00e9preuve par \u00e9quipes<\/b>\r\n\r\n<p>Les matches par \u00e9quipes (le terme exact d\u00e9finissant les 9 assaut composant un match par \u00e9quipe est rencontre) se d\u00e9roulent sous la forme du \u00ab relais \u00e0 l'italienne \u00bb (\u00e9preuve olympique) : un match en 45 touches durant lequel les 3 tireurs de chaque \u00e9quipe se remplacent \u00e0 tour de r\u00f4le, soit un total de 9 assauts (chacun des 3 tireurs d'une \u00e9quipe rencontre chacun de l'autre \u00e9quipe une fois) de 5 touches. Chaque relais est plafonn\u00e9 \u00e0 un multiple de 5 touches. Une \u00e9quipe ne peut totaliser plus de 10 touches apr\u00e8s deux relais, 15 apr\u00e8s trois relais, etc. Il est toutefois inexact de dire que le nombre maximum de touches par relais est de 5. Dans deux cas de figure, on peut d\u00e9passer ce total :<\/p>\r\n<ul>\r\n <li>Lorsque le relais pr\u00e9c\u00e9dent a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 au temps et non au nombre de touches. Si au terme du premier assaut le score est de 4-3, il est possible d'inscrire 6 ou 7 touches pour atteindre le plafond de 10 touches lors du deuxi\u00e8me relais.<\/li>\r\n <li>Lorsque l'\u00e9quipe men\u00e9e renverse la situation pour prendre la t\u00eate. Si le deuxi\u00e8me relayeur de l'\u00e9quipe est men\u00e9 5-3 \u00e0 l'issue d'un premier relais et m\u00e8ne 10-9 au terme de son assaut, il a remport\u00e9 l'assaut par 7 touches \u00e0 4.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p>Le score final \u00e0 l'issue des 9 assauts d\u00e9termine le vainqueur, la premi\u00e8re \u00e9quipe \u00e0 45 touches ou celle qui a le plus de point \u00e0 la fin du temps r\u00e9glementaire remporte la rencontre. Le choix de l'ordre des tireurs est donc tr\u00e8s important, le dernier pouvant avoir une quantit\u00e9 tr\u00e8s importante de touches \u00e0 rattraper. On place donc commun\u00e9ment le meilleur tireur dans le dernier relais<\/p>\r\n<p>Une autre forme de rencontre par \u00e9quipes existe, bien qu'elle soit rarement pratiqu\u00e9e en comp\u00e9tition : la poule par \u00e9quipes. Il s'agit d'une poule totalement analogue \u00e0 une poule individuelle, \u00e0 la diff\u00e9rence pr\u00e8s que les tireurs d'une m\u00eame \u00e9quipe ne se rencontrent pas entre eux. L'\u00e9quipe totalisant le plus grand nombre de victoires est d\u00e9clar\u00e9e vainqueur.<\/p>\r\n\r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Equipe de France.jpg\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">L'Arbitrage<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">L'Arbitrage\r\nL'arbitre d'escrime veille au bon d\u00e9roulement de l'assaut. Il appelle les tireurs sur la piste, v\u00e9rifie la conformit\u00e9 de leur mat\u00e9riel (sous cuirasse, t\u00eate de pointe, etc.) et manipule le chronom\u00e8tre et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, le tableau de d\u00e9compte des points ou la feuille de match. Il est seul habilit\u00e9 \u00e0 accorder ou refuser une touche, \u00e0 constater une faute et \u00e0 sanctionner en cons\u00e9quence. Un tireur peut cependant faire appel \u00e0 une instance sup\u00e9rieure, le directoire technique de la comp\u00e9tition, pour v\u00e9rifier un point litigieux du r\u00e8glement. La d\u00e9cision du directoire surpasse celle de l'arbitre qui doit la faire appliquer. Dans les \u00e9preuves de haut niveau, l'arbitre est assist\u00e9 d'assesseurs qui ont un r\u00f4le consultatif, mais non d\u00e9cisionnel ; au fleuret et au sabre l'arbitrage vid\u00e9o peut-\u00eatre demand\u00e9 pour r\u00e9soudre un litige.<br \/>\r\nLes fautes sont sanctionn\u00e9es par trois types de cartons.<br \/>\r\n- Le carton jaune, qui a valeur d'avertissement. Deux cartons jaunes valent un carton rouge.<br \/>\r\n- Le carton rouge, qui p\u00e9nalise d'une touche le tireur fautif, donn\u00e9e en compensation \u00e0 son adversaire.