Wrestling geschichte
Lutte - Sport olympique

11 500 licenciés - Hommes : 9 200 - Femmes : 2 300 - 250 clubs
Historique
Le nom lutte vient du latin “luctari”.
Des gravures, découvertes en Egypte sur des sépultures et datant d’environ 7000 ans, laissent à penser que la lutte se pratiquait déjà à cette époque, en tant que sport de compétition et d’exhibition. Il semble qu’en Grèce, la lutte ait été introduite sous l’influence de l’Egypte et d’autres peuples de l’Asie.
La lutte apparaît au programme des 18e Jeux Olympiques (700 ans avant J.-C.). Le lutteur était appelé “luctator”. Au cours de l’épreuve, les lutteurs devaient parfois s’opposer à différents adversaires. Euribote fut le premier vainqueur olympique. Dans l’ordre du programme de ces jeux, la lutte apparaît en 4e position, derrière la course de chars, le pentathlon et la course en armes. Le pugilat prit place dans le programme des 23e Jeux Olympiques, et le pancrace dans celui des 33e. Rythmée au battements des tambourins, le pancrace se situe entre la lutte gréco-romaine et le pugilat. Le pugilat était un combat à coups de poings. Le pancrace était un combat tenant à la fois de la lutte et du pugilat. La légende grecque nous apprend qu’Herakles, dit Hercule, créateur des premiers Jeux Olympiques y fut vainqueur à la lutte et au pancrace. Plus tard, à Rome, en 186 avant J.-C., les lutteurs entrèrent en scène dans les cirques de Rome. Ceci dura jusqu’au IVe siècle. Après le IVe siècle romain, la lutte disparaît, puis elle réapparaît au Moyen âge, pratiquée par la classe la plus pauvre. C’est un dénommé “Exbrayat” qui fut l’ancêtre de la lutte gréco-romaine en France. Au cours d’une tournée ambulante en Amérique, Exbrayat écrasa la tête d’un lutteur noir entre ses mains. Il introduit une règle de ne pas porter de prises au-dessous de la ceinture et interdit torsions et prises douloureuses. La lutte fut représentée dès les premiers Jeux modernes de 1896 dans une catégorie ouverte à tous. Elle fut remportée par un Allemand de petite taille (1,57 m), Carl Schumann. La Fédération internationale de lutte amateur (FILA) fut créée en 1912 et compte 144 pays membres.
De 1900 à 1914, la lutte connut des fortunes diverses en France. Au lendemain de la guerre 1914-1918, en 1919, une poignée d’hommes forma la ligue parisienne de lutte amateur. Ce sont : Jules Bouquet, Georges Falconnier, Delmas, Célestin More. Cette ligue entra au sein de la F.F.L., créée en 1913.

- Catch as catch can (attrape comme tu peux) : sport américain spectaculaire qui ressemble à la lutte libre permettant toutes les prises, même douloureuses.
- Sambo (autodéfense sans arme) : sport issu des meilleures techniques de lutte folklorique en ex-URSS comprenant 5000 prises. Utilisé comme une méthode d'entraînement de l'ancienne armée soviétique. Le sambo est reconnu par la Fédération Internationale.
- Sumo : sport datant du XIVe siècle, pratiqué au Japon par des lutteurs (considérés comme des véritables idoles) dépassant souvent 150 kg grâce à un régime alimentaire spécial. Il existe 48 techniques avec variantes permettant toutes les prises, même douloureuses.
Principe
Combat au corps à corps de deux lutteurs qui essaient de se faire tomber ou de maintenir un adversaire à terre sur les épaules. Il existe deux formes formes :
- le style lutte libre qui permet les prises de jambes ;
- le style lutte gréco-romaine : seules les prises entre la tête et la ceinture sont permises, les torsions et prises douloureuses sont interdites.

