{"id":3974,"type":"article","titre":"Tout savoir sur l'escrime","contenu":"<p>&nbsp;<\/p>\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n<div style=\"text-align: center; margin: 12pt 0cm 3pt\"><span style=\"font-size: large\">Escrime <\/span><span style=\"font-size: large\"><br \/>\r\n<\/span>\r\n<div>&nbsp;\r\n<p class=\"MsoNormal\" style=\"text-align: center\"><\/p>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center; margin: 12pt 0cm 3pt\"><img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretF.jpeg\" alt=\"\" style=\"width: 415px; height: 273px\" \/><\/div>\r\n<div>Le terme &laquo; escrime &raquo; est issu de l'ancien fran&ccedil;ais 'escremie'  lui-m&ecirc;me d&eacute;riv&eacute; du francique 'skirmjan' signifiant &laquo; d&eacute;fendre, prot&eacute;ger  &raquo;. Ce d&eacute;tour &eacute;tymologique nous permet de prendre conscience que  l'escrime est un art de d&eacute;fense, et plus sp&eacute;cifiquement l'art de se  d&eacute;fendre avec une arme blanche.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div>&laquo; L&rsquo;escrime n&rsquo;est pas uniquement une activit&eacute; sportive codifi&eacute;e o&ugrave; le but est de toucher<br \/>\r\navec un fleuret, une &eacute;p&eacute;e ou un sabre, c&rsquo;est aussi une pratique artistique et de loisir o&ugrave;<br \/>\r\nle but est de produire un spectacle de combats modernes ou anciens, avec une ou<br \/>\r\nplusieurs armes &raquo;. (Ma&icirc;tre G&eacute;rard Six')<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div>L'escrime est un sport de combat. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;art de toucher un  adversaire avec la pointe ou le tranchant (estoc et taille) d&rsquo;une arme  blanche sur les parties valables sans &ecirc;tre touch&eacute;.<\/div>\r\n<div>On utilise trois types d'armes : l&rsquo;&eacute;p&eacute;e, le sabre et le fleuret.  Ces trois armes sont mixtes : &eacute;p&eacute;e f&eacute;minine et masculine, fleuret  f&eacute;minin et masculin et sabre f&eacute;minin et masculin. Les &eacute;preuves sont  individuelles ou par &eacute;quipes. Elles sont au nombre de douze.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div>Deux concurrents s&rsquo;affrontent et le vainqueur est celui qui, &agrave; coup  de feintes, de fentes, de parades et de ripostes, marque en premier le  nombre de touches n&eacute;cessaires pour la victoire.<\/div>\r\n<div>La devise de l&rsquo;escrime : &ldquo;Ne me d&eacute;gaine pas sans raison, ne me rengaine pas sans honneur&rdquo;.<\/div>\r\n<div><br \/>\r\n<br \/>\r\n<span style=\"font-size: medium\">Historique<\/span><\/div>\r\n<div>Les origines de l&rsquo;escrime remontent loin dans l&rsquo;histoire et sa  pratique, d&rsquo;abord essentiellement li&eacute;e au combat et plus tard au duel, a  &eacute;volu&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; devenir de nos jours celle d&rsquo;un sport.<\/div>\r\n<div>\r\n<p class=\"iocCopyIntro\"><i>Le combat d&rsquo;&eacute;p&eacute;e est pratiqu&eacute; depuis des  mill&eacute;naires. Cependant, l&rsquo;escrime, qui est au d&eacute;part un exercice  d&rsquo;entra&icirc;nement militaire, ne devient un sport qu&rsquo;aux alentours du 15e  si&egrave;cle.<\/i><\/p>\r\n<\/div>\r\n<div>Les armes tenaient une place importante dans les soci&eacute;t&eacute;s et les  cultures orientales anciennes. Tout au long de l&rsquo;histoire, il est fait  mention de comp&eacute;titions &agrave; l&rsquo;issue parfois mortelle, telles que les  combats de gladiateurs romains, les tournois de la noblesse m&eacute;di&eacute;vale,  les duels &agrave; l&rsquo;&eacute;p&eacute;e.<\/div>\r\n<div>Des gravures en relief d&eacute;couvertes dans le temple de Madinet-Habu, &agrave;  Louxor en Egypte, datant de 1190 avant J.-C, montre des escrimeurs au  combat. Les jeux d&rsquo;&eacute;p&eacute;e furent pratiqu&eacute;s comme entra&icirc;nement au combat  par des civilisations anciennes comme le Japon, la Chine, la Perse, la  Gr&egrave;ce et Babylone. A l&rsquo;&eacute;poque gr&eacute;co-romaine, les guerriers utilisaient  des &eacute;p&eacute;es courtes et tranchantes. Au Moyen &acirc;ge, les chevaliers maniaient  &agrave; deux mains des &eacute;p&eacute;es larges et massives. Les mousquetaires de Louis  XIII jouaient avec brio de la rapi&egrave;re et de la dague.<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\">&nbsp;<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeHisto.jpeg\" alt=\"\" style=\"width: 419px; height: 280px\" \/><\/div>\r\n<div>C&rsquo;est en Europe que l&rsquo;escrime moderne a vu le jour en tant que  sport. Les premi&egrave;res guildes furent fond&eacute;es en 1480 par des ma&icirc;tres  d&rsquo;escrime allemands,&nbsp;tel le &lsquo;Marxbruder&rsquo; de Francfort. Henri  Saint-Didier est &agrave; l&rsquo;origine des principaux mouvements d&rsquo;escrime qui  sont toujours en vigueur. Les duels et les combats &agrave; l&rsquo;&eacute;p&eacute;e, souvent  fatals, &eacute;taient populaires du 16 au 18&egrave; si&egrave;cle avec des armes telles que  des b&acirc;tons, des sabres et des glaives. Le Roi fran&ccedil;ais Charles IX cr&eacute;a  en 1567, l'Acad&eacute;mie des ma&icirc;tres d'armes.\r\n<p><i>Au 17e si&egrave;cle, trois innovations d&eacute;mocratisent la dimension  sportive de l&rsquo;escrime : le &quot;fleuret&quot;, arme &agrave; pointe aplatie ; un  ensemble de r&egrave;gles qui limite les zones de touches et l&rsquo;adoption du  masque grillag&eacute;. Ces progr&egrave;s contribuent &agrave; garantir la s&eacute;curit&eacute; des  escrimeurs.<\/i><\/p>\r\nEgalement en France, l&rsquo;&Eacute;cole de Joinville, cr&eacute;&eacute;e en 1872, forma des  ma&icirc;tres d&rsquo;armes qui s&rsquo;attach&egrave;rent, non plus &agrave; donner &agrave; d&rsquo;&eacute;ventuels  duellistes le moyen de triompher sur le pr&eacute;, mais surtout &agrave; enseigner  une v&eacute;ritable pratique sportive, empreinte de courtoisie et d&rsquo;&eacute;l&eacute;gance. A  c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;&eacute;p&eacute;e, arme de pointe, dite d&rsquo;estoc, o&ugrave; les touches sont  valables sur toutes les parties du corps, on adopta le fleuret, arme  d&rsquo;estoc &eacute;galement, mais de caract&egrave;re conventionnel, o&ugrave; la mani&egrave;re de  porter les touches ainsi que la surface &agrave; atteindre avaient une  importance primordiale. Enfin, le sabre, utilisant le tranchant (taille)  et la pointe (estoc), arme traditionnelle des Magyars, arme du  combattant &agrave; cheval &eacute;galement, fit son apparition en tant que troisi&egrave;me  discipline sportive et re&ccedil;ut des limitations d&rsquo;emploi qui en firent une  autre arme conventionnelle. Les r&egrave;gles et la technique n'ont pas  beaucoup &eacute;volu&eacute; depuis ses d&eacute;buts, except&eacute;e l'introduction d'une  signalisation des touches &agrave; l'&eacute;lectricit&eacute;.<\/div>\r\n<div>&nbsp;\r\n<div style=\"text-align: center; margin: 12pt 0cm 3pt\"><img height=\"257\" width=\"258\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escrime.jpg\" alt=\"dessin\" \/><\/div>\r\n<\/div>\r\n<div>C'est donc au XVe si&egrave;cle que sont &eacute;dit&eacute;s les premiers trait&eacute;s  d'escrime, mot d'origine allemande (schirmen &quot; prot&eacute;ger &quot;), encore que,  dans les romans de la Table ronde, on donne au &quot; joueur d'&eacute;p&eacute;e &quot; le nom &quot;  d'escrimisseor &quot; ou &quot;d'escrimisseur&quot;. En fait, l'escrime moderne est  n&eacute;e en Espagne et, plus pr&eacute;cis&eacute;ment, &agrave; Tol&egrave;de, ville c&eacute;l&egrave;bre pour ses  manufactures d'armes. Mais c'est gr&acirc;ce aux &eacute;crits des ma&icirc;tres italiens,  tels Marozzo, Agrippa et Giganti, au XVIe si&egrave;cle et au d&eacute;but du XVIIe,  qu'elle acquiert sa forme actuelle. Les Fran&ccedil;ais (Saint-Didier,  Thibaust), &agrave; leur tour, en codifient les r&egrave;gles, all&eacute;geant  consid&eacute;rablement le poids des armes, et c'est en 1653 que le ma&icirc;tre  d'armes Besnard imagine le fleuret, arme d'estoc - de pointe -,  inoffensive et l&eacute;g&egrave;re. Sous Louis XIV, l'art de l'escrime fait partie de  l'&eacute;ducation. L'&eacute;cole fran&ccedil;aise peut alors rivaliser avec l'&eacute;cole  italienne, et les assauts livr&eacute;s en public permettent aux tireurs de  montrer tout leur savoir. Une courtoisie extr&ecirc;me est de rigueur. Pour  &eacute;viter tout accident, les pointes des fleurets sont mouchet&eacute;es et, vers  la fin du XVIIIe si&egrave;cle, le port du masque en treillis, invent&eacute; par La  Boessi&egrave;re p&egrave;re, devient obligatoire dans les salles et en assauts. La  Boessi&egrave;re fils compl&eacute;tera l'&oelig;uvre de codification, et aux quatre  positions &eacute;labor&eacute;es par Agrippa - la prime, la seconde, la tierce, la  quarte - il ajoutera la quinte et la sixte. Les ma&icirc;tres Jean-Louis,  Lhomandie, La Faug&egrave;re, Gonard, Grisier et Cordelois contribueront aussi &agrave;  l'essor de l'escrime sportive, qui, &agrave; partir de 1880, comprend, outre  le fleuret, l'&eacute;p&eacute;e et le sabre sous leur forme actuelle.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">La F&eacute;d&eacute;ration Fran&ccedil;aise d&rsquo;Escrime <\/span>a  &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 1906 (55 000 licenci&eacute;s et 800 clubs en 2015). Il ne s&rsquo;agissait en fait  que d&rsquo;un changement d&rsquo;appellation car elle fut fond&eacute;e en 1882 sous le  nom &ldquo;Soci&eacute;t&eacute; des Salles d&rsquo;Armes de France&rdquo; devenue peu apr&egrave;s la &ldquo;Soci&eacute;t&eacute;  d&rsquo;encouragement &agrave; l&rsquo;escrime&rdquo; reconnue d&rsquo;utilit&eacute; publique le 10 d&eacute;cembre  1891.<\/div>\r\n<div>\r\n<p><span>A la fin du 19&egrave;me si&egrave;cle, une multitude d&rsquo;associations d&rsquo;escrime se cr&eacute;ent. A cette &eacute;poque, l&rsquo;&eacute;p&eacute;e, le sabre et le fleuret repr&eacute;sentaient 3 disciplines tr&egrave;s distinctes. Pour l&rsquo;&eacute;p&eacute;e, l&rsquo;escrime devait se rapprocher au maximum du duel. Pour preuve, les premi&egrave;res pistes d&rsquo;&eacute;p&eacute;e &eacute;taient de 28 m&egrave;tres afin d&rsquo;&ecirc;tre le plus proche de la r&eacute;alit&eacute; (les pistes sont aujourd&rsquo;hui de 14 m&egrave;tres dans les trois armes). Pour le fleuret et pour le sabre, il fallait qu&rsquo;il y ait des r&egrave;gles bien pr&eacute;cises dans le but de faire de l&rsquo;escrime un sport &agrave; part enti&egrave;re.<\/span><\/p>\r\n<p><span>Les premiers assauts d&rsquo;escrime ne comportaient ni lampes ni &eacute;quipements &eacute;lectriques. C&rsquo;est au premier sang que ce faisait les duels. C&rsquo;est notamment pour cette raison que les tenues d&rsquo;escrime &eacute;taient de couleurs p&acirc;les. Cette couleur permettait de pouvoir visualiser que la touche avait bien &eacute;t&eacute; port&eacute;e en constatant le sang vers&eacute;.<\/span><\/p>\r\n<p><span>Avant que la f&eacute;d&eacute;ration soit cr&eacute;&eacute;e et que l&rsquo;escrime ne soit consid&eacute;r&eacute;e comme un sport, l&rsquo;activit&eacute; escrime &eacute;tait r&eacute;gent&eacute;e par l&rsquo;acad&eacute;mie des ma&icirc;tres d&rsquo;armes. Des &eacute;v&eacute;nements &eacute;taient organis&eacute;s durant lesquels s&rsquo;affronter les tireurs en fonction de leur jeu afin que les assauts donnent place &agrave; de beaux combats. La mani&egrave;re de tirer &eacute;tait plus importante que la touche. &laquo; Il fallait toucher le public avant de toucher l&rsquo;adversaire &raquo;. Durant ces assauts, il n&rsquo;y avait pas de gagnant.<\/span><\/p>\r\n<\/div>\r\n<div>\r\n<p><span>Lorsque Pierre de Coubertin r&eacute;nova les Jeux Olympiques, un seul  sport &eacute;tait r&eacute;serv&eacute; aux professionnels et aux amateurs : l&rsquo;Escrime  (amateurs et ma&icirc;tres d&rsquo;armes en 1896, 1900, 1904, 1906).<\/span><\/p>\r\n<p><span>L&rsquo;id&eacute;e  d&rsquo;unifier l&rsquo;escrime internationale &eacute;tait d&eacute;j&agrave; d&rsquo;actualit&eacute;, &agrave; la fin du  19&egrave;me si&egrave;cle. En 1900, les sabres &eacute;taient diff&eacute;rents d&rsquo;un pays &agrave;  l&rsquo;autre. En 1912, l&rsquo;escrime fran&ccedil;aise boycotte les Jeux Olympiques car  les Italiens n&rsquo;avaient pas les m&ecirc;mes armes. Pour pouvoir cr&eacute;er une  f&eacute;d&eacute;ration internationale, il fallait d&rsquo;abord cr&eacute;er une f&eacute;d&eacute;ration  fran&ccedil;aise d&rsquo;escrime afin de montrer l&rsquo;exemple.<\/span><\/p>\r\n<\/div>\r\n<div>&nbsp;\r\n<div><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">F&eacute;d&eacute;ration Fran&ccedil;aise d&rsquo;Escrime<\/font><\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">36 Avenue Charles de Gaulle<br \/>\r\n<\/font><\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">93170 Bagnolet<br \/>\r\n<\/font><\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">Pr&eacute;sident&nbsp;: Isabelle Lamour<br \/>\r\n<\/font><\/span><\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">T&eacute;l&nbsp;: 01 43 63 20 50<br \/>\r\n<\/font><\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"color: black\"><a href=\"http:\/\/www.escrime-ffe.fr\/\"><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">www.escrime-ffe.fr<\/font><\/span><\/a><\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">&nbsp;<\/font><\/span><\/div>\r\n<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">La F&eacute;d&eacute;ration Internationale<\/span> fut fond&eacute;e en 1913 et compte 126 pays membres. Elle est bas&eacute;e &agrave; Lausanne.<\/div>\r\n<div><img height=\"114\" width=\"151\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Fielogo.gif\" alt=\"dessin\" \/><\/div>\r\n<div>\r\n<div><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">&nbsp;<\/font><\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">F&eacute;d&eacute;ration Internationale d'Escrime<\/font><\/span><span style=\"color: black\"><br \/>\r\n<a href=\"http:\/\/www.fie.ch\/\" target=\"_blank\"><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">www.fie.ch<\/font><\/span><\/a><\/span><\/div>\r\n<div><b><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">&nbsp;ADRESSE<\/font><\/span><\/b><span style=\"color: black\"><br \/>\r\n<font size=\"2\">Avenue Mon Repos 24<br \/>\r\nCase postale 128<br \/>\r\nCH-1000&nbsp;Lausanne 5<br \/>\r\nSwitzerland <br \/>\r\n<b>T&Eacute;L.