<br \/>\r\n- Le carton noir, plus rare, exclut le tireur fautif de la comp\u00e9tition et lui inflige une suspension de deux mois de toute comp\u00e9tition d'escrime<br \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Equipement<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Equipement\r\n\r\n<p>L'\u00e9quipement des tireurs est compos\u00e9, dans toutes les armes :<\/p>\r\n<ul>\r\n <li>D'un pantalon.<\/li>\r\n <li>D'une veste de tissu dont la r\u00e9sistance doit d\u00e9passer 800 newtons\/cm\u00b2.<\/li>\r\n <li>D'une sous-cuirasse, qui couvre en &quot;double&quot; le c\u00f4t\u00e9 du buste mis en avant et le d\u00e9but du bras arm\u00e9, afin de parer \u00e0 un d\u00e9chirement de la couture situ\u00e9e sous l'aisselle de la veste. Sa r\u00e9sistance est \u00e9galement de 800 newtons\/cm\u00b2.<\/li>\r\n <li>D'un masque en grille m\u00e9tallique, dot\u00e9 d'une collerette qui recouvre largement le col de la veste et \u00e9vite une frappe au cou.<\/li>\r\n <li>D'un gant muni de coussinets qui prot\u00e8ge la main arm\u00e9e et recouvre partiellement la manche sur l'avant-bras, pour \u00e9viter que la lame rentre dans la veste et frappe au coude.<\/li>\r\n <li>D'une paire de chaussettes hautes et \u00e9paisses, pour prot\u00e9ger les chevilles, les tibias et les mollets.<\/li>\r\n <li>D'un prot\u00e8ge-poitrine pour les femmes, qui, peuvent se constituer de deux coques m\u00e9talliques \u00e0 disposer soi-m\u00eame, ou plus commun\u00e9ment d'une sorte de plastron en plastique rigide. Un plastron de ce type est strictement interdit chez les hommes.<\/li>\r\n<\/ul><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Positions\u00a0<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Positions \r\nPour le fleuret et l\u2019\u00e9p\u00e9e, les positions sont les places que peut prendre la main du tireur dans 4 lignes. Ces positions sont au nombre de 8. On consid\u00e8re que :\r\n- quatre sont en supination (hautes) : quarte, sixte, septime, octave;\r\n- quatre sont en pronation (basses) : prime, seconde, tierce, quinte.\r\nElles ont donn\u00e9 leurs noms aux parades. Au sabre, elles sont au nombre de cinq : tierce, quarte, quinte, seconde, prime.\r\nOctave : (F.E.) position couvrant la ligne du dehors, la pointe plus basse que la main plac\u00e9e en supination.\r\nPrime : (F.E.) position couvrant la ligne du dessous, prise la pointe plus basse que la main renvers\u00e9e, pouce en dessous. (S) Position ou parade couvrant le c\u00f4t\u00e9 gauche, la pointe plus basse que la main, main renvers\u00e9e, pouce en dessous, tranchant tourn\u00e9 vers la gauche.\r\nQuarte : (F.E.) position couvrant la ligne du dedans, la pointe couvrant la ligne du dedans, la pointe plus haute que la main, plac\u00e9e, en supination. (S) Position couvrant le c\u00f4t\u00e9 gauche, la pointe plus haute que la main, le tranchant tourn\u00e9 vers la gauche, le pouce dessus.\r\nQuinte : (F.E.) Position couvrant la ligne du dedans, prise en pronation, la pointe la plus haute que la main. (S) Position couvrant la t\u00eate et les \u00e9paules, la main droite, paume vers l\u2019avant, le tranchant vers le haut, la lame sensiblement horizontale.\r\nSeconde : (F.E.) position couvrant la ligne du dehors, prise la pointe plus basse que la main plac\u00e9e en pronation.\r\n(S) Position couvrant le c\u00f4t\u00e9 droit, prise la pointe plus basse que la main, la main renvers\u00e9e, le pouce \u00e0 gauche, le tranchant tourn\u00e9 vers la droite.\r\nSeptime : (F.E.) Position couvrant la ligne du dessous, la pointe plus basse que la main plac\u00e9e en supination. Septime haute, ou septime enlev\u00e9e (voir demi-cercle).\r\nSixte : (F.E.) position couvrant la ligne du dessus, prise la pointe plus haute que la main plac\u00e9e en supination. La garde de sixte est consid\u00e9r\u00e9e comme la garde traditionnelle.