{"id":78,"type":"sport","titre":"Escalade","contenu":"<div class=\"grid grid-cols-1 md:grid-cols-3 gap-6 mb-8\"><div class=\"bg-blue-50 rounded-xl p-6 text-center\"><div class=\"text-3xl font-bold text-blue-900\">4<\/div><div class=\"text-gray-600\">Articles<\/div><\/div><div class=\"bg-green-50 rounded-xl p-6 text-center\"><div class=\"text-3xl font-bold text-green-900\">26<\/div><div class=\"text-gray-600\">Sportifs<\/div><\/div><div class=\"bg-orange-50 rounded-xl p-6 text-center\"><div class=\"text-3xl font-bold text-orange-900\">3<\/div><div class=\"text-gray-600\">\u00c9v\u00e9nements<\/div><\/div><\/div><h3 class=\"text-xl font-bold mt-6 mb-3 text-gray-900\">R\u00e8glement et historique<\/h3><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-6\"><p><img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escalade81360(1).jpg\" \/><\/p>\r\n<p><b>L\u2019escalade<\/b><\/p>\r\n\r\n<p><b>Historique<\/b><\/p>\r\n<p>Ce sport tr\u00e8s pris\u00e9 depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es consiste \u00e0 grimper \u00e0 mains nues des falaises, rochers ou autres parois verticales. <\/p>\r\n<p>Il faut remonter \u00e0 la fin du 19e si\u00e8cle pour trouver les racines de l'escalade, que ce soit en bloc ou en falaise. Fontainebleau en France, le Lake District en Angleterre et Dresde en Allemagne de l'est sont les berceaux de l'escalade rocheuse.<br \/>\r\nL'escalade a cependant longtemps (jusqu'aux ann\u00e9es 1970) souffert de la popularit\u00e9 et de la m\u00e9diatisation de l'alpinisme. Il y avait davantage de gloire \u00e0 se hisser sur les plus hauts sommets alpins et himalayens que sur une falaise ou un bloc.<br \/>\r\nEn France l'escalade est petite soeur de l'alpinisme ; elle ne sert la plupart du temps qu'\u00e0 se pr\u00e9parer pour aller en montagne. La r\u00e9alit\u00e9 sportive et spirituelle de l'escalade rocheuse ne sera pressentie que par quelques grimpeurs hors norme et g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9s comme marginaux.<br \/>\r\nParmi ceux qui ont marqu\u00e9 l'escalade :<br \/>\r\n- L'autrichien Paul Preuss qui, en 1911, r\u00e9alise seul et sans assurage une grande premi\u00e8re en rocher. Partisan de l'escalade en solo sans corde et sans pitons, il est devenu c\u00e9l\u00e8bre pour ses ascensions en solo.<br \/>\r\n- L'allemand Hans Dulfer qui d\u00e9montre d\u00e8s 1913 ses prouesses en solo (avec l'usage des pitons, des mousquetons et de la corde). Il est \u00e0 l'origine de multiples techniques d'escalade (progression en opposition sur une fissure) dont celle qui porte aujourd'hui son nom.<br \/>\r\n- L'italien Emilio Comici qui dans les ann\u00e9es 1930 enrichit l'escalade d'une nouvelle dimension : l'esth\u00e9tisme. Il a ouvert une vingtaine de premi\u00e8res en escalade.<br \/>\r\n- Le fran\u00e7ais Pierre Allain, le p\u00e8re de l'escalade moderne.  Il est l\u2019inventeur de nombreuses innovations techniques majeures de l\u2019alpinisme : \u00e9quipements en duvet, mousqueton d\u2019escalade l\u00e9ger et asym\u00e9trique, chausson d\u2019escalade PA, descendeur de rappel, d\u00e9crocheur, \u00e9chelles.<br \/>\r\n- L'autrichien Hermann Buhl vers 1950 brisera un mythe en r\u00e9alisant dans un temps record la voie Cassin au Piz Badile en Italie. <br \/>\r\n- Le belge Claudio Barbier dans les ann\u00e9es soixante va stup\u00e9fier le monde en r\u00e9alisant des encha&icirc;nements insens\u00e9s dans de grandes voies rocheuses mythiques des Dolomites.<br \/>\r\n- L'am\u00e9ricain John Gill, math\u00e9maticien de formation, qui va pousser la pratique du bloc jusqu'\u00e0 r\u00e9aliser des passages d'une grande difficult\u00e9 en cr\u00e9ant des nouvelles techniques avec des mouvements inspir\u00e9s de la gymnastique. Il fut le premier \u00e0 utiliser la magn\u00e9sie afin de faciliter l'adh\u00e9rence sur les prises.<br \/>\r\n<br \/>\r\nIl faudra attendre les ann\u00e9es 60 pour que le ph\u00e9nom\u00e8ne escalade prenne une v\u00e9ritable identit\u00e9.<br \/>\r\nAux Etats-Unis, l'escalade libre de haut niveau se d\u00e9veloppe notamment en Californie dans le parc Yosemite qui va devenir la mecque de l'escalade \u00ab new wave \u00bb.<br \/>\r\nDans les ann\u00e9es 1970, en Allemagne de l'ouest dans le Franken Jura, en Italie, en Angleterre et en Allemagne de l'est ( lieux de naissance historiques de l'activit\u00e9), l'escalade libre gagne peu \u00e0 peu du terrain sur l'alpinisme.<br \/>\r\nL'escalade va se d\u00e9velopper en France dans les ann\u00e9es 1980.<br \/>\r\nLes traditions en France consistent jusqu'alors \u00e0 utiliser pour grimper tous les moyens possibles : prises du rocher bien entendu mais aussi points d'assurage. Le jeu du libre pr\u00f4n\u00e9 par les puristes interdit alors l'utilisation de moyens artificiels pour l'escalade. Ce qui va d\u00e9clencher une vive pol\u00e9mique entre ceux qui refusaient ce jeu et ceux qui le d\u00e9fendaient bec et ongle.<br \/>\r\nParmi eux Jean Claude Droyer qui fut le premier \u00e0 avoir escalad\u00e9 le Triomphe d'Eros situ\u00e9 dans les gorges du Verdon, en 1975. <br \/>\r\nLa m\u00e9diatisation de Patrick Edlinger, r\u00e9put\u00e9 pour ses ascensions en solo int\u00e9gral dans les ann\u00e9es 1980, marquera d\u00e9finitivement l'imaginaire collectif... l'escalade sportive est d\u00e9sormais install\u00e9e.<\/p>\r\n\r\n<p><b>Il en existe deux formes d'escalade<\/b> :<\/p>\r\n<p>- <b>L\u2019escalade en nature<\/b> : falaises, rochers, calanques, cascades de glace (dry tooling), etc.. Exemples : falaises du Yosemite Park en Californie (El Capitan), les gorges du Verdon en France.<\/p>\r\n<p>- <b>L\u2019escalade en salle sur des murs artificiels <\/b>(dalles, d\u00e9vers, pans ou toit) pouvant atteindre entre 20 et 40 m\u00e8tres de haut (le record fran\u00e7ais est de 46 m\u00e8tres en fa\u00e7ade d\u2019immeuble \u00e0 Vaulx-en-Velin pr\u00e8s de Lyon), 16 m\u00e8tres de large et avec plus de 10 m\u00e8tres d\u2019avanc\u00e9e surplombante.<\/p>\r\n<p>Cette derni\u00e8re discipline s'est d\u00e9velopp\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990.<\/p>\r\n<p>La F\u00e9d\u00e9ration Internationale d'Escalade a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en janvier 2007 par 48 f\u00e9d\u00e9rations nationales (actuellement 76 membres). Elle organise tous les deux ans le championnat du monde ainsi chaque ann\u00e9e la Coupe du monde qui se d\u00e9roule en plusieurs \u00e9tapes. Reconnu par le Comit\u00e9 Olympique International, l'escalade pourra devenir sport olympique (comme le squash, le karat\u00e9 et le roller) en 2020 dans la discipline 'difficult\u00e9'. D\u00e9cision en septembre 2013.<\/p>\r\n<p>A noter que l'escalade sur glace est g\u00e9r\u00e9 par l'UIAA (l\u2019Union Internationale des Associations d\u2019Alpinisme).<\/p>\r\n<p>La F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise de la Montagne et de l'Escalade (FFME) a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1945. Elle dirige six sports : l'alpinisme, l'escalade, le canyonisme, la raquette \u00e0 neige, le ski-alpinisme et la randonn\u00e9e. Elle compte actuellement 82 000 licenci\u00e9s et 1100 clubs.<\/p>\r\n<p> <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escalade84639.jpg\" \/><\/p>\r\n<p><b>Il y a trois types de comp\u00e9tition :<\/b><\/p>\r\n<p>- Les \u00e9preuves de vitesse effectu\u00e9es en parall\u00e8le. Les grimpeurs avalent le plus vite possible une voie type d\u2019une difficult\u00e9 moyenne .<\/p>\r\n<p>- Les \u00e9preuves de blocs (ou bouldering). C'est un encha&icirc;nement de difficult\u00e9s sur des hauteurs limit\u00e9es. Les escaladeurs doivent grimper sans corde six blocs d'une hauteur de 5 m (six minutes pour monter un bloc avec six minutes de repos entre chaque bloc). Le vainqueur d'une telle \u00e9preuve est celui qui en grimpe le plus.<\/p>\r\n<p>- Les \u00e9preuves de difficult\u00e9 sur des murs d\u2019environ 25 m\u00e8tres \u00e0 l'aide d'une corde. Aller le plus haut possible dans des voies o\u00f9 les difficult\u00e9s s'encha&icirc;nent. Seul la hauteur atteinte est prise en compte.<\/p>\r\n<p>Pour mesurer les difficult\u00e9s, il existe une \u00e9chelle de degr\u00e9s allant de 3 (simple) \u00e0 9 (extr\u00eame) avec des sous-graduations (a, b et c). Cette \u00e9chelle est \u00e9tablie par celui qui atteint le premier une voie. Elle d\u00e9pend de la structure de la paroi, du danger, de la difficult\u00e9, etc.<\/p>\r\n\r\n<p><b>Bon \u00e0 savoir<\/b> :<\/p>\r\n<p>Le premier championnat de France d\u2019escalade fut organis\u00e9 en 1988.<\/p>\r\n<p>La France compte quelques 1 100 clubs pour accueillir 5 000 comp\u00e9titeurs d'escalade.<\/p>\r\n<p>La France a vu le sacre de six champions du monde (hommes ou femmes) depuis 1990.<\/p>\r\n\r\n<p>Pour plus de renseignements, contactez la F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise de la montagne et de l\u2019escalade.<\/p>\r\n<p> <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscaladeViaFerrata83502(1).jpg\" \/><\/p>\r\n<p><b>La \u201cVia Ferrata\u201d <\/b>(en italien \u201cvoie ferr\u00e9e\u201d) est n\u00e9e dans la cha&icirc;ne de montagne italienne, les Dolomites longeant la fronti\u00e8re autrichienne. On y trouve un nombre impressionnant de terrasses horizontales qui sont s\u00e9par\u00e9es par des murs ou parois verticales. Equip\u00e9es d\u2019\u00e9chelons et de c\u00e2bles lors de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, on pouvait ainsi connecter les diverses terrasses et facilement atteindre les sommets. Adapt\u00e9 aux escaladeurs amateurs (les parois sont \u00e9quip\u00e9es de protections fixes), il existe actuellement un nombre croissant (env. 70) de r\u00e9seaux de \u201cvoies ferr\u00e9es\u201d dans les massifs fran\u00e7ais cot\u00e9s de F (facile), PD (peu difficile), D (difficile), TD (tr\u00e8s difficile) ou ED (extr\u00eamement difficile).<\/p>\r\n\r\n<p>Lexique<\/p>\r\n<p><b>A<\/b><br \/>\r\nAlpenstock :Sorte de canne \u00e0 embout ferr\u00e9 qui peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme l'anc\u00eatre du piolet.<br \/>\r\nAmarrage :Point permettant au grimpeur d'installer une d\u00e9gaine ou un relais, ce dernier \u00e9tant pr\u00e9f\u00e9rablement constitu\u00e9 d'au moins deux ancrages. Un amarrage naturel est un point d'amarrage sans mat\u00e9riel m\u00e9tallique, comme un arbre, un bequet rocheux ou une lunule.