&nbsp; <\/b>(41 21) 320 31 15 <br \/>\r\n<b>FAX&nbsp; <\/b>(41 21) 320 31 16 <br \/>\r\n<b>E-MAIL&nbsp; <\/b><\/font><a href=\"mailto:contact@fie.ch\"><span style=\"color: black\"><font size=\"2\">contact@fie.ch<\/font><\/span><\/a><\/span><\/div>\r\n<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span>L&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;unifier l&rsquo;escrime internationale &eacute;tait d&eacute;j&agrave; d&rsquo;actualit&eacute;, &agrave; la fin du 19&egrave;me si&egrave;cle. En 1900, les sabres &eacute;taient diff&eacute;rents d&rsquo;un pays &agrave; l&rsquo;autre. En 1912, l&rsquo;escrime fran&ccedil;aise boycotte les Jeux Olympiques car les Italiens n&rsquo;avaient pas les m&ecirc;mes armes. <\/span><\/div>\r\n<div>La F&eacute;d&eacute;ration internationale d'escrime coordonne l'ensemble des  grandes &eacute;preuves : championnats du monde (cr&eacute;&eacute;s en 1937), qui se  d&eacute;roulent tous les ans sauf les ann&eacute;es olympiques ; championnats  d'Europe (cr&eacute;&eacute;s en 1921) ; Masters (cr&eacute;&eacute;s en 1986) ; championnats du  monde des moins de 20 ans (cr&eacute;&eacute;s en 1950) ; championnats du monde des  moins de 17 ans (cr&eacute;&eacute;s en 1987). Elle organise (ou a organis&eacute;) chaque  ann&eacute;e des tournois (ou challenges) qui r&eacute;unissent les meilleurs  pratiquants mondiaux : Challenge international de Paris, Coupe  Giovannini, Challenge Martini (fleuret), Challenge Monal (&eacute;p&eacute;e), etc.  Lors de toutes les comp&eacute;titions d'escrime, la langue d'annonce et  d'arbitrage est le fran&ccedil;ais. Les &eacute;preuves se d&eacute;roulent individuellement  et par &eacute;quipes. On adopte, pour leur organisation, soit l'&eacute;limination  par poules, soit l'&eacute;limination directe, soit une combinaison des deux.  Les poules &eacute;liminatoires se disputent, g&eacute;n&eacute;ralement, en assauts de cinq  touches pour les hommes et pour les dames, tandis que la poule finale se  dispute en assauts de dix touches pour les hommes et de huit touches  pour les dames.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><b><i><br \/>\r\n<\/i><\/b><\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\">&nbsp;<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretH.jpeg\" alt=\"\" style=\"width: 410px; height: 257px\" \/><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">Les dates marquantes<\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: small\">1921 Premier championnat du monde &agrave; l&rsquo;&eacute;p&eacute;e remport&eacute; par Lucien Gaudin FRA<\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: small\">1922 Premier championnat du monde de sabre remport&eacute; par Adrianus de Jong HOL<\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: small\">1926 Premier championnat du monde de fleuret remport&eacute; par Giorgio Chiavacci ITA<\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: small\">1929 Premier championnat du monde de fleuret f&eacute;minin remport&eacute; par Helene Mayer ALL<\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: small\">1989 Premier championnat du monde d&rsquo;&eacute;p&eacute;e f&eacute;minin remport&eacute; par Anja Straub ALL<\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: small\">1999 Premier championnat du monde de sabre f&eacute;minin remport&eacute; par Jelena Jemajeva AZE<\/span><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: small\"><img height=\"164\" width=\"350\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Armi_scherma.jpg\" alt=\"\" \/><\/span> En haut : le fleuret ; au milieu : l'&eacute;p&eacute;e ; en bas : le sabre<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">L&rsquo;escrime et l&rsquo;Olympisme<\/span><\/div>\r\n<div>L&rsquo;escrime fait partie des quatre sports ayant toujours figur&eacute; au  programme olympique. C&rsquo;est &eacute;galement l&rsquo;une des rares disciplines dans  laquelle des escrimeurs professionnels, des &lsquo;ma&icirc;tres&rsquo;, peuvent  participer. Les premi&egrave;res comp&eacute;titions olympiques de sabre et d&rsquo;&eacute;p&eacute;e en  1896 et 1900 furent d&rsquo;ailleurs disput&eacute;es par des ma&icirc;tres. &nbsp;Il existe des  &eacute;preuves individuelles et par &eacute;quipes (entre trois escrimeurs par  &eacute;quipe qui s&rsquo;affrontent en duel).<\/div>\r\n<div>En 2008, le fleuret messieurs et l&rsquo;&eacute;p&eacute;e dames par &eacute;quipes ne font  plus partie du programme olympique. Le fleuret dames par &eacute;quipes et pour  la premi&egrave;re fois, le sabre dames par &eacute;quipes seront inclus dans le  programme.<\/div>\r\n<div>\r\n<div id=\"left\">\r\n<div class=\"iocSportFederationInformationBlock\" id=\"ctl00_mainContent_SportFederationInformation_divSportDisciplineBlock\">\r\n<div class=\"iocFreeContentBlock\" id=\"ctl00_mainContent_SportFederationInformation_InformationContent_divFreeContentBlock\">\r\n<p>Les &eacute;preuves individuelles se d&eacute;roulent sous forme de matches &agrave;  &eacute;liminations directes, tandis que, dans les &eacute;preuves par &eacute;quipe, les  trois escrimeurs de chaque &eacute;quipe s&rsquo;opposent aux membres de l&rsquo;&eacute;quipe  adverse. Les duels ont lieu sur une piste de 14 m par 1,5 m, &eacute;galement  appel&eacute;e aire de jeu. Gr&acirc;ce &agrave; un c&acirc;ble et &agrave; des v&ecirc;tements sp&eacute;cifiques,  les escrimeurs sont connect&eacute;s &agrave; un syst&egrave;me de notation &eacute;lectronique qui  signale les touches effectu&eacute;es.<\/p>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\">&nbsp;<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimesabreTouya.jpeg\" alt=\"\" style=\"width: 401px; height: 271px\" \/><\/div>\r\n<div>L&rsquo;introduction des armes aux Jeux Olympiques :<\/div>\r\n<div>1896&nbsp;: le sabre et le fleuret hommes&nbsp;; 1900&nbsp;: l&rsquo;&eacute;p&eacute;e hommes&nbsp;;  1904&nbsp;: fleuret hommes par &eacute;quipes&nbsp;; 1908&nbsp;: &eacute;p&eacute;e et sabre hommes par  &eacute;quipes&nbsp;; 1924&nbsp;: fleuret femmes&nbsp;; 1960 : fleuret femmes par &eacute;quipes (il a  disparu du programme depuis 2004)&nbsp;; 1996&nbsp;: &eacute;p&eacute;e femmes individuel et  par &eacute;quipes&nbsp;; &nbsp;2004&nbsp;: sabre f&eacute;minin individuel<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div>A savoir&nbsp;:<\/div>\r\n<div>- En 1896, le Fran&ccedil;ais Eug&egrave;ne-Henri Gravelotte (1876-1939) est  devenu le premier fleurettiste, sacr&eacute; champion olympique&nbsp;; le Gr&egrave;c  Ioannis Georgiadis, le premier sabreur, champion olympique.<\/div>\r\n<div>- L&rsquo;escrime f&eacute;minin fit son entr&eacute;e olympique en 1924, la Danoise  Ellen Osiier remporte l&rsquo;&eacute;preuve de fleuret sans perdre un seul assaut.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div style=\"margin: 0cm 0cm 0pt 2.25pt\">&nbsp;<\/div>\r\n<div style=\"margin: 0cm 0cm 0pt 2.25pt\"><span style=\"font-size: medium\">La langue officielle<\/span>  de l&rsquo;escrime est le fran&ccedil;ais&nbsp; (En Garde ; &ecirc;tes-vous pr&ecirc;ts ; Allez ;  Halte) mais l'arbitre dispose en plus d&rsquo;un code de signe pour expliquer  chaque phrase d&rsquo;armes.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<img src=\"\/ancien-site\/images-afp\/5d39ac1c44e01b2342f458bdb238167a69bfa17a.jpg\" alt=\"\" \/><\/div>\r\n<div>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">Introduction du syst&egrave;me &eacute;lectrique<\/span><\/div>\r\n<div>Si, au sabre, l'arbitrage est encore assur&eacute; par un jury compos&eacute;  d'un pr&eacute;sident et de quatre assesseurs, il est devenu &eacute;lectrique &agrave;  l'&eacute;p&eacute;e (depuis 1934) et au fleuret (depuis 1955). Les concurrents sont  reli&eacute;s &agrave; un tableau lumineux par un fil de corps, parfaitement isol&eacute;,  qui est lui-m&ecirc;me en contact avec un autre fil passant dans la lame et  menant &agrave; une pointe d'arr&ecirc;t &agrave; ressort ; celle-ci d&eacute;clenche, sur le  tableau, l'allumage du signal indiquant la validit&eacute; de la touche &agrave; la  condition que la surface atteinte soit r&eacute;glementaire et que la pression  exerc&eacute;e sur le corps de l'adversaire soit au moins &eacute;gale &agrave; 500 g au  fleuret et &agrave; 750 g &agrave; l'&eacute;p&eacute;e. Au sabre, les coups sont port&eacute;s de la  pointe ou du tranchant.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">Principe<\/span><\/div>\r\n<div>L'escrime est un sport de combat o&ugrave; deux concurrents s&rsquo;affrontent soit au fleuret, soit &agrave; l&rsquo;&eacute;p&eacute;e, soit au sabre.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">Les disciplines<\/span><\/div>\r\n<div><img height=\"244\" width=\"313\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escrime-Armes.jpg\" alt=\"dessin\" \/><\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">L&rsquo;&eacute;p&eacute;e<\/span> :<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\"><img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeEpee.jpeg\" alt=\"\" style=\"width: 414px; height: 246px\" \/><\/div>\r\n<div>&nbsp;C'est l'arme la plus simple en escrime. Arme de pointe inspir&eacute;e  des &eacute;p&eacute;es de duel, de la m&ecirc;me longueur qu&rsquo;un fleuret mais plus lourde,  avec une garde plus large et une lame plus rigide.<\/div>\r\n<div>- Poids : 750 g&nbsp;&nbsp;<\/div>\r\n<div>- Longueur maximale : 110 cm&nbsp;<\/div>\r\n<div>- Diam&egrave;tre coquille : 15 cm<\/div>\r\n<div>- Cible valable : Tout le corps<\/div>\r\n<div>- Mani&egrave;re de toucher : Pointe<\/div>\r\n<div>- Contr&ocirc;le de touches : &Eacute;lectrique depuis les Jeux Olympiques de 1936.<\/div>\r\n<div>Surface valable : l'int&eacute;gralit&eacute; du corps du tireur (tronc, membres et t&ecirc;te) y compris masque et chaussures.<\/div>\r\n<div>&nbsp;Le premier qui touche une partie du corps de l&rsquo;adversaire (y  compris les v&ecirc;tements et l&rsquo;&eacute;quipement) marque un point. La main, le bout  du casque et le pied sont souvent pris&eacute;s.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">Le fleuret <\/span>:<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\"><img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretEq.jpeg\" alt=\"\" style=\"width: 423px; height: 200px\" \/><\/div>\r\n<div>C'est l'arme la plus sophistiqu&eacute;e en escrime qui a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; au  XVIIe si&egrave;cle pour servir d'arme d'entra&icirc;nement et d'&eacute;tude. C'est la  seule arme qui ne soit jamais sortie des salles d'escrime (contrairement  au sabre qui a servi sur les champs de bataille et l'&eacute;p&eacute;e qui a &eacute;t&eacute;  utilis&eacute;e pour le duel).<\/div>\r\n<div>Arme de pointe et d&rsquo;&eacute;cole avec une lame souple rectangulaire et une garde plus petite que celle de l&rsquo;&eacute;p&eacute;e.<\/div>\r\n<div>- Poids : 500 g maximum<\/div>\r\n<div>- Longueur maximale : 110 cm<\/div>\r\n<div>- Diam&egrave;tre coquille : 11 cm<\/div>\r\n<div>- Cible valable : Tronc<\/div>\r\n<div>- Mani&egrave;re de toucher : Pointe<\/div>\r\n<div>- Contr&ocirc;le des touches : &Eacute;lectrique depuis 1954.<\/div>\r\n<div>Surface valable<br \/>\r\nLimit&eacute;e au tronc (torse, dos et &eacute;paules) excluant la t&ecirc;te, les membres  et leurs extr&eacute;mit&eacute;s). La touche est valable lorsqu&rsquo;elle est port&eacute;e avec  la pointe du fleuret sur la zone de la cuirasse m&eacute;tallique.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">Le sabre<\/span> :<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\"><img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeSabre.jpeg\" alt=\"\" style=\"width: 415px; height: 292px\" \/><\/div>\r\n<div>C'est l'arme la plus rapide en escrime. Arme de pointe et de taille  issue de l&rsquo;arme de cavalerie cinglante, m&ecirc;mepoids que le fleuret mais  avec une lame tranchante&nbsp;; la pointe peut toucher.<\/div>\r\n<div>- Poids : 500 g maximum<\/div>\r\n<div>- Longueur maximale : 1,05 cm.<\/div>\r\n<div>- Diam&egrave;tre coquille : 14 cm - Cible valable : Buste et masque comprise<\/div>\r\n<div>- Mani&egrave;re de toucher : Lame plus pointe<\/div>\r\n<div>- Contr&ocirc;le des touches : &Eacute;lectrique depuis 1985.<\/div>\r\n<div>Surface valable : on peut toucher toute la partie du corps y  compris masque et bras, situ&eacute;e au-dessus de la jonction entre les  cuisses et le tronc du tireur. La touche peut &ecirc;tre port&eacute;e avec la  pointe, le tranchant et le dos de la lame.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><b>En escrime il existe huit positions diff&eacute;rentes de d&eacute;fense<\/b>&nbsp;:  prime (premier), seconde, tierce (troisi&egrave;me), quarte (quatri&egrave;me),  quinte (cinqui&egrave;me), sixte (sixi&egrave;me), septime (septi&egrave;me) et octave  (huiti&egrave;me).<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><b>A retenir aussi :<\/b><\/div>\r\n<div>Le fleuret et le sabre sont des armes conventionnelles. Le tireur  qui touche en premier n'est pas forcement celui qui marque le point. La  touche est accord&eacute;e selon un principe de priorit&eacute;. Le tireur qui ex&eacute;cute  correctement l'attaque ou l'action offensive initiale, a la priorit&eacute;  sur toute autre action et marque donc le point. Contrairement &agrave; l'&eacute;p&eacute;e,  o&ugrave; c'est le premier tireur qui touche qui marque le point. Si les deux  &eacute;p&eacute;istes touchent simultan&eacute;ment; ils marquent tous les deux un point.<\/div>\r\n<div style=\"margin: 12pt 0cm 3pt\"><span style=\"font-size: medium\">Les installations<\/span><\/div>\r\n<div>La partie du terrain destin&eacute;e au combat s&rsquo;appelle la piste. La  piste est de terre, de bois, de linol&eacute;um, de li&egrave;ge, de caoutchouc, de  plastique, de m&eacute;tal, de treillis m&eacute;tallique ou d&rsquo;une mati&egrave;re &agrave; base  m&eacute;tallique.<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\"><img height=\"316\" width=\"394\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimePLANCHE.jpg\" alt=\"dessin\" \/><\/div>\r\n<div style=\"margin: 12pt 0cm 3pt\"><span style=\"font-size: medium\">La dur&eacute;e du combat<\/span><\/div>\r\n<div style=\"margin: 12pt 0cm 3pt\">- L&rsquo;&eacute;p&eacute;e<\/div>\r\n<div>Les matches &agrave; l&rsquo;&eacute;p&eacute;e ont lieu en 5 touches pour les messieurs et  pour les dames, avec une dur&eacute;e de 6 minutes par match; en &eacute;limination  directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames. Si, par suite  d&rsquo;un coup double, les deux tireurs arrivent au nombre de touches pr&eacute;vu,  ils doivent disputer une ou plusieurs touches suppl&eacute;mentaires, jusqu&rsquo;&agrave;  la limite du temps pr&eacute;vu.