\r\n \r\n \r\n \r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/escrimeurs.jpg\" \/>\r\n\r\n\r\n<p><b>Les d\u00e9placements<\/b><br \/>\r\n<br \/>\r\nLes principaux d\u00e9placements, dites fondamentaux, sont :<br \/>\r\n<br \/>\r\n- La marche permet de s'approcher de l'adversaire pour l'attaquer. L'escrimeur se tient de profil, le pied avant et le talon du pied arri\u00e8re sont perpendiculaires et sur une m\u00eame ligne \u00e0 une distance d'environ cinquante \u00e0 soixante centim\u00e8tres (environ deux pieds), le tout jambes fl\u00e9chies pour une meilleure r\u00e9activit\u00e9. Pour marcher, on avance d'abord le pied avant, puis on ram\u00e8ne le pied arri\u00e8re \u00e0 sa distance initiale dans le laps d'un temps d'escrime. La marche commence avec l'\u00e9l\u00e9vation de la pointe du pied avant et se termine lorsque le pied arri\u00e8re est revenue \u00e0 sa position initiale. Le mouvement peut \u00e0 la lecture sembler saccad\u00e9 et peu naturel mais avec l'habitude et l'entra&icirc;nement, l'escrimeur parvient \u00e0 une marche rapide, esth\u00e9tique et agile.<br \/>\r\n- La retraite permet de s'\u00e9loigner de l'adversaire pour \u00e9viter de se faire toucher. Il s'agit de la marche en sens inverse. Elle commence par le recul du pied arri\u00e8re et se termine lorsque le pied avant est revenu \u00e0 sa position initiale.<br \/>\r\n- La fente permet de \u00ab fondre \u00bb sur l'adversaire d'abord en allongeant son bras puis en relevant son pied avant (l'adversaire peut voir le dessous de soulier durant cette \u00e9tape) et en avan\u00e7ant celui-ci d'environ 90 centim\u00e8tres en poussant le plus fortement possible de la jambe arri\u00e8re. Le genou avant doit demeurer align\u00e9 avec le pied (s'il est plus avanc\u00e9 il y a d\u00e9s\u00e9quilibre). Cette action de l'allongement du bras suivi de la fente est appel\u00e9 d\u00e9veloppement. Correctement ex\u00e9cut\u00e9e, la touche s'ex\u00e9cute avant que le pied avant ne touche le sol \u00e0 la fin de la fente. La vitesse et la puissance de ce mouvement en font une action tr\u00e8s efficace. L'arme, si la touche est plac\u00e9e, prend une l\u00e9g\u00e8re courbure que l'on appelle la fl\u00e8che. La fente peut avoir une s\u00e9quence diff\u00e9rente en tenant compte de consid\u00e9rations tactiques plut\u00f4t que techniques, par exemple l'allongement du bras peut se produire pendant ou apr\u00e8s l'allongement de la jambe. En revanche, aux armes conventionnelles (fleuret et sabre) une inversion de la s\u00e9quence bras-jambes sera consid\u00e9r\u00e9 comme mal ex\u00e9cut\u00e9 et ne donnera pas la priorit\u00e9 \u00e0 l'attaquant en cas de touche double.<br \/>\r\n<br \/>\r\nTout le jeu consiste alors \u00e0 surprendre son adversaire dans le rythme des d\u00e9placements et des attaques utilis\u00e9s.<br \/>\r\nCes d\u00e9placements servent aussi \u00e0 faire des feintes, simples ou compos\u00e9es, pour tromper le tireur adverse. La feinte peut aussi \u00eatre effectu\u00e9e en faisant une fausse attaque qui a pour effet de d\u00e9stabiliser l'adversaire, puis une autre quand il prend la parade de la premi\u00e8re.<br \/>\r\n<br \/>\r\nEn compl\u00e9ment de ces fondamentaux on ajoutera les d\u00e9placements suivants:<br \/>\r\n<br \/>\r\n- Le bond avant et le bond arri\u00e8re qui s\u2019effectuent en lan\u00e7ant le pied concern\u00e9 (avant ou arri\u00e8re). Il entra&icirc;ne alors le corps vers l'avant ou l'arri\u00e8re. Les deux pieds doivent toucher le sol en m\u00eame temps.<br \/>\r\n- La passe avant (interdite au sabre parce qu'elle fut trop souvent utilis\u00e9e pendant les assauts en \u00e9tant termin\u00e9e par la fl\u00e8che, faisant ressembler les d\u00e9placements des sabreurs \u00e0 de la course de sprint plut\u00f4t qu'\u00e0 de v\u00e9ritables d\u00e9placements d'escrime. Dans l'histoire de cette arme, l'interdiction de la passe avant co\u00efncide presque avec l'\u00e9lectrification du sabre et de tous les autres changements cons\u00e9cutifs apport\u00e9s au r\u00e8glement) et la passe arri\u00e8re qui s\u2019effectuent en croisant les jambes (Ces deux mouvement sont interdits au fleret jusqu'au minimes).