<br \/>\r\nAncrage : Tout syst\u00e8me permettant de relier le grimpeur ou la corde \u00e0 la paroi<br \/>\r\nApr\u00e8s travail : Essai ou r\u00e9alisation d'une voie soit apr\u00e8s l'avoir reconnue en la gravissant en t\u00eate ou en moulinette, sans autre objectif que la recherche des prises \u00e0 utiliser ou l'apprentissage des mouvements n\u00e9cessaires, soit apr\u00e8s d'autres tentatives infructueuses (y compris un essai ... \u00ab \u00e0 vue \u00bb).<br \/>\r\nArqu\u00e9e : Type de prise qui ne peut \u00eatre tenue qu'en exer\u00e7ant une pression sur la prise avec les doigts maintenus pli\u00e9s et le plus souvent en refermant le pouce sur l'index pour \u00ab verrouiller \u00bb les doigts.<br \/>\r\nArtif : Oppos\u00e9e \u00e0 l'escalade libre. Escalade o\u00f9 des points d'ancrage sont utilis\u00e9s pour la progression, en s'y tractant ou en y accrochant des sangles ou des \u00e9triers.<br \/>\r\nAssurer : Contr\u00f4ler le d\u00e9filement de la corde utilis\u00e9e par le grimpeur pour assurer sa s\u00e9curit\u00e9.<br \/>\r\n\u00c0 vue : Essai ou r\u00e9alisation d'une voie sans l'avoir jamais reconnue auparavant, ni sans avoir jamais vu un autre grimpeur tenter de la gravir. Du parfait respect de cette derni\u00e8re r\u00e8gle d\u00e9pend la qualit\u00e9 d'une r\u00e9alisation \u00e0 vue. Certaines voies se pr\u00eatent plus \u00e0 \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 vue que d'autres, de par la nature du rocher ou la pr\u00e9sence ou non de traces de magn\u00e9sie laiss\u00e9s par les grimpeurs l'ayant gravie auparavant.<br \/>\r\nA\u00e9rien : Endroit o\u00f9 l'on a l'impression d'\u00eatre entour\u00e9 de vide.<br \/>\r\n<b>B<\/b><br \/>\r\nBaudrier : Ensemble de sangles enserrant la taille et les cuisses permettant de s'attacher \u00e0 une corde.<br \/>\r\nBac : Grosse prise confortable sur laquelle on tient ais\u00e9ment. (Un bac pour les pieds s'appelle une marche...)<br \/>\r\nBidoigt (ou \u00ab bi \u00bb) : Prise qui ne peut \u00eatre tenue qu'en utilisant deux doigts (le plus souvent index et majeur, on parle alors de Bidoigt \u00ab fusil \u00bb, parfois majeur et annulaire).<br \/>\r\nBloc : Tr\u00e8s courte voie (3 ou 4 m\u00e8tres maxi) de quelques mouvements (une dizaine au maximum) non \u00e9quip\u00e9e et escalad\u00e9e sans \u00eatre assur\u00e9. Un matelas (crash-pad) peut \u00eatre pos\u00e9 en dessous de la voie. La r\u00e9alisation d'un bloc n\u00e9cessite pr\u00e9cision gestuelle et force dite \u00ab pure \u00bb.<br \/>\r\nBouteilles: Se dit des avant-bras d'un grimpeur lorsque, satur\u00e9s par l'acide lactique, ils deviennent lourds, durs et douloureux.<br \/>\r\nBroche scell\u00e9e : Anneau m\u00e9tallique fix\u00e9 dans la paroi afin d\u2019y accrocher une d\u00e9gaine. Elle est constitu\u00e9e d\u2019une unique pi\u00e8ce en forme d\u2019anneau prolong\u00e9 d\u2019une tige cette derni\u00e8re est scell\u00e9e \u00e0 l\u2019aide d\u2019une colle chimique. (cf spit)<br \/>\r\nBut (prendre un \u00ab but \u00bb) : Devoir redescendre d'une voie sans avoir pu atteindre son sommet (vient de \u00ab buter contre un obstacle \u00bb). Supr\u00eame humiliation pour tout grimpeur.<br \/>\r\nBastion : Dans une paroi, promontoire rocheux difficile \u00e0 passer.<br \/>\r\n<b>C<\/b><br \/>\r\nCake : Autre terme pour d\u00e9signer la magn\u00e9sie.<br \/>\r\nCarre externe : Se dit d'une position de pied consistant \u00e0 poser le pied sur la prise en utilisant le bord ext\u00e9rieur du chausson et en tournant la cheville pour que le pied soit parall\u00e8le au rocher.<br \/>\r\nCarre interne : Position de pied oppos\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente.<br \/>\r\nChaussons : Nom donn\u00e9 aux chaussures d\u2019escalade, dot\u00e9s d\u2019une semelle en gomme afin d\u2019augmenter l\u2019adh\u00e9rence, ils doivent bien tenir le pied afin d\u2019en augmenter la pr\u00e9cision. Les chaussons d'escalade pr\u00e9sentent une asym\u00e9trie plus ou moins prononc\u00e9e suivant le mod\u00e8le. En g\u00e9n\u00e9ral les grimpeurs confirm\u00e9s opteront pour des chaussons plus asym\u00e9triques et donc plus pr\u00e9cis. L\u2019utilisation intensive des chaussons d\u2019escalade pendant de nombreuses ann\u00e9es peut entra&icirc;ner une d\u00e9formation et une atrophie des orteils.<br \/>\r\nCha&icirc;ne : Autre terme pour d\u00e9signer un relais.<br \/>\r\nCheville : Pi\u00e8ce m\u00e9tallique \u00e0 pas de vis femelle destin\u00e9e \u00e0 recevoir une plaquette. Les chevilles autoforeuses peuvent \u00eatre plac\u00e9es sans mat\u00e9riel motoris\u00e9.<br \/>\r\nClipper : Mousquetonner (le terme se dit plut\u00f4t lorsqu'il s'agit de mousquetonner le relais d'une voie).<br \/>\r\nCoinceur : Pi\u00e8ce (g\u00e9n\u00e9ralement) m\u00e9tallique utilis\u00e9e en montagne et en terrain d\u2019aventure, se coin\u00e7ant dans les fissures du rocher et permettant de cr\u00e9er des points d\u2019assurage mobiles et r\u00e9cup\u00e9rables. Voir la page sur les coinceurs.<br \/>\r\nColler : Caract\u00e9rise de bonnes conditions d'adh\u00e9rence du rocher (d\u00e9pendent des conditions m\u00e9t\u00e9o: temps frais sec, voire avec du vent).<br \/>\r\nColonnette (ou \u00ab colo \u00bb) : Structure de rocher n\u00e9e du m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne que celui donnant naissance aux stalactites faisant penser \u00e0 un tronc d'arbre p\u00e9trifi\u00e9 de petit diam\u00e8tre accol\u00e9 \u00e0 la falaise. Sch\u00e9matiquement, se gravit en d\u00e9pla\u00e7ant les mains verticalement les unes au-dessus des autres tout en la pin\u00e7ant.<br \/>\r\nContinuit\u00e9 (ou \u00ab conti \u00bb) : Capacit\u00e9 physique, ou type d'effort, s'apparentant \u00e0 de l'endurance. Une voie dite \u00ab de continuit\u00e9 \u00bb ou \u00ab voie continue \u00bb est une voie tr\u00e8s longue (plus de 20 ou 30 m) n\u00e9cessitant pour \u00eatre gravie un effort dont la dur\u00e9e peut d\u00e9passer la vingtaine de minutes.<br \/>\r\nCorde tendue : Technique dans laquelle les deux membres de la cord\u00e9e progressent simultan\u00e9ment, la corde \u00e9tant tendue entre eux, et pass\u00e9e en principe dans un ou plusieurs points d'ancrage, ou de part et d'autres de becquets dans le cas d'une progression sur une ar\u00eate. Cette technique permet de gagner du temps tout en gardant une certaine s\u00e9curit\u00e9 dans les sections plus faciles d'une voie, par rapport \u00e0 la progression par longueurs de cordes avec relais, dans laquelle les grimpeurs progressent et s'assurent alternativement.<br \/>\r\nCouenne : Voie courte (une dizaine de m\u00e8tres) \u00e9quip\u00e9e s'apparentant souvent \u00e0 une tr\u00e8s haute voie de bloc, les ancrages en plus.<br \/>\r\nCrawl : Mouvement consistant \u00e0 atteindre avec une main une prise situ\u00e9e \u00e0 l'oppos\u00e9 de l'autre main en pla\u00e7ant le corps, par un positionnement adapt\u00e9 des pieds, plus ou moins horizontal. Un \u00ab crawl \u00bb est souvent g\u00e9n\u00e9rateur d'un mouvement de balancier difficile \u00e0 contr\u00f4ler (&quot;porte de grange&quot;). (Mouvement n\u00e9cessaire pour r\u00e9aliser le crux de la voie R\u00eave de Papillon \u00e0 Buoux).<br \/>\r\nCroix (Faire une Croix) : R\u00e9ussir l'enchainement d'une voie (ou la \u00ab r\u00e9aliser \u00bb)... L'expression vient de l'habitude qu'avaient certains grimpeurs de cocher les voies qu'ils avaient r\u00e9alis\u00e9es dans les topos o\u00f9 elles \u00e9taient d\u00e9crites.<br \/>\r\nCroute : Se dit d'une prise assez mauvaise, souvent petite et fuyante.<br \/>\r\nCrux : Le Crux d'une voie correspond au passage cl\u00e9, \u00e0 la s\u00e9quence de mouvements la plus difficile ou la plus al\u00e9atoire.<br \/>\r\nCrochetage : (De) pointe ou (de) talon. Dans ce type de mouvement, la pointe ou le talon vont faciliter le rapprochement du corps du grimpeur du mur. Le Crochetage de pointe peut \u00eatre utilis\u00e9 dans des toits ou de gros D\u00e9vers tandis que les crochetages talon seront plus utilis\u00e9s dans des D\u00e9vers moindres car il faut que le talon puisse tenir sur la prise malgr\u00e9 l'inclinaison.<br \/>\r\n<b>D<\/b><br \/>\r\nDalle : Type de mur n'allant pas au-del\u00e0 de la verticale, tr\u00e8s lisse et ayant pour seules prises des grates et autres \u00ab chiures \u00bb. Une Dalle est souvent inclin\u00e9e dans le \u00ab bon \u00bb sens, ce qui rend les chutes tr\u00e8s r\u00e2peuses...<br \/>\r\nD\u00e9gaine : Une d\u00e9gaine est constitu\u00e9e de deux mousquetons reli\u00e9s par une sangle.<br \/>\r\nD\u00e9layer : Faire baisser le niveau d'acide lactique contenu dans les bras en les secouant alternativement tout en se tenant aux prises. D\u00e9layer est souvent n\u00e9cessaire avant d'aborder une section plus difficile d'une voie.<br \/>\r\nDerviche : Mouvement consistant \u00e0 atteindre une prise de main en croisant une main sous l'autre bras et en passant la t\u00eate sous ce m\u00eame bras. (Mouvement n\u00e9cessaire pour r\u00e9aliser le crux de la voie La Rose et le Vampire \u00e0 Buoux)<br \/>\r\nD\u00e9part assis : Position du grimpeur au d\u00e9marrage d'un bloc lorsque ses fesses sont en contact avec le sol.<br \/>\r\nD\u00e9vers : Mur dont l'inclinaison est au-del\u00e0 de la verticale.<br \/>\r\nDescendeur : Objet g\u00e9n\u00e9ralement en m\u00e9tal, permettant de descendre le long d\u2019une corde en double ou en simple gr\u00e2ce \u00e0 l'effet de freinage modulable qu'il permet d'obtenir sur le d\u00e9filement de la corde. Il existe de nombreuses sortes de descendeur, le plus connu est le huit. Certains d'entre eux peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour assurer un grimpeur.<br \/>\r\nDi\u00e8dre : Falaise ou mur o\u00f9 deux pans verticaux se rejoignent \u00e0 la fa\u00e7on d'un livre ouvert.<br \/>\r\nDirectissime : Voie d'ascension d'un sommet la plus directe.<br \/>\r\nDynamique : Assurage dynamique par opposition \u00e0 l'assurage statique ou \u00ab sec \u00bb. Lorsque le grimpeur chute, celui qui l'assure doit le Dynamiser afin qu'il ne subisse pas une secousse trop brutale. Lorsque quelqu'un n'assure pas dynamique, on dit qu'il \u00ab s\u00e8che \u00bb... et ce n'est pas un compliment. Se dit aussi d'un mouvement n\u00e9cessitant de l'engagement \u00e0 travers une prise d'\u00e9lan dynamique (pour atteindre une prise \u00e9loign\u00e9e, r\u00e9aliser un Jet\u00e9\u2026) Selon le contexte, certains mouvements dynamiques n\u00e9cessitent de \u00ab bloquer \u00bb le balancement acquis pour \u00e9viter de l\u00e2cher prise, ce qui accentue l'effort physique.