<\/div>\r\n<div style=\"margin: 12pt 0cm 3pt\">- Le fleuret<\/div>\r\n<div>Au fleuret, les matches sont de 5 touches pour les messieurs et  pour les dames, avec une dur&eacute;e de 6 minutes par match; en &eacute;limination  directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames.<\/div>\r\n<div style=\"margin: 12pt 0cm 3pt\">- Le sabre<\/div>\r\n<div>Au sabre, les matches sont de 5 touches pour les messieurs et pour  les dames, avec une dur&eacute;e de 6 minutes par match; en &eacute;limination  directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames.<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><img height=\"245\" width=\"200\" alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/200px-Cibles.png\" \/><\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><b>L'&eacute;preuve par &eacute;quipes<\/b><\/div>\r\n<div>\r\n<p>Les matches par &eacute;quipes (le terme exact d&eacute;finissant les 9 assaut  composant un match par &eacute;quipe est rencontre) se d&eacute;roulent sous la forme  du &laquo; relais &agrave; l'italienne &raquo; (&eacute;preuve olympique) : un match en 45 touches  durant lequel les 3 tireurs de chaque &eacute;quipe se remplacent &agrave; tour de  r&ocirc;le, soit un total de 9 assauts (chacun des 3 tireurs d'une &eacute;quipe  rencontre chacun de l'autre &eacute;quipe une fois) de 5 touches. Chaque relais  est plafonn&eacute; &agrave; un multiple de 5 touches. Une &eacute;quipe ne peut totaliser  plus de 10 touches apr&egrave;s deux relais, 15 apr&egrave;s trois relais, etc. Il est  toutefois inexact de dire que le nombre maximum de touches par relais  est de 5. Dans deux cas de figure, on peut d&eacute;passer ce total :<\/p>\r\n<ul>\r\n    <li>Lorsque le relais pr&eacute;c&eacute;dent a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; au temps et non au  nombre de touches. Si au terme du premier assaut le score est de 4-3, il  est possible d'inscrire 6 ou 7 touches pour atteindre le plafond de 10  touches lors du deuxi&egrave;me relais.<\/li>\r\n    <li>Lorsque l'&eacute;quipe men&eacute;e renverse la situation pour prendre la  t&ecirc;te. Si le deuxi&egrave;me relayeur de l'&eacute;quipe est men&eacute; 5-3 &agrave; l'issue d'un  premier relais et m&egrave;ne 10-9 au terme de son assaut, il a remport&eacute;  l'assaut par 7 touches &agrave; 4.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p>Le score final &agrave; l'issue des 9 assauts d&eacute;termine le vainqueur, la  premi&egrave;re &eacute;quipe &agrave; 45 touches ou celle qui a le plus de point &agrave; la fin du  temps r&eacute;glementaire remporte la rencontre. Le choix de l'ordre des  tireurs est donc tr&egrave;s important, le dernier pouvant avoir une quantit&eacute;  tr&egrave;s importante de touches &agrave; rattraper. On place donc commun&eacute;ment le  meilleur tireur dans le dernier relais<\/p>\r\n<p>Une autre forme de rencontre par &eacute;quipes existe, bien qu'elle soit  rarement pratiqu&eacute;e en comp&eacute;tition : la poule par &eacute;quipes. Il s'agit  d'une poule totalement analogue &agrave; une poule individuelle, &agrave; la  diff&eacute;rence pr&egrave;s que les tireurs d'une m&ecirc;me &eacute;quipe ne se rencontrent pas  entre eux. L'&eacute;quipe totalisant le plus grand nombre de victoires est  d&eacute;clar&eacute;e vainqueur.<\/p>\r\n<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\"><img height=\"277\" width=\"400\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Equipe de France.jpg\" alt=\"\" \/><\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium;\">L'Arbitrage<\/span><\/div>\r\n<div>L'arbitre d'escrime veille au bon d&eacute;roulement de l'assaut. Il  appelle les tireurs sur la piste, v&eacute;rifie la conformit&eacute; de leur mat&eacute;riel  (sous cuirasse, t&ecirc;te de pointe, etc.) et manipule le chronom&egrave;tre et, le  cas &eacute;ch&eacute;ant, le tableau de d&eacute;compte des points ou la feuille de match.  Il est seul habilit&eacute; &agrave; accorder ou refuser une touche, &agrave; constater une  faute et &agrave; sanctionner en cons&eacute;quence. Un tireur peut cependant faire  appel &agrave; une instance sup&eacute;rieure, le directoire technique de la  comp&eacute;tition, pour v&eacute;rifier un point litigieux du r&egrave;glement. La d&eacute;cision  du directoire surpasse celle de l'arbitre qui doit la faire appliquer.  Dans les &eacute;preuves de haut niveau, l'arbitre est assist&eacute; d'assesseurs qui  ont un r&ocirc;le consultatif, mais non d&eacute;cisionnel ; au fleuret et au sabre  l'arbitrage vid&eacute;o peut-&ecirc;tre demand&eacute; pour r&eacute;soudre un litige.<br \/>\r\nLes fautes sont sanctionn&eacute;es par trois types de cartons.<br \/>\r\n- Le carton jaune, qui a valeur d'avertissement. Deux cartons jaunes valent un carton rouge.<br \/>\r\n- Le carton rouge, qui p&eacute;nalise d'une touche le tireur fautif, donn&eacute;e en compensation &agrave; son adversaire.<br \/>\r\n- Le carton noir, plus rare, exclut le tireur fautif de la comp&eacute;tition  et lui inflige une suspension de deux mois de toute comp&eacute;tition  d'escrime<br \/>\r\n&nbsp;<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium;\">Equipement<\/span><\/div>\r\n<div>\r\n<p>L'&eacute;quipement des tireurs est compos&eacute;, dans toutes les armes :<\/p>\r\n<ul>\r\n    <li>D'un pantalon.<\/li>\r\n    <li>D'une veste de tissu dont la r&eacute;sistance doit d&eacute;passer 800 newtons\/cm&sup2;.<\/li>\r\n    <li>D'une sous-cuirasse, qui couvre en &quot;double&quot; le c&ocirc;t&eacute; du buste mis  en avant et le d&eacute;but du bras arm&eacute;, afin de parer &agrave; un d&eacute;chirement de la  couture situ&eacute;e sous l'aisselle de la veste. Sa r&eacute;sistance est &eacute;galement  de 800 newtons\/cm&sup2;.<\/li>\r\n    <li>D'un masque en grille m&eacute;tallique, dot&eacute; d'une collerette qui recouvre largement le col de la veste et &eacute;vite une frappe au cou.<\/li>\r\n    <li>D'un gant muni de coussinets qui prot&egrave;ge la main arm&eacute;e et  recouvre partiellement la manche sur l'avant-bras, pour &eacute;viter que la  lame rentre dans la veste et frappe au coude.<\/li>\r\n    <li>D'une paire de chaussettes hautes et &eacute;paisses, pour prot&eacute;ger les chevilles, les tibias et les mollets.<\/li>\r\n    <li>D'un prot&egrave;ge-poitrine pour les femmes, qui, peuvent se  constituer de deux coques m&eacute;talliques &agrave; disposer soi-m&ecirc;me, ou plus  commun&eacute;ment d'une sorte de plastron en plastique rigide. Un plastron de  ce type est strictement interdit chez les hommes.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<\/div>\r\n<div><span style=\"font-size: medium\">Positions&nbsp;<\/span><\/div>\r\n<div>Pour le fleuret et l&rsquo;&eacute;p&eacute;e, les positions sont les places que peut  prendre la main du tireur dans 4 lignes. Ces positions sont au nombre de  8. On consid&egrave;re que&nbsp;:<\/div>\r\n<div>- quatre sont en supination (hautes)&nbsp;: quarte, sixte, septime, octave;<\/div>\r\n<div>- quatre sont en pronation (basses)&nbsp;: prime, seconde, tierce, quinte.<\/div>\r\n<div>Elles ont donn&eacute; leurs noms aux parades. Au sabre, elles sont au nombre de cinq&nbsp;: tierce, quarte, quinte, seconde, prime.<\/div>\r\n<div>Octave : (F.E.) position couvrant la ligne du dehors, la pointe plus basse que la main plac&eacute;e en supination.<\/div>\r\n<div>Prime&nbsp;: (F.E.) position couvrant la ligne du dessous, prise la  pointe plus basse que la main renvers&eacute;e, pouce en dessous. (S) Position  ou parade couvrant le c&ocirc;t&eacute; gauche, la pointe plus basse que la main,  main renvers&eacute;e, pouce en dessous, tranchant tourn&eacute; vers la gauche.<\/div>\r\n<div>Quarte&nbsp;: (F.E.) position couvrant la ligne du dedans, la pointe  couvrant la ligne du dedans, la pointe plus haute que la main, plac&eacute;e,  en supination. (S) Position couvrant le c&ocirc;t&eacute; gauche, la pointe plus  haute que la main, le tranchant tourn&eacute; vers la gauche, le pouce dessus.<\/div>\r\n<div>Quinte : (F.E.) Position couvrant la ligne du dedans, prise en  pronation, la pointe la plus haute que la main. (S) Position couvrant la  t&ecirc;te et les &eacute;paules, la main droite, paume vers l&rsquo;avant, le tranchant  vers le haut, la lame sensiblement horizontale.<\/div>\r\n<div>Seconde&nbsp;: (F.E.) position couvrant la ligne du dehors, prise la pointe plus basse que la main plac&eacute;e en pronation.<\/div>\r\n<div>(S) Position couvrant le c&ocirc;t&eacute; droit, prise la pointe plus basse que  la main, la main renvers&eacute;e, le pouce &agrave; gauche, le tranchant tourn&eacute; vers  la droite.<\/div>\r\n<div>Septime&nbsp;: (F.E.) Position couvrant la ligne du dessous, la pointe  plus basse que la main plac&eacute;e en supination. Septime haute, ou septime  enlev&eacute;e (voir demi-cercle).<\/div>\r\n<div>Sixte&nbsp;: (F.E.) position couvrant la ligne du dessus, prise la  pointe plus haute que la main plac&eacute;e en supination. La garde de sixte  est consid&eacute;r&eacute;e comme la garde traditionnelle.<\/div>\r\n<div style=\"text-align: center\"><img height=\"277\" width=\"400\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/escrimeurs.jpg\" alt=\"\" \/><\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<div>&nbsp;<\/div>\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n<p><b>Les d&eacute;placements<\/b><br \/>\r\n<br \/>\r\nLes principaux d&eacute;placements, dites fondamentaux, sont :<br \/>\r\n<br \/>\r\n- La marche permet de s'approcher de l'adversaire pour l'attaquer.  L'escrimeur se tient de profil, le pied avant et le talon du pied  arri&egrave;re sont perpendiculaires et sur une m&ecirc;me ligne &agrave; une distance  d'environ cinquante &agrave; soixante centim&egrave;tres (environ deux pieds), le tout  jambes fl&eacute;chies pour une meilleure r&eacute;activit&eacute;. Pour marcher, on avance  d'abord le pied avant, puis on ram&egrave;ne le pied arri&egrave;re &agrave; sa distance  initiale dans le laps d'un temps d'escrime. La marche commence avec  l'&eacute;l&eacute;vation de la pointe du pied avant et se termine lorsque le pied  arri&egrave;re est revenue &agrave; sa position initiale. Le mouvement peut &agrave; la  lecture sembler saccad&eacute; et peu naturel mais avec l'habitude et  l'entra&icirc;nement, l'escrimeur parvient &agrave; une marche rapide, esth&eacute;tique et  agile.<br \/>\r\n- La retraite permet de s'&eacute;loigner de l'adversaire pour &eacute;viter de se  faire toucher. Il s'agit de la marche en sens inverse. Elle commence par  le recul du pied arri&egrave;re et se termine lorsque le pied avant est revenu  &agrave; sa position initiale.<br \/>\r\n- La fente permet de &laquo; fondre &raquo; sur l'adversaire d'abord en allongeant  son bras puis en relevant son pied avant (l'adversaire peut voir le  dessous de soulier durant cette &eacute;tape) et en avan&ccedil;ant celui-ci d'environ  90 centim&egrave;tres en poussant le plus fortement possible de la jambe  arri&egrave;re. Le genou avant doit demeurer align&eacute; avec le pied (s'il est plus  avanc&eacute; il y a d&eacute;s&eacute;quilibre). Cette action de l'allongement du bras  suivi de la fente est appel&eacute; d&eacute;veloppement. Correctement ex&eacute;cut&eacute;e, la  touche s'ex&eacute;cute avant que le pied avant ne touche le sol &agrave; la fin de la  fente. La vitesse et la puissance de ce mouvement en font une action  tr&egrave;s efficace. L'arme, si la touche est plac&eacute;e, prend une l&eacute;g&egrave;re  courbure que l'on appelle la fl&egrave;che. La fente peut avoir une s&eacute;quence  diff&eacute;rente en tenant compte de consid&eacute;rations tactiques plut&ocirc;t que  techniques, par exemple l'allongement du bras peut se produire pendant  ou apr&egrave;s l'allongement de la jambe. En revanche, aux armes  conventionnelles (fleuret et sabre) une inversion de la s&eacute;quence  bras-jambes sera consid&eacute;r&eacute; comme mal ex&eacute;cut&eacute; et ne donnera pas la  priorit&eacute; &agrave; l'attaquant en cas de touche double.<br \/>\r\n<br \/>\r\nTout le jeu consiste alors &agrave; surprendre son adversaire dans le rythme des d&eacute;placements et des attaques utilis&eacute;s.<br \/>\r\nCes d&eacute;placements servent aussi &agrave; faire des feintes, simples ou  compos&eacute;es, pour tromper le tireur adverse. La feinte peut aussi &ecirc;tre  effectu&eacute;e en faisant une fausse attaque qui a pour effet de d&eacute;stabiliser  l'adversaire, puis une autre quand il prend la parade de la premi&egrave;re.<br \/>\r\n<br \/>\r\nEn compl&eacute;ment de ces fondamentaux on ajoutera les d&eacute;placements suivants:<br \/>\r\n<br \/>\r\n- Le bond avant et le bond arri&egrave;re qui s&rsquo;effectuent en lan&ccedil;ant le pied  concern&eacute; (avant ou arri&egrave;re). Il entra&icirc;ne alors le corps vers l'avant ou  l'arri&egrave;re. Les deux pieds doivent toucher le sol en m&ecirc;me temps.<br \/>\r\n- La passe avant (interdite au sabre parce qu'elle fut trop souvent  utilis&eacute;e pendant les assauts en &eacute;tant termin&eacute;e par la fl&egrave;che, faisant  ressembler les d&eacute;placements des sabreurs &agrave; de la course de sprint plut&ocirc;t  qu'&agrave; de v&eacute;ritables d&eacute;placements d'escrime. Dans l'histoire de cette  arme, l'interdiction de la passe avant co&iuml;ncide presque avec  l'&eacute;lectrification du sabre et de tous les autres changements cons&eacute;cutifs  apport&eacute;s au r&egrave;glement) et la passe arri&egrave;re qui s&rsquo;effectuent en croisant  les jambes (Ces deux mouvement sont interdits au fleret jusqu'au  minimes).<br \/>\r\n- La ballestra, qui g&eacute;n&eacute;ralement pr&eacute;c&egrave;de une fente (et au sabre, une  marche ou une double marche, proc&eacute;d&eacute; fr&eacute;quemment utilis&eacute; par les  sabreurs de l'ancienne URSS dans les ann&eacute;es 1980), est une sorte de bond  avant, sauf qu'au lieu de poser les deux pieds &agrave; terre en m&ecirc;me temps,  le pied avant va faire un &laquo; appel &raquo; (c&rsquo;est-&agrave;-dire frapper fort du talon)  afin de d&eacute;stabiliser l'adversaire qui aura tendance &agrave; avoir une  r&eacute;action de surprise.