<br \/>\r\n- La ballestra, qui g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9c\u00e8de une fente (et au sabre, une marche ou une double marche, proc\u00e9d\u00e9 fr\u00e9quemment utilis\u00e9 par les sabreurs de l'ancienne URSS dans les ann\u00e9es 1980), est une sorte de bond avant, sauf qu'au lieu de poser les deux pieds \u00e0 terre en m\u00eame temps, le pied avant va faire un \u00ab appel \u00bb (c\u2019est-\u00e0-dire frapper fort du talon) afin de d\u00e9stabiliser l'adversaire qui aura tendance \u00e0 avoir une r\u00e9action de surprise.<br \/>\r\n- Le redoublement de fente s\u2019effectue \u00e0 la fin d\u2019une fente. Il y a le redoublement arri\u00e8re qui consiste \u00e0 ramener son pied arri\u00e8re en position de garde et \u00e0 se fendre \u00e0 nouveau tout en maintenant la pointe mena\u00e7ante en direction de l'adversaire et en raccourcissant son bras (sabre ou fleuret plut\u00f4t) ou non (\u00e9p\u00e9e plut\u00f4t). Moins utilis\u00e9 est le redoublement avant. Lorsque l'on est fendu on ram\u00e8ne le pied avant pour \u00eatre en position de garde et l'on se fend \u00e0 nouveau. Ce redoublement se fait donc en restant au m\u00eame endroit et est surtout d\u00e9fensif pour par exemple faire une parade riposte. Ce mouvement est tr\u00e8s technique et demande une temps de r\u00e9action tr\u00e8s rapide.<br \/>\r\n- La fl\u00e8che (interdite au sabre), assur\u00e9ment le mouvement technique le plus esth\u00e9tique et le plus redout\u00e9, a pour but de permettre au tireur d'atteindre la cible qu'il souhaite en cr\u00e9ant une brutale rupture temporelle, par une tr\u00e8s brusque acc\u00e9l\u00e9ration, et ce, \u00e0 partir d'une distance de charge plus \u00e9lev\u00e9e que pour une fente. Elle s'ex\u00e9cute, en mobilisant d'abord la main pour diriger l'arme vers la cible, d'o\u00f9, dans le jargon des ma&icirc;tres d'armes, \u00ab la main d'abord \u00bb. En effet, une brutale mobilisation du train inf\u00e9rieur avant que la main ne se d\u00e9place, rend l'intention de l'attaquant plus facilement perceptible, l'expose \u00e0 une contre-attaque sur le d\u00e9part de l'action, et lui fait perdre du temps. Cette action l\u00e9g\u00e8rement anticip\u00e9e de la main est, bien entendu directement coordonn\u00e9e, dans une \u00ab unit\u00e9 du geste \u00bb, \u00e0 l'action propulsive de la jambe avant, elle-m\u00eame combin\u00e9e de mani\u00e8re simultan\u00e9e avec un crois\u00e9 de la jambe arri\u00e8re le plus loin devant possible, pour, d'une part, compenser le fort d\u00e9s\u00e9quilibre avant cr\u00e9\u00e9 par la bascule du buste (beaucoup plus prononc\u00e9e que pour une fente), et, d'autre part, pour permettre \u00e0 l'escrimeur de reprendre son \u00e9quilibre en cas d'\u00e9chec de l'attaque, afin de pouvoir parer une \u00e9ventuelle riposte ou un contre-temps. Ce mouvement demande beaucoup de technique et de pr\u00e9cision, \u00e0 tel point que les plus jeunes pratiquants n\u2019ont pas le droit de l\u2019utiliser.<br \/>\r\n <br \/>\r\n<b>L'Attaque<\/b><\/p>\r\n<p>C'est l'action offensive initiale qui s'effectue en allongeant le bras, la pointe mena\u00e7ant la surface valable et coordonn\u00e9e avec une progression des appuis vers l'avant (fente, fl\u00e8che). Cette action donne la priorit\u00e9 aux armes conventionnelles (fleuret et sabre).<br \/>\r\n <br \/>\r\nL'attaque peut \u00eatre  : simple (effectu\u00e9e en un seul temps) ou compos\u00e9e (pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d'une ou plusieurs feintes).<br \/>\r\n <br \/>\r\nIl existe 3 attaques simples:<br \/>\r\n- le coup droit (ou tir\u00e9 droit), comme son nom l'indique, est une touche port\u00e9e tout droit (en restant dans la m\u00eame ligne).<br \/>\r\n- le coup\u00e9, consiste \u00e0 changer sa lame de c\u00f4t\u00e9 par rapport \u00e0 la lame adverse, en la contournant en passant par dessus la pointe, avant de porter la touche.<br \/>\r\n- le d\u00e9gagement (ou d\u00e9gag\u00e9), consiste \u00e0 porter la touche apr\u00e8s avoir chang\u00e9 sa lame de c\u00f4t\u00e9 par rapport \u00e0 la lame adverse en la contournant par la coquille de l'adversaire.