Tout savoir sur le patinage de vitesse


En patinage de vitesse, les patineurs peuvent atteindre la vitesse de 50 km/h.
Historique


Pour chaque épreuve, les concurrents concourent une seule fois à l'exception du 500 m hommes et dames où chaque concurrent concourt deux fois. Le résultat final est basé sur le temps total des deux manches.
Quelle que soit l'épreuve, deux concurrents essayent de réaliser le meilleur temps sur une piste ovale standard de 400 mètres. Ils patinent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et leur temps est chronométré au centième de seconde.
Un faux départ par couple est autorisé : le patineur qui commet le second faux départ est disqualifié. Les athlètes changent de couloir à chaque tour dans la zone de croisement : chacun d'entre eux parcourt donc la même distance. Priorité est donnée au patineur se trouvant sur le couloir extérieur.

Les patinoires de vitesse sont divisées en deux couloirs. Les patineurs sont tenus, à chaque demi-tour d'anneau, de changer de couloir, alternant ainsi comme le veut le règlement passages à la corde et dans le couloir extérieur.
Dans la poursuite par équipes, deux équipes formées chacune de 3 athlètes partent simultanément de chaque côté de la piste. Les membres de l'équipe se relaient pour affronter les virages en «tirant», c'est-à-dire en conduisant l'équipe. Les patineurs qui ne «tirent» pas suivent de près le leader pour profiter de son sillage. Le chronomètre est arrêté lorsque le troisième athlète franchit la ligne d'arrivée.
Afin de renforcer l'intérêt sportif de la finale, la compétition de poursuite en équipes comprend une série d'éliminatoires. Pour chaque course, l'équipe est composée de 3 athlètes mais un pays peut choisir de changer la composition de son équipe d'une phase de compétition (tour) à une autre. Il ne peut cependant utiliser que 5 patineurs pour l'ensemble de la compétition.

Compétition


Couloirs : Les concurrents changent de couloirs à chaque tour sur la ligne opposée. Le concurrent qui passe du couloir extérieur au couloir intérieur a la priorité.
Départ : Le départ est décalé pour toutes les épreuves à l'exception du 500 m. Les concurrents s'alignent à 2 mètres de la ligne de départ. Lorsque le juge les invite à se rapprocher de la ligne, ils attendent le coup de pistolet pour démarrer. Deux faux départs entraînent la disqualification du concurrent.
Force de gravitation : Lorsqu'il est dans un virage, le corps du patineur est poussé vers l'extérieur avec une intensité de 60 kg dans le couloir intérieur et une intensité de 52 kg dans le couloir extérieur. Afin de neutraliser cette force centrifuge, le patineur se penche de 45° lorsqu'il est dans le couloir intérieur et de 49° lorsqu'il se trouve dans le couloir extérieur. Cela équivaut à une force de gravitation de 90 kg sur une jambe lorsque le patineur est dans le couloir intérieur et à une force de gravitation de 76,5 kg lorsqu'il se trouve à l'extérieur.
Résistance à l'air : Dans l'épreuve du 500 m hommes, la résistance à l'air équivaut à une force de 5 kg, ce qui revient à dire que le patineur doit vaincre une résistance physique d'environ 70%. La friction entre les patins et la glace représente les 30% restants.
Séries : Toutes les épreuves ne comportent qu'une seule série à l'exception du 500 m où il y a deux séries; chaque concurrent occupe donc une fois le couloir intérieur et une fois le couloir extérieur.
Technique de patinage : Le patineur se propulse vers l'avant grâce à une combinaison de mouvements alternatifs de part et d'autre de la trajectoire du corps; l'épaisseur de la lame d'un patin de vitesse est de 1 mm.
.png)
Les Nord-Américains, déjà bien présents à l'origine, ont surtout impressionné à l'occasion des énormes succès d'Eric Heiden, un étudiant en médecine qui réalisa le Grand Chelem (victoires sur les cinq distances) aux Jeux de Lake Placid (1980), de Bonnie Blair, cinq fois championne olympique de 1988 à 1994, et de l'étonnante Sheila Young, championne olympique du 500 mètres à Innsbruck (1976) et championne du monde… cycliste sur piste (1973 et 1976).
Les Russes, également, ont raflé les médailles aux Championnats du monde et aux J.O., dans la deuxième moitié du XXème siècle, avec notamment Lidia Skoblikova, six médailles d'or olympiques en 1960 et 1964 et un sprinter exceptionnel, Evgueni Kulikov.
Gros succès aussi pour l'Allemagne, avec sa grande vedette de l'ex-RDA (Allemagne Démocratique), Karin Enke-Kania, aux huit médailles olympiques, dont trois d'or, de 1980 à 1988.
La discipline était si populaire en Amérique du Nord que les organisateurs des Jeux olympiques de Lake Placid en 1932 décidèrent de changer les caractéristiques d'une des épreuves de patinage de vitesse afin de lui donner celles d'une course de patinage de vitesse sur piste courte avec des départs groupés et des relais. Cette décision provoqua un boycottage des nombreux concurrents européens et ainsi les Américains gagnèrent les quatre titres olympiques ! Le short-track fut reconnu par la Fédération Internationale qu'en 1967. Le premier championnat officiel fut organisé en 1976.
.png)


