{"id":4433,"type":"article","titre":"Ces sports qui frappent \u00e0 la porte des Jeux, pour le prestige et l'argent ","contenu":"<div style=\"margin-right: 5px; float: left;\">\r\n<p style=\"width: 245px; color: rgb(0, 0, 0); font-size: 9px; margin-top: 0px; background-color: rgb(235, 235, 235);\">&copy; AFP\/Fabrice Coffrini<br \/>\r\nStatue repr&eacute;sentant les cinq anneaux, embl&egrave;me du CIO, au si&egrave;ge de l'organisation, le 10 d&eacute;cembre 2013 &agrave; Lausanne en Suisse<\/p>\r\n<\/div>\r\n<p>Encourag&eacute;s par les r&eacute;formes du pr&eacute;sident Thomas Bach, de nombreux sports, comme le squash, l'escalade ou le wushu r&ecirc;vent d'entrer aux programme des jeux Olympiques ou d'y revenir, comme le baseball et le softball, pour le prestige mais surtout pour l'argent.<\/p>\r\n<p>Ao&ucirc;t 2016: le CIO d&eacute;cidera alors d'ajouter ou non de nouveaux sports, soumis par Tokyo, au programme des jeux d'&eacute;t&eacute; 2020. Avant cela, le comit&eacute; d'organisation japonais a jusqu'&agrave; septembre pour proposer de nouveaux sports, a annonc&eacute; le vice-pr&eacute;sident du CIO, l'Australien John Coates, en visite dans l'archipel.<\/p>\r\n<p>Les sports candidats &agrave; une entr&eacute;e au programme, comme le karat&eacute;, le squash ou le surf ou &agrave; un retour, comme le baseball et le softball, font donc feu de tout bois. Car au-del&agrave; de l'image de marque, l'enjeu financier est de taille: un tiers des droits TV des Jeux sont en effet revers&eacute;s aux 28 f&eacute;d&eacute;rations internationales des sports olympiques d'&eacute;t&eacute; et aux sept f&eacute;d&eacute;rations des sports d'hiver.<\/p>\r\n<p>Ainsi 295 millions de dollars ont-ils &eacute;t&eacute; redistribu&eacute;s apr&egrave;s les JO de P&eacute;kin en 2008 et 515 millions de dollars apr&egrave;s ceux de Londres (2012).<\/p>\r\n<p>&quot;Pour les petits sports, l'enjeu financier d'une pr&eacute;sence aux Jeux est &eacute;norme&quot;, explique Callum Murray, directeur &eacute;ditorial de Sportcal qui analyse le marketing sportif. &quot;Pour certaines f&eacute;d&eacute;rations, la manne olympique repr&eacute;sente la moiti&eacute; de leurs revenus&quot;.<\/p>\r\n<p>Le label olympique est aussi, dans de nombreux pays, synonyme d'aides publiques accrues.<\/p>\r\n<p>&quot;L'importance des Jeux n'est pas seulement financi&egrave;re&quot;, r&eacute;torque Tom Dielen, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la F&eacute;d&eacute;ration mondiale de tir &agrave; l'arc. Depuis Londres 2012, o&ugrave; les &eacute;preuves ont &eacute;t&eacute; modernis&eacute;es, &quot;le nombre de nos licenci&eacute;s a augment&eacute; de 25%. Gr&acirc;ce en plus &agrave; des audiences TV en hausse, l'augmentation de nos revenus propres permet de r&eacute;duire notre d&eacute;pendance vis &agrave; vis des revenus des JO&quot;.<\/p>\r\n<p>Si le programme des JO d'&eacute;t&eacute; est compos&eacute; d'un noyau de 25 sports principaux, trois sports maximum peuvent s'y ajouter. &quot;Nous souhaitons toujours limiter le nombre d'&eacute;preuves (actuellement 306 pour les JO d'&eacute;t&eacute;) mais dans ce cadre l&agrave;, nous souhaitons donner plus de flexibilit&eacute; aux sports ou &eacute;preuves qui voudraient devenir olympiques&quot;, rappelait en novembre M. Bach.<\/p>\r\n<p>Le CIO s'est fix&eacute; pour limite 310 &eacute;preuves et 10.500 athl&egrave;tes pour les JO d'&eacute;t&eacute;, 100 &eacute;preuves et 2.900 athl&egrave;tes pour ceux d'hiver.<\/p>\r\n<p>- Baseball et softball favoris -<\/p>\r\n<p>Le baseball, immens&eacute;ment populaire au Japon, et le softball, semblent favoris pour Tokyo 2020, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;sents de 1992 (Barcelone) &agrave; 2008 (P&eacute;kin).<\/p>\r\n<p>Mais d'autres sports font le forcing, comme le squash, l'escalade, le snooker ou le wushu (arts martiaux chinois). &quot;Nous avons la volont&eacute; d'entrer au programme des JO&quot;, assure le vice-pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration internationale de wushu, Anthony Goh. &quot;Nous avons bon espoir que les r&eacute;formes induites par l'Agenda 2020 donneront une excellente chance &agrave; notre sport d'&ecirc;tre pr&eacute;sent aux JO 2024&quot;, ajoute-t-il.<\/p>\r\n<p>Si de nouvelles disciplines, plus que de nouveaux sports, veulent entrer aux Jeux d'hiver (comme le patinage synchronis&eacute; et la mass-start en patinage de vitesse), l'obligation de supprimer en contrepartie certaines &eacute;preuves, pour les JO d'&eacute;t&eacute; comme d'hiver, semble in&eacute;vitable.<\/p>\r\n<p>La suppression d'&eacute;preuves d'athl&eacute;tisme est parfois &eacute;voqu&eacute;e (comme le 10.000 m ou le triple saut) et en natation, la possibilit&eacute; pour certains athl&egrave;tes de remporter de nombreuses m&eacute;dailles fait d&eacute;bat.<\/p>\r\n<p>&quot;Le programme de natation aux JO de Londres est celui qui a r&eacute;alis&eacute; la plus forte audience TV&quot;, r&eacute;torque Cornel Marculescu, directeur ex&eacute;cutif de la F&eacute;d&eacute;ration internationale de natation.<\/p>\r\n<p>&quot;Gr&acirc;ce &agrave; ce succ&egrave;s, ajoute-t-il, on esp&egrave;re au contraire augmenter le nombre d'&eacute;preuves aux Jeux, avec en natation, des &eacute;preuves de 50 m, comme aux Championnats du monde. En water-polo f&eacute;minin, nous esp&eacute;rons passer de 8 &agrave; 12 &eacute;quipes&quot;.<\/p>\r\n<p>L'objectif de M. Bach de rendre le programme des JO plus flexible tout en &eacute;vitant l'hypertrophie semble donc loin d'&ecirc;tre atteint.<\/p>","date":null,"sport":"Jeux Olympiques \u00e9t\u00e9","image":null}