<br \/>\r\n <br \/>\r\nCes trois attaques simples peuvent avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d'une ou plusieurs feintes ; on parle alors d'attaques compos\u00e9es : les plus utilis\u00e9es sont le &quot;une-deux&quot; et le &quot;doubl\u00e9&quot; (une feinte de d\u00e9gag\u00e9 ou de coup\u00e9 suivi d'un d\u00e9gag\u00e9 (appel\u00e9 \u00ab trompement \u00bb qui consiste \u00e0 \u00e9viter la parade adverse), la feinte de coup droit-d\u00e9gag\u00e9, la feinte de coup\u00e9-coup\u00e9... tout ceci en changeant de ligne horizontale et\/ou verticale et\/ou diagonale.<br \/>\r\n <br \/>\r\nL'attaque, simple ou compos\u00e9e, peut \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de pr\u00e9parations d'attaque. On distingue :<br \/>\r\n- les attaques au fer : elles ont pour objet d'\u00e9carter le fer adverse sans forc\u00e9ment le ma&icirc;triser. On distingue : le battement (ou batt\u00e9), la pression, le froissement.<br \/>\r\n- les prises de fer : elles ont pour objet d'\u00e9carter le fer adverse en conservant la ma&icirc;trise jusqu'\u00e0 la touche. On distingue : l'opposition, le liement, le crois\u00e9, l'enveloppement.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLe contact des fers, l'engagement, peut permettre au tireur avant l'attaque de juger son adversaire et notamment de pr\u00e9voir ses coups. La sensation tactile correspondante (plus efficace que le regard) se nomme en escrime le sentiment du fer. Dans l'escrime moderne, l'engagement devient de plus en plus rare, mais le &quot;sentiment du fer&quot; conserve sa valeur lors des autres occasions de contacts des fers (parade, prise de fer...).<\/p>\r\n<p><b>La Parade<\/b><\/p>\r\n<p>Il existe plusieurs moyens pour se d\u00e9fendre.<br \/>\r\nLe premier moyen de se d\u00e9fendre est la parade.  <br \/>\r\nLes parades sont des actions d\u00e9fensives dont le but est de s'assurer d'obtenir la riposte et de toucher. Elles \u00e9cartent la lame adverse de la cible. Les parades principales correspondent aux diverses positions de la main, et sont au nombre de huit : la prime, la seconde, la tierce, la quarte, la quinte, la sixte, la septime et l'octave.<br \/>\r\n <br \/>\r\nOn distingue les parades principales selon la position de l'avant-bras. En supination, ce sont les parades de sixte (position de la garde dans les armes de pointe), quarte, septime, octave. Dans toutes ces positions, le pommeau de l'arme est au-dessus de la main. En pronation, ce sont les parades de prime, seconde, tierce (position de la garde au sabre) et quinte. Dans ces positions, le pommeau est sous la main.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLes parades circulaires (par exemple le contre-de-sixte) consistent en un mouvement circulaire de la lame se terminant dans la position de d\u00e9part (en sixte pour un contre-de-sixte, en quarte pour un contre-de-quarte, etc.). Ce mouvement circulaire permet d'intercepter la lame adverse et de la bloquer dans la position d'arriv\u00e9e, pour ensuite conduire la riposte. \u00c0 chaque parade correspond ainsi une parade circulaire. La plus usit\u00e9e est le contre-de-sixte (au fleuret et \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e), action redoutable et particuli\u00e8rement efficace si le tireur l'ex\u00e9cute avec la rapidit\u00e9 n\u00e9cessaire.<br \/>\r\n- la retraite permet d'\u00e9viter de se faire toucher en gardant l'adversaire \u00e0 distance.<br \/>\r\n- l'esquive est un mouvement qui \u00e9carte une partie de son corps afin de ne pas \u00eatre touch\u00e9.<br \/>\r\n- la contre-attaque (le plus souvent en \u00e9p\u00e9e) permet de toucher avant l'adversaire sur son attaque sans \u00e9carter sa lame.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLes parades au Sabre sont :<br \/>\r\n- La tierce - La quarte - La quinte - La seconde - La prime.