<br \/>\r\nDynamiser : Dynamiser un mouvement d'escalade en prenant un \u00e9lan ou en exploitant un balancement du corps pour atteindre une prise.<br \/>\r\n<b>E<\/b><br \/>\r\nEncha&icirc;ner une voie : Encha&icirc;ner tous les mouvements d'une voie dans leur int\u00e9gralit\u00e9, sans tomber et sans se reposer sur la corde. Encha&icirc;ner est le crit\u00e8re pris en compte par les r\u00e8gles de l'escalade pour d\u00e9finir la r\u00e9ussite (ou r\u00e9alisation) d'une voie. Une voie peut \u00eatre encha&icirc;n\u00e9e \u00ab \u00e0 vue\u00bb, \u00ab flash \u00bb ou \u00ab apr\u00e8s travail \u00bb.<br \/>\r\nEssai : Tentative de r\u00e9alisation d'une voie qui peut donc se conclure soit par une r\u00e9ussite (voie encha&icirc;n\u00e9e ou r\u00e9alis\u00e9e) soit par un \u00e9chec. Un essai peut se faire \u00ab \u00e0 vue \u00bb, \u00ab flash \u00bb ou \u00ab apr\u00e8s travail \u00bb.<br \/>\r\n<b>F<\/b><br \/>\r\nFicelou : Cordelette utilis\u00e9e soit pour faire un n\u0153ud de Prusik, soit pour poser un rappel sur un point d'ancrage (d\u00e9conseill\u00e9) dans le cas d'un but.<br \/>\r\nFissure : Structure du rocher dans laquelle s'effectuent des coincements de doigts\/mains\/poings\/poignets\/coudes\/pieds\/genoux; la plupart des voies en fissure s'effectuent sur coinceurs.<br \/>\r\nFlash : Essai ou r\u00e9alisation d'une voie sans l'avoir jamais reconnue auparavant, mais en ayant vu auparavant d'autres grimpeurs tenter de la gravir ou en ayant re\u00e7u des indications avant ou pendant l'essai.<br \/>\r\n<b>G<\/b><br \/>\r\nGaz : Le \u00ab vide \u00bb. Une voie tr\u00e8s a\u00e9rienne est dite gazeuse.<br \/>\r\nGendarme : Monolithe de rocher se trouvant sur une cr\u00e8te.<br \/>\r\nGlace noire : Couche de glace transparente qui recouvre les rochers.<br \/>\r\nGoujon : Syst\u00e8me m\u00e9tallique \u00e0 filetage m\u00e2le destin\u00e9 \u00e0 recevoir une plaquette<br \/>\r\nGouille : Mare, trou avec un peu d'eau. Terme suisse romand.<br \/>\r\nGrigri : Syst\u00e8me d\u2019assurage autobloquant qui, en cas de chute du grimpeur, bloque la corde sans demander d'effort \u00e0 l\u2019assureur. Le grigri est un mod\u00e8le de la marque Petzl, tr\u00e8s largement utilis\u00e9, mais il existe d'autres produits similaires.<br \/>\r\nGraton (ou grat\u2019) : Petite prise que l'on ne peut pas crocheter, de par sa d\u00e9clivit\u00e9. On la tient par l'adh\u00e9rence du pied ou de la main.<br \/>\r\n<b>H<\/b><br \/>\r\nHarnais : Ensemble de sangles enserrant la taille, les cuisses et le torse permettant de s'attacher \u00e0 une corde. Nom donn\u00e9 au baudrier dans les notices techniques et directives r\u00e9glementaires europ\u00e9ennes.<br \/>\r\nHuit : Descendeur : en forme de \u00ab 8 \u00bb, comprenant un gros trou pour la corde et un petit pour le mousqueton. De nombreuses variantes existent, s'\u00e9cartant plus ou moins de la forme simple \u00e0 deux trous ronds (trou carr\u00e9, ergots sur les bords, trous sur deux plans orthogonaux, etc.).<br \/>\r\n<b>I<\/b><br \/>\r\nInvers\u00e9e (ou \u00ab inverse \u00bb ou \u00ab inver \u00bb) : Prise qui se prend par le bas, la paume tourn\u00e9e vers le haut.<br \/>\r\n<b>J<\/b><br \/>\r\nJaunir : Lib\u00e9rer un passage d'une voie d'escalade artificielle, c'est-\u00e0-dire, le gravir sans s'aider du ou des points d'ancrage rencontr\u00e9s dans ce passage. L'expression vient de l'habitude qu'avait prise le grimpeur belge Claudio Barbier, l'un des pr\u00e9curseurs de l'escalade libre dans les ann\u00e9es 1970, de peindre en jaune les points d'ancrage \u00e9quipants les voies (alors gravies en escalade artificielle) dont il ne s'\u00e9tait pas servi pour progresser lors de ces ascensions.<br \/>\r\nJet\u00e9 (jeter) : Mouvement qui consiste \u00e0 aller chercher une prise \u00e9loign\u00e9e en tirant avec les bras et en poussant avec les pieds de fa\u00e7on \u00e0 d\u00e9coller de la paroi, au moins les pieds (une main pouvant rester sur la prise d'origine), et \u00e0 monter pour aller chercher la prise \u00e9loign\u00e9e voulue. En g\u00e9n\u00e9ral la prise n'est pas accessible sans d\u00e9coller de la paroi. S'appelle aussi un \u00ab jump \u00bb. C'est le mouvement dynamique par excellence.<br \/>\r\n<b>K <\/b><br \/>\r\nKit-boule : petit sac dans lequel la corde est enkit\u00e9e, c\u2019est-\u00e0-dire rang\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 ce qu'elle puisse \u00eatre sortie \u00e0 la mesure du besoin et sans se bloquer.<br \/>\r\n<b>L<\/b><br \/>\r\nLancer de corde : Man\u0153uvre de corde qui consiste \u00e0 projeter une corde formant boucle sur un becquet ou un bloc rocheux<br \/>\r\nLib\u00e9rer une voie : \u00catre le premier ou la premi\u00e8re \u00e0 encha&icirc;ner en escalade libre une voie d'escalade artificielle, ou ayant des points d'aide.<br \/>\r\nLolotte : Mouvement qui consiste \u00e0 se placer de profil, la jambe la plus pr\u00e8s du rocher \u00e9tant repli\u00e9e et la jambe oppos\u00e9e tendue. Dans certains cas, le pied de la jambe repli\u00e9e est plac\u00e9 tellement haut et pos\u00e9 d'une fa\u00e7on telle sur le rocher qu'une torsion du genoux est n\u00e9cessaire pour replier la jambe et rendre les appuis efficaces. Permet d'attraper avec la main c\u00f4t\u00e9 jambe repli\u00e9e des prises \u00e9loign\u00e9es, alors que l'autre main utilise des prises verticales ou Invers\u00e9es, ou trop basses pour pouvoir atteindre les prises pr\u00e9cit\u00e9es sans cet \u00ab artifice \u00bb. Le nom de ce mouvement fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Laurent Jacob (ouvreur de nombreuses voies de top niveau dans les ann\u00e9es 1980).<br \/>\r\nLunule : Anneau naturel form\u00e9 par la roche. Peut servir de prise ou de point d'ancrage. Dans ce dernier cas, on y fixe une sangle ou une cordelette; Anneau non-naturel r\u00e9alis\u00e9 dans la glace pour servir de point d'ancrage ou d'amarrage.<br \/>\r\n<b>M<\/b><br \/>\r\nMagn\u00e9sie (ou \u00ab magne \u00bb) : Poudre blanche synth\u00e9tique dont on enduit les doigts afin d\u2019am\u00e9liorer l\u2019adh\u00e9rence des mains au rocher par absorption de la sueur. Il s\u2019agit en fait de carbonate de magn\u00e9sium basique Mg(OH)2. 3MgCO3. 3H2O. L'usage recommand\u00e9 de la magn\u00e9sie sous forme liquide permet de diminuer la poussi\u00e8re en suspension dans les salles. La magn\u00e9sie est couramment nomm\u00e9e \u00ab pof \u00bb, par d\u00e9formation du terme savoyard \u00ab peuf \u00bb qui signifie poussi\u00e8re[r\u00e9f. souhait\u00e9e].<br \/>\r\nManip' : Manipulation de la corde servant \u00e0 pr\u00e9parer la descente en moulinette au relais.<br \/>\r\nMutant : Grimpeur dont les performances laissent admiratif, se d\u00e9jouant avec brio des difficult\u00e9s du rocher, comme si par \u00ab mutation g\u00e9n\u00e9tique \u00bb, il \u00e9tait pass\u00e9 du statut de bip\u00e8de marchant au sol \u00e0 celui d'\u00eatre ayant apprivois\u00e9 la verticalit\u00e9 et capable de s'y mouvoir sans difficult\u00e9. Par extension, passage d'escalade tr\u00e8s difficile.<br \/>\r\nMono ou Monodoigt : Prise o\u00f9 l\u2019on ne peut introduire qu\u2019un seul doigt. Il existe des bi, des tri...<br \/>\r\nMonter en moulinette : Monter en second<br \/>\r\n\u00ab Mou (du) ! \u00bb : Lorsque celui qui monte en t\u00eate r\u00e9clame du mou, cela signifie qu'il veut mousquetonner et a besoin de plus de longueur de corde. L'assureur doit toujours \u00eatre attentif et pr\u00e9venir le besoin de mou de son leader afin de ne pas lui faire perdre de temps et d'\u00e9nergie, ni de le tirer en arri\u00e8re ! Oppos\u00e9 \u00e0 Sec !<br \/>\r\n<b>N<\/b><br \/>\r\nN\u00e9v\u00e9 : Partie amont d'un glacier o\u00f9 la neige se transforme en glace par tassement.; Plaque de neige isol\u00e9e, de plusieurs m\u00e8tres et persistant en \u00e9t\u00e9. Terme valaisan.<br \/>\r\nN\u0153ud : (de) huit: est celui que l'on utilise pour relier la corde \u00e0 son baudrier ; (de) chaise: idem, mais il est interdit de l'utiliser en comp\u00e9titions officielles, d'o\u00f9 une utilisation plus importante du n\u0153ud de huit ; demi-cabestan: utiliser pour assurer quelqu'un (en cas de perte du syst\u00e8me d'assurage par exemple).; prussik: r\u00e9alis\u00e9 sur sa corde de rappel : t\u00eate d'alouette: utilis\u00e9.<br \/>\r\nNo foot : (sans pieds) Se dit lorsqu'une personne ne fait pas usage de ses pieds en grimpant. Elle a les pieds dans le vide et est seulement suspendue par les bras. Ce type de situation se retrouve principalement lorsque le grimpeur est dans un D\u00e9vers ou un toit, et est d\u00fb \u00e0 l'inclinaison de la paroi (bien que le grimpeur puisse choisir de \u00ab recoller \u00bb ou non).<br \/>\r\n<b>P<\/b><br \/>\r\nPA : Terme utilis\u00e9 pour parler des chaussons de grimpe. Il s'agit des initiales de Pierre Allain (alpiniste des ann\u00e9es 1930 qui s'entra&icirc;nait sur les blocs de la for\u00eat de Fontainebleau) \u00e0 qui l'on doit leur invention.<br \/>\r\nPaire  : Voir d\u00e9gaine. Exemple d'usage : \u00ab poser les paires \u00bb.<br \/>\r\nPan : Un pan d'escalade est une salle de bloc en int\u00e9rieur. Le terme vient des premiers \u00ab mini murs \u00bb d'escalade que se fabriqu\u00e8rent \u00e0 domicile dans les ann\u00e9es 1990 (dans la cave, le garage, au dessus du lit) les grimpeurs de haut niveau pour s'entra&icirc;ner \u00ab dans le geste \u00bb (c'est-\u00e0-dire en grimpant) en r\u00e9alisant des passages d'escalade de bloc ou des travers\u00e9es, tout en s'affranchissant des contraintes des murs d'escalade traditionnels (n\u00e9cessit\u00e9 de s'encorder) .<br \/>\r\nPan G&uuml;llich : Instrument d'entra&icirc;nement invent\u00e9 par le grimpeur du m\u00eame nom. D'apr\u00e8s la l\u00e9gende, il le cr\u00e9a pour se pr\u00e9parer \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019Action Directe, la premi\u00e8re voie de niveau 9a.<br \/>\r\nPanier : Voir Tube.<br \/>\r\nParoi : Versant g\u00e9n\u00e9ralement raide pr\u00e9sentant une certaine homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de structure et de dimension importante. Il existe des parois glaciaires, rocheuses ou mixtes.<br \/>\r\nParpiner : Se dit d'une paroi de roche friable d'o\u00f9 s'\u00e9chappent facilement des pierres, en alpinisme et en canyonisme. Exemple: \u00ab ne pas descendre par l\u00e0, \u00e7a parpine dur \u00bb.<br \/>\r\nPatin\u00e9 : Rocher us\u00e9 par le passage des grimpeurs, devenu lisse et glissant.