<br \/>\r\n- Le redoublement de fente s&rsquo;effectue &agrave; la fin d&rsquo;une fente. Il y a le  redoublement arri&egrave;re qui consiste &agrave; ramener son pied arri&egrave;re en position  de garde et &agrave; se fendre &agrave; nouveau tout en maintenant la pointe  mena&ccedil;ante en direction de l'adversaire et en raccourcissant son bras  (sabre ou fleuret plut&ocirc;t) ou non (&eacute;p&eacute;e plut&ocirc;t). Moins utilis&eacute; est le  redoublement avant. Lorsque l'on est fendu on ram&egrave;ne le pied avant pour  &ecirc;tre en position de garde et l'on se fend &agrave; nouveau. Ce redoublement se  fait donc en restant au m&ecirc;me endroit et est surtout d&eacute;fensif pour par  exemple faire une parade riposte. Ce mouvement est tr&egrave;s technique et  demande une temps de r&eacute;action tr&egrave;s rapide.<br \/>\r\n- La fl&egrave;che (interdite au sabre), assur&eacute;ment le mouvement technique le  plus esth&eacute;tique et le plus redout&eacute;, a pour but de permettre au tireur  d'atteindre la cible qu'il souhaite en cr&eacute;ant une brutale rupture  temporelle, par une tr&egrave;s brusque acc&eacute;l&eacute;ration, et ce, &agrave; partir d'une  distance de charge plus &eacute;lev&eacute;e que pour une fente. Elle s'ex&eacute;cute, en  mobilisant d'abord la main pour diriger l'arme vers la cible, d'o&ugrave;, dans  le jargon des ma&icirc;tres d'armes, &laquo; la main d'abord &raquo;. En effet, une  brutale mobilisation du train inf&eacute;rieur avant que la main ne se d&eacute;place,  rend l'intention de l'attaquant plus facilement perceptible, l'expose &agrave;  une contre-attaque sur le d&eacute;part de l'action, et lui fait perdre du  temps. Cette action l&eacute;g&egrave;rement anticip&eacute;e de la main est, bien entendu  directement coordonn&eacute;e, dans une &laquo; unit&eacute; du geste &raquo;, &agrave; l'action  propulsive de la jambe avant, elle-m&ecirc;me combin&eacute;e de mani&egrave;re simultan&eacute;e  avec un crois&eacute; de la jambe arri&egrave;re le plus loin devant possible, pour,  d'une part, compenser le fort d&eacute;s&eacute;quilibre avant cr&eacute;&eacute; par la bascule du  buste (beaucoup plus prononc&eacute;e que pour une fente), et, d'autre part,  pour permettre &agrave; l'escrimeur de reprendre son &eacute;quilibre en cas d'&eacute;chec  de l'attaque, afin de pouvoir parer une &eacute;ventuelle riposte ou un  contre-temps. Ce mouvement demande beaucoup de technique et de  pr&eacute;cision, &agrave; tel point que les plus jeunes pratiquants n&rsquo;ont pas le  droit de l&rsquo;utiliser.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br \/>\r\n<b>L'Attaque<\/b><\/p>\r\n<p>C'est l'action offensive initiale qui s'effectue en allongeant le  bras, la pointe mena&ccedil;ant la surface valable et coordonn&eacute;e avec une  progression des appuis vers l'avant (fente, fl&egrave;che). Cette action donne  la priorit&eacute; aux armes conventionnelles (fleuret et sabre).<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\nL'attaque peut &ecirc;tre&nbsp; : simple (effectu&eacute;e en un seul temps) ou compos&eacute;e (pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d'une ou plusieurs feintes).<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\nIl existe 3 attaques simples:<br \/>\r\n- le coup droit (ou tir&eacute; droit), comme son nom l'indique, est une touche port&eacute;e tout droit (en restant dans la m&ecirc;me ligne).<br \/>\r\n- le coup&eacute;, consiste &agrave; changer sa lame de c&ocirc;t&eacute; par rapport &agrave; la lame  adverse, en la contournant en passant par dessus la pointe, avant de  porter la touche.<br \/>\r\n- le d&eacute;gagement (ou d&eacute;gag&eacute;), consiste &agrave; porter la touche apr&egrave;s avoir  chang&eacute; sa lame de c&ocirc;t&eacute; par rapport &agrave; la lame adverse en la contournant  par la coquille de l'adversaire.<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\nCes trois attaques simples peuvent avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es d'une ou  plusieurs feintes ; on parle alors d'attaques compos&eacute;es : les plus  utilis&eacute;es sont le &quot;une-deux&quot; et le &quot;doubl&eacute;&quot; (une feinte de d&eacute;gag&eacute; ou de  coup&eacute; suivi d'un d&eacute;gag&eacute; (appel&eacute; &laquo; trompement &raquo; qui consiste &agrave; &eacute;viter la  parade adverse), la feinte de coup droit-d&eacute;gag&eacute;, la feinte de  coup&eacute;-coup&eacute;... tout ceci en changeant de ligne horizontale et\/ou  verticale et\/ou diagonale.<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\nL'attaque, simple ou compos&eacute;e, peut &ecirc;tre pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e de pr&eacute;parations d'attaque. On distingue :<br \/>\r\n- les attaques au fer : elles ont pour objet d'&eacute;carter le fer adverse  sans forc&eacute;ment le ma&icirc;triser. On distingue : le battement (ou batt&eacute;), la  pression, le froissement.<br \/>\r\n- les prises de fer : elles ont pour objet d'&eacute;carter le fer adverse en  conservant la ma&icirc;trise jusqu'&agrave; la touche. On distingue : l'opposition,  le liement, le crois&eacute;, l'enveloppement.<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\nLe contact des fers, l'engagement, peut permettre au tireur avant  l'attaque de juger son adversaire et notamment de pr&eacute;voir ses coups. La  sensation tactile correspondante (plus efficace que le regard) se nomme  en escrime le sentiment du fer. Dans l'escrime moderne, l'engagement  devient de plus en plus rare, mais le &quot;sentiment du fer&quot; conserve sa  valeur lors des autres occasions de contacts des fers (parade, prise de  fer...).<\/p>\r\n<p><b>La Parade<\/b><\/p>\r\n<p>Il existe plusieurs moyens pour se d&eacute;fendre.<br \/>\r\nLe premier moyen de se d&eacute;fendre est la parade.&nbsp; <br \/>\r\nLes parades sont des actions d&eacute;fensives dont le but est de s'assurer  d'obtenir la riposte et de toucher. Elles &eacute;cartent la lame adverse de la  cible. Les parades principales correspondent aux diverses positions de  la main, et sont au nombre de huit : la prime, la seconde, la tierce, la  quarte, la quinte, la sixte, la septime et l'octave.<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\nOn distingue les parades principales selon la position de l'avant-bras.  En supination, ce sont les parades de sixte (position de la garde dans  les armes de pointe), quarte, septime, octave. Dans toutes ces  positions, le pommeau de l'arme est au-dessus de la main. En pronation,  ce sont les parades de prime, seconde, tierce (position de la garde au  sabre) et quinte. Dans ces positions, le pommeau est sous la main.<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\nLes parades circulaires (par exemple le contre-de-sixte) consistent en  un mouvement circulaire de la lame se terminant dans la position de  d&eacute;part (en sixte pour un contre-de-sixte, en quarte pour un  contre-de-quarte, etc.). Ce mouvement circulaire permet d'intercepter la  lame adverse et de la bloquer dans la position d'arriv&eacute;e, pour ensuite  conduire la riposte. &Agrave; chaque parade correspond ainsi une parade  circulaire. La plus usit&eacute;e est le contre-de-sixte (au fleuret et &agrave;  l'&eacute;p&eacute;e), action redoutable et particuli&egrave;rement efficace si le tireur  l'ex&eacute;cute avec la rapidit&eacute; n&eacute;cessaire.<br \/>\r\n- la retraite permet d'&eacute;viter de se faire toucher en gardant l'adversaire &agrave; distance.<br \/>\r\n- l'esquive est un mouvement qui &eacute;carte une partie de son corps afin de ne pas &ecirc;tre touch&eacute;.<br \/>\r\n- la contre-attaque (le plus souvent en &eacute;p&eacute;e) permet de toucher avant l'adversaire sur son attaque sans &eacute;carter sa lame.<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\nLes parades au Sabre sont :<br \/>\r\n- La tierce - La quarte - La quinte - La seconde - La prime.<\/p>\r\n<p><b>La Riposte<\/b><\/p>\r\n<p>Au fleuret ainsi qu'au sabre, la parade donne la priorit&eacute; &agrave; l'attaque  qui la suit et que l'on nomme riposte, action offensive destin&eacute;e &agrave;  toucher l'adversaire apr&egrave;s la mise en &eacute;chec de son attaque. Cette  riposte peut &eacute;galement &ecirc;tre par&eacute;e. La contre riposte est alors l'action  offensive qui suit la parade de la riposte, et ainsi de suite&hellip; Si la  riposte est attendue (environ 1 seconde), le tireur perd la priorit&eacute; on  appelle &ccedil;a le temps d'escrime.<br \/>\r\nSi la parade n'est pas suivie d'une riposte, le tireur qui a par&eacute; peut  subir une remise d'attaque (dangereuse car il est alors difficile  d'ex&eacute;cuter plusieurs parades successivement). Il appartient &agrave; l'arbitre  d'appr&eacute;cier, suite &agrave; une parade, l'intervalle de temps pendant lequel la  riposte peut &ecirc;tre effectu&eacute;e en conservant sa priorit&eacute;. Ce laps de temps  n'est pas d&eacute;fini strictement : on parle de &quot;temps d'escrime&quot; pour  d&eacute;signer la fraction de seconde n&eacute;cessaire &agrave; un escrimeur pour ex&eacute;cuter  une action simple, telle que l'allongement du bras par exemple. Ainsi,  une riposte imm&eacute;diate (dans le temps d'escrime) doit &ecirc;tre jug&eacute;e  prioritaire sur la remise d'attaque.<br \/>\r\n&nbsp;<br \/>\r\n&Agrave; l'&eacute;p&eacute;e, il n'y a pas de &quot;priorit&eacute;&quot;.<br \/>\r\n<br \/>\r\n<br \/>\r\n&nbsp;<\/p>\r\n<p><b>Lexique <\/b>:<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Assaut : Int&eacute;gralit&eacute; d&rsquo;un combat entre deux escrimeurs.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Attaque : action offensive initiale ex&eacute;cut&eacute;e en allongeant le bras  et port&eacute;e avec un mouvement progressif (fente, fl&egrave;che, etc.). Elle peut  &ecirc;tre simple ou compos&eacute;e, renforc&eacute;e d&rsquo;actions sur le fer adverse.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Attaque (compos&eacute;e) : l&rsquo;attaque est compos&eacute;e lorsqu&rsquo;elle comprend une ou plusieurs feintes d&rsquo;attaque.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Attaque (en marchant) : on devrait dire &ldquo;attaque par marche et  fente, ou par marche et fl&egrave;che&rdquo; (Cette expression vient de la concision  de certains commandements : une, deux, en marchant, doublez en marchant,  au lieu de feinte de&nbsp;&nbsp; d&eacute;gagement en marchant, trompez les contres).<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Attaque (dans l&rsquo;attaque) : Locution erron&eacute;e utilis&eacute;e &agrave; la place de contre-attaque.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Attaque (fausse) : attaque simple ou compos&eacute;e, incompl&egrave;tement  d&eacute;velopp&eacute;e, destin&eacute;e &agrave; faire r&eacute;agir l&rsquo;adversaire pour tirer parti de ses  r&eacute;actions.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Attaque (simple) : action offensive, directe ou indirecte, ex&eacute;cut&eacute;e  en un seul temps et coordonn&eacute;e avec la fente ou la fl&egrave;che ou la marche.  Elle est directe quand elle est port&eacute;e dans la m&ecirc;me ligne (coup droit) ;  indirecte quand elle est port&eacute;e d&rsquo;une ligne dans une autre par-dessus  ou par-dessous la lame adverse (coup&eacute;, d&eacute;gagement).<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Avanc&eacute;es : (E.S.) terme qui d&eacute;finit toute partie situ&eacute;e en avant de la t&ecirc;te et du tronc (main, avant-bras, etc.)<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Borsody : (Sabre) ma&icirc;tre hongrois, cr&eacute;ateur d&rsquo;un syst&egrave;me d&eacute;fensif encore appel&eacute; premier syst&egrave;me (tierce, quarte, quinte).<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Carton jaune : Carton de l&rsquo;arbitre signifiant qu&rsquo;un avertissement est donn&eacute; &agrave; un escrimeur enfreignant une r&egrave;gle.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Carton noir : Carte de l&rsquo;arbitre signifiant l&rsquo;expulsion d&rsquo;un escrimeur.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Carton rouge : Carte de l&rsquo;arbitre signifiant une touche de p&eacute;nalit&eacute; &agrave;  l&rsquo;encontre d&rsquo;un escrimeur pour une infraction aux r&egrave;gles.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Caver : attaquer, riposter, contre-attaquer en cavant, c&rsquo;est porter  une action offensive ou contre-offensive avec un d&eacute;placement exag&eacute;r&eacute; de  la main dans la ligne o&ugrave; se termine cette action (du latin &ldquo;cavus&rdquo; :  creux).<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Contre : parade o&ugrave; la pointe d&eacute;crit un mouvement circulaire pour  ramener la lame adverse dans la ligne oppos&eacute;e &agrave; la ligne de l&rsquo;offensive.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Coquille : partie m&eacute;tallique circulaire et convexe destin&eacute;e &agrave; prot&eacute;ger la main.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Corps &agrave; corps : Mouvement impliquant un contact corporel, dans  lequel deux escrimeurs sont engag&eacute;s de sorte qu&rsquo;aucun d&rsquo;entre eux ne  peut utiliser son arme.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; D&eacute;gagement : action offensive simple, qui consiste &agrave; quitter la  ligne dans laquelle on se trouve pour toucher dans une autre. A partir  de la ligne haute, le d&eacute;gagement se fait par-dessous la lame adverse, &agrave;  partir de la ligne basse, par-dessus.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Demi-cercle : (F.E.) le demi-cercle ou septime haute ou encore  septime enlev&eacute;e, est une parade semi-circulaire qui, prise depuis la  garde de sixte (ou de tierce), ram&egrave;ne la lame adverse vers le haut.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Double (coup) : on dit qu&rsquo;il y a &ldquo;coup double&rdquo; (autrefois coup pour  coup ou coup fourr&eacute;), lorsque les deux tireurs se touchent ensemble. Ils  sont, au fleuret et au sabre, d&eacute;partag&eacute;s par l&rsquo;application des  conventions. A l&rsquo;&eacute;p&eacute;e, ils sont tous les deux d&eacute;clar&eacute;s &ldquo;touch&eacute;s&rdquo;.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Estoc : terme ancien d&eacute;signant un coup port&eacute; par la pointe de l&rsquo;arme (l&rsquo;&eacute;p&eacute;e ou fleuret).<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Esquive : mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;viter un coup par un d&eacute;placement rapide du corps.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Garde : Partie perpendiculaire d&rsquo;une &eacute;p&eacute;e entre la lame et la  poign&eacute;e qui prot&egrave;ge la main au combat ; &eacute;galement appel&eacute;e &quot; coquille &quot;.