<\/p>\r\n<p><b>La Riposte<\/b><\/p>\r\n<p>Au fleuret ainsi qu'au sabre, la parade donne la priorit\u00e9 \u00e0 l'attaque qui la suit et que l'on nomme riposte, action offensive destin\u00e9e \u00e0 toucher l'adversaire apr\u00e8s la mise en \u00e9chec de son attaque. Cette riposte peut \u00e9galement \u00eatre par\u00e9e. La contre riposte est alors l'action offensive qui suit la parade de la riposte, et ainsi de suite\u2026 Si la riposte est attendue (environ 1 seconde), le tireur perd la priorit\u00e9 on appelle \u00e7a le temps d'escrime.<br \/>\r\nSi la parade n'est pas suivie d'une riposte, le tireur qui a par\u00e9 peut subir une remise d'attaque (dangereuse car il est alors difficile d'ex\u00e9cuter plusieurs parades successivement). Il appartient \u00e0 l'arbitre d'appr\u00e9cier, suite \u00e0 une parade, l'intervalle de temps pendant lequel la riposte peut \u00eatre effectu\u00e9e en conservant sa priorit\u00e9. Ce laps de temps n'est pas d\u00e9fini strictement : on parle de &quot;temps d'escrime&quot; pour d\u00e9signer la fraction de seconde n\u00e9cessaire \u00e0 un escrimeur pour ex\u00e9cuter une action simple, telle que l'allongement du bras par exemple. Ainsi, une riposte imm\u00e9diate (dans le temps d'escrime) doit \u00eatre jug\u00e9e prioritaire sur la remise d'attaque.<br \/>\r\n <br \/>\r\n\u00c0 l'\u00e9p\u00e9e, il n'y a pas de &quot;priorit\u00e9&quot;.<br>\n<\/p>\r\n<p><b>Lexique <\/b>:<br \/>\r\n Assaut : Int\u00e9gralit\u00e9 d\u2019un combat entre deux escrimeurs.<br \/>\r\n Attaque : action offensive initiale ex\u00e9cut\u00e9e en allongeant le bras et port\u00e9e avec un mouvement progressif (fente, fl\u00e8che, etc.). Elle peut \u00eatre simple ou compos\u00e9e, renforc\u00e9e d\u2019actions sur le fer adverse.<br \/>\r\n Attaque (compos\u00e9e) : l\u2019attaque est compos\u00e9e lorsqu\u2019elle comprend une ou plusieurs feintes d\u2019attaque.<br \/>\r\n Attaque (en marchant) : on devrait dire \u201cattaque par marche et fente, ou par marche et fl\u00e8che\u201d (Cette expression vient de la concision de certains commandements : une, deux, en marchant, doublez en marchant, au lieu de feinte de d\u00e9gagement en marchant, trompez les contres).<br \/>\r\n Attaque (dans l\u2019attaque) : Locution erron\u00e9e utilis\u00e9e \u00e0 la place de contre-attaque.<br \/>\r\n Attaque (fausse) : attaque simple ou compos\u00e9e, incompl\u00e8tement d\u00e9velopp\u00e9e, destin\u00e9e \u00e0 faire r\u00e9agir l\u2019adversaire pour tirer parti de ses r\u00e9actions.<br \/>\r\n Attaque (simple) : action offensive, directe ou indirecte, ex\u00e9cut\u00e9e en un seul temps et coordonn\u00e9e avec la fente ou la fl\u00e8che ou la marche. Elle est directe quand elle est port\u00e9e dans la m\u00eame ligne (coup droit) ; indirecte quand elle est port\u00e9e d\u2019une ligne dans une autre par-dessus ou par-dessous la lame adverse (coup\u00e9, d\u00e9gagement).<br \/>\r\n Avanc\u00e9es : (E.S.) terme qui d\u00e9finit toute partie situ\u00e9e en avant de la t\u00eate et du tronc (main, avant-bras, etc.)<br \/>\r\n Borsody : (Sabre) ma&icirc;tre hongrois, cr\u00e9ateur d\u2019un syst\u00e8me d\u00e9fensif encore appel\u00e9 premier syst\u00e8me (tierce, quarte, quinte).<br \/>\r\n Carton jaune : Carton de l\u2019arbitre signifiant qu\u2019un avertissement est donn\u00e9 \u00e0 un escrimeur enfreignant une r\u00e8gle.<br \/>\r\n Carton noir : Carte de l\u2019arbitre signifiant l\u2019expulsion d\u2019un escrimeur.<br \/>\r\n Carton rouge : Carte de l\u2019arbitre signifiant une touche de p\u00e9nalit\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre d\u2019un escrimeur pour une infraction aux r\u00e8gles.<br \/>\r\n Caver : attaquer, riposter, contre-attaquer en cavant, c\u2019est porter une action offensive ou contre-offensive avec un d\u00e9placement exag\u00e9r\u00e9 de la main dans la ligne o\u00f9 se termine cette action (du latin \u201ccavus\u201d : creux).<br \/>\r\n Contre : parade o\u00f9 la pointe d\u00e9crit un mouvement circulaire pour ramener la lame adverse dans la ligne oppos\u00e9e \u00e0 la ligne de l\u2019offensive.