<br \/>\r\nPilier : Structure rocheuse faisant saillie dans le versant d'une montagne. Un pilier est g\u00e9n\u00e9ralement de pente tr\u00e8s raide et d\u00e9limit\u00e9 par des par des di\u00e8dres ou des couloirs bien marqu\u00e9s.<br \/>\r\nPlaquette : Morceau de m\u00e9tal viss\u00e9 sur un spit et donc ancr\u00e9 sur le rocher, pouvant recevoir une d\u00e9gaine ou, doubl\u00e9 avec un autre amarrage, une cha&icirc;ne pour faire un relais.<br \/>\r\nPlat : Type de prise qui ne peut \u00eatre tenue qu'en exer\u00e7ant une pression sur la prise avec la plus grande surface possible des doigts, lesquels doivent alors \u00ab \u00e9pouser \u00bb la forme de la prise. Un plat est d'autant plus difficile \u00e0 tenir que les conditons d'adh\u00e9rence sont mauvaises (temps chaud et humide).<br \/>\r\nPof : Produit naturel. R\u00e9sine de pin s\u00e9ch\u00e9e (colophane) en poudre enferm\u00e9e dans un petit sac de toile qui am\u00e9liore l'adh\u00e9rence des mains et des chaussons mais qui contrairement \u00e0 la magn\u00e9sie n'absorbe pas la transpiration. Quand on tape le rocher avec un pof pour en faire sortir la r\u00e9sine \u00e7a fait Pof ! N\u00e9anmoins aujourd'hui la plupart des grimpeurs d\u00e9signent la magn\u00e9sie par le terme pof.<br \/>\r\nPorte de grange : Mouvement de balancier subi par le corps difficile \u00e0 contr\u00f4ler.<br \/>\r\nPoutre : Sorte de grosse prise en r\u00e9sine de forme oblongue dans laquelle se trouvent des prises allant des gratons aux bacs, pour entra&icirc;ner les doigts et les bras. Sert \u00e0 l'entra&icirc;nement chez soi.<br \/>\r\nPremi\u00e8re : R\u00e9alisation originale en mati\u00e8re d'escalade ou d'alpinisme. Ce terme s'emploie pour une premi\u00e8re ascension d'un sommet aussi bien que pour un nouvel itin\u00e9raire, une premi\u00e8re hivernale, une premi\u00e8re ascension solitaire, une premi\u00e8re f\u00e9minine, une premi\u00e8re ascension sans guide, etc.<br \/>\r\nPrussik : Anneau de cordelette utilis\u00e9 pour l\u2019assurage autonome en rappel. La cordelette est enroul\u00e9e sur la corde de rappel par un n\u0153ud prussik et reli\u00e9e au baudrier, et sert d\u2019autobloquant si le grimpeur l\u00e2che son descendeur (peut \u00eatre remplac\u00e9 par des autobloquants m\u00e9caniques). Les \u00e9lagueurs, qui ont adopt\u00e9 ce n\u0153ud, l'orthographient souvent prussique et les canadiens l'appellent parfois prussien.<br \/>\r\n<b>R<\/b><br \/>\r\nRamasse : M\u00e9thode de descente sur neige en glissant sur les semelles des chaussures. Le freinage s'effectue an appuyant sur les talons ou \u00e0 l'aide du piolet.<br \/>\r\nRamonage : Technique d'escalade propre aux chemin\u00e9es qui fait appel \u00e0 la technique d'opposition.<br \/>\r\nRandonner : R\u00e9aliser une voie sans difficult\u00e9 apparente, comme si gravir cette voie n'avait n\u00e9cessit\u00e9 aucune facult\u00e9 particuli\u00e8re autre que la simple facult\u00e9 de marcher au sol. Par extension, \u00ab une voie rando \u00bb est une voie facile, car tout un chacun la gravit en \u00ab randonnant \u00bb.<br \/>\r\nRappel : Technique de progression sur corde permettant la descente d'une zone verticale et la r\u00e9cup\u00e9ration \u00e9ventuelle de la corde par le bas.<br \/>\r\nR\u00e9aliser : R\u00e9ussir l'ascension d'une voie d'escalade que ce soit \u00e0 vue, en flash, apr\u00e8s travail ou en second, mais sans s'\u00eatre repos\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la corde.<br \/>\r\nRecaker : S'ass\u00e9cher les mains en les plongeant dans le sac \u00e0 magn\u00e9sie.<br \/>\r\nR\u00e9glette : Petite prise tr\u00e8s mince et allong\u00e9e sur laquelle on peut poser l'extr\u00e9mit\u00e9 des doigts, qu'il faut arquer (en g\u00e9n\u00e9ral) ou prendre en tendu (plus rare).<br \/>\r\nRelais : \u00c9tape au milieu ou au sommet d\u2019une falaise, constitu\u00e9e de plusieurs ancrage reli\u00e9s entre eux. n\u00e9cessaire lors du parcours de grandes voies o\u00f9 la progression s\u2019effectue de relais en relais. Le premier grimpeur atteint le premier relais, est rejoint par son second, puis il atteint le second relais et ainsi de suite.<br \/>\r\nR\u00e9versible : Lors de l\u2019ascension d\u2019une grande voie, le premier de cord\u00e9e et le second de cord\u00e9e \u00e9changent leurs r\u00f4les d\u2019une longueur \u00e0 l\u2019autre.<br \/>\r\nRimaye : Crevasse entre le glacier et ses parois rocheuses (mot savoyard).<br \/>\r\n<b>S<\/b><br \/>\r\n\u00ab Sec ! \u00bb : Cri du grimpeur trop au taquet dans une voie et qui sent qu'il va tomber. S'il est juste au-dessus d'un point ou au-dessous et qu'il demande \u00e0 son assureur de le tenir sec, cela veut dire qu'il va s'asseoir dans son baudrier pour se reposer. Oppos\u00e9 \u00e0 \u00ab Mou (du) ! \u00bb<br \/>\r\nSite (d\u2019escalade) : Lieu naturel dans lequel on peut pratiquer l\u2019escalade, souvent pr\u00e9-\u00e9quip\u00e9 d\u2019ancrage\/spits (plaquettes, broches voire piton) et souvent entretenu par les membres de clubs locaux.<br \/>\r\nSecteur : Partie d\u2019un grand site qui rassemble plusieurs voies.<br \/>\r\nSolo : Se dit d'une voie r\u00e9alis\u00e9e seul. Le solo peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 au moyen de technique d'assurage autonomes (le grimpeur s'assure lui-m\u00eame), ou sans aucun assurage (on parle alors de solo int\u00e9gral).<br \/>\r\nSpit : \u00c0 l\u2019origine Spit \u00e9tait la seule marque \u00e0 distribuer des chevilles autoforeuses. Le nom a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu aux chevilles en g\u00e9n\u00e9ral. Les chevilles, comme les goujons, sont des ancrages m\u00e9talliques enfonc\u00e9s dans le rocher sur lesquels sont viss\u00e9es les plaquettes.<br \/>\r\nStatique (ou \u00ab stat \u00bb) : Corde statique, utilis\u00e9e pour \u00e9quiper une voie, et qui peut \u00eatre laiss\u00e9e en place tant que l'ensemble des points d'ancrage ne sont pas pos\u00e9s, d\u00e9voilant ainsi \u00e0 tout grimpeur en recherche de nouvelles voies \u00e0 tenter l'existence de projets.<br \/>\r\n<b>T<\/b><br \/>\r\nTendu (en tendu) : Fa\u00e7on de tenir une prise consistant \u00e0 exer\u00e7er une pression sur celle-ci tout en maintenant les doigts tendus.<br \/>\r\nToit : Passage o\u00f9 la roche est (sub-)horizontale, \u00e9ventuellement tourn\u00e9e vers le bas (D\u00e9versant horizontal). Le grimpeur se retrouve alors lui aussi \u00e0 l'horizontal, ou en no foot s'il ne se tient que par les mains. Les toits sont souvent des passages physiquement \u00e9prouvant.<br \/>\r\nTopo (Topo d'escalade, Topographie sp\u00e9l\u00e9ologique) : Relev\u00e9 topographique de la falaise, du canyon ou de la cavit\u00e9 (sp\u00e9l\u00e9o) permettant d'avoir de l'information sur les difficult\u00e9s, la progression, les points de rep\u00e8res, etc. Y sont indiqu\u00e9es les cotations, ce qui permet au sportif de savoir si le parcours est de son niveau ou pas, les particularit\u00e9s, et\/ou le temps n\u00e9cessaire. La plupart des topos contiennent \u00e9galement des conseils, photos\u2026 Le genre du terme est masculin en escalade, mais parfois f\u00e9minin en sp\u00e9l\u00e9o.<br \/>\r\nToronnage de la corde : Lorsque la corde passe dans un huit ou prend la forme d'un demi-cabestan pour l'assurage, elle s'entortille, fait des boucles. Cela ab&icirc;me la corde et peut faire perdre du temps \u00e0 cause des boucles qui s'emm\u00ealent.<br \/>\r\nTube : Aussi appel\u00e9 panier, ce type de frein d'assurage est tr\u00e8s facile \u00e0 utiliser et ne toronne pas la corde comme un huit.<br \/>\r\n<b>V<\/b><br \/>\r\nVoie : Cheminement \u00e0 suivre sur une paroi. Chaque voie a une cotation et un nom. Certaines voies comportent plusieurs longueurs (voir relais). Chaque longueur comporte plusieurs spits distant d'1 ou 2 m\u00e8tres, voire beaucoup plus sur les parois naturelles.<br \/>\r\nVol : Chute (assur\u00e9e) du grimpeur de t\u00eate. Se dit aussi \u00ab plomb \u00bb, \u00ab fly \u00bb, \u00ab cagette \u00bb, \u00ab boite \u00bb\u2026<br \/>\r\nVacher : Synonyme g\u00e9n\u00e9rique de fixer, attacher. Une vache est g\u00e9n\u00e9ralement une sangle reli\u00e9e au pontet du baudrier par un n\u0153ud en t\u00eate d'alouette et au bout de laquelle est fix\u00e9 un mousqueton, g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 vis. Cette vache est utilis\u00e9e pour s\u2019accrocher au relais (la personne est vach\u00e9e lorsqu'elle a clip\u00e9 le mousqueton de sa vache dans le relais) pouvant ainsi se reposer et proc\u00e9der tranquillement au passage de la corde dans le relais (la \u00ab manip \u00bb).<br \/>\r\nVire : Petite plateforme sur laquelle on peut se tenir debout.<br \/>\r\n<b>Y<\/b><br \/>\r\nYoyo : Erreur d'accrochage de la corde dans les d\u00e9gaines. Arrive lorsque le grimpeur clipe une d\u00e9gaine sup\u00e9rieure en attrapant la corde avant la d\u00e9gaine pr\u00e9c\u00e9dente. Le r\u00e9sultat est que la corde forme un \u00ab N \u00bb entre les deux points.<br \/>\r\nYoyoter : R\u00e9aliser une voie en repartant depuis son point de d\u00e9part apr\u00e8s chaque chute, sans chercher \u00e0 reconna&icirc;tre les sections se trouvant au dessus du point atteint avant de la tenter \u00e0 nouveau.<br \/>\r\n<b>Z<\/b><br \/>\r\nZipper : Glisser du pied (soit en raison d'une \u00ab technique de pied \u00bb&quot; sommaire, soit en raison de l'usure des chaussons ou de celle du rocher).<\/p>\r\n\r\n\r\nCopyright Spoorts<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Historique<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\"><p><img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escalade81360(1).jpg\" \/><\/p>\r\n<p><b>L\u2019escalade<\/b><\/p>\r\n\r\n<p><b>Historique<\/b><\/p>\r\n<p>Ce sport tr\u00e8s pris\u00e9 depuis une trentaine d\u2019ann\u00e9es consiste \u00e0 grimper \u00e0 mains nues des falaises, rochers ou autres parois verticales. <\/p>\r\n<p>Il faut remonter \u00e0 la fin du 19e si\u00e8cle pour trouver les racines de l'escalade, que ce soit en bloc ou en falaise. Fontainebleau en France, le Lake District en Angleterre et Dresde en Allemagne de l'est sont les berceaux de l'escalade rocheuse.<br \/>\r\nL'escalade a cependant longtemps (jusqu'aux ann\u00e9es 1970) souffert de la popularit\u00e9 et de la m\u00e9diatisation de l'alpinisme. Il y avait davantage de gloire \u00e0 se hisser sur les plus hauts sommets alpins et himalayens que sur une falaise ou un bloc.