Les hommes et les femmes s'affrontent sur 500 m, 1000 m et 1500 m. Le relais masculin se court sur 5000 m contre 3000 m pour le relais féminin. Dans toutes les épreuves, les patineurs doivent prendre l'avantage sur leurs concurrents dans les séries éliminatoires, jusqu'à la finale. La vitesse est un facteur secondaire. D'ailleurs, tous les records mondiaux et olympiques ont été battus hors des phases finales.
Les compétitions individuelles débutent avec 32 concurrents avec quatre concurrents par série et les deux premiers se qualifient pour le tour suivant. Les compétitions se déroulent donc par élimination. Chacun essaye d'aller plus vite et d'avoir une meilleure tactique que ses adversaires de la même série. Lorsqu'il ne reste plus que quelques finalistes, le premier qui franchit la ligne d'arrivée est déclaré vainqueur. Le départ est groupé. Les concurrents patinent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.Les concurrents patinant dans le couloir extérieur portent un brassard rouge tandis que les concurrents du couloir intérieur portent un brassard blanc.
Lame
La partie de la lame qui est en contact avec la glace est droite. Les lames utilisées par les patineurs de vitesse masculins ont généralement une longueur de 42-46 cm. La longueur de la lame est proportionnelle à la vitesse pouvant être atteinte quoiqu'une longueur excessive puisse constituer un handicap. Le dessous de la lame a une épaisseur d'à peine 1 mm.
Lunettes
Les lunettes protègent les yeux du patineur contre le vent et les éclats de glace. Le verre réduit la réverbération et améliore la visibilité sur la piste.
Combinaison
Les patineurs de vitesse portent une combinaison moulante pourvue d'un capuchon afin de réduire la résistance à l'air. Le profilage des combinaisons de course doit correspondre à la forme naturelle du corps du patineur. Il est interdit d'introduire ou d'attacher des éléments ou des formes susceptibles de modifier le profil naturel du patineur.

Equipement Vitesse
Les patins
•L'innovation qui a eu le plus d'impact sur le sport du patinage de vitesse longue piste est le patin clap
•Les patins ont été développés à la Vrije Universteit à Amsterdam dans les années 1990
•La lame est montée sur la bottine à l'aide d'un mécanisme articulé sous les orteils, ce qui permet au patineur de garder la lame en contact avec la glace plus longtemps
•Le patin clap permet une extension maximale de la cheville à la fin de chaque poussée, ce qui reproduit le mouvement naturel du pied et distribue l'énergie de la jambe de façon plus efficace
•Les patins ont été introduits par les Néerlandais en 1996-1997 et les médaillées de la Coupe du monde, semblait-il, avaient surgi de nulle part
•Les patins étaient vus à l'origine comme étant une innovation avantageuse pour les patineurs ayant des problèmes de technique; la championne allemagne Gunda Niemann voulait interdire leur utilisation lors des compétitions
•À Nagano en 1998, tous les athlètes les portaient, même s'ils ont dû réapprendre la technique (poussée vers l'arrière et non vers l'extrémité)
•Cinq records mondiaux ont été établis à Nagano en 1998
•Le dessous de la lame est complètement uni, contrairement aux lames des patins de hockey ou de patinage artistique, et les lames doivent être aiguisées à la main
•Les bottines sont moulées à la chaleur ou faites en fibre de carbone sur mesure
•Les bottines ne sont pas hautes à la cheville pour une meilleure mobilité