Un tapis de 9 mètres de diamètre, entouré d’une garniture de même épaisseur, et de 1,20 m à 1,50 m de largeur est obligatoire dans toutes les épreuves internationales.
A l’intérieur du cercle de 9 m de diamètre, tout au long de sa circonférence, est tracée une bande de couleur rouge de 1 mètre de largeur, qui fait partie intégrante de la surface de combat.
Pour désigner les différentes parties du tapis, la terminologie suivante sera employée :
- la partie intérieure du tapis située en deçà de la bande rouge sera appelée surface centrale de lutte (diamètre 7 m),
- la bande rouge : zone de passivité (largeur 1 m),
- la garniture : surface de protection (largeur 1,20 m à 1,50 m). Il est permis d’utiliser un tapis de 10 mètres de diamètre comportant la zone de passivité de 1 m de large, à condition que la surface de protection ait toujours 1,20 m de large.

Les concurrents doivent se présenter au bord du tapis, en maillot d’une seule pièce de la couleur qui leur sera désignée (rouge ou bleue) et porter en dessous un slip ou ceinture suspensoir.

Il y a deux périodes de trois minutes de combat avec 30 secondes de pause. Au cas où aucun lutteur aurait atteint les trois points techniques, il y a une prolongation de trois minutes. Si le score est de 0-0 après la prolongation, il y a une reprise debout.
Par ailleurs, le chronométreur doit annoncer le temps à haute voix, toutes les 30 secondes.
Depuis 2002, elles passent de huit à sept catégories : 55 kg - 60 kg - 66 kg - 74 kg - 84 kg - 96 kg - 120 kg.
Il est considéré qu’un lutteur se trouve en position de “mise en danger” lorsque :
1. il dépasse la ligne verticale de 90° avec le dos tourné vers le tapis et résiste par la partie supérieure du corps pour n’être pas mis en position avec ses deux épaules sur le tapis (le tomber).
2. il peut résister avec la tête, les coudes et l’épaule et aussi en position de tomber instantané (roulé sur les épaules).
3. le lutteur en défense se met en pont pour ne pas être tombé,
4. le lutteur en défense, le dos vers le tapis, est appuyé alternativement sur un ou deux coudes pour ne pas être amené sur les deux épaules
5. il est bloqué dans cette position sur les deux mains,
le lutteur a une épaule en contact avec le tapis et qu’il dépasse la ligne verticale de 90° avec l’autre épaule (angle fermé),
6. Le lutteur se trouve dans la position du “tomber instantané”, c’est-à-dire lorsqu’il passe sur les deux épaules moins d’une seconde.
Il n’y a plus “mise en danger” lorsque le lutteur dépasse la ligne verticale de 90°, avec la poitrine et le ventre tournés vers le tapis. Mais si, de cette position, le lutteur attaqué est amené à nouveau à franchir la ligne verticale de 90° le dos tourné vers le tapis, il y a nouvelle mise en danger, qui ne pourra être de nouveau cotée qu’autant que celui-ci aura repris auparavant une très nette position le ventre face au tapis.

Est considéré comme tombé (touche) le lutteur maintenu par son adversaire les deux épaules contre le tapis pendant une durée suffisante pour permettre à l’arbitre de prononcer “tombé” et frapper le tapis de la main.
Pour que soit reconnu un tomber au bord du tapis, il suffit que les épaules du concurrent et la tête soient à l’intérieur de la surface de combat.
Le tomber constaté par l’arbitre sera valable si le juge le confirme. Si après consultation du juge par l’arbitre il y a avis différent, la décision finale doit être donnée par le chef de tapis.
1. S’il y a trois pieds dans la zone de passivité, le combat doit être interrompu et les lutteurs ramenés au milieu, dans le rond central, pour continuer la lutte debout. Le combat doit également être interrompu et les lutteurs ramenés au milieu lorsqu’il y a seulement un pied dehors.
2. Dans le déroulement d’une prise, les deux pieds d’un adversaire peuvent être en dehors du tapis, le lutteur sur le tapis peut terminer son action.
3. Un lutteur se trouvant sur la zone ne pourra plus porter une prise, même si son adversaire se trouve encore sur la surface de combat. Toutefois, l’attaquant pourra exécuter une prise à la condition de remettre au moins un pied sur la surface centrale pour continuer l’exécution.
4. Dans l’action, si les lutteurs quittent ensemble le tapis, l’arbitre leur ordonne d’y retourner dans la position où ils étaient, debout ou à terre, au moment où ils ont franchi le bord du tapis.
5. Sur un amené à terre non maintenu qui provoque la sortie des lutteurs, la lutte devra recommencer au milieu du tapis, dans la position debout.
6. De même, sur un amené à terre, si les deux mains ou la tête sortent des limites du tapis, la lutte est reprise debout.
7. Pour être valable, toute prise doit amener la tête et les épaules dans les limites du tapis.