<br \/>\r\nEn France l'escalade est petite soeur de l'alpinisme ; elle ne sert la plupart du temps qu'\u00e0 se pr\u00e9parer pour aller en montagne. La r\u00e9alit\u00e9 sportive et spirituelle de l'escalade rocheuse ne sera pressentie que par quelques grimpeurs hors norme et g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9s comme marginaux.<br \/>\r\nParmi ceux qui ont marqu\u00e9 l'escalade :<br \/>\r\n- L'autrichien Paul Preuss qui, en 1911, r\u00e9alise seul et sans assurage une grande premi\u00e8re en rocher. Partisan de l'escalade en solo sans corde et sans pitons, il est devenu c\u00e9l\u00e8bre pour ses ascensions en solo.<br \/>\r\n- L'allemand Hans Dulfer qui d\u00e9montre d\u00e8s 1913 ses prouesses en solo (avec l'usage des pitons, des mousquetons et de la corde). Il est \u00e0 l'origine de multiples techniques d'escalade (progression en opposition sur une fissure) dont celle qui porte aujourd'hui son nom.<br \/>\r\n- L'italien Emilio Comici qui dans les ann\u00e9es 1930 enrichit l'escalade d'une nouvelle dimension : l'esth\u00e9tisme. Il a ouvert une vingtaine de premi\u00e8res en escalade.<br \/>\r\n- Le fran\u00e7ais Pierre Allain, le p\u00e8re de l'escalade moderne.  Il est l\u2019inventeur de nombreuses innovations techniques majeures de l\u2019alpinisme : \u00e9quipements en duvet, mousqueton d\u2019escalade l\u00e9ger et asym\u00e9trique, chausson d\u2019escalade PA, descendeur de rappel, d\u00e9crocheur, \u00e9chelles.<br \/>\r\n- L'autrichien Hermann Buhl vers 1950 brisera un mythe en r\u00e9alisant dans un temps record la voie Cassin au Piz Badile en Italie. <br \/>\r\n- Le belge Claudio Barbier dans les ann\u00e9es soixante va stup\u00e9fier le monde en r\u00e9alisant des encha&icirc;nements insens\u00e9s dans de grandes voies rocheuses mythiques des Dolomites.<br \/>\r\n- L'am\u00e9ricain John Gill, math\u00e9maticien de formation, qui va pousser la pratique du bloc jusqu'\u00e0 r\u00e9aliser des passages d'une grande difficult\u00e9 en cr\u00e9ant des nouvelles techniques avec des mouvements inspir\u00e9s de la gymnastique. Il fut le premier \u00e0 utiliser la magn\u00e9sie afin de faciliter l'adh\u00e9rence sur les prises.<br \/>\r\n<br \/>\r\nIl faudra attendre les ann\u00e9es 60 pour que le ph\u00e9nom\u00e8ne escalade prenne une v\u00e9ritable identit\u00e9.<br \/>\r\nAux Etats-Unis, l'escalade libre de haut niveau se d\u00e9veloppe notamment en Californie dans le parc Yosemite qui va devenir la mecque de l'escalade \u00ab new wave \u00bb.<br \/>\r\nDans les ann\u00e9es 1970, en Allemagne de l'ouest dans le Franken Jura, en Italie, en Angleterre et en Allemagne de l'est ( lieux de naissance historiques de l'activit\u00e9), l'escalade libre gagne peu \u00e0 peu du terrain sur l'alpinisme.<br \/>\r\nL'escalade va se d\u00e9velopper en France dans les ann\u00e9es 1980.<br \/>\r\nLes traditions en France consistent jusqu'alors \u00e0 utiliser pour grimper tous les moyens possibles : prises du rocher bien entendu mais aussi points d'assurage. Le jeu du libre pr\u00f4n\u00e9 par les puristes interdit alors l'utilisation de moyens artificiels pour l'escalade. Ce qui va d\u00e9clencher une vive pol\u00e9mique entre ceux qui refusaient ce jeu et ceux qui le d\u00e9fendaient bec et ongle.<br \/>\r\nParmi eux Jean Claude Droyer qui fut le premier \u00e0 avoir escalad\u00e9 le Triomphe d'Eros situ\u00e9 dans les gorges du Verdon, en 1975. <br \/>\r\nLa m\u00e9diatisation de Patrick Edlinger, r\u00e9put\u00e9 pour ses ascensions en solo int\u00e9gral dans les ann\u00e9es 1980, marquera d\u00e9finitivement l'imaginaire collectif... l'escalade sportive est d\u00e9sormais install\u00e9e.<\/p>\r\n\r\n<p><b><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">La \u201cVia Ferrata\u201d <\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">La \u201cVia Ferrata\u201d <\/b>(en italien \u201cvoie ferr\u00e9e\u201d) est n\u00e9e dans la cha&icirc;ne de montagne italienne, les Dolomites longeant la fronti\u00e8re autrichienne. On y trouve un nombre impressionnant de terrasses horizontales qui sont s\u00e9par\u00e9es par des murs ou parois verticales. Equip\u00e9es d\u2019\u00e9chelons et de c\u00e2bles lors de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, on pouvait ainsi connecter les diverses terrasses et facilement atteindre les sommets. Adapt\u00e9 aux escaladeurs amateurs (les parois sont \u00e9quip\u00e9es de protections fixes), il existe actuellement un nombre croissant (env. 70) de r\u00e9seaux de \u201cvoies ferr\u00e9es\u201d dans les massifs fran\u00e7ais cot\u00e9s de F (facile), PD (peu difficile), D (difficile), TD (tr\u00e8s difficile) ou ED (extr\u00eamement difficile).<\/p>\r\n\r\n<p><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Lexique<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Lexique<\/p>\r\n<p><b>A<\/b><br \/>\r\nAlpenstock :Sorte de canne \u00e0 embout ferr\u00e9 qui peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme l'anc\u00eatre du piolet.<br \/>\r\nAmarrage :Point permettant au grimpeur d'installer une d\u00e9gaine ou un relais, ce dernier \u00e9tant pr\u00e9f\u00e9rablement constitu\u00e9 d'au moins deux ancrages. Un amarrage naturel est un point d'amarrage sans mat\u00e9riel m\u00e9tallique, comme un arbre, un bequet rocheux ou une lunule.<br \/>\r\nAncrage : Tout syst\u00e8me permettant de relier le grimpeur ou la corde \u00e0 la paroi<br \/>\r\nApr\u00e8s travail : Essai ou r\u00e9alisation d'une voie soit apr\u00e8s l'avoir reconnue en la gravissant en t\u00eate ou en moulinette, sans autre objectif que la recherche des prises \u00e0 utiliser ou l'apprentissage des mouvements n\u00e9cessaires, soit apr\u00e8s d'autres tentatives infructueuses (y compris un essai ... \u00ab \u00e0 vue \u00bb).<br \/>\r\nArqu\u00e9e : Type de prise qui ne peut \u00eatre tenue qu'en exer\u00e7ant une pression sur la prise avec les doigts maintenus pli\u00e9s et le plus souvent en refermant le pouce sur l'index pour \u00ab verrouiller \u00bb les doigts.<br \/>\r\nArtif : Oppos\u00e9e \u00e0 l'escalade libre. Escalade o\u00f9 des points d'ancrage sont utilis\u00e9s pour la progression, en s'y tractant ou en y accrochant des sangles ou des \u00e9triers.<br \/>\r\nAssurer : Contr\u00f4ler le d\u00e9filement de la corde utilis\u00e9e par le grimpeur pour assurer sa s\u00e9curit\u00e9.<br \/>\r\n\u00c0 vue : Essai ou r\u00e9alisation d'une voie sans l'avoir jamais reconnue auparavant, ni sans avoir jamais vu un autre grimpeur tenter de la gravir. Du parfait respect de cette derni\u00e8re r\u00e8gle d\u00e9pend la qualit\u00e9 d'une r\u00e9alisation \u00e0 vue. Certaines voies se pr\u00eatent plus \u00e0 \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 vue que d'autres, de par la nature du rocher ou la pr\u00e9sence ou non de traces de magn\u00e9sie laiss\u00e9s par les grimpeurs l'ayant gravie auparavant.<br \/>\r\nA\u00e9rien : Endroit o\u00f9 l'on a l'impression d'\u00eatre entour\u00e9 de vide.<br \/>\r\n<b>B<\/b><br \/>\r\nBaudrier : Ensemble de sangles enserrant la taille et les cuisses permettant de s'attacher \u00e0 une corde.<br \/>\r\nBac : Grosse prise confortable sur laquelle on tient ais\u00e9ment. (Un bac pour les pieds s'appelle une marche...)<br \/>\r\nBidoigt (ou \u00ab bi \u00bb) : Prise qui ne peut \u00eatre tenue qu'en utilisant deux doigts (le plus souvent index et majeur, on parle alors de Bidoigt \u00ab fusil \u00bb, parfois majeur et annulaire).<br \/>\r\nBloc : Tr\u00e8s courte voie (3 ou 4 m\u00e8tres maxi) de quelques mouvements (une dizaine au maximum) non \u00e9quip\u00e9e et escalad\u00e9e sans \u00eatre assur\u00e9. Un matelas (crash-pad) peut \u00eatre pos\u00e9 en dessous de la voie. La r\u00e9alisation d'un bloc n\u00e9cessite pr\u00e9cision gestuelle et force dite \u00ab pure \u00bb.<br \/>\r\nBouteilles: Se dit des avant-bras d'un grimpeur lorsque, satur\u00e9s par l'acide lactique, ils deviennent lourds, durs et douloureux.<br \/>\r\nBroche scell\u00e9e : Anneau m\u00e9tallique fix\u00e9 dans la paroi afin d\u2019y accrocher une d\u00e9gaine. Elle est constitu\u00e9e d\u2019une unique pi\u00e8ce en forme d\u2019anneau prolong\u00e9 d\u2019une tige cette derni\u00e8re est scell\u00e9e \u00e0 l\u2019aide d\u2019une colle chimique. (cf spit)<br \/>\r\nBut (prendre un \u00ab but \u00bb) : Devoir redescendre d'une voie sans avoir pu atteindre son sommet (vient de \u00ab buter contre un obstacle \u00bb). Supr\u00eame humiliation pour tout grimpeur.<br \/>\r\nBastion : Dans une paroi, promontoire rocheux difficile \u00e0 passer.<br \/>\r\n<b>C<\/b><br \/>\r\nCake : Autre terme pour d\u00e9signer la magn\u00e9sie.<br \/>\r\nCarre externe : Se dit d'une position de pied consistant \u00e0 poser le pied sur la prise en utilisant le bord ext\u00e9rieur du chausson et en tournant la cheville pour que le pied soit parall\u00e8le au rocher.<br \/>\r\nCarre interne : Position de pied oppos\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente.<br \/>\r\nChaussons : Nom donn\u00e9 aux chaussures d\u2019escalade, dot\u00e9s d\u2019une semelle en gomme afin d\u2019augmenter l\u2019adh\u00e9rence, ils doivent bien tenir le pied afin d\u2019en augmenter la pr\u00e9cision. Les chaussons d'escalade pr\u00e9sentent une asym\u00e9trie plus ou moins prononc\u00e9e suivant le mod\u00e8le. En g\u00e9n\u00e9ral les grimpeurs confirm\u00e9s opteront pour des chaussons plus asym\u00e9triques et donc plus pr\u00e9cis. L\u2019utilisation intensive des chaussons d\u2019escalade pendant de nombreuses ann\u00e9es peut entra&icirc;ner une d\u00e9formation et une atrophie des orteils.<br \/>\r\nCha&icirc;ne : Autre terme pour d\u00e9signer un relais.<br \/>\r\nCheville : Pi\u00e8ce m\u00e9tallique \u00e0 pas de vis femelle destin\u00e9e \u00e0 recevoir une plaquette. Les chevilles autoforeuses peuvent \u00eatre plac\u00e9es sans mat\u00e9riel motoris\u00e9.<br \/>\r\nClipper : Mousquetonner (le terme se dit plut\u00f4t lorsqu'il s'agit de mousquetonner le relais d'une voie).<br \/>\r\nCoinceur : Pi\u00e8ce (g\u00e9n\u00e9ralement) m\u00e9tallique utilis\u00e9e en montagne et en terrain d\u2019aventure, se coin\u00e7ant dans les fissures du rocher et permettant de cr\u00e9er des points d\u2019assurage mobiles et r\u00e9cup\u00e9rables. Voir la page sur les coinceurs.<br \/>\r\nColler : Caract\u00e9rise de bonnes conditions d'adh\u00e9rence du rocher (d\u00e9pendent des conditions m\u00e9t\u00e9o: temps frais sec, voire avec du vent).