<br \/>\r\n Coquille : partie m\u00e9tallique circulaire et convexe destin\u00e9e \u00e0 prot\u00e9ger la main.<br \/>\r\n Corps \u00e0 corps : Mouvement impliquant un contact corporel, dans lequel deux escrimeurs sont engag\u00e9s de sorte qu\u2019aucun d\u2019entre eux ne peut utiliser son arme.<br \/>\r\n D\u00e9gagement : action offensive simple, qui consiste \u00e0 quitter la ligne dans laquelle on se trouve pour toucher dans une autre. A partir de la ligne haute, le d\u00e9gagement se fait par-dessous la lame adverse, \u00e0 partir de la ligne basse, par-dessus.<br \/>\r\n Demi-cercle : (F.E.) le demi-cercle ou septime haute ou encore septime enlev\u00e9e, est une parade semi-circulaire qui, prise depuis la garde de sixte (ou de tierce), ram\u00e8ne la lame adverse vers le haut.<br \/>\r\n Double (coup) : on dit qu\u2019il y a \u201ccoup double\u201d (autrefois coup pour coup ou coup fourr\u00e9), lorsque les deux tireurs se touchent ensemble. Ils sont, au fleuret et au sabre, d\u00e9partag\u00e9s par l\u2019application des conventions. A l\u2019\u00e9p\u00e9e, ils sont tous les deux d\u00e9clar\u00e9s \u201ctouch\u00e9s\u201d.<br \/>\r\n Estoc : terme ancien d\u00e9signant un coup port\u00e9 par la pointe de l\u2019arme (l\u2019\u00e9p\u00e9e ou fleuret).<br \/>\r\n Esquive : mani\u00e8re d\u2019\u00e9viter un coup par un d\u00e9placement rapide du corps.<br \/>\r\n Garde : Partie perpendiculaire d\u2019une \u00e9p\u00e9e entre la lame et la poign\u00e9e qui prot\u00e8ge la main au combat ; \u00e9galement appel\u00e9e &quot; coquille &quot;.<br \/>\r\n Ligne d\u2019avertissement : Ligne situ\u00e9e deux m\u00e8tres \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la ligne arri\u00e8re avertissant l\u2019escrimeur qu\u2019il approche de l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la piste.<br \/>\r\n Ligne de garde : Ligne de chaque c\u00f4t\u00e9 de la ligne m\u00e9diane o\u00f9 un escrimeur se tient pour commencer ou reprendre un assaut.<br \/>\r\n Ligne m\u00e9diane : Ligne traversant la piste, ou terrain de jeu, la divisant en deux moiti\u00e9s.<br \/>\r\n Parade : Action d\u00e9fensive au cours de laquelle un escrimeur bloque la lame de son adversaire. Action d\u00e9fensive au cours de laquelle un escrimeur bloque la lame de son adversaire.<br \/>\r\n P\u00e9nalit\u00e9 de un m\u00e8tre : P\u00e9nalit\u00e9 en vertu de laquelle l\u2019action est d\u00e9plac\u00e9e un m\u00e8tre plus loin sur la piste pour l\u2019attaquant avant la reprise d\u2019un assaut.<br \/>\r\n Plastron : V\u00eatement de protection port\u00e9 sous la veste d\u2019un escrimeur.<br \/>\r\n Pointe : Extr\u00e9mit\u00e9 de la lame, qui doit toucher la zone de cible de l\u2019adversaire pour valoir un point. <br \/>\r\n Prime : Premi\u00e8re des huit positions de d\u00e9fense en escrime.<br \/>\r\n Priorit\u00e9 : R\u00e8gle \u00e9tablie pour \u00e9liminer virtuellement tout attaque simultan\u00e9e entre deux escrimeurs au fleuret ou au sabre, d\u2019apr\u00e8s laquelle l\u2019arbitre est autoris\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer qui attaquait \u00e0 un moment et b\u00e9n\u00e9ficiait donc de la &quot; priorit\u00e9 &quot; pour marquer un point.<br \/>\r\n Redoublement : Attaquer un adversaire une deuxi\u00e8me fois apr\u00e8s que celui-ci a manqu\u00e9 sa contre-attaque.<br \/>\r\n Remise : Nouvelle attaque imm\u00e9diatement apr\u00e8s que l\u2019adversaire a bloqu\u00e9 une premi\u00e8re attaque.<br \/>\r\n Reprise de garde : Replacement en position de garde apr\u00e8s une fente.<br \/>\r\n Riposte : Contre-attaque d\u2019un escrimeur qui vient juste de bloquer une attaque de son adversaire.<br \/>\r\n Santelli : (S) ma&icirc;tre italien ayant enseign\u00e9 en Hongrie, cr\u00e9ateur d\u2019un syst\u00e8me d\u00e9fensif appel\u00e9 2e syst\u00e8me (seconde, prime, quinte).<br \/>\r\n Simple : Se dit d\u2019une action en un seul mouvement, comme dans une attaque ou une riposte impliquant un seul mouvement.