Lutte au bord du tapis à terre
1. Si le lutteur se trouvant dessous est à l’intérieur du tapis (même si 3 ou 4 jambes sont en dehors), le combat doit continuer aussi longtemps que la lutte se déroule à l’intérieur.
2. Si le lutteur se trouvant dessous porte en dehors des limites une prise qui le met, ainsi que son adversaire, hors du tapis, le combat doit être interrompu et la lutte reprendre, debout, au milieu du tapis.
3. Si la tête du lutteur dessous, ses mains et ses épaules sortent du tapis, la lutte est arrêtée.
1. Dans la lutte ordonnée à terre, l’action ne peut reprendre au coup de sifflet de l’arbitre que lorsque les adversaires ont pris la position “à terre” réglementaire définie comme suit :
- Position
Le concurrent allant à terre se place obligatoirement à genoux et les mains sur le tapis, mains et coudes écartés et distants d’au moins 20 cm de ses genoux. Les bras doivent être tendus, les pieds non croisés.
- Contact
1. Le lutteur étant dessus peut prendre une position à sa convenance pour attaquer, mais il doit d’abord prendre contact avec son adversaire en apposant parallèlement les deux mains à plat sur le dos de celui-ci.
2. Après avoir vérifié et constaté la régularité de la position des deux lutteurs, l’arbitre siffle la reprise du combat. A ce moment, le lutteur dessus peut attaquer son adversaire; le lutteur dessous est libéré de sa position initiale et peut également attaquer et contrarier les efforts du lutteur dessus et se mettre debout.
3. Si un des lutteurs est amené à terre au cours du match, la lutte continue à terre et le lutteur dessous peut contrarier les efforts de son adversaire et se mettre debout.

4. Le lutteur qui amène son adversaire à terre doit être actif. Si, dans cette position, les deux concurrents sont passifs, l’arbitre peut leur ordonner de se lever et de continuer le match dans la position debout.
5. Il est interdit au lutteur qui a obtenu le dessus de reprendre la lutte en sautant sur son adversaire. Si cette infraction est commise, l’arbitre doit réprimander le fautif et faire relever le lutteur à terre.
6. Le lutteur dessous n’a pas le droit d’interrompre la lutte ni de demander la reprise de la position debout.
7. Sur une action, si le lutteur dessous sort du tapis sans être contrôlé par son adversaire, la lutte doit reprendre debout.
La mise à terre est ordonnée lorsque :
• Le lutteur attaqué sort de la zone de protection dominé et contrôlé.
• Le lutteur qui est à genoux dans la zone contrôlée, touche avec les deux mains la surface de protection.
• Le lutteur dominé à plat ventre touche avec la tête la surface de protection.
• Au lutteur qui fait une fuite de tapis en position de mise en danger.
Dans tous les autres cas, la lutte reprend dans la position où l’arbitre a arrêté le combat.