<br \/>\r\nColonnette (ou \u00ab colo \u00bb) : Structure de rocher n\u00e9e du m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne que celui donnant naissance aux stalactites faisant penser \u00e0 un tronc d'arbre p\u00e9trifi\u00e9 de petit diam\u00e8tre accol\u00e9 \u00e0 la falaise. Sch\u00e9matiquement, se gravit en d\u00e9pla\u00e7ant les mains verticalement les unes au-dessus des autres tout en la pin\u00e7ant.<br \/>\r\nContinuit\u00e9 (ou \u00ab conti \u00bb) : Capacit\u00e9 physique, ou type d'effort, s'apparentant \u00e0 de l'endurance. Une voie dite \u00ab de continuit\u00e9 \u00bb ou \u00ab voie continue \u00bb est une voie tr\u00e8s longue (plus de 20 ou 30 m) n\u00e9cessitant pour \u00eatre gravie un effort dont la dur\u00e9e peut d\u00e9passer la vingtaine de minutes.<br \/>\r\nCorde tendue : Technique dans laquelle les deux membres de la cord\u00e9e progressent simultan\u00e9ment, la corde \u00e9tant tendue entre eux, et pass\u00e9e en principe dans un ou plusieurs points d'ancrage, ou de part et d'autres de becquets dans le cas d'une progression sur une ar\u00eate. Cette technique permet de gagner du temps tout en gardant une certaine s\u00e9curit\u00e9 dans les sections plus faciles d'une voie, par rapport \u00e0 la progression par longueurs de cordes avec relais, dans laquelle les grimpeurs progressent et s'assurent alternativement.<br \/>\r\nCouenne : Voie courte (une dizaine de m\u00e8tres) \u00e9quip\u00e9e s'apparentant souvent \u00e0 une tr\u00e8s haute voie de bloc, les ancrages en plus.<br \/>\r\nCrawl : Mouvement consistant \u00e0 atteindre avec une main une prise situ\u00e9e \u00e0 l'oppos\u00e9 de l'autre main en pla\u00e7ant le corps, par un positionnement adapt\u00e9 des pieds, plus ou moins horizontal. Un \u00ab crawl \u00bb est souvent g\u00e9n\u00e9rateur d'un mouvement de balancier difficile \u00e0 contr\u00f4ler (&quot;porte de grange&quot;). (Mouvement n\u00e9cessaire pour r\u00e9aliser le crux de la voie R\u00eave de Papillon \u00e0 Buoux).<br \/>\r\nCroix (Faire une Croix) : R\u00e9ussir l'enchainement d'une voie (ou la \u00ab r\u00e9aliser \u00bb)... L'expression vient de l'habitude qu'avaient certains grimpeurs de cocher les voies qu'ils avaient r\u00e9alis\u00e9es dans les topos o\u00f9 elles \u00e9taient d\u00e9crites.<br \/>\r\nCroute : Se dit d'une prise assez mauvaise, souvent petite et fuyante.<br \/>\r\nCrux : Le Crux d'une voie correspond au passage cl\u00e9, \u00e0 la s\u00e9quence de mouvements la plus difficile ou la plus al\u00e9atoire.<br \/>\r\nCrochetage : (De) pointe ou (de) talon. Dans ce type de mouvement, la pointe ou le talon vont faciliter le rapprochement du corps du grimpeur du mur. Le Crochetage de pointe peut \u00eatre utilis\u00e9 dans des toits ou de gros D\u00e9vers tandis que les crochetages talon seront plus utilis\u00e9s dans des D\u00e9vers moindres car il faut que le talon puisse tenir sur la prise malgr\u00e9 l'inclinaison.<br \/>\r\n<b>D<\/b><br \/>\r\nDalle : Type de mur n'allant pas au-del\u00e0 de la verticale, tr\u00e8s lisse et ayant pour seules prises des grates et autres \u00ab chiures \u00bb. Une Dalle est souvent inclin\u00e9e dans le \u00ab bon \u00bb sens, ce qui rend les chutes tr\u00e8s r\u00e2peuses...<br \/>\r\nD\u00e9gaine : Une d\u00e9gaine est constitu\u00e9e de deux mousquetons reli\u00e9s par une sangle.<br \/>\r\nD\u00e9layer : Faire baisser le niveau d'acide lactique contenu dans les bras en les secouant alternativement tout en se tenant aux prises. D\u00e9layer est souvent n\u00e9cessaire avant d'aborder une section plus difficile d'une voie.<br \/>\r\nDerviche : Mouvement consistant \u00e0 atteindre une prise de main en croisant une main sous l'autre bras et en passant la t\u00eate sous ce m\u00eame bras. (Mouvement n\u00e9cessaire pour r\u00e9aliser le crux de la voie La Rose et le Vampire \u00e0 Buoux)<br \/>\r\nD\u00e9part assis : Position du grimpeur au d\u00e9marrage d'un bloc lorsque ses fesses sont en contact avec le sol.<br \/>\r\nD\u00e9vers : Mur dont l'inclinaison est au-del\u00e0 de la verticale.<br \/>\r\nDescendeur : Objet g\u00e9n\u00e9ralement en m\u00e9tal, permettant de descendre le long d\u2019une corde en double ou en simple gr\u00e2ce \u00e0 l'effet de freinage modulable qu'il permet d'obtenir sur le d\u00e9filement de la corde. Il existe de nombreuses sortes de descendeur, le plus connu est le huit. Certains d'entre eux peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour assurer un grimpeur.<br \/>\r\nDi\u00e8dre : Falaise ou mur o\u00f9 deux pans verticaux se rejoignent \u00e0 la fa\u00e7on d'un livre ouvert.<br \/>\r\nDirectissime : Voie d'ascension d'un sommet la plus directe.<br \/>\r\nDynamique : Assurage dynamique par opposition \u00e0 l'assurage statique ou \u00ab sec \u00bb. Lorsque le grimpeur chute, celui qui l'assure doit le Dynamiser afin qu'il ne subisse pas une secousse trop brutale. Lorsque quelqu'un n'assure pas dynamique, on dit qu'il \u00ab s\u00e8che \u00bb... et ce n'est pas un compliment. Se dit aussi d'un mouvement n\u00e9cessitant de l'engagement \u00e0 travers une prise d'\u00e9lan dynamique (pour atteindre une prise \u00e9loign\u00e9e, r\u00e9aliser un Jet\u00e9\u2026) Selon le contexte, certains mouvements dynamiques n\u00e9cessitent de \u00ab bloquer \u00bb le balancement acquis pour \u00e9viter de l\u00e2cher prise, ce qui accentue l'effort physique.<br \/>\r\nDynamiser : Dynamiser un mouvement d'escalade en prenant un \u00e9lan ou en exploitant un balancement du corps pour atteindre une prise.<br \/>\r\n<b>E<\/b><br \/>\r\nEncha&icirc;ner une voie : Encha&icirc;ner tous les mouvements d'une voie dans leur int\u00e9gralit\u00e9, sans tomber et sans se reposer sur la corde. Encha&icirc;ner est le crit\u00e8re pris en compte par les r\u00e8gles de l'escalade pour d\u00e9finir la r\u00e9ussite (ou r\u00e9alisation) d'une voie. Une voie peut \u00eatre encha&icirc;n\u00e9e \u00ab \u00e0 vue\u00bb, \u00ab flash \u00bb ou \u00ab apr\u00e8s travail \u00bb.<br \/>\r\nEssai : Tentative de r\u00e9alisation d'une voie qui peut donc se conclure soit par une r\u00e9ussite (voie encha&icirc;n\u00e9e ou r\u00e9alis\u00e9e) soit par un \u00e9chec. Un essai peut se faire \u00ab \u00e0 vue \u00bb, \u00ab flash \u00bb ou \u00ab apr\u00e8s travail \u00bb.<br \/>\r\n<b>F<\/b><br \/>\r\nFicelou : Cordelette utilis\u00e9e soit pour faire un n\u0153ud de Prusik, soit pour poser un rappel sur un point d'ancrage (d\u00e9conseill\u00e9) dans le cas d'un but.<br \/>\r\nFissure : Structure du rocher dans laquelle s'effectuent des coincements de doigts\/mains\/poings\/poignets\/coudes\/pieds\/genoux; la plupart des voies en fissure s'effectuent sur coinceurs.<br \/>\r\nFlash : Essai ou r\u00e9alisation d'une voie sans l'avoir jamais reconnue auparavant, mais en ayant vu auparavant d'autres grimpeurs tenter de la gravir ou en ayant re\u00e7u des indications avant ou pendant l'essai.<br \/>\r\n<b>G<\/b><br \/>\r\nGaz : Le \u00ab vide \u00bb. Une voie tr\u00e8s a\u00e9rienne est dite gazeuse.<br \/>\r\nGendarme : Monolithe de rocher se trouvant sur une cr\u00e8te.<br \/>\r\nGlace noire : Couche de glace transparente qui recouvre les rochers.<br \/>\r\nGoujon : Syst\u00e8me m\u00e9tallique \u00e0 filetage m\u00e2le destin\u00e9 \u00e0 recevoir une plaquette<br \/>\r\nGouille : Mare, trou avec un peu d'eau. Terme suisse romand.<br \/>\r\nGrigri : Syst\u00e8me d\u2019assurage autobloquant qui, en cas de chute du grimpeur, bloque la corde sans demander d'effort \u00e0 l\u2019assureur. Le grigri est un mod\u00e8le de la marque Petzl, tr\u00e8s largement utilis\u00e9, mais il existe d'autres produits similaires.<br \/>\r\nGraton (ou grat\u2019) : Petite prise que l'on ne peut pas crocheter, de par sa d\u00e9clivit\u00e9. On la tient par l'adh\u00e9rence du pied ou de la main.<br \/>\r\n<b>H<\/b><br \/>\r\nHarnais : Ensemble de sangles enserrant la taille, les cuisses et le torse permettant de s'attacher \u00e0 une corde. Nom donn\u00e9 au baudrier dans les notices techniques et directives r\u00e9glementaires europ\u00e9ennes.<br \/>\r\nHuit : Descendeur : en forme de \u00ab 8 \u00bb, comprenant un gros trou pour la corde et un petit pour le mousqueton. De nombreuses variantes existent, s'\u00e9cartant plus ou moins de la forme simple \u00e0 deux trous ronds (trou carr\u00e9, ergots sur les bords, trous sur deux plans orthogonaux, etc.).<br \/>\r\n<b>I<\/b><br \/>\r\nInvers\u00e9e (ou \u00ab inverse \u00bb ou \u00ab inver \u00bb) : Prise qui se prend par le bas, la paume tourn\u00e9e vers le haut.<br \/>\r\n<b>J<\/b><br \/>\r\nJaunir : Lib\u00e9rer un passage d'une voie d'escalade artificielle, c'est-\u00e0-dire, le gravir sans s'aider du ou des points d'ancrage rencontr\u00e9s dans ce passage. L'expression vient de l'habitude qu'avait prise le grimpeur belge Claudio Barbier, l'un des pr\u00e9curseurs de l'escalade libre dans les ann\u00e9es 1970, de peindre en jaune les points d'ancrage \u00e9quipants les voies (alors gravies en escalade artificielle) dont il ne s'\u00e9tait pas servi pour progresser lors de ces ascensions.<br \/>\r\nJet\u00e9 (jeter) : Mouvement qui consiste \u00e0 aller chercher une prise \u00e9loign\u00e9e en tirant avec les bras et en poussant avec les pieds de fa\u00e7on \u00e0 d\u00e9coller de la paroi, au moins les pieds (une main pouvant rester sur la prise d'origine), et \u00e0 monter pour aller chercher la prise \u00e9loign\u00e9e voulue. En g\u00e9n\u00e9ral la prise n'est pas accessible sans d\u00e9coller de la paroi. S'appelle aussi un \u00ab jump \u00bb. C'est le mouvement dynamique par excellence.<br \/>\r\n<b>K <\/b><br \/>\r\nKit-boule : petit sac dans lequel la corde est enkit\u00e9e, c\u2019est-\u00e0-dire rang\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 ce qu'elle puisse \u00eatre sortie \u00e0 la mesure du besoin et sans se bloquer.<br \/>\r\n<b>L<\/b><br \/>\r\nLancer de corde : Man\u0153uvre de corde qui consiste \u00e0 projeter une corde formant boucle sur un becquet ou un bloc rocheux<br \/>\r\nLib\u00e9rer une voie : \u00catre le premier ou la premi\u00e8re \u00e0 encha&icirc;ner en escalade libre une voie d'escalade artificielle, ou ayant des points d'aide.