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ligne d&rsquo;avertissement : Ligne situ&eacute;e deux m&egrave;tres &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la  ligne arri&egrave;re avertissant l&rsquo;escrimeur qu&rsquo;il approche de l&rsquo;extr&eacute;mit&eacute; de  la piste.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ligne de garde : Ligne de chaque c&ocirc;t&eacute; de la ligne m&eacute;diane o&ugrave; un escrimeur se tient pour commencer ou reprendre un assaut.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ligne m&eacute;diane : Ligne traversant la piste, ou terrain de jeu, la divisant en deux moiti&eacute;s.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Parade : Action d&eacute;fensive au cours de laquelle un escrimeur bloque  la lame de son adversaire. Action d&eacute;fensive au cours de laquelle un  escrimeur bloque la lame de son adversaire.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; P&eacute;nalit&eacute; de un m&egrave;tre : P&eacute;nalit&eacute; en vertu de laquelle l&rsquo;action est  d&eacute;plac&eacute;e un m&egrave;tre plus loin sur la piste pour l&rsquo;attaquant avant la  reprise d&rsquo;un assaut.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Plastron : V&ecirc;tement de protection port&eacute; sous la veste d&rsquo;un escrimeur.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pointe : Extr&eacute;mit&eacute; de la lame, qui doit toucher la zone de cible de l&rsquo;adversaire pour valoir un point. <br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Prime : Premi&egrave;re des huit positions de d&eacute;fense en escrime.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Priorit&eacute; : R&egrave;gle &eacute;tablie pour &eacute;liminer virtuellement tout attaque  simultan&eacute;e entre deux escrimeurs au fleuret ou au sabre, d&rsquo;apr&egrave;s  laquelle l&rsquo;arbitre est autoris&eacute; &agrave; d&eacute;terminer qui attaquait &agrave; un moment  et b&eacute;n&eacute;ficiait donc de la &quot; priorit&eacute; &quot; pour marquer un point.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Redoublement : Attaquer un adversaire une deuxi&egrave;me fois apr&egrave;s que celui-ci a manqu&eacute; sa contre-attaque.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Remise : Nouvelle attaque imm&eacute;diatement apr&egrave;s que l&rsquo;adversaire a bloqu&eacute; une premi&egrave;re attaque.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Reprise de garde : Replacement en position de garde apr&egrave;s une fente.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Riposte : Contre-attaque d&rsquo;un escrimeur qui vient juste de bloquer une attaque de son adversaire.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Santelli : (S) ma&icirc;tre italien ayant enseign&eacute; en Hongrie, cr&eacute;ateur  d&rsquo;un syst&egrave;me d&eacute;fensif appel&eacute; 2e syst&egrave;me (seconde, prime, quinte).<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Simple : Se dit d&rsquo;une action en un seul mouvement, comme dans une attaque ou une riposte impliquant un seul mouvement.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Simultan&eacute;e : R&egrave;gle selon laquelle il n&rsquo;y a pas de touche lorsque  deux escrimeurs au fleuret ou au sabre se touchent en m&ecirc;me temps lors  d&rsquo;une attaque, un redoublement ou une remise.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Touche : Point marqu&eacute; par une touche avec le bout de la lame d&rsquo;une  &eacute;p&eacute;e ou d&rsquo;un fleuret ou le tranchant de la lame en sabre, sur une partie  du corps de l&rsquo;adversaire faisant partie de la cible.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Touche (Effectuer une) : Frapper de la pointe de l&rsquo;arme ou couper avec la lame du sabre, et marquer un point.<br \/>\r\n&nbsp;&nbsp;&nbsp; Touche de p&eacute;nalit&eacute; : Touche accord&eacute;e &agrave; un escrimeur lorsque l&rsquo;adversaire, apr&egrave;s un avertissement, commet une faute grave.<br \/>\r\n<br \/>\r\n&nbsp;<\/p>\r\n<div style=\"width:100%; text-align:right;font-weight:bold;\">Copyright Spoorts<\/div>\r\n<p>&nbsp;<\/p><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Historique<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Escrime <br \/>\r\n\r\n \r\n<p><img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Anneaux Olympiques.jpg\" alt=\"dessin\" \/><\/p>\r\n\r\n\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretF.jpeg\" alt=\"\" \/>\r\nLe terme \u00ab escrime \u00bb est issu de l'ancien fran\u00e7ais 'escremie'  lui-m\u00eame d\u00e9riv\u00e9 du francique 'skirmjan' signifiant \u00ab d\u00e9fendre, prot\u00e9ger  \u00bb. Ce d\u00e9tour \u00e9tymologique nous permet de prendre conscience que  l'escrime est un art de d\u00e9fense, et plus sp\u00e9cifiquement l'art de se  d\u00e9fendre avec une arme blanche.\r\n \r\n\u00ab L\u2019escrime n\u2019est pas uniquement une activit\u00e9 sportive codifi\u00e9e o\u00f9 le but est de toucher<br \/>\r\navec un fleuret, une \u00e9p\u00e9e ou un sabre, c\u2019est aussi une pratique artistique et de loisir o\u00f9<br \/>\r\nle but est de produire un spectacle de combats modernes ou anciens, avec une ou<br \/>\r\nplusieurs armes \u00bb. (Ma&icirc;tre G\u00e9rard Six')\r\n \r\nL'escrime est un sport de combat. Il s\u2019agit de l\u2019art de toucher un  adversaire avec la pointe ou le tranchant (estoc et taille) d\u2019une arme  blanche sur les parties valables sans \u00eatre touch\u00e9.\r\nOn utilise trois types d'armes : l\u2019\u00e9p\u00e9e, le sabre et le fleuret.  Ces trois armes sont mixtes : \u00e9p\u00e9e f\u00e9minine et masculine, fleuret  f\u00e9minin et masculin et sabre f\u00e9minin et masculin. Les \u00e9preuves sont  individuelles ou par \u00e9quipes. Elles sont au nombre de douze.\r\n \r\nDeux concurrents s\u2019affrontent et le vainqueur est celui qui, \u00e0 coup  de feintes, de fentes, de parades et de ripostes, marque en premier le  nombre de touches n\u00e9cessaires pour la victoire.\r\nLa devise de l\u2019escrime : \u201cNe me d\u00e9gaine pas sans raison, ne me rengaine pas sans honneur\u201d.\r\n<br \/>\r\n<br \/>\r\nHistorique\r\nLes origines de l\u2019escrime remontent loin dans l\u2019histoire et sa  pratique, d\u2019abord essentiellement li\u00e9e au combat et plus tard au duel, a  \u00e9volu\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 devenir de nos jours celle d\u2019un sport.\r\n\r\n<p><i>Le combat d\u2019\u00e9p\u00e9e est pratiqu\u00e9 depuis des  mill\u00e9naires. Cependant, l\u2019escrime, qui est au d\u00e9part un exercice  d\u2019entra&icirc;nement militaire, ne devient un sport qu\u2019aux alentours du 15e  si\u00e8cle.<\/i><\/p>\r\n\r\nLes armes tenaient une place importante dans les soci\u00e9t\u00e9s et les  cultures orientales anciennes. Tout au long de l\u2019histoire, il est fait  mention de comp\u00e9titions \u00e0 l\u2019issue parfois mortelle, telles que les  combats de gladiateurs romains, les tournois de la noblesse m\u00e9di\u00e9vale,  les duels \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e.\r\nDes gravures en relief d\u00e9couvertes dans le temple de Madinet-Habu, \u00e0  Louxor en Egypte, datant de 1190 avant J.-C, montre des escrimeurs au  combat. Les jeux d\u2019\u00e9p\u00e9e furent pratiqu\u00e9s comme entra&icirc;nement au combat  par des civilisations anciennes comme le Japon, la Chine, la Perse, la  Gr\u00e8ce et Babylone. A l\u2019\u00e9poque gr\u00e9co-romaine, les guerriers utilisaient  des \u00e9p\u00e9es courtes et tranchantes. Au Moyen \u00e2ge, les chevaliers maniaient  \u00e0 deux mains des \u00e9p\u00e9es larges et massives. Les mousquetaires de Louis  XIII jouaient avec brio de la rapi\u00e8re et de la dague.\r\n <img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeHisto.jpeg\" alt=\"\" \/>\r\nC\u2019est en Europe que l\u2019escrime moderne a vu le jour en tant que  sport. Les premi\u00e8res guildes furent fond\u00e9es en 1480 par des ma&icirc;tres  d\u2019escrime allemands, tel le \u2018Marxbruder\u2019 de Francfort. Henri  Saint-Didier est \u00e0 l\u2019origine des principaux mouvements d\u2019escrime qui  sont toujours en vigueur. Les duels et les combats \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e, souvent  fatals, \u00e9taient populaires du 16 au 18\u00e8 si\u00e8cle avec des armes telles que  des b\u00e2tons, des sabres et des glaives. Le Roi fran\u00e7ais Charles IX cr\u00e9a  en 1567, l'Acad\u00e9mie des ma&icirc;tres d'armes.\r\n<p><i>Au 17e si\u00e8cle, trois innovations d\u00e9mocratisent la dimension  sportive de l\u2019escrime : le &quot;fleuret&quot;, arme \u00e0 pointe aplatie ; un  ensemble de r\u00e8gles qui limite les zones de touches et l\u2019adoption du  masque grillag\u00e9. Ces progr\u00e8s contribuent \u00e0 garantir la s\u00e9curit\u00e9 des  escrimeurs.<\/i><\/p>\r\nEgalement en France, l\u2019\u00c9cole de Joinville, cr\u00e9\u00e9e en 1872, forma des  ma&icirc;tres d\u2019armes qui s\u2019attach\u00e8rent, non plus \u00e0 donner \u00e0 d\u2019\u00e9ventuels  duellistes le moyen de triompher sur le pr\u00e9, mais surtout \u00e0 enseigner  une v\u00e9ritable pratique sportive, empreinte de courtoisie et d\u2019\u00e9l\u00e9gance. A  c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9p\u00e9e, arme de pointe, dite d\u2019estoc, o\u00f9 les touches sont  valables sur toutes les parties du corps, on adopta le fleuret, arme  d\u2019estoc \u00e9galement, mais de caract\u00e8re conventionnel, o\u00f9 la mani\u00e8re de  porter les touches ainsi que la surface \u00e0 atteindre avaient une  importance primordiale. Enfin, le sabre, utilisant le tranchant (taille)  et la pointe (estoc), arme traditionnelle des Magyars, arme du  combattant \u00e0 cheval \u00e9galement, fit son apparition en tant que troisi\u00e8me  discipline sportive et re\u00e7ut des limitations d\u2019emploi qui en firent une  autre arme conventionnelle. Les r\u00e8gles et la technique n'ont pas  beaucoup \u00e9volu\u00e9 depuis ses d\u00e9buts, except\u00e9e l'introduction d'une  signalisation des touches \u00e0 l'\u00e9lectricit\u00e9.\r\n \r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escrime.jpg\" alt=\"dessin\" \/>\r\n\r\nC'est donc au XVe si\u00e8cle que sont \u00e9dit\u00e9s les premiers trait\u00e9s  d'escrime, mot d'origine allemande (schirmen &quot; prot\u00e9ger &quot;), encore que,  dans les romans de la Table ronde, on donne au &quot; joueur d'\u00e9p\u00e9e &quot; le nom &quot;  d'escrimisseor &quot; ou &quot;d'escrimisseur&quot;. En fait, l'escrime moderne est  n\u00e9e en Espagne et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, \u00e0 Tol\u00e8de, ville c\u00e9l\u00e8bre pour ses  manufactures d'armes. Mais c'est gr\u00e2ce aux \u00e9crits des ma&icirc;tres italiens,  tels Marozzo, Agrippa et Giganti, au XVIe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XVIIe,  qu'elle acquiert sa forme actuelle. Les Fran\u00e7ais (Saint-Didier,  Thibaust), \u00e0 leur tour, en codifient les r\u00e8gles, all\u00e9geant  consid\u00e9rablement le poids des armes, et c'est en 1653 que le ma&icirc;tre  d'armes Besnard imagine le fleuret, arme d'estoc - de pointe -,  inoffensive et l\u00e9g\u00e8re. Sous Louis XIV, l'art de l'escrime fait partie de  l'\u00e9ducation. L'\u00e9cole fran\u00e7aise peut alors rivaliser avec l'\u00e9cole  italienne, et les assauts livr\u00e9s en public permettent aux tireurs de  montrer tout leur savoir. Une courtoisie extr\u00eame est de rigueur. Pour  \u00e9viter tout accident, les pointes des fleurets sont mouchet\u00e9es et, vers  la fin du XVIIIe si\u00e8cle, le port du masque en treillis, invent\u00e9 par La  Boessi\u00e8re p\u00e8re, devient obligatoire dans les salles et en assauts. La  Boessi\u00e8re fils compl\u00e9tera l'\u0153uvre de codification, et aux quatre  positions \u00e9labor\u00e9es par Agrippa - la prime, la seconde, la tierce, la  quarte - il ajoutera la quinte et la sixte. Les ma&icirc;tres Jean-Louis,  Lhomandie, La Faug\u00e8re, Gonard, Grisier et Cordelois contribueront aussi \u00e0  l'essor de l'escrime sportive, qui, \u00e0 partir de 1880, comprend, outre  le fleuret, l'\u00e9p\u00e9e et le sabre sous leur forme actuelle.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise d\u2019Escrime <\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise d\u2019Escrime a  \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1906 (55 000 licenci\u00e9s et 800 clubs en 2015). Il ne s\u2019agissait en fait  que d\u2019un changement d\u2019appellation car elle fut fond\u00e9e en 1882 sous le  nom \u201cSoci\u00e9t\u00e9 des Salles d\u2019Armes de France\u201d devenue peu apr\u00e8s la \u201cSoci\u00e9t\u00e9  d\u2019encouragement \u00e0 l\u2019escrime\u201d reconnue d\u2019utilit\u00e9 publique le 10 d\u00e9cembre  1891.\r\n\r\n<p>A la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle, une multitude d\u2019associations d\u2019escrime se cr\u00e9ent. A cette \u00e9poque, l\u2019\u00e9p\u00e9e, le sabre et le fleuret repr\u00e9sentaient 3 disciplines tr\u00e8s distinctes. Pour l\u2019\u00e9p\u00e9e, l\u2019escrime devait se rapprocher au maximum du duel. Pour preuve, les premi\u00e8res pistes d\u2019\u00e9p\u00e9e \u00e9taient de 28 m\u00e8tres afin d\u2019\u00eatre le plus proche de la r\u00e9alit\u00e9 (les pistes sont aujourd\u2019hui de 14 m\u00e8tres dans les trois armes). Pour le fleuret et pour le sabre, il fallait qu\u2019il y ait des r\u00e8gles bien pr\u00e9cises dans le but de faire de l\u2019escrime un sport \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\r\n<p>Les premiers assauts d\u2019escrime ne comportaient ni lampes ni \u00e9quipements \u00e9lectriques. C\u2019est au premier sang que ce faisait les duels. C\u2019est notamment pour cette raison que les tenues d\u2019escrime \u00e9taient de couleurs p\u00e2les. Cette couleur permettait de pouvoir visualiser que la touche avait bien \u00e9t\u00e9 port\u00e9e en constatant le sang vers\u00e9.<\/p>\r\n<p>Avant que la f\u00e9d\u00e9ration soit cr\u00e9\u00e9e et que l\u2019escrime ne soit consid\u00e9r\u00e9e comme un sport, l\u2019activit\u00e9 escrime \u00e9tait r\u00e9gent\u00e9e par l\u2019acad\u00e9mie des ma&icirc;tres d\u2019armes. Des \u00e9v\u00e9nements \u00e9taient organis\u00e9s durant lesquels s\u2019affronter les tireurs en fonction de leur jeu afin que les assauts donnent place \u00e0 de beaux combats. La mani\u00e8re de tirer \u00e9tait plus importante que la touche. \u00ab Il fallait toucher le public avant de toucher l\u2019adversaire \u00bb. Durant ces assauts, il n\u2019y avait pas de gagnant.<\/p>\r\n\r\n\r\n<p>Lorsque Pierre de Coubertin r\u00e9nova les Jeux Olympiques, un seul  sport \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 aux professionnels et aux amateurs : l\u2019Escrime  (amateurs et ma&icirc;tres d\u2019armes en 1896, 1900, 1904, 1906).