<br \/>\r\n Simultan\u00e9e : R\u00e8gle selon laquelle il n\u2019y a pas de touche lorsque deux escrimeurs au fleuret ou au sabre se touchent en m\u00eame temps lors d\u2019une attaque, un redoublement ou une remise.<br \/>\r\n Touche : Point marqu\u00e9 par une touche avec le bout de la lame d\u2019une \u00e9p\u00e9e ou d\u2019un fleuret ou le tranchant de la lame en sabre, sur une partie du corps de l\u2019adversaire faisant partie de la cible.<br \/>\r\n Touche (Effectuer une) : Frapper de la pointe de l\u2019arme ou couper avec la lame du sabre, et marquer un point.<br \/>\r\n Touche de p\u00e9nalit\u00e9 : Touche accord\u00e9e \u00e0 un escrimeur lorsque l\u2019adversaire, apr\u00e8s un avertissement, commet une faute grave.<br \/>\r\n<br \/>\r\n <\/p>\r\n\r\nCopyright Spoorts<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise d\u2019Escrime <\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise d\u2019Escrime a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1906 (58 100 licenci\u00e9s en 2012). Il ne s\u2019agissait en fait que d\u2019un changement d\u2019appellation car elle fut fond\u00e9e en 1882 sous le nom \u201cSoci\u00e9t\u00e9 des Salles d\u2019Armes de France\u201d devenue peu apr\u00e8s la \u201cSoci\u00e9t\u00e9 d\u2019encouragement \u00e0 l\u2019escrime\u201d reconnue d\u2019utilit\u00e9 publique le 10 d\u00e9cembre 1891.\r\n  <br \/>\r\n<p><b>F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise d\u2019Escrime<\/b><\/p>\r\n<p>Tour Gallieni II - 36 avenue du G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle - 93170 Bagnolet<\/p>\r\n<p>T +33 1 43 62 20 66 <b>l<\/b> P +33 7 77 26 59 79<\/p>\r\n<p>Pr\u00e9sidente : Isabelle LAMOUR<\/p>\r\n<a href=\"http:\/\/www.escrime-ffe.fr\/\">www.escrime-ffe.fr<\/a><\/div><h3 class=\"text-lg font-bold mb-3\">Derniers articles<\/h3><ul class=\"space-y-2\"><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-blue-500\">&#9679;<\/span> Lexique Fran\u00e7ais-Anglais<\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-blue-500\">&#9679;<\/span> Les escrimeurs multim\u00e9daill\u00e9s aux Championnats du Monde<\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-blue-500\">&#9679;<\/span> Fechten geschichte<\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-blue-500\">&#9679;<\/span> Tout savoir sur l&#039;escrime<\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-blue-500\">&#9679;<\/span> Fencing history<\/li><\/ul><h3 class=\"text-lg font-bold mt-6 mb-3\">Sportifs<\/h3><ul class=\"space-y-2\"><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Gaston Alibert <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Paul Anspach <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(BEL.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Vincent Anstett <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Claude Arabo <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Edouard Artigas <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Lo\u00efc Attelly <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Andrea Baldini <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(ITA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Nicolas Beaudan <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> F\u00e9lix Becker <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(GER.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Mathias Behr <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRG.)<\/span><\/li><\/ul><h3 class=\"text-lg font-bold mt-6 mb-3\">Infos pratiques<\/h3><ul class=\"space-y-2\"><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-purple-500\">&#9679;<\/span> Comit\u00e9s d\u00e9partementaux<\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-purple-500\">&#9679;<\/span> Bon \u00e0 savoir<\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-purple-500\">&#9679;<\/span> Nombres de licenci\u00e9s en France<\/li><\/ul>","date":null,"sport":null,"image":"\/images\/sports\/icone-42.jpg"}