<br \/>\r\nLolotte : Mouvement qui consiste \u00e0 se placer de profil, la jambe la plus pr\u00e8s du rocher \u00e9tant repli\u00e9e et la jambe oppos\u00e9e tendue. Dans certains cas, le pied de la jambe repli\u00e9e est plac\u00e9 tellement haut et pos\u00e9 d'une fa\u00e7on telle sur le rocher qu'une torsion du genoux est n\u00e9cessaire pour replier la jambe et rendre les appuis efficaces. Permet d'attraper avec la main c\u00f4t\u00e9 jambe repli\u00e9e des prises \u00e9loign\u00e9es, alors que l'autre main utilise des prises verticales ou Invers\u00e9es, ou trop basses pour pouvoir atteindre les prises pr\u00e9cit\u00e9es sans cet \u00ab artifice \u00bb. Le nom de ce mouvement fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Laurent Jacob (ouvreur de nombreuses voies de top niveau dans les ann\u00e9es 1980).<br \/>\r\nLunule : Anneau naturel form\u00e9 par la roche. Peut servir de prise ou de point d'ancrage. Dans ce dernier cas, on y fixe une sangle ou une cordelette; Anneau non-naturel r\u00e9alis\u00e9 dans la glace pour servir de point d'ancrage ou d'amarrage.<br \/>\r\n<b>M<\/b><br \/>\r\nMagn\u00e9sie (ou \u00ab magne \u00bb) : Poudre blanche synth\u00e9tique dont on enduit les doigts afin d\u2019am\u00e9liorer l\u2019adh\u00e9rence des mains au rocher par absorption de la sueur. Il s\u2019agit en fait de carbonate de magn\u00e9sium basique Mg(OH)2. 3MgCO3. 3H2O. L'usage recommand\u00e9 de la magn\u00e9sie sous forme liquide permet de diminuer la poussi\u00e8re en suspension dans les salles. La magn\u00e9sie est couramment nomm\u00e9e \u00ab pof \u00bb, par d\u00e9formation du terme savoyard \u00ab peuf \u00bb qui signifie poussi\u00e8re[r\u00e9f. souhait\u00e9e].<br \/>\r\nManip' : Manipulation de la corde servant \u00e0 pr\u00e9parer la descente en moulinette au relais.<br \/>\r\nMutant : Grimpeur dont les performances laissent admiratif, se d\u00e9jouant avec brio des difficult\u00e9s du rocher, comme si par \u00ab mutation g\u00e9n\u00e9tique \u00bb, il \u00e9tait pass\u00e9 du statut de bip\u00e8de marchant au sol \u00e0 celui d'\u00eatre ayant apprivois\u00e9 la verticalit\u00e9 et capable de s'y mouvoir sans difficult\u00e9. Par extension, passage d'escalade tr\u00e8s difficile.<br \/>\r\nMono ou Monodoigt : Prise o\u00f9 l\u2019on ne peut introduire qu\u2019un seul doigt. Il existe des bi, des tri...<br \/>\r\nMonter en moulinette : Monter en second<br \/>\r\n\u00ab Mou (du) ! \u00bb : Lorsque celui qui monte en t\u00eate r\u00e9clame du mou, cela signifie qu'il veut mousquetonner et a besoin de plus de longueur de corde. L'assureur doit toujours \u00eatre attentif et pr\u00e9venir le besoin de mou de son leader afin de ne pas lui faire perdre de temps et d'\u00e9nergie, ni de le tirer en arri\u00e8re ! Oppos\u00e9 \u00e0 Sec !<br \/>\r\n<b>N<\/b><br \/>\r\nN\u00e9v\u00e9 : Partie amont d'un glacier o\u00f9 la neige se transforme en glace par tassement.; Plaque de neige isol\u00e9e, de plusieurs m\u00e8tres et persistant en \u00e9t\u00e9. Terme valaisan.<br \/>\r\nN\u0153ud : (de) huit: est celui que l'on utilise pour relier la corde \u00e0 son baudrier ; (de) chaise: idem, mais il est interdit de l'utiliser en comp\u00e9titions officielles, d'o\u00f9 une utilisation plus importante du n\u0153ud de huit ; demi-cabestan: utiliser pour assurer quelqu'un (en cas de perte du syst\u00e8me d'assurage par exemple).; prussik: r\u00e9alis\u00e9 sur sa corde de rappel : t\u00eate d'alouette: utilis\u00e9.<br \/>\r\nNo foot : (sans pieds) Se dit lorsqu'une personne ne fait pas usage de ses pieds en grimpant. Elle a les pieds dans le vide et est seulement suspendue par les bras. Ce type de situation se retrouve principalement lorsque le grimpeur est dans un D\u00e9vers ou un toit, et est d\u00fb \u00e0 l'inclinaison de la paroi (bien que le grimpeur puisse choisir de \u00ab recoller \u00bb ou non).<br \/>\r\n<b>P<\/b><br \/>\r\nPA : Terme utilis\u00e9 pour parler des chaussons de grimpe. Il s'agit des initiales de Pierre Allain (alpiniste des ann\u00e9es 1930 qui s'entra&icirc;nait sur les blocs de la for\u00eat de Fontainebleau) \u00e0 qui l'on doit leur invention.<br \/>\r\nPaire  : Voir d\u00e9gaine. Exemple d'usage : \u00ab poser les paires \u00bb.<br \/>\r\nPan : Un pan d'escalade est une salle de bloc en int\u00e9rieur. Le terme vient des premiers \u00ab mini murs \u00bb d'escalade que se fabriqu\u00e8rent \u00e0 domicile dans les ann\u00e9es 1990 (dans la cave, le garage, au dessus du lit) les grimpeurs de haut niveau pour s'entra&icirc;ner \u00ab dans le geste \u00bb (c'est-\u00e0-dire en grimpant) en r\u00e9alisant des passages d'escalade de bloc ou des travers\u00e9es, tout en s'affranchissant des contraintes des murs d'escalade traditionnels (n\u00e9cessit\u00e9 de s'encorder) .<br \/>\r\nPan G&uuml;llich : Instrument d'entra&icirc;nement invent\u00e9 par le grimpeur du m\u00eame nom. D'apr\u00e8s la l\u00e9gende, il le cr\u00e9a pour se pr\u00e9parer \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019Action Directe, la premi\u00e8re voie de niveau 9a.<br \/>\r\nPanier : Voir Tube.<br \/>\r\nParoi : Versant g\u00e9n\u00e9ralement raide pr\u00e9sentant une certaine homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de structure et de dimension importante. Il existe des parois glaciaires, rocheuses ou mixtes.<br \/>\r\nParpiner : Se dit d'une paroi de roche friable d'o\u00f9 s'\u00e9chappent facilement des pierres, en alpinisme et en canyonisme. Exemple: \u00ab ne pas descendre par l\u00e0, \u00e7a parpine dur \u00bb.<br \/>\r\nPatin\u00e9 : Rocher us\u00e9 par le passage des grimpeurs, devenu lisse et glissant.<br \/>\r\nPilier : Structure rocheuse faisant saillie dans le versant d'une montagne. Un pilier est g\u00e9n\u00e9ralement de pente tr\u00e8s raide et d\u00e9limit\u00e9 par des par des di\u00e8dres ou des couloirs bien marqu\u00e9s.<br \/>\r\nPlaquette : Morceau de m\u00e9tal viss\u00e9 sur un spit et donc ancr\u00e9 sur le rocher, pouvant recevoir une d\u00e9gaine ou, doubl\u00e9 avec un autre amarrage, une cha&icirc;ne pour faire un relais.<br \/>\r\nPlat : Type de prise qui ne peut \u00eatre tenue qu'en exer\u00e7ant une pression sur la prise avec la plus grande surface possible des doigts, lesquels doivent alors \u00ab \u00e9pouser \u00bb la forme de la prise. Un plat est d'autant plus difficile \u00e0 tenir que les conditons d'adh\u00e9rence sont mauvaises (temps chaud et humide).<br \/>\r\nPof : Produit naturel. R\u00e9sine de pin s\u00e9ch\u00e9e (colophane) en poudre enferm\u00e9e dans un petit sac de toile qui am\u00e9liore l'adh\u00e9rence des mains et des chaussons mais qui contrairement \u00e0 la magn\u00e9sie n'absorbe pas la transpiration. Quand on tape le rocher avec un pof pour en faire sortir la r\u00e9sine \u00e7a fait Pof ! N\u00e9anmoins aujourd'hui la plupart des grimpeurs d\u00e9signent la magn\u00e9sie par le terme pof.<br \/>\r\nPorte de grange : Mouvement de balancier subi par le corps difficile \u00e0 contr\u00f4ler.<br \/>\r\nPoutre : Sorte de grosse prise en r\u00e9sine de forme oblongue dans laquelle se trouvent des prises allant des gratons aux bacs, pour entra&icirc;ner les doigts et les bras. Sert \u00e0 l'entra&icirc;nement chez soi.<br \/>\r\nPremi\u00e8re : R\u00e9alisation originale en mati\u00e8re d'escalade ou d'alpinisme. Ce terme s'emploie pour une premi\u00e8re ascension d'un sommet aussi bien que pour un nouvel itin\u00e9raire, une premi\u00e8re hivernale, une premi\u00e8re ascension solitaire, une premi\u00e8re f\u00e9minine, une premi\u00e8re ascension sans guide, etc.<br \/>\r\nPrussik : Anneau de cordelette utilis\u00e9 pour l\u2019assurage autonome en rappel. La cordelette est enroul\u00e9e sur la corde de rappel par un n\u0153ud prussik et reli\u00e9e au baudrier, et sert d\u2019autobloquant si le grimpeur l\u00e2che son descendeur (peut \u00eatre remplac\u00e9 par des autobloquants m\u00e9caniques). Les \u00e9lagueurs, qui ont adopt\u00e9 ce n\u0153ud, l'orthographient souvent prussique et les canadiens l'appellent parfois prussien.<br \/>\r\n<b>R<\/b><br \/>\r\nRamasse : M\u00e9thode de descente sur neige en glissant sur les semelles des chaussures. Le freinage s'effectue an appuyant sur les talons ou \u00e0 l'aide du piolet.<br \/>\r\nRamonage : Technique d'escalade propre aux chemin\u00e9es qui fait appel \u00e0 la technique d'opposition.<br \/>\r\nRandonner : R\u00e9aliser une voie sans difficult\u00e9 apparente, comme si gravir cette voie n'avait n\u00e9cessit\u00e9 aucune facult\u00e9 particuli\u00e8re autre que la simple facult\u00e9 de marcher au sol. Par extension, \u00ab une voie rando \u00bb est une voie facile, car tout un chacun la gravit en \u00ab randonnant \u00bb.<br \/>\r\nRappel : Technique de progression sur corde permettant la descente d'une zone verticale et la r\u00e9cup\u00e9ration \u00e9ventuelle de la corde par le bas.<br \/>\r\nR\u00e9aliser : R\u00e9ussir l'ascension d'une voie d'escalade que ce soit \u00e0 vue, en flash, apr\u00e8s travail ou en second, mais sans s'\u00eatre repos\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la corde.<br \/>\r\nRecaker : S'ass\u00e9cher les mains en les plongeant dans le sac \u00e0 magn\u00e9sie.<br \/>\r\nR\u00e9glette : Petite prise tr\u00e8s mince et allong\u00e9e sur laquelle on peut poser l'extr\u00e9mit\u00e9 des doigts, qu'il faut arquer (en g\u00e9n\u00e9ral) ou prendre en tendu (plus rare).<br \/>\r\nRelais : \u00c9tape au milieu ou au sommet d\u2019une falaise, constitu\u00e9e de plusieurs ancrage reli\u00e9s entre eux. n\u00e9cessaire lors du parcours de grandes voies o\u00f9 la progression s\u2019effectue de relais en relais. Le premier grimpeur atteint le premier relais, est rejoint par son second, puis il atteint le second relais et ainsi de suite.<br \/>\r\nR\u00e9versible : Lors de l\u2019ascension d\u2019une grande voie, le premier de cord\u00e9e et le second de cord\u00e9e \u00e9changent leurs r\u00f4les d\u2019une longueur \u00e0 l\u2019autre.<br \/>\r\nRimaye : Crevasse entre le glacier et ses parois rocheuses (mot savoyard).<br \/>\r\n<b>S<\/b><br \/>\r\n\u00ab Sec ! \u00bb : Cri du grimpeur trop au taquet dans une voie et qui sent qu'il va tomber. S'il est juste au-dessus d'un point ou au-dessous et qu'il demande \u00e0 son assureur de le tenir sec, cela veut dire qu'il va s'asseoir dans son baudrier pour se reposer. Oppos\u00e9 \u00e0 \u00ab Mou (du) ! \u00bb<br \/>\r\nSite (d\u2019escalade) : Lieu naturel dans lequel on peut pratiquer l\u2019escalade, souvent pr\u00e9-\u00e9quip\u00e9 d\u2019ancrage\/spits (plaquettes, broches voire piton) et souvent entretenu par les membres de clubs locaux.