1. Sont illégales et formellement interdites les prises ou actions suivante :
- prise de gorge,
- retournement des bras à plus de 90°,
- ramassement de bras par-dessus, effectué sur l’avant-bras,
- prise de tête seule avec deux mains,
- double prise de tête (Nelson), si elle n’est pas exécutée de côté, sans aucune intervention des jambes sur une partie du corps de l’adversaire,
- porter le bras de l’adversaire derrière son dos en l’exposant en même temps à une pression et dans une position telle que l’avant-bras et le bras formeraient un angle fermé,
- porter la “cravate” dans un sens quel qu’il soit.
2. Par ailleurs, dans les prises portées debout et par-derrière, alors que l’adversaire est tourné, la tête en bas (ceinture à rebours), la chute ne doit être exécutée que sur le côté et absolument pas de haut en bas (piqué); il faut qu’une partie du corps autre que les pieds de celui qui porte la prise touche le tapis avant la partie supérieure du corps de l’attaqué.
3. Dans l’exécution d’une prise, le tenu de la tête n’est autorisé que d’un seul bras.
4. Enfin, il est interdit de soulever l’adversaire qui est en pont et de le rejeter ensuite au tapis (chocs rudes à terre); c’est dire qu’il faut compresser le pont. De même il est formellement interdit d’enfoncer le pont en poussant dans le sens de la tête.

1. En lutte gréco-romaine
Il est interdit de saisir l’adversaire au-dessous des hanches ou de l’enserrer avec les jambes.
- Toutes les poussées, pressions ou “enlevées” par contact des jambes sur une partie du corps de l’adversaire sont totalement prohibées.
- Il est interdit, par exemple, pour attaquer pendant la lutte à terre, de lever l’adversaire par le moyen des jambes, sur le genou et la cuisse, pour provoquer le tomber.
2. En lutte libre
Il n’est pas nécessaire, dans l’exécution de certaines prises, par et sur les jambes, d’accompagner son adversaire au sol.
Le ciseau verrouillé avec les pieds croisés sur la tête ou sur le corps est interdit.
Par contre, les crocs-en-jambe, les chassés des pieds ou des jambes sont permis.
Valeurs attribuées aux actions et aux prises
1 point :
- Au lutteur qui amène son adversaire à terre en passant derrière lui, et en cette position, l’y maintient et le contrôle (3 points de contact : deux bras et un genou, ou deux genoux et un bras).
- Au lutteur qui porte une prise correcte debout ou à terre qui ne met pas son adversaire dans une position de mise en danger de tomber.
- Au lutteur qui surpasse, maintient et contrôle son adversaire en passant derrière lui.
- Au lutteur bloquant son adversaire sur un ou deux bras étendus, le dos dirigé vers le tapis.
- Au lutteur dont la prise est empêchée irrégulièrement par son adversaire.
- Au lutteur attaquant dont l’adversaire s’enfuit hors du tapis.

2 points :
En principe, dans la lutte à terre, les mises en danger sont en général cotées 2 points.
- Au lutteur qui porte une prise correcte dans la lutte à terre et qui met son adversaire dans une position de mise en danger de tomber ou de tomber instantané.
- Au lutteur attaquant dont l’adversaire se roule sur ses épaules.
- Au lutteur attaquant dont l’adversaire fuyant la prise se jette en dehors du tapis, en position de mise en danger.
- Au lutteur attaqué si l’attaquant se met dans le tomber instantané ou bien se roule sur ses épaules dans l’exécution d’une prise.
- Au lutteur attaqué si l’attaquant est bloqué dans une position de mise en danger de tomber.
- Au lutteur exécutant une prise de “grande technique” qui n’aboutit pas à amener l’adversaire en position de mise en danger directe et immédiate.
- Au lutteur attaquant, si son adversaire commet une prise irrégulière qui empêche le développement de l’action.
3 points :
- Au lutteur exécutant une prise debout qui amène son adversaire en position de mise en danger par projection directe avec petite amplitude.
- Est également considérée comme prise à 3 points toute prise exécutée en arracher du sol, avec petite amplitude même si le lutteur attaquant se trouve avec un ou deux genoux au sol, pour autant que l’attaqué arrive immédiatement en mise en danger.
5 points :
Sont considérées comme prises à 5 points, toutes les prises exécutées avec une grande amplitude qui amènent le lutteur attaqué en position de mise en danger directe et immédiate depuis debout ou après arraché du sol.
Dans le but de favoriser la lutte dynamique sans pénaliser le lutteur actif, l’attaquant qui reste à terre à cause d’une mauvaise exécution de sa prise ne se verra pas pénalisé d’un point.
Dans cette situation l’arbitre arrêtera l’action et fait reprendre la lutte debout.
Par contre, si dans l’exécution d’une prise le lutteur attaqué exécute une contre-attaque et amène lui-même par cette contre-attaque son adversaire à terre, il recevra le ou les points correspondants à son action.
Un lutteur est déclaré vainqueur dans le temps réglementaire, après avoir marqué au moins trois points.