<\/p>\r\n<p>L\u2019id\u00e9e  d\u2019unifier l\u2019escrime internationale \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d\u2019actualit\u00e9, \u00e0 la fin du  19\u00e8me si\u00e8cle. En 1900, les sabres \u00e9taient diff\u00e9rents d\u2019un pays \u00e0  l\u2019autre. En 1912, l\u2019escrime fran\u00e7aise boycotte les Jeux Olympiques car  les Italiens n\u2019avaient pas les m\u00eames armes. Pour pouvoir cr\u00e9er une  f\u00e9d\u00e9ration internationale, il fallait d\u2019abord cr\u00e9er une f\u00e9d\u00e9ration  fran\u00e7aise d\u2019escrime afin de montrer l\u2019exemple.<\/p>\r\n\r\n \r\nF\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise d\u2019Escrime\r\n36 Avenue Charles de Gaulle<br \/>\r\n\r\n93170 Bagnolet<br \/>\r\n\r\nPr\u00e9sident : Isabelle Lamour<br \/>\r\n\r\n \r\nT\u00e9l : 01 43 63 20 50<br \/>\r\n\r\n<a href=\"http:\/\/www.escrime-ffe.fr\/\">www.escrime-ffe.fr<\/a><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La F\u00e9d\u00e9ration Internationale<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La F\u00e9d\u00e9ration Internationale fut fond\u00e9e en 1913 et compte 126 pays membres. Elle est bas\u00e9e \u00e0 Lausanne.\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Fielogo.gif\" alt=\"dessin\" \/>\r\n\r\n \r\nF\u00e9d\u00e9ration Internationale d'Escrime<br \/>\r\n<a href=\"http:\/\/www.fie.ch\/\" target=\"_blank\">www.fie.ch<\/a>\r\n<b> ADRESSE<\/b><br \/>\r\nAvenue Mon Repos 24<br \/>\r\nCase postale 128<br \/>\r\nCH-1000 Lausanne 5<br \/>\r\nSwitzerland <br \/>\r\n<b>T\u00c9L.  <\/b>(41 21) 320 31 15 <br \/>\r\n<b>FAX  <\/b>(41 21) 320 31 16 <br \/>\r\n<b>E-MAIL  <\/b><a href=\"mailto:contact@fie.ch\">contact@fie.ch<\/a>\r\n\r\n \r\nL\u2019id\u00e9e d\u2019unifier l\u2019escrime internationale \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d\u2019actualit\u00e9, \u00e0 la fin du 19\u00e8me si\u00e8cle. En 1900, les sabres \u00e9taient diff\u00e9rents d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre. En 1912, l\u2019escrime fran\u00e7aise boycotte les Jeux Olympiques car les Italiens n\u2019avaient pas les m\u00eames armes. \r\nLa F\u00e9d\u00e9ration internationale d'escrime coordonne l'ensemble des  grandes \u00e9preuves : championnats du monde (cr\u00e9\u00e9s en 1937), qui se  d\u00e9roulent tous les ans sauf les ann\u00e9es olympiques ; championnats  d'Europe (cr\u00e9\u00e9s en 1921) ; Masters (cr\u00e9\u00e9s en 1986) ; championnats du  monde des moins de 20 ans (cr\u00e9\u00e9s en 1950) ; championnats du monde des  moins de 17 ans (cr\u00e9\u00e9s en 1987). Elle organise (ou a organis\u00e9) chaque  ann\u00e9e des tournois (ou challenges) qui r\u00e9unissent les meilleurs  pratiquants mondiaux : Challenge international de Paris, Coupe  Giovannini, Challenge Martini (fleuret), Challenge Monal (\u00e9p\u00e9e), etc.  Lors de toutes les comp\u00e9titions d'escrime, la langue d'annonce et  d'arbitrage est le fran\u00e7ais. Les \u00e9preuves se d\u00e9roulent individuellement  et par \u00e9quipes. On adopte, pour leur organisation, soit l'\u00e9limination  par poules, soit l'\u00e9limination directe, soit une combinaison des deux.  Les poules \u00e9liminatoires se disputent, g\u00e9n\u00e9ralement, en assauts de cinq  touches pour les hommes et pour les dames, tandis que la poule finale se  dispute en assauts de dix touches pour les hommes et de huit touches  pour les dames.\r\n \r\n<b><i><br \/>\r\n<\/i><\/b>\r\n <img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretH.jpeg\" alt=\"\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Les dates marquantes<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Les dates marquantes\r\n1921 Premier championnat du monde \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e remport\u00e9 par Lucien Gaudin FRA\r\n1922 Premier championnat du monde de sabre remport\u00e9 par Adrianus de Jong HOL\r\n1926 Premier championnat du monde de fleuret remport\u00e9 par Giorgio Chiavacci ITA\r\n1929 Premier championnat du monde de fleuret f\u00e9minin remport\u00e9 par Helene Mayer ALL\r\n1989 Premier championnat du monde d\u2019\u00e9p\u00e9e f\u00e9minin remport\u00e9 par Anja Straub ALL\r\n1999 Premier championnat du monde de sabre f\u00e9minin remport\u00e9 par Jelena Jemajeva AZE\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Armi_scherma.jpg\" alt=\"\" \/> En haut : le fleuret ; au milieu : l'\u00e9p\u00e9e ; en bas : le sabre<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">L\u2019escrime et l\u2019Olympisme<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">L\u2019escrime et l\u2019Olympisme\r\nL\u2019escrime fait partie des quatre sports ayant toujours figur\u00e9 au  programme olympique. C\u2019est \u00e9galement l\u2019une des rares disciplines dans  laquelle des escrimeurs professionnels, des \u2018ma&icirc;tres\u2019, peuvent  participer. Les premi\u00e8res comp\u00e9titions olympiques de sabre et d\u2019\u00e9p\u00e9e en  1896 et 1900 furent d\u2019ailleurs disput\u00e9es par des ma&icirc;tres.  Il existe des  \u00e9preuves individuelles et par \u00e9quipes (entre trois escrimeurs par  \u00e9quipe qui s\u2019affrontent en duel).\r\nEn 2008, le fleuret messieurs et l\u2019\u00e9p\u00e9e dames par \u00e9quipes ne font  plus partie du programme olympique. Le fleuret dames par \u00e9quipes et pour  la premi\u00e8re fois, le sabre dames par \u00e9quipes seront inclus dans le  programme.\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Les \u00e9preuves individuelles se d\u00e9roulent sous forme de matches \u00e0  \u00e9liminations directes, tandis que, dans les \u00e9preuves par \u00e9quipe, les  trois escrimeurs de chaque \u00e9quipe s\u2019opposent aux membres de l\u2019\u00e9quipe  adverse. Les duels ont lieu sur une piste de 14 m par 1,5 m, \u00e9galement  appel\u00e9e aire de jeu. Gr\u00e2ce \u00e0 un c\u00e2ble et \u00e0 des v\u00eatements sp\u00e9cifiques,  les escrimeurs sont connect\u00e9s \u00e0 un syst\u00e8me de notation \u00e9lectronique qui  signale les touches effectu\u00e9es.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n \r\n <img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimesabreTouya.jpeg\" alt=\"\" \/>\r\nL\u2019introduction des armes aux Jeux Olympiques :\r\n1896 : le sabre et le fleuret hommes ; 1900 : l\u2019\u00e9p\u00e9e hommes ;  1904 : fleuret hommes par \u00e9quipes ; 1908 : \u00e9p\u00e9e et sabre hommes par  \u00e9quipes ; 1924 : fleuret femmes ; 1960 : fleuret femmes par \u00e9quipes (il a  disparu du programme depuis 2004) ; 1996 : \u00e9p\u00e9e femmes individuel et  par \u00e9quipes ;  2004 : sabre f\u00e9minin individuel\r\n \r\nA savoir :\r\n- En 1896, le Fran\u00e7ais Eug\u00e8ne-Henri Gravelotte (1876-1939) est  devenu le premier fleurettiste, sacr\u00e9 champion olympique ; le Gr\u00e8c  Ioannis Georgiadis, le premier sabreur, champion olympique.\r\n- L\u2019escrime f\u00e9minin fit son entr\u00e9e olympique en 1924, la Danoise  Ellen Osiier remporte l\u2019\u00e9preuve de fleuret sans perdre un seul assaut.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La langue officielle<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La langue officielle  de l\u2019escrime est le fran\u00e7ais  (En Garde ; \u00eates-vous pr\u00eats ; Allez ;  Halte) mais l'arbitre dispose en plus d\u2019un code de signe pour expliquer  chaque phrase d\u2019armes.\r\n <img src=\"\/ancien-site\/images-afp\/5d39ac1c44e01b2342f458bdb238167a69bfa17a.jpg\" alt=\"\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Introduction du syst\u00e8me \u00e9lectrique<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Introduction du syst\u00e8me \u00e9lectrique\r\nSi, au sabre, l'arbitrage est encore assur\u00e9 par un jury compos\u00e9  d'un pr\u00e9sident et de quatre assesseurs, il est devenu \u00e9lectrique \u00e0  l'\u00e9p\u00e9e (depuis 1934) et au fleuret (depuis 1955). Les concurrents sont  reli\u00e9s \u00e0 un tableau lumineux par un fil de corps, parfaitement isol\u00e9,  qui est lui-m\u00eame en contact avec un autre fil passant dans la lame et  menant \u00e0 une pointe d'arr\u00eat \u00e0 ressort ; celle-ci d\u00e9clenche, sur le  tableau, l'allumage du signal indiquant la validit\u00e9 de la touche \u00e0 la  condition que la surface atteinte soit r\u00e9glementaire et que la pression  exerc\u00e9e sur le corps de l'adversaire soit au moins \u00e9gale \u00e0 500 g au  fleuret et \u00e0 750 g \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e. Au sabre, les coups sont port\u00e9s de la  pointe ou du tranchant.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Principe<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Principe\r\nL'escrime est un sport de combat o\u00f9 deux concurrents s\u2019affrontent soit au fleuret, soit \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e, soit au sabre.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Les disciplines<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Les disciplines\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escrime-Armes.jpg\" alt=\"dessin\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">L\u2019\u00e9p\u00e9e<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">L\u2019\u00e9p\u00e9e :\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeEpee.jpeg\" alt=\"\" \/>\r\n C'est l'arme la plus simple en escrime. Arme de pointe inspir\u00e9e  des \u00e9p\u00e9es de duel, de la m\u00eame longueur qu\u2019un fleuret mais plus lourde,  avec une garde plus large et une lame plus rigide.\r\n- Poids : 750 g  \r\n- Longueur maximale : 110 cm \r\n- Diam\u00e8tre coquille : 15 cm\r\n- Cible valable : Tout le corps\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Pointe\r\n- Contr\u00f4le de touches : \u00c9lectrique depuis les Jeux Olympiques de 1936.\r\nSurface valable : l'int\u00e9gralit\u00e9 du corps du tireur (tronc, membres et t\u00eate) y compris masque et chaussures.\r\n Le premier qui touche une partie du corps de l\u2019adversaire (y  compris les v\u00eatements et l\u2019\u00e9quipement) marque un point. La main, le bout  du casque et le pied sont souvent pris\u00e9s.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Le fleuret <\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Le fleuret :\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeFleuretEq.jpeg\" alt=\"\" \/>\r\nC'est l'arme la plus sophistiqu\u00e9e en escrime qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 au  XVIIe si\u00e8cle pour servir d'arme d'entra&icirc;nement et d'\u00e9tude. C'est la  seule arme qui ne soit jamais sortie des salles d'escrime (contrairement  au sabre qui a servi sur les champs de bataille et l'\u00e9p\u00e9e qui a \u00e9t\u00e9  utilis\u00e9e pour le duel).\r\nArme de pointe et d\u2019\u00e9cole avec une lame souple rectangulaire et une garde plus petite que celle de l\u2019\u00e9p\u00e9e.\r\n- Poids : 500 g maximum\r\n- Longueur maximale : 110 cm\r\n- Diam\u00e8tre coquille : 11 cm\r\n- Cible valable : Tronc\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Pointe\r\n- Contr\u00f4le des touches : \u00c9lectrique depuis 1954.\r\nSurface valable<br \/>\r\nLimit\u00e9e au tronc (torse, dos et \u00e9paules) excluant la t\u00eate, les membres  et leurs extr\u00e9mit\u00e9s). La touche est valable lorsqu\u2019elle est port\u00e9e avec  la pointe du fleuret sur la zone de la cuirasse m\u00e9tallique.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Le sabre<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Le sabre :\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimeSabre.jpeg\" alt=\"\" \/>\r\nC'est l'arme la plus rapide en escrime. Arme de pointe et de taille  issue de l\u2019arme de cavalerie cinglante, m\u00eamepoids que le fleuret mais  avec une lame tranchante ; la pointe peut toucher.\r\n- Poids : 500 g maximum\r\n- Longueur maximale : 1,05 cm.\r\n- Diam\u00e8tre coquille : 14 cm - Cible valable : Buste et masque comprise\r\n- Mani\u00e8re de toucher : Lame plus pointe\r\n- Contr\u00f4le des touches : \u00c9lectrique depuis 1985.\r\nSurface valable : on peut toucher toute la partie du corps y  compris masque et bras, situ\u00e9e au-dessus de la jonction entre les  cuisses et le tronc du tireur. La touche peut \u00eatre port\u00e9e avec la  pointe, le tranchant et le dos de la lame.\r\n \r\n<b>En escrime il existe huit positions diff\u00e9rentes de d\u00e9fense<\/b> :  prime (premier), seconde, tierce (troisi\u00e8me), quarte (quatri\u00e8me),  quinte (cinqui\u00e8me), sixte (sixi\u00e8me), septime (septi\u00e8me) et octave  (huiti\u00e8me).\r\n \r\n<b>A retenir aussi :<\/b>\r\nLe fleuret et le sabre sont des armes conventionnelles. Le tireur  qui touche en premier n'est pas forcement celui qui marque le point. La  touche est accord\u00e9e selon un principe de priorit\u00e9. Le tireur qui ex\u00e9cute  correctement l'attaque ou l'action offensive initiale, a la priorit\u00e9  sur toute autre action et marque donc le point. Contrairement \u00e0 l'\u00e9p\u00e9e,  o\u00f9 c'est le premier tireur qui touche qui marque le point. Si les deux  \u00e9p\u00e9istes touchent simultan\u00e9ment; ils marquent tous les deux un point.<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Les installations<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Les installations\r\nLa partie du terrain destin\u00e9e au combat s\u2019appelle la piste. La  piste est de terre, de bois, de linol\u00e9um, de li\u00e8ge, de caoutchouc, de  plastique, de m\u00e9tal, de treillis m\u00e9tallique ou d\u2019une mati\u00e8re \u00e0 base  m\u00e9tallique.\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscrimePLANCHE.jpg\" alt=\"dessin\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La dur\u00e9e du combat<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La dur\u00e9e du combat\r\n- L\u2019\u00e9p\u00e9e\r\nLes matches \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e ont lieu en 5 touches pour les messieurs et  pour les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination  directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames. Si, par suite  d\u2019un coup double, les deux tireurs arrivent au nombre de touches pr\u00e9vu,  ils doivent disputer une ou plusieurs touches suppl\u00e9mentaires, jusqu\u2019\u00e0  la limite du temps pr\u00e9vu.\r\n- Le fleuret\r\nAu fleuret, les matches sont de 5 touches pour les messieurs et  pour les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination  directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames.\r\n- Le sabre\r\nAu sabre, les matches sont de 5 touches pour les messieurs et pour  les dames, avec une dur\u00e9e de 6 minutes par match; en \u00e9limination  directe, 15 touches pour les messieurs et pour les dames.\r\n \r\n<img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/200px-Cibles.png\" \/>\r\n \r\n<b>L'\u00e9preuve par \u00e9quipes<\/b>\r\n\r\n<p>Les matches par \u00e9quipes (le terme exact d\u00e9finissant les 9 assaut  composant un match par \u00e9quipe est rencontre) se d\u00e9roulent sous la forme  du \u00ab relais \u00e0 l'italienne \u00bb (\u00e9preuve olympique) : un match en 45 touches  durant lequel les 3 tireurs de chaque \u00e9quipe se remplacent \u00e0 tour de  r\u00f4le, soit un total de 9 assauts (chacun des 3 tireurs d'une \u00e9quipe  rencontre chacun de l'autre \u00e9quipe une fois) de 5 touches. Chaque relais  est plafonn\u00e9 \u00e0 un multiple de 5 touches. Une \u00e9quipe ne peut totaliser  plus de 10 touches apr\u00e8s deux relais, 15 apr\u00e8s trois relais, etc. Il est  toutefois inexact de dire que le nombre maximum de touches par relais  est de 5. Dans deux cas de figure, on peut d\u00e9passer ce total :<\/p>\r\n<ul>\r\n <li>Lorsque le relais pr\u00e9c\u00e9dent a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 au temps et non au  nombre de touches. Si au terme du premier assaut le score est de 4-3, il  est possible d'inscrire 6 ou 7 touches pour atteindre le plafond de 10  touches lors du deuxi\u00e8me relais.<\/li>\r\n <li>Lorsque l'\u00e9quipe men\u00e9e renverse la situation pour prendre la  t\u00eate. Si le deuxi\u00e8me relayeur de l'\u00e9quipe est men\u00e9 5-3 \u00e0 l'issue d'un  premier relais et m\u00e8ne 10-9 au terme de son assaut, il a remport\u00e9  l'assaut par 7 touches \u00e0 4.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<p>Le score final \u00e0 l'issue des 9 assauts d\u00e9termine le vainqueur, la  premi\u00e8re \u00e9quipe \u00e0 45 touches ou celle qui a le plus de point \u00e0 la fin du  temps r\u00e9glementaire remporte la rencontre. Le choix de l'ordre des  tireurs est donc tr\u00e8s important, le dernier pouvant avoir une quantit\u00e9  tr\u00e8s importante de touches \u00e0 rattraper. On place donc commun\u00e9ment le  meilleur tireur dans le dernier relais<\/p>\r\n<p>Une autre forme de rencontre par \u00e9quipes existe, bien qu'elle soit  rarement pratiqu\u00e9e en comp\u00e9tition : la poule par \u00e9quipes. Il s'agit  d'une poule totalement analogue \u00e0 une poule individuelle, \u00e0 la  diff\u00e9rence pr\u00e8s que les tireurs d'une m\u00eame \u00e9quipe ne se rencontrent pas  entre eux. L'\u00e9quipe totalisant le plus grand nombre de victoires est  d\u00e9clar\u00e9e vainqueur.<\/p>\r\n\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Equipe de France.jpg\" alt=\"\" \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">L'Arbitrage<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">L'Arbitrage\r\nL'arbitre d'escrime veille au bon d\u00e9roulement de l'assaut. Il  appelle les tireurs sur la piste, v\u00e9rifie la conformit\u00e9 de leur mat\u00e9riel  (sous cuirasse, t\u00eate de pointe, etc.) et manipule le chronom\u00e8tre et, le  cas \u00e9ch\u00e9ant, le tableau de d\u00e9compte des points ou la feuille de match.  Il est seul habilit\u00e9 \u00e0 accorder ou refuser une touche, \u00e0 constater une  faute et \u00e0 sanctionner en cons\u00e9quence. Un tireur peut cependant faire  appel \u00e0 une instance sup\u00e9rieure, le directoire technique de la  comp\u00e9tition, pour v\u00e9rifier un point litigieux du r\u00e8glement. La d\u00e9cision  du directoire surpasse celle de l'arbitre qui doit la faire appliquer.  Dans les \u00e9preuves de haut niveau, l'arbitre est assist\u00e9 d'assesseurs qui  ont un r\u00f4le consultatif, mais non d\u00e9cisionnel ; au fleuret et au sabre  l'arbitrage vid\u00e9o peut-\u00eatre demand\u00e9 pour r\u00e9soudre un litige.<br \/>\r\nLes fautes sont sanctionn\u00e9es par trois types de cartons.<br \/>\r\n- Le carton jaune, qui a valeur d'avertissement. Deux cartons jaunes valent un carton rouge.<br \/>\r\n- Le carton rouge, qui p\u00e9nalise d'une touche le tireur fautif, donn\u00e9e en compensation \u00e0 son adversaire.<br \/>\r\n- Le carton noir, plus rare, exclut le tireur fautif de la comp\u00e9tition  et lui inflige une suspension de deux mois de toute comp\u00e9tition  d'escrime<br \/><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Equipement<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Equipement\r\n\r\n<p>L'\u00e9quipement des tireurs est compos\u00e9, dans toutes les armes :<\/p>\r\n<ul>\r\n <li>D'un pantalon.<\/li>\r\n <li>D'une veste de tissu dont la r\u00e9sistance doit d\u00e9passer 800 newtons\/cm\u00b2.<\/li>\r\n <li>D'une sous-cuirasse, qui couvre en &quot;double&quot; le c\u00f4t\u00e9 du buste mis  en avant et le d\u00e9but du bras arm\u00e9, afin de parer \u00e0 un d\u00e9chirement de la  couture situ\u00e9e sous l'aisselle de la veste. Sa r\u00e9sistance est \u00e9galement  de 800 newtons\/cm\u00b2.<\/li>\r\n <li>D'un masque en grille m\u00e9tallique, dot\u00e9 d'une collerette qui recouvre largement le col de la veste et \u00e9vite une frappe au cou.<\/li>\r\n <li>D'un gant muni de coussinets qui prot\u00e8ge la main arm\u00e9e et  recouvre partiellement la manche sur l'avant-bras, pour \u00e9viter que la  lame rentre dans la veste et frappe au coude.<\/li>\r\n <li>D'une paire de chaussettes hautes et \u00e9paisses, pour prot\u00e9ger les chevilles, les tibias et les mollets.<\/li>\r\n <li>D'un prot\u00e8ge-poitrine pour les femmes, qui, peuvent se  constituer de deux coques m\u00e9talliques \u00e0 disposer soi-m\u00eame, ou plus  commun\u00e9ment d'une sorte de plastron en plastique rigide. Un plastron de  ce type est strictement interdit chez les hommes.<\/li>\r\n<\/ul><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Positions\u00a0<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Positions \r\nPour le fleuret et l\u2019\u00e9p\u00e9e, les positions sont les places que peut  prendre la main du tireur dans 4 lignes. Ces positions sont au nombre de  8. On consid\u00e8re que :\r\n- quatre sont en supination (hautes) : quarte, sixte, septime, octave;\r\n- quatre sont en pronation (basses) : prime, seconde, tierce, quinte.\r\nElles ont donn\u00e9 leurs noms aux parades. Au sabre, elles sont au nombre de cinq : tierce, quarte, quinte, seconde, prime.\r\nOctave : (F.E.) position couvrant la ligne du dehors, la pointe plus basse que la main plac\u00e9e en supination.\r\nPrime : (F.E.) position couvrant la ligne du dessous, prise la  pointe plus basse que la main renvers\u00e9e, pouce en dessous. (S) Position  ou parade couvrant le c\u00f4t\u00e9 gauche, la pointe plus basse que la main,  main renvers\u00e9e, pouce en dessous, tranchant tourn\u00e9 vers la gauche.\r\nQuarte : (F.E.) position couvrant la ligne du dedans, la pointe  couvrant la ligne du dedans, la pointe plus haute que la main, plac\u00e9e,  en supination. (S) Position couvrant le c\u00f4t\u00e9 gauche, la pointe plus  haute que la main, le tranchant tourn\u00e9 vers la gauche, le pouce dessus.\r\nQuinte : (F.E.) Position couvrant la ligne du dedans, prise en  pronation, la pointe la plus haute que la main. (S) Position couvrant la  t\u00eate et les \u00e9paules, la main droite, paume vers l\u2019avant, le tranchant  vers le haut, la lame sensiblement horizontale.\r\nSeconde : (F.E.) position couvrant la ligne du dehors, prise la pointe plus basse que la main plac\u00e9e en pronation.\r\n(S) Position couvrant le c\u00f4t\u00e9 droit, prise la pointe plus basse que  la main, la main renvers\u00e9e, le pouce \u00e0 gauche, le tranchant tourn\u00e9 vers  la droite.\r\nSeptime : (F.E.) Position couvrant la ligne du dessous, la pointe  plus basse que la main plac\u00e9e en supination. Septime haute, ou septime  enlev\u00e9e (voir demi-cercle).\r\nSixte : (F.E.) position couvrant la ligne du dessus, prise la  pointe plus haute que la main plac\u00e9e en supination. La garde de sixte  est consid\u00e9r\u00e9e comme la garde traditionnelle.\r\n<img src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/escrimeurs.jpg\" alt=\"\" \/>\r\n \r\n \r\n\r\n<p><b>Les d\u00e9placements<\/b><br \/>\r\n<br \/>\r\nLes principaux d\u00e9placements, dites fondamentaux, sont :<br \/>\r\n<br \/>\r\n- La marche permet de s'approcher de l'adversaire pour l'attaquer.  L'escrimeur se tient de profil, le pied avant et le talon du pied  arri\u00e8re sont perpendiculaires et sur une m\u00eame ligne \u00e0 une distance  d'environ cinquante \u00e0 soixante centim\u00e8tres (environ deux pieds), le tout  jambes fl\u00e9chies pour une meilleure r\u00e9activit\u00e9. Pour marcher, on avance  d'abord le pied avant, puis on ram\u00e8ne le pied arri\u00e8re \u00e0 sa distance  initiale dans le laps d'un temps d'escrime. La marche commence avec  l'\u00e9l\u00e9vation de la pointe du pied avant et se termine lorsque le pied  arri\u00e8re est revenue \u00e0 sa position initiale. Le mouvement peut \u00e0 la  lecture sembler saccad\u00e9 et peu naturel mais avec l'habitude et  l'entra&icirc;nement, l'escrimeur parvient \u00e0 une marche rapide, esth\u00e9tique et  agile.<br \/>\r\n- La retraite permet de s'\u00e9loigner de l'adversaire pour \u00e9viter de se  faire toucher. Il s'agit de la marche en sens inverse. Elle commence par  le recul du pied arri\u00e8re et se termine lorsque le pied avant est revenu  \u00e0 sa position initiale.<br \/>\r\n- La fente permet de \u00ab fondre \u00bb sur l'adversaire d'abord en allongeant  son bras puis en relevant son pied avant (l'adversaire peut voir le  dessous de soulier durant cette \u00e9tape) et en avan\u00e7ant celui-ci d'environ  90 centim\u00e8tres en poussant le plus fortement possible de la jambe  arri\u00e8re. Le genou avant doit demeurer align\u00e9 avec le pied (s'il est plus  avanc\u00e9 il y a d\u00e9s\u00e9quilibre). Cette action de l'allongement du bras  suivi de la fente est appel\u00e9 d\u00e9veloppement. Correctement ex\u00e9cut\u00e9e, la  touche s'ex\u00e9cute avant que le pied avant ne touche le sol \u00e0 la fin de la  fente. La vitesse et la puissance de ce mouvement en font une action  tr\u00e8s efficace. L'arme, si la touche est plac\u00e9e, prend une l\u00e9g\u00e8re  courbure que l'on appelle la fl\u00e8che. La fente peut avoir une s\u00e9quence  diff\u00e9rente en tenant compte de consid\u00e9rations tactiques plut\u00f4t que  techniques, par exemple l'allongement du bras peut se produire pendant  ou apr\u00e8s l'allongement de la jambe. En revanche, aux armes  conventionnelles (fleuret et sabre) une inversion de la s\u00e9quence  bras-jambes sera consid\u00e9r\u00e9 comme mal ex\u00e9cut\u00e9 et ne donnera pas la  priorit\u00e9 \u00e0 l'attaquant en cas de touche double.<br \/>\r\n<br \/>\r\nTout le jeu consiste alors \u00e0 surprendre son adversaire dans le rythme des d\u00e9placements et des attaques utilis\u00e9s.<br \/>\r\nCes d\u00e9placements servent aussi \u00e0 faire des feintes, simples ou  compos\u00e9es, pour tromper le tireur adverse. La feinte peut aussi \u00eatre  effectu\u00e9e en faisant une fausse attaque qui a pour effet de d\u00e9stabiliser  l'adversaire, puis une autre quand il prend la parade de la premi\u00e8re.<br \/>\r\n<br \/>\r\nEn compl\u00e9ment de ces fondamentaux on ajoutera les d\u00e9placements suivants:<br \/>\r\n<br \/>\r\n- Le bond avant et le bond arri\u00e8re qui s\u2019effectuent en lan\u00e7ant le pied  concern\u00e9 (avant ou arri\u00e8re). Il entra&icirc;ne alors le corps vers l'avant ou  l'arri\u00e8re. Les deux pieds doivent toucher le sol en m\u00eame temps.<br \/>\r\n- La passe avant (interdite au sabre parce qu'elle fut trop souvent  utilis\u00e9e pendant les assauts en \u00e9tant termin\u00e9e par la fl\u00e8che, faisant  ressembler les d\u00e9placements des sabreurs \u00e0 de la course de sprint plut\u00f4t  qu'\u00e0 de v\u00e9ritables d\u00e9placements d'escrime. Dans l'histoire de cette  arme, l'interdiction de la passe avant co\u00efncide presque avec  l'\u00e9lectrification du sabre et de tous les autres changements cons\u00e9cutifs  apport\u00e9s au r\u00e8glement) et la passe arri\u00e8re qui s\u2019effectuent en croisant  les jambes (Ces deux mouvement sont interdits au fleret jusqu'au  minimes).<br \/>\r\n- La ballestra, qui g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9c\u00e8de une fente (et au sabre, une  marche ou une double marche, proc\u00e9d\u00e9 fr\u00e9quemment utilis\u00e9 par les  sabreurs de l'ancienne URSS dans les ann\u00e9es 1980), est une sorte de bond  avant, sauf qu'au lieu de poser les deux pieds \u00e0 terre en m\u00eame temps,  le pied avant va faire un \u00ab appel \u00bb (c\u2019est-\u00e0-dire frapper fort du talon)  afin de d\u00e9stabiliser l'adversaire qui aura tendance \u00e0 avoir une  r\u00e9action de surprise.<br \/>\r\n- Le redoublement de fente s\u2019effectue \u00e0 la fin d\u2019une fente. Il y a le  redoublement arri\u00e8re qui consiste \u00e0 ramener son pied arri\u00e8re en position  de garde et \u00e0 se fendre \u00e0 nouveau tout en maintenant la pointe  mena\u00e7ante en direction de l'adversaire et en raccourcissant son bras  (sabre ou fleuret plut\u00f4t) ou non (\u00e9p\u00e9e plut\u00f4t). Moins utilis\u00e9 est le  redoublement avant. Lorsque l'on est fendu on ram\u00e8ne le pied avant pour  \u00eatre en position de garde et l'on se fend \u00e0 nouveau. Ce redoublement se  fait donc en restant au m\u00eame endroit et est surtout d\u00e9fensif pour par  exemple faire une parade riposte. Ce mouvement est tr\u00e8s technique et  demande une temps de r\u00e9action tr\u00e8s rapide.<br \/>\r\n- La fl\u00e8che (interdite au sabre), assur\u00e9ment le mouvement technique le  plus esth\u00e9tique et le plus redout\u00e9, a pour but de permettre au tireur  d'atteindre la cible qu'il souhaite en cr\u00e9ant une brutale rupture  temporelle, par une tr\u00e8s brusque acc\u00e9l\u00e9ration, et ce, \u00e0 partir d'une  distance de charge plus \u00e9lev\u00e9e que pour une fente. Elle s'ex\u00e9cute, en  mobilisant d'abord la main pour diriger l'arme vers la cible, d'o\u00f9, dans  le jargon des ma&icirc;tres d'armes, \u00ab la main d'abord \u00bb. En effet, une  brutale mobilisation du train inf\u00e9rieur avant que la main ne se d\u00e9place,  rend l'intention de l'attaquant plus facilement perceptible, l'expose \u00e0  une contre-attaque sur le d\u00e9part de l'action, et lui fait perdre du  temps. Cette action l\u00e9g\u00e8rement anticip\u00e9e de la main est, bien entendu  directement coordonn\u00e9e, dans une \u00ab unit\u00e9 du geste \u00bb, \u00e0 l'action  propulsive de la jambe avant, elle-m\u00eame combin\u00e9e de mani\u00e8re simultan\u00e9e  avec un crois\u00e9 de la jambe arri\u00e8re le plus loin devant possible, pour,  d'une part, compenser le fort d\u00e9s\u00e9quilibre avant cr\u00e9\u00e9 par la bascule du  buste (beaucoup plus prononc\u00e9e que pour une fente), et, d'autre part,  pour permettre \u00e0 l'escrimeur de reprendre son \u00e9quilibre en cas d'\u00e9chec  de l'attaque, afin de pouvoir parer une \u00e9ventuelle riposte ou un  contre-temps. Ce mouvement demande beaucoup de technique et de  pr\u00e9cision, \u00e0 tel point que les plus jeunes pratiquants n\u2019ont pas le  droit de l\u2019utiliser.