La combinaison moulante
•Norme 223 : « Le profilage des combinaisons de course doit correspondre à la forme naturelle du corps du patineur. Il est interdit d'introduire ou d'attacher des éléments ou des formes susceptibles de modifier le profil naturel du patineur. Les bandes fixées de façon permanente d'une hauteur maximale de 0,5 cm et d'une largeur maximale de 2,5 cm sont permises. »
•Lors des Jeux olympiques, les patineurs d'une même équipe nationale doivent porter des combinaisons identiques
•Des bandes sont placées dans les aisselles et entre les cuisses pour réduire la friction
•Le capuchon améliore les propriétés aérodynamiques de la combinaison
•Les patineurs qui adoptent une position de départ basse peuvent porter un gant de départ afin d'adhérer à la surface; les bouts des doigts sont couverts d'une matière abrasive.
Equipement Short-Track
La bottine: De façon à assurer la maîtrise des virages à grande vitesse, il a fallu apporter des modifications aux bottines des patins de vitesse sur courte piste. Les bottines de patinage sur courte piste se lacent un peu plus haut que les bottines des patins traditionnels. Elles sont moulées pour épouser la forme du pied du patineur et fabriquées de matériaux plus durs pour aider à stabiliser le pied et la cheville lors des virages. Les bottines sont attachées avec des lacets et les lacets sont ensuite recouverts. Des bases en carbone/acrylique permettent à la bottine d'être très légère, ce qui permet au patineur de mieux sentir la glace.
Les lames : Les lames sont extrêmement tranchantes et sont recourbées en berceau dans le sens du virage. Les lames sont également décentrées vers la gauche de façon à ce que la bottine ne touche pas la glace lorsque le patineur se penche dans les virages. Les lames de courte piste ont une longueur variant de 40 à 80 cm. Les lames sont aussi légèrement plus larges (1,3 mm) que celles de longue vitesse. Les lames sont arrondies aux extrémités. Les lames sont aiguisées à la main par le patineur sur un appareil d'aiguisage spécifique appelé le jig ou l'étau. L'aiguisage peut prendre de 10 à 20 minutes et les patineurs aiguisent leurs lames après chaque course.
Les lunettes : Certains patineurs portent des lunettes afin de protéger les yeux contre le vent et les éclats de glace. Les verres fumés réduisent la réverbération et améliorent la visibilité sur la piste.
Le casque et la combinaison: L'objectif de l'équipement est de protéger le patineur. Le casque protecteur est fait d'une coquille dure qui s'attache sous le menton. La pièce jaune sur le casque protecteur comporte un numéro assigné, choisi au hasard, qui identifie le patineur pendant toute la durée de l'épreuve. Le port du casque est devenu obligatoire en 1984.
Les patineurs portent des gants résistants aux coupures pour protéger leurs mains et sont munis de bouts des doigts céramisés pour réduire la friction sur la glace lorsque les patineurs effectuent des virages.
Les combinaisons monopièces sont semblables à celles utilisées en longue piste, mais sans le capuchon aérodynamique. Les combinaisons sont munies d'une doublure matelassée pour protéger les genoux et les tibias. Le kevlar est utilisé pour rendre la combinaison résistante aux coupures et la combinaison est également munie d'un protège-cou en kevlar.
Historique