- Les repêchages n’existent plus dans les compétitions. Il y a des poules de 3 ou 4 lutteurs qui se rencontrent.
- Lors des grands championnats, une catégorie se disputera sur une journée entière, au lieu actuellement de trois journées de compétitions mélangeant toutes les catégories.
- Plus de disqualification par avertissement. En cas d’égalité, prolongation avec décision obligatoire au bout de trois minutes.
- Obligation d’avoir marqué au moins trois points pour avoir combat gagné.
- En cours de combat, le premier à dix points sera déclaré vainqueur (au lieu d’un écart de 15 points).
- La durée du combat est désormais de deux fois trois minutes avec une pause de 30 secondes.
Depuis 2005
- celui qui n’a pas reçu d’avertissement (jeu passive, fuite du tapis, faute).
- au cas où il n y a pas d’avertissements le vainqueur est celui qui a marqué le dernier un point technique.
4. Dans le cas d’un matche nul, un accrochage sera ordonné après le temps règlementaire. L arbitre procède au tirage au sort pour déterminer le lutteur qui devra prendre l’accrochage en premier. L’accrochage dure maximum 30 secondes.
- dans le style libre celui qui a perdu le tirage au sort doit avancer une jambe au centre du cercle, le pied collé au tapis. Celui qui a gagnée l’accrochage prend, dans la position qu il souhaite, une saisie avec les deux bras sur cette jambe. Le lutteur qui a gagné le tirage au sort peut indiquer à l arbitre la jambe que son adversaire doit mettre au milieu du rond central.
- dans le style gréco-romain le lutteur qui a gagné le tirage au sort saisit son adversaire sous les épaules sans prendre le bras de son adversaire après avoir été placé poitrine contre poitrine au centre du tapis. La saisie peut être réalisée sur la partie du corps comprise depuis sous les épaules jusqu’au dessus de la ceinture.
5. La saisie à garde à terre est annulée.
1. Le combat est gagné par tombé technique quand il y a une différence de 6 points et la période conclut automatiquement or a part la touche, l’ abandon ou la disqualification le combat doit être arrêté avant la fin du temps règlementaire lorsqu’il y a une différence de 6 points entre les lutteurs.
2. La victoire par tombé est proclamée sans égard dans quelle période a été appliqué.
3. Le lutteur perd la rencontre s’il reçoit trois (3) avertissements de lutte passive.
4. Si le lutteur exerce une prise de grande amplitude de 5 points, il est déclaré vainqueur de la période sans égard du résultat jusqu’au moment.
5. Le lutteur qui a exécuté deux prises de 3 points chacune, est déclaré vainqueur dans la période sans égard du score.
6. Chaque fuite du tapis ou fuite de prise est sanctionnée par 1 ou 2 points techniques en faveur de l’adversaire.
7. L’interruption du combat sans la permission du chef de tapis au cas d’une blessure inflige une sanction d’un (1) point en faveur de l’adversaire si la plaie ne saigne pas.