<br \/>\r\n <br \/>\r\n<b>L'Attaque<\/b><\/p>\r\n<p>C'est l'action offensive initiale qui s'effectue en allongeant le  bras, la pointe mena\u00e7ant la surface valable et coordonn\u00e9e avec une  progression des appuis vers l'avant (fente, fl\u00e8che). Cette action donne  la priorit\u00e9 aux armes conventionnelles (fleuret et sabre).<br \/>\r\n <br \/>\r\nL'attaque peut \u00eatre  : simple (effectu\u00e9e en un seul temps) ou compos\u00e9e (pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d'une ou plusieurs feintes).<br \/>\r\n <br \/>\r\nIl existe 3 attaques simples:<br \/>\r\n- le coup droit (ou tir\u00e9 droit), comme son nom l'indique, est une touche port\u00e9e tout droit (en restant dans la m\u00eame ligne).<br \/>\r\n- le coup\u00e9, consiste \u00e0 changer sa lame de c\u00f4t\u00e9 par rapport \u00e0 la lame  adverse, en la contournant en passant par dessus la pointe, avant de  porter la touche.<br \/>\r\n- le d\u00e9gagement (ou d\u00e9gag\u00e9), consiste \u00e0 porter la touche apr\u00e8s avoir  chang\u00e9 sa lame de c\u00f4t\u00e9 par rapport \u00e0 la lame adverse en la contournant  par la coquille de l'adversaire.<br \/>\r\n <br \/>\r\nCes trois attaques simples peuvent avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es d'une ou  plusieurs feintes ; on parle alors d'attaques compos\u00e9es : les plus  utilis\u00e9es sont le &quot;une-deux&quot; et le &quot;doubl\u00e9&quot; (une feinte de d\u00e9gag\u00e9 ou de  coup\u00e9 suivi d'un d\u00e9gag\u00e9 (appel\u00e9 \u00ab trompement \u00bb qui consiste \u00e0 \u00e9viter la  parade adverse), la feinte de coup droit-d\u00e9gag\u00e9, la feinte de  coup\u00e9-coup\u00e9... tout ceci en changeant de ligne horizontale et\/ou  verticale et\/ou diagonale.<br \/>\r\n <br \/>\r\nL'attaque, simple ou compos\u00e9e, peut \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de pr\u00e9parations d'attaque. On distingue :<br \/>\r\n- les attaques au fer : elles ont pour objet d'\u00e9carter le fer adverse  sans forc\u00e9ment le ma&icirc;triser. On distingue : le battement (ou batt\u00e9), la  pression, le froissement.<br \/>\r\n- les prises de fer : elles ont pour objet d'\u00e9carter le fer adverse en  conservant la ma&icirc;trise jusqu'\u00e0 la touche. On distingue : l'opposition,  le liement, le crois\u00e9, l'enveloppement.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLe contact des fers, l'engagement, peut permettre au tireur avant  l'attaque de juger son adversaire et notamment de pr\u00e9voir ses coups. La  sensation tactile correspondante (plus efficace que le regard) se nomme  en escrime le sentiment du fer. Dans l'escrime moderne, l'engagement  devient de plus en plus rare, mais le &quot;sentiment du fer&quot; conserve sa  valeur lors des autres occasions de contacts des fers (parade, prise de  fer...).<\/p>\r\n<p><b>La Parade<\/b><\/p>\r\n<p>Il existe plusieurs moyens pour se d\u00e9fendre.<br \/>\r\nLe premier moyen de se d\u00e9fendre est la parade.  <br \/>\r\nLes parades sont des actions d\u00e9fensives dont le but est de s'assurer  d'obtenir la riposte et de toucher. Elles \u00e9cartent la lame adverse de la  cible. Les parades principales correspondent aux diverses positions de  la main, et sont au nombre de huit : la prime, la seconde, la tierce, la  quarte, la quinte, la sixte, la septime et l'octave.<br \/>\r\n <br \/>\r\nOn distingue les parades principales selon la position de l'avant-bras.  En supination, ce sont les parades de sixte (position de la garde dans  les armes de pointe), quarte, septime, octave. Dans toutes ces  positions, le pommeau de l'arme est au-dessus de la main. En pronation,  ce sont les parades de prime, seconde, tierce (position de la garde au  sabre) et quinte. Dans ces positions, le pommeau est sous la main.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLes parades circulaires (par exemple le contre-de-sixte) consistent en  un mouvement circulaire de la lame se terminant dans la position de  d\u00e9part (en sixte pour un contre-de-sixte, en quarte pour un  contre-de-quarte, etc.). Ce mouvement circulaire permet d'intercepter la  lame adverse et de la bloquer dans la position d'arriv\u00e9e, pour ensuite  conduire la riposte. \u00c0 chaque parade correspond ainsi une parade  circulaire. La plus usit\u00e9e est le contre-de-sixte (au fleuret et \u00e0  l'\u00e9p\u00e9e), action redoutable et particuli\u00e8rement efficace si le tireur  l'ex\u00e9cute avec la rapidit\u00e9 n\u00e9cessaire.<br \/>\r\n- la retraite permet d'\u00e9viter de se faire toucher en gardant l'adversaire \u00e0 distance.<br \/>\r\n- l'esquive est un mouvement qui \u00e9carte une partie de son corps afin de ne pas \u00eatre touch\u00e9.<br \/>\r\n- la contre-attaque (le plus souvent en \u00e9p\u00e9e) permet de toucher avant l'adversaire sur son attaque sans \u00e9carter sa lame.<br \/>\r\n <br \/>\r\nLes parades au Sabre sont :<br \/>\r\n- La tierce - La quarte - La quinte - La seconde - La prime.<\/p>\r\n<p><b>La Riposte<\/b><\/p>\r\n<p>Au fleuret ainsi qu'au sabre, la parade donne la priorit\u00e9 \u00e0 l'attaque  qui la suit et que l'on nomme riposte, action offensive destin\u00e9e \u00e0  toucher l'adversaire apr\u00e8s la mise en \u00e9chec de son attaque. Cette  riposte peut \u00e9galement \u00eatre par\u00e9e. La contre riposte est alors l'action  offensive qui suit la parade de la riposte, et ainsi de suite\u2026 Si la  riposte est attendue (environ 1 seconde), le tireur perd la priorit\u00e9 on  appelle \u00e7a le temps d'escrime.<br \/>\r\nSi la parade n'est pas suivie d'une riposte, le tireur qui a par\u00e9 peut  subir une remise d'attaque (dangereuse car il est alors difficile  d'ex\u00e9cuter plusieurs parades successivement). Il appartient \u00e0 l'arbitre  d'appr\u00e9cier, suite \u00e0 une parade, l'intervalle de temps pendant lequel la  riposte peut \u00eatre effectu\u00e9e en conservant sa priorit\u00e9. Ce laps de temps  n'est pas d\u00e9fini strictement : on parle de &quot;temps d'escrime&quot; pour  d\u00e9signer la fraction de seconde n\u00e9cessaire \u00e0 un escrimeur pour ex\u00e9cuter  une action simple, telle que l'allongement du bras par exemple. Ainsi,  une riposte imm\u00e9diate (dans le temps d'escrime) doit \u00eatre jug\u00e9e  prioritaire sur la remise d'attaque.<br \/>\r\n <br \/>\r\n\u00c0 l'\u00e9p\u00e9e, il n'y a pas de &quot;priorit\u00e9&quot;.<br>\n<\/p>\r\n<p><b>Lexique <\/b>:<br \/>\r\n Assaut : Int\u00e9gralit\u00e9 d\u2019un combat entre deux escrimeurs.<br \/>\r\n Attaque : action offensive initiale ex\u00e9cut\u00e9e en allongeant le bras  et port\u00e9e avec un mouvement progressif (fente, fl\u00e8che, etc.). Elle peut  \u00eatre simple ou compos\u00e9e, renforc\u00e9e d\u2019actions sur le fer adverse.<br \/>\r\n Attaque (compos\u00e9e) : l\u2019attaque est compos\u00e9e lorsqu\u2019elle comprend une ou plusieurs feintes d\u2019attaque.<br \/>\r\n Attaque (en marchant) : on devrait dire \u201cattaque par marche et  fente, ou par marche et fl\u00e8che\u201d (Cette expression vient de la concision  de certains commandements : une, deux, en marchant, doublez en marchant,  au lieu de feinte de d\u00e9gagement en marchant, trompez les contres).<br \/>\r\n Attaque (dans l\u2019attaque) : Locution erron\u00e9e utilis\u00e9e \u00e0 la place de contre-attaque.<br \/>\r\n Attaque (fausse) : attaque simple ou compos\u00e9e, incompl\u00e8tement  d\u00e9velopp\u00e9e, destin\u00e9e \u00e0 faire r\u00e9agir l\u2019adversaire pour tirer parti de ses  r\u00e9actions.<br \/>\r\n Attaque (simple) : action offensive, directe ou indirecte, ex\u00e9cut\u00e9e  en un seul temps et coordonn\u00e9e avec la fente ou la fl\u00e8che ou la marche.  Elle est directe quand elle est port\u00e9e dans la m\u00eame ligne (coup droit) ;  indirecte quand elle est port\u00e9e d\u2019une ligne dans une autre par-dessus  ou par-dessous la lame adverse (coup\u00e9, d\u00e9gagement).<br \/>\r\n Avanc\u00e9es : (E.S.) terme qui d\u00e9finit toute partie situ\u00e9e en avant de la t\u00eate et du tronc (main, avant-bras, etc.)<br \/>\r\n Borsody : (Sabre) ma&icirc;tre hongrois, cr\u00e9ateur d\u2019un syst\u00e8me d\u00e9fensif encore appel\u00e9 premier syst\u00e8me (tierce, quarte, quinte).<br \/>\r\n Carton jaune : Carton de l\u2019arbitre signifiant qu\u2019un avertissement est donn\u00e9 \u00e0 un escrimeur enfreignant une r\u00e8gle.<br \/>\r\n Carton noir : Carte de l\u2019arbitre signifiant l\u2019expulsion d\u2019un escrimeur.<br \/>\r\n Carton rouge : Carte de l\u2019arbitre signifiant une touche de p\u00e9nalit\u00e9 \u00e0  l\u2019encontre d\u2019un escrimeur pour une infraction aux r\u00e8gles.<br \/>\r\n Caver : attaquer, riposter, contre-attaquer en cavant, c\u2019est porter  une action offensive ou contre-offensive avec un d\u00e9placement exag\u00e9r\u00e9 de  la main dans la ligne o\u00f9 se termine cette action (du latin \u201ccavus\u201d :  creux).<br \/>\r\n Contre : parade o\u00f9 la pointe d\u00e9crit un mouvement circulaire pour  ramener la lame adverse dans la ligne oppos\u00e9e \u00e0 la ligne de l\u2019offensive.<br \/>\r\n Coquille : partie m\u00e9tallique circulaire et convexe destin\u00e9e \u00e0 prot\u00e9ger la main.<br \/>\r\n Corps \u00e0 corps : Mouvement impliquant un contact corporel, dans  lequel deux escrimeurs sont engag\u00e9s de sorte qu\u2019aucun d\u2019entre eux ne  peut utiliser son arme.<br \/>\r\n D\u00e9gagement : action offensive simple, qui consiste \u00e0 quitter la  ligne dans laquelle on se trouve pour toucher dans une autre. A partir  de la ligne haute, le d\u00e9gagement se fait par-dessous la lame adverse, \u00e0  partir de la ligne basse, par-dessus.<br \/>\r\n Demi-cercle : (F.E.) le demi-cercle ou septime haute ou encore  septime enlev\u00e9e, est une parade semi-circulaire qui, prise depuis la  garde de sixte (ou de tierce), ram\u00e8ne la lame adverse vers le haut.<br \/>\r\n Double (coup) : on dit qu\u2019il y a \u201ccoup double\u201d (autrefois coup pour  coup ou coup fourr\u00e9), lorsque les deux tireurs se touchent ensemble. Ils  sont, au fleuret et au sabre, d\u00e9partag\u00e9s par l\u2019application des  conventions. A l\u2019\u00e9p\u00e9e, ils sont tous les deux d\u00e9clar\u00e9s \u201ctouch\u00e9s\u201d.<br \/>\r\n Estoc : terme ancien d\u00e9signant un coup port\u00e9 par la pointe de l\u2019arme (l\u2019\u00e9p\u00e9e ou fleuret).<br \/>\r\n Esquive : mani\u00e8re d\u2019\u00e9viter un coup par un d\u00e9placement rapide du corps.<br \/>\r\n Garde : Partie perpendiculaire d\u2019une \u00e9p\u00e9e entre la lame et la  poign\u00e9e qui prot\u00e8ge la main au combat ; \u00e9galement appel\u00e9e &quot; coquille &quot;.<br \/>\r\n Ligne d\u2019avertissement : Ligne situ\u00e9e deux m\u00e8tres \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la  ligne arri\u00e8re avertissant l\u2019escrimeur qu\u2019il approche de l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de  la piste.<br \/>\r\n Ligne de garde : Ligne de chaque c\u00f4t\u00e9 de la ligne m\u00e9diane o\u00f9 un escrimeur se tient pour commencer ou reprendre un assaut.<br \/>\r\n Ligne m\u00e9diane : Ligne traversant la piste, ou terrain de jeu, la divisant en deux moiti\u00e9s.<br \/>\r\n Parade : Action d\u00e9fensive au cours de laquelle un escrimeur bloque  la lame de son adversaire. Action d\u00e9fensive au cours de laquelle un  escrimeur bloque la lame de son adversaire.<br \/>\r\n P\u00e9nalit\u00e9 de un m\u00e8tre : P\u00e9nalit\u00e9 en vertu de laquelle l\u2019action est  d\u00e9plac\u00e9e un m\u00e8tre plus loin sur la piste pour l\u2019attaquant avant la  reprise d\u2019un assaut.<br \/>\r\n Plastron : V\u00eatement de protection port\u00e9 sous la veste d\u2019un escrimeur.<br \/>\r\n Pointe : Extr\u00e9mit\u00e9 de la lame, qui doit toucher la zone de cible de l\u2019adversaire pour valoir un point. <br \/>\r\n Prime : Premi\u00e8re des huit positions de d\u00e9fense en escrime.<br \/>\r\n Priorit\u00e9 : R\u00e8gle \u00e9tablie pour \u00e9liminer virtuellement tout attaque  simultan\u00e9e entre deux escrimeurs au fleuret ou au sabre, d\u2019apr\u00e8s  laquelle l\u2019arbitre est autoris\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer qui attaquait \u00e0 un moment  et b\u00e9n\u00e9ficiait donc de la &quot; priorit\u00e9 &quot; pour marquer un point.<br \/>\r\n Redoublement : Attaquer un adversaire une deuxi\u00e8me fois apr\u00e8s que celui-ci a manqu\u00e9 sa contre-attaque.<br \/>\r\n Remise : Nouvelle attaque imm\u00e9diatement apr\u00e8s que l\u2019adversaire a bloqu\u00e9 une premi\u00e8re attaque.<br \/>\r\n Reprise de garde : Replacement en position de garde apr\u00e8s une fente.<br \/>\r\n Riposte : Contre-attaque d\u2019un escrimeur qui vient juste de bloquer une attaque de son adversaire.<br \/>\r\n Santelli : (S) ma&icirc;tre italien ayant enseign\u00e9 en Hongrie, cr\u00e9ateur  d\u2019un syst\u00e8me d\u00e9fensif appel\u00e9 2e syst\u00e8me (seconde, prime, quinte).<br \/>\r\n Simple : Se dit d\u2019une action en un seul mouvement, comme dans une attaque ou une riposte impliquant un seul mouvement.<br \/>\r\n Simultan\u00e9e : R\u00e8gle selon laquelle il n\u2019y a pas de touche lorsque  deux escrimeurs au fleuret ou au sabre se touchent en m\u00eame temps lors  d\u2019une attaque, un redoublement ou une remise.<br \/>\r\n Touche : Point marqu\u00e9 par une touche avec le bout de la lame d\u2019une  \u00e9p\u00e9e ou d\u2019un fleuret ou le tranchant de la lame en sabre, sur une partie  du corps de l\u2019adversaire faisant partie de la cible.<br \/>\r\n Touche (Effectuer une) : Frapper de la pointe de l\u2019arme ou couper avec la lame du sabre, et marquer un point.<br \/>\r\n Touche de p\u00e9nalit\u00e9 : Touche accord\u00e9e \u00e0 un escrimeur lorsque l\u2019adversaire, apr\u00e8s un avertissement, commet une faute grave.<br \/>\r\n<br \/>\r\n <\/p>\r\nCopyright Spoorts<\/div>","date":null,"sport":"Escrime","image":"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Anneaux Olympiques.jpg"}