En patinage de vitesse, les patineurs peuvent atteindre la vitesse de 50 km/h.
Historique
Le patinage de vitesse est le plus ancien des sports de glace. Déjà au XIIe siècle, on patinait sur des os en Scandinavie. Le pays de la vitesse a toujours été la Hollande. Grâce à leurs canaux, les premières courses furent organisées dès le XVIe siècle (1676) avec des patins en métal. Aux 19e siècle, ils firent connaître le patinage de vitesse à leurs voisins allemands et autrichiens. Des compétitions sont organisées en Angleterre depuis 1814 grâce aux Frisons ou Frieslanders (habitants le Friesland, une région située du nord des Pays-Bas) qui introduisirent ce sport outre-manche dans la région des Fens près de Cambridge (à l’origine, le patinage de vitesse se nommait ‘fens skating’ en Angleterre). La première compétition internationale eut lieu en Allemagne à Hambourg en 1885 sur une piste de 3 800 m de long avec comme vainqueur le Norvégien Axel Paulsen, figure emblématique du patinage artistique (il est à l'origine d'une fameuse figure portant son nom, l'Axel) et inventeur des patins longs et à lame étroite. En 1889, les Pays-Bas organisaient les premiers championnats du monde encore non officiels auxquels participèrent des patineurs hollandais, russes, américains et anglais. Les premiers championnats du monde officiels furent organisés en 1893 sur les distances de 500, 1500, 5000 et 10 000 m. Le patinage de vitesse devient olympique en 1924 pour les hommes et en 1960 pour les femmes. Le plus ancien club de patinage est le Skating Club d'Édimbourg, créé en 1742. En 1823, l’Ecossais Russel fît le pari à Dublin de faire soixante-dix lieues sur une piste circulaire. Un siècle après son exploit, le patinage jouissait dans le monde, surtout aux Etats-Unis d’une vogue extraordinaire.
Tim Donoghue fut le premier grand patineur de vitesse américain, imbattable entre 1871 et 1875. Son fils Joseph Donoghue (1871-1921) remporta les premiers championnats du monde, en 1890 et 1891 (1/2 mile, mile, 2 miles et 5 miles). Il fallait alors gagner les quatre épreuves pour être sacré.
Les dates marquantes
Le patinage de vitesse et l’Olympisme
Pour chaque épreuve, les concurrents concourent une seule fois à l'exception du 500 m hommes et dames où chaque concurrent concourt deux fois. Le résultat final est basé sur le temps total des deux manches.
Quelle que soit l'épreuve, deux concurrents essayent de réaliser le meilleur temps sur une piste ovale standard de 400 mètres. Ils patinent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et leur temps est chronométré au centième de seconde. - Des compétitions exclusivement réservées au sprint (500 et 1000 mètres) sont organisées ainsi que des Championnats toutes distances, dits all round (1 seul titre décerné, celui du combiné), et des championnats par distances (1 titre décerné par épreuve). Aux Jeux Olympiques, chacune des cinq épreuves donne lieu à l'attribution de médailles.
Un faux départ par couple est autorisé : le patineur qui commet le second faux départ est disqualifié. Les athlètes changent de couloir à chaque tour dans la zone de croisement : chacun d'entre eux parcourt donc la même distance. Priorité est donnée au patineur se trouvant sur le couloir extérieur.

Les patinoires de vitesse sont divisées en deux couloirs. Les patineurs sont tenus, à chaque demi-tour d'anneau, de changer de couloir, alternant ainsi comme le veut le règlement passages à la corde et dans le couloir extérieur.
Dans la poursuite par équipes, deux équipes formées chacune de 3 athlètes partent simultanément de chaque côté de la piste. Les membres de l'équipe se relaient pour affronter les virages en «tirant», c'est-à-dire en conduisant l'équipe. Les patineurs qui ne «tirent» pas suivent de près le leader pour profiter de son sillage. Le chronomètre est arrêté lorsque le troisième athlète franchit la ligne d'arrivée. Les résultats définitifs du 500 mètres sont calculés sur la base du temps cumulé des deux courses de 500 mètres, patinées dans la même journée.
Afin de renforcer l'intérêt sportif de la finale, la compétition de poursuite en équipes comprend une série d'éliminatoires. Pour chaque course, l'équipe est composée de 3 athlètes mais un pays peut choisir de changer la composition de son équipe d'une phase de compétition (tour) à une autre. Il ne peut cependant utiliser que 5 patineurs pour l'ensemble de la compétition. Les premiers Championnats de France messieurs furent organisés en 1908. Le patinage de vitesse dépendait au début de la
Fédération française de patinage