La lutte féminine est très semblable à la lutte libre. Cependant les prises de clefs doubles (double Nelson) sont formellement interdites.
De plus en plus de femmes pratiquent la lutte libre. Les premiers championnats du monde furent organisés en 1987. La lutte féminine font leur entrée aux J.O. de 2004 (4 catégories).
La lutte féminine est très semblable à la lutte libre. Cependant les prises de clefs doubles (double Nelson) sont formellement interdites.
La lutte féminine a fait son entrée au programme des Jeux Olympiques en 2004, et c'est Irini Merleni de l'Ukraine qui a eu l'honneur d'être sacrée première championne olympique de la discipline. C'est également elle qui possède le palmarès le plus impressionnant des médaillées des quatre catégories. Du haut de ses 1,50 mètres, Irini Merleni a remporté trois championnats du monde dans la plus légère des catégories de poids. Aux Jeux Olympiques d'Athènes, dans le tour préliminaire, l'Ukrainienne se défait de ses trois adversaires sur le score total de 31-0 en 4 minutes 36 secondes seulement. En demi-finale, elle domine l'Américaine Patricia Miranda 9-0. En finale, Irini Merleni se retrouve enfin face à une adversaire de taille : la Japonaise Chiharu Icho, championne du monde en titre dans une catégorie de poids supérieure. La lutte entre les deux femmes est serrée. Menée 2 à 1, Irini Merleni revient au score à 2 minutes 30 secondes de la fin de la rencontre. Elle obtiendra la victoire sur décision des juges.
En 2002, les catégories de poids, déjà modifiées après les Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996 (6 catégories au lieu de 9) ont passé de six à quatre : elles sont les suivantes : 48 kg - 55 kg - 63 kg - 72 kg.
Les pratiquantes doivent se présenter en compétition dans la tenue suivante :
- Justaucorps : il est obligatoire que les pratiquantes disposent alternativement d'un justaucorps Rouge ou Bleu, le design étant libre.
- Les concurrentes doivent porter des chaussures de lutte souples, à lacets sans embouts (voir règlement de lutte masculine).
- Le port du soutien-gorge sans armature est conseillé.
- Les cheveux doivent être maintenus à l'aide d'élastiques ou de rubans, à l'exclusion d'attaches métalliques.
- Le port de boucles d'oreille, barrettes, bracelets, bagues et de tous objets rigides ou métalliques est formellement interdit, ainsi que le port d'un maillot de lutte masculin et tee-shirt échancré.
Principe : les concurrentes sont pesées en justaucorps et pieds nus.
Remarque : étant donné les catégories de poids, faisant référence au poids du corps réel, le poids du justaucorps (200 g) pourra être déduit du poids accusé par la bascule lors de la pesée des concurrentes.
De cette façon, contrairement à ce qui est pratiqué pour les garçons, il ne sera pas fait obligation aux filles de se peser nues.
Écolières, cadettes : une seule période de 3 minutes sans pause.
Juniors, seniors : une seule période de 4 minutes sans pause.
L'ensemble des règles techniques applicables aux éléments masculins est valable pour les pratiquantes de lutte féminine.
Outre les interdictions générales et les prises illégales énoncées pour la lutte masculine, il est spécialement interdit en lutte féminine, notamment toutes les clés doubles ou verrouillées en lutte au sol ou debout (double Nelson).
Salut : les lutteurs doivent se saluer.
Start : invitation aux lutteurs debout aux coins du tapis de se rendre au milieu pour être contrôlés et se serrer la main, après quoi ils retourneront dans leur coin respectif et attendront le coup de sifflet de l'arbitre les invitant à commencer la lutte.
Contact : l'arbitre demande que le lutteur pose les deux mains sur le dos de son adversaire se trouvant dessous à terre. Les lutteurs en position debout doivent prendre contact "corps à corps".