<br \/>\r\nSecteur : Partie d\u2019un grand site qui rassemble plusieurs voies.<br \/>\r\nSolo : Se dit d'une voie r\u00e9alis\u00e9e seul. Le solo peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 au moyen de technique d'assurage autonomes (le grimpeur s'assure lui-m\u00eame), ou sans aucun assurage (on parle alors de solo int\u00e9gral).<br \/>\r\nSpit : \u00c0 l\u2019origine Spit \u00e9tait la seule marque \u00e0 distribuer des chevilles autoforeuses. Le nom a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu aux chevilles en g\u00e9n\u00e9ral. Les chevilles, comme les goujons, sont des ancrages m\u00e9talliques enfonc\u00e9s dans le rocher sur lesquels sont viss\u00e9es les plaquettes.<br \/>\r\nStatique (ou \u00ab stat \u00bb) : Corde statique, utilis\u00e9e pour \u00e9quiper une voie, et qui peut \u00eatre laiss\u00e9e en place tant que l'ensemble des points d'ancrage ne sont pas pos\u00e9s, d\u00e9voilant ainsi \u00e0 tout grimpeur en recherche de nouvelles voies \u00e0 tenter l'existence de projets.<br \/>\r\n<b>T<\/b><br \/>\r\nTendu (en tendu) : Fa\u00e7on de tenir une prise consistant \u00e0 exer\u00e7er une pression sur celle-ci tout en maintenant les doigts tendus.<br \/>\r\nToit : Passage o\u00f9 la roche est (sub-)horizontale, \u00e9ventuellement tourn\u00e9e vers le bas (D\u00e9versant horizontal). Le grimpeur se retrouve alors lui aussi \u00e0 l'horizontal, ou en no foot s'il ne se tient que par les mains. Les toits sont souvent des passages physiquement \u00e9prouvant.<br \/>\r\nTopo (Topo d'escalade, Topographie sp\u00e9l\u00e9ologique) : Relev\u00e9 topographique de la falaise, du canyon ou de la cavit\u00e9 (sp\u00e9l\u00e9o) permettant d'avoir de l'information sur les difficult\u00e9s, la progression, les points de rep\u00e8res, etc. Y sont indiqu\u00e9es les cotations, ce qui permet au sportif de savoir si le parcours est de son niveau ou pas, les particularit\u00e9s, et\/ou le temps n\u00e9cessaire. La plupart des topos contiennent \u00e9galement des conseils, photos\u2026 Le genre du terme est masculin en escalade, mais parfois f\u00e9minin en sp\u00e9l\u00e9o.<br \/>\r\nToronnage de la corde : Lorsque la corde passe dans un huit ou prend la forme d'un demi-cabestan pour l'assurage, elle s'entortille, fait des boucles. Cela ab&icirc;me la corde et peut faire perdre du temps \u00e0 cause des boucles qui s'emm\u00ealent.<br \/>\r\nTube : Aussi appel\u00e9 panier, ce type de frein d'assurage est tr\u00e8s facile \u00e0 utiliser et ne toronne pas la corde comme un huit.<br \/>\r\n<b>V<\/b><br \/>\r\nVoie : Cheminement \u00e0 suivre sur une paroi. Chaque voie a une cotation et un nom. Certaines voies comportent plusieurs longueurs (voir relais). Chaque longueur comporte plusieurs spits distant d'1 ou 2 m\u00e8tres, voire beaucoup plus sur les parois naturelles.<br \/>\r\nVol : Chute (assur\u00e9e) du grimpeur de t\u00eate. Se dit aussi \u00ab plomb \u00bb, \u00ab fly \u00bb, \u00ab cagette \u00bb, \u00ab boite \u00bb\u2026<br \/>\r\nVacher : Synonyme g\u00e9n\u00e9rique de fixer, attacher. Une vache est g\u00e9n\u00e9ralement une sangle reli\u00e9e au pontet du baudrier par un n\u0153ud en t\u00eate d'alouette et au bout de laquelle est fix\u00e9 un mousqueton, g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 vis. Cette vache est utilis\u00e9e pour s\u2019accrocher au relais (la personne est vach\u00e9e lorsqu'elle a clip\u00e9 le mousqueton de sa vache dans le relais) pouvant ainsi se reposer et proc\u00e9der tranquillement au passage de la corde dans le relais (la \u00ab manip \u00bb).<br \/>\r\nVire : Petite plateforme sur laquelle on peut se tenir debout.<br \/>\r\n<b>Y<\/b><br \/>\r\nYoyo : Erreur d'accrochage de la corde dans les d\u00e9gaines. Arrive lorsque le grimpeur clipe une d\u00e9gaine sup\u00e9rieure en attrapant la corde avant la d\u00e9gaine pr\u00e9c\u00e9dente. Le r\u00e9sultat est que la corde forme un \u00ab N \u00bb entre les deux points.<br \/>\r\nYoyoter : R\u00e9aliser une voie en repartant depuis son point de d\u00e9part apr\u00e8s chaque chute, sans chercher \u00e0 reconna&icirc;tre les sections se trouvant au dessus du point atteint avant de la tenter \u00e0 nouveau.<br \/>\r\n<b>Z<\/b><br \/>\r\nZipper : Glisser du pied (soit en raison d'une \u00ab technique de pied \u00bb&quot; sommaire, soit en raison de l'usure des chaussons ou de celle du rocher).<\/p>\r\n\r\n\r\nCopyright Spoorts<\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Il en existe deux formes d'escalade<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Il en existe deux formes d'escalade<\/b> :<\/p>\r\n<p>- <b>L\u2019escalade en nature<\/b> : falaises, rochers, calanques, cascades de glace (dry tooling), etc.. Exemples : falaises du Yosemite Park en Californie (El Capitan), les gorges du Verdon en France.<\/p>\r\n<p>- <b>L\u2019escalade en salle sur des murs artificiels <\/b>(dalles, d\u00e9vers, pans ou toit) pouvant atteindre entre 20 et 40 m\u00e8tres de haut (le record fran\u00e7ais est de 46 m\u00e8tres en fa\u00e7ade d\u2019immeuble \u00e0 Vaulx-en-Velin pr\u00e8s de Lyon), 16 m\u00e8tres de large et avec plus de 10 m\u00e8tres d\u2019avanc\u00e9e surplombante.<\/p>\r\n<p>Cette derni\u00e8re discipline s'est d\u00e9velopp\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990.<\/p>\r\n<p>La F\u00e9d\u00e9ration Internationale d'Escalade a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en janvier 2007 par 48 f\u00e9d\u00e9rations nationales (actuellement 76 membres). Elle organise tous les deux ans le championnat du monde ainsi chaque ann\u00e9e la Coupe du monde qui se d\u00e9roule en plusieurs \u00e9tapes. Reconnu par le Comit\u00e9 Olympique International, l'escalade pourra devenir sport olympique (comme le squash, le karat\u00e9 et le roller) en 2020 dans la discipline 'difficult\u00e9'. D\u00e9cision en septembre 2013.<\/p>\r\n<p>A noter que l'escalade sur glace est g\u00e9r\u00e9 par l'UIAA (l\u2019Union Internationale des Associations d\u2019Alpinisme).<\/p>\r\n<p>La F\u00e9d\u00e9ration Fran\u00e7aise de la Montagne et de l'Escalade (FFME) a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1945. Elle dirige six sports : l'alpinisme, l'escalade, le canyonisme, la raquette \u00e0 neige, le ski-alpinisme et la randonn\u00e9e. Elle compte actuellement 82 000 licenci\u00e9s et 1100 clubs.<\/p>\r\n<p> <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Escalade84639.jpg\" \/><\/p>\r\n<p><b><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Il y a trois types de comp\u00e9tition<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Il y a trois types de comp\u00e9tition :<\/b><\/p>\r\n<p>- Les \u00e9preuves de vitesse effectu\u00e9es en parall\u00e8le. Les grimpeurs avalent le plus vite possible une voie type d\u2019une difficult\u00e9 moyenne .<\/p>\r\n<p>- Les \u00e9preuves de blocs (ou bouldering). C'est un encha&icirc;nement de difficult\u00e9s sur des hauteurs limit\u00e9es. Les escaladeurs doivent grimper sans corde six blocs d'une hauteur de 5 m (six minutes pour monter un bloc avec six minutes de repos entre chaque bloc). Le vainqueur d'une telle \u00e9preuve est celui qui en grimpe le plus.<\/p>\r\n<p>- Les \u00e9preuves de difficult\u00e9 sur des murs d\u2019environ 25 m\u00e8tres \u00e0 l'aide d'une corde. Aller le plus haut possible dans des voies o\u00f9 les difficult\u00e9s s'encha&icirc;nent. Seul la hauteur atteinte est prise en compte.<\/p>\r\n<p>Pour mesurer les difficult\u00e9s, il existe une \u00e9chelle de degr\u00e9s allant de 3 (simple) \u00e0 9 (extr\u00eame) avec des sous-graduations (a, b et c). Cette \u00e9chelle est \u00e9tablie par celui qui atteint le premier une voie. Elle d\u00e9pend de la structure de la paroi, du danger, de la difficult\u00e9, etc.<\/p>\r\n\r\n<p><b><\/div><h4 class=\"text-lg font-semibold mt-5 mb-2 text-gray-800\">Bon \u00e0 savoir<\/h4><div class=\"text-gray-700 leading-relaxed mb-4\">Bon \u00e0 savoir<\/b> :<\/p>\r\n<p>Le premier championnat de France d\u2019escalade fut organis\u00e9 en 1988.<\/p>\r\n<p>La France compte quelques 1 100 clubs pour accueillir 5 000 comp\u00e9titeurs d'escalade.<\/p>\r\n<p>La France a vu le sacre de six champions du monde (hommes ou femmes) depuis 1990.<\/p>\r\n\r\n<p>Pour plus de renseignements, contactez la F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise de la montagne et de l\u2019escalade.<\/p>\r\n<p> <img alt=\"\" src=\"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/EscaladeViaFerrata83502(1).jpg\" \/><\/p>\r\n<p><b><\/div><h3 class=\"text-lg font-bold mb-3\">Derniers articles<\/h3><ul class=\"space-y-2\"><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-blue-500\">&#9679;<\/span> Klettern geschichte<\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-blue-500\">&#9679;<\/span> Climbing history<\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-blue-500\">&#9679;<\/span> Escalada historico<\/li><\/ul><h3 class=\"text-lg font-bold mt-6 mb-3\">Sportifs<\/h3><ul class=\"space-y-2\"><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Isabelle Patissier <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Liv Sansoz <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> John Bachar <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(USA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Kilian Fischhuber <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(AUT.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Fran\u00e7ois Legrand <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Angela Eiter <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(AUT.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Dmitry Sharafutdinov <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(RUS.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Qixin Zhong <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(CHN.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> Anna Stohr <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(AUT.)<\/span><\/li><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-green-500\">&#9679;<\/span> M\u00e9lanie Sandoz <span class=\"text-gray-400 text-sm\">(FRA.)<\/span><\/li><\/ul><h3 class=\"text-lg font-bold mt-6 mb-3\">Infos pratiques<\/h3><ul class=\"space-y-2\"><li class=\"flex items-center gap-2\"><span class=\"text-purple-500\">&#9679;<\/span> Nombres de licenci\u00e9s en France<\/li><\/ul>","date":null,"sport":null,"image":"\/images\/sports\/icone-78.jpg"}