Open : le lutteur doit modifier sa position et adopter une lutte plus ouverte.
Dawai : l'arbitre invite les lutteurs à une lutte plus active.
Attention : l'arbitre met en garde le lutteur passif avant de demander l'avertissement pour refus de position correcte à terre.
Action : le lutteur doit exécuter la prise qu'il a engagée.
Head up : le lutteur doit lever la tête. Ordre donné par l'arbitre dans le cas de passivité et d'attaques répétées “tête en avant”.
Jambe : le lutteur a fait une faute de jambe (gréco-romaine).
Position : position initiale des lutteurs à terre, avant le coup de sifflet de l'arbitre.
A terre : le combat reprend à terre.
Place : d'un coup de main sur le tapis, en prononçant en même temps "place", l'arbitre rappelle aux lutteurs de ne pas fuir en dehors du tapis.
Danger : mise en danger.
Fault : prise illégale ou infraction aux règles techniques.
Passif : rouge passif, bleu passif : remarque donnée au lutteur qui est passif, en désignant d'un geste vertical du bras de la couleur du lutteur fautif.
Remarque : signe de l'arbitre indiquant au juge et au chef de tapis la passivité d'un lutteur.
Stop : ce mot signifie l'arrêt du combat.
Zone : ce mot doit être prononcé à haute voix si les lutteurs pénètrent dans la zone de passivité.
Termes officiels :
Continuer : la lutte doit reprendre sur cet ordre de l'arbitre. L'arbitre emploie également ce mot pour faire continuer la lutte si les lutteurs s'arrêtent par confusion et le regardent comme s'ils demandaient une explication.
Time out : lorsqu'un des lutteurs cesse de lutter, intentionnellement ou par suite de blessure ou pour n'importe quelle autre raison, l'arbitre emploiera cette expression pour demander au chronométreur d'arrêter son chronomètre.
Centre : les lutteurs doivent se rendre au milieu du tapis et y continuer le combat.
Up : le combat doit être repris debout.
Intervention : le juge, l'arbitre ou le chef de tapis demande l'intervention.
Out : prise réalisée en dehors du tapis.
OK : la prise est valable (légale, correcte). Le juge et le chef de tapis étant assis dans un endroit ne permettant pas de suivre de près ce qui se passe à l'opposé, l'arbitre doit lever le bras pour indiquer si la prise du bord du tapis a été réalisée dans les limites du tapis ou en dehors.
Non : Ce mot est employé pour indiquer une action non valable et qui, en conséquence, est annulée.
Touche : mot employé pour indiquer que le lutteur est battu par “tombé”. Pour le tombé, l'arbitre dit pour lui-même “tombé” frappe le tapis de la main et siffle la fin du match.
Déclaré battu : décision rendue à la suite d'une défaite par décision arbitrale.
Défaite : l'adversaire est battu.
Disqualification : la disqualification est prononcée par suite de comportement indigne ou pour brutalité.
Fin : la fin du match.
Chronomètre : le chronométreur doit sur cet ordre de l'arbitre arrêter ou mettre en marche le chronomètre.
Gong : le coup de gong marque le commencement et la fin d'un match.
Jury : corps d'arbitrage.
Arbitre : officiel dirigeant le combat sur le tapis.
Juge : officiel qui assiste l'arbitre et attribue les points aux lutteurs durant le combat . Il est tenu de noter sur son bulletin toutes les actions au cours d'un combat.
Chef de tapis : officiel responsable d'un tapis. Il est tenu de départager en cas de litige entre l'arbitre et le juge.
Consultation : le chef de tapis consulte l'arbitre et le juge avant de prononcer une disqualification ou une prise de décision sur toutes les questions où il y a désaccord.
Avertissement : l'arbitre pénalise un lutteur pour infraction aux règles.
Clinic : le stage.
Protest : protestation déposée par suite d'une décision, quelle qu'elle soit.
Victory : l'arbitre proclame le vainqueur.