Compétition
La poursuite par équipes
Le mass start
Afin de mieux comprendre :
Balises
Couloirs
Départ
Force de gravitation
Résistance à l'air
Séries
Technique de patinage
Les patins
La combinaison
Les Nord-Américains, déjà bien présents à l'origine, ont surtout impressionné à l'occasion des énormes succès d'Eric Heiden, un étudiant en médecine qui réalisa le Grand Chelem (victoires sur les cinq distances) aux Jeux de Lake Placid (1980), de Bonnie Blair, cinq fois championne olympique de 1988 à 1994, et de l'étonnante Sheila Young, championne olympique du 500 mètres à Innsbruck (1976) et championne du monde… cycliste sur piste (1973 et 1976).
Les Russes, également, ont raflé les médailles aux Championnats du monde et aux J.O., dans la deuxième moitié du XXème siècle, avec notamment Lidia Skoblikova, six médailles d'or olympiques en 1960 et 1964 et un sprinter exceptionnel, Evgueni Kulikov.
Gros succès aussi pour l'Allemagne, avec sa grande vedette de l'ex-RDA (Allemagne Démocratique), Karin Enke-Kania, aux huit médailles olympiques, dont trois d'or, de 1980 à 1988.
Patinage de vitesse Courte piste ou Short-Track
La discipline était si populaire en Amérique du Nord que les organisateurs des Jeux olympiques de Lake Placid en 1932 décidèrent de changer les caractéristiques d'une des épreuves de patinage de vitesse afin de lui donner celles d'une course de patinage de vitesse sur piste courte avec des départs groupés et des relais. Cette décision provoqua un boycottage des nombreux concurrents européens et ainsi les Américains gagnèrent les quatre titres olympiques ! Le short-track fut reconnu par la Fédération Internationale qu'en 1967. Le premier championnat officiel fut organisé en 1976. Avant que le patinage sur courte piste ne devienne un véritable sport de compétition, les patineurs de vitesse avaient l'habitude de participer à des compétitions sur piste courte et sur piste longue. Afin de s’entraîner toute l’année, plusieurs pistes ovales furent couvertes ; de nombreux patineurs de vitesse sur piste longue s’entraînaient au sprint ou pour améliorer leur technique de virage sur ces petites pistes ovales. De plus en plus de pistes longues sont couvertes, il est moins courant de rencontrer à la fois des patineurs de vitesse sur piste courte et sur piste longue. Le Short-Track en France en 2011, c'est un 600 licenciés et 17 clubs (petite et grande piste).
Le short-track tricolore c'est aussi :
- une médaille olympique (le bronze pour Marc Bella en 1988 alors que la discipline était sport de démonstration;
- deux titres de champion d'Europe : Bruno Loscos en 2001 et Thibaut Fauconnet en 2011
- 23 médailles européennes dont 11 titres par distances remportées par trois patineurs : Bruno Loscos, Thibaut Fauconnet et Maxime Châtaignier.
- deux victoires au classement final de la Coupe du monde 2011 : du 1000 m de Thibaut Fauconnet et du 1500 m de Maxime Châtagnier.
- 14 podiums en Coupe du monde.
Le Short-Track et l’Olympisme
Compétition
Les hommes et les femmes s'affrontent sur 500 m, 1000 m et 1500 m. Le relais masculin se court sur 5000 m contre 3000 m pour le relais féminin. Dans toutes les épreuves, les patineurs doivent prendre l'avantage sur leurs concurrents dans les séries éliminatoires, jusqu'à la finale. La vitesse est un facteur secondaire. D'ailleurs, tous les records mondiaux et olympiques ont été battus hors des phases finales.
Les compétitions individuelles débutent avec 32 concurrents avec quatre concurrents par série et les deux premiers se qualifient pour le tour suivant. Les compétitions se déroulent donc par élimination. Chacun essaye d'aller plus vite et d'avoir une meilleure tactique que ses adversaires de la même série. Lorsqu'il ne reste plus que quelques finalistes, le premier qui franchit la ligne d'arrivée est déclaré vainqueur. Le départ est groupé. Les concurrents patinent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les épreuves de relais pour hommes et dames se déroulent sur deux jours et comportent une demi-finale et une finale. Huit équipes sont réparties en deux séries de quatre. Les deux meilleures équipes de chaque demi-finale se qualifient pour la finale. Tout savoir sur un tour de piste en short-track 500 m égalent 4 tours ; 1 000 m : 9 tours ; 1 500 m : 13,5 tours ; 3 000 m : 27 tours et 5 000 m : 45 toursL’équipement de protection
Les concurrents patinant dans le couloir extérieur portent un brassard rouge tandis que les concurrents du couloir intérieur portent un brassard blanc.
Lame
La partie de la lame qui est en contact avec la glace est droite. Les lames utilisées par les patineurs de vitesse masculins ont généralement une longueur de 42-46 cm. La longueur de la lame est proportionnelle à la vitesse pouvant être atteinte quoiqu'une longueur excessive puisse constituer un handicap. Le dessous de la lame a une épaisseur d'à peine 1 mm.
Lunettes
Les lunettes protègent les yeux du patineur contre le vent et les éclats de glace. Le verre réduit la réverbération et améliore la visibilité sur la piste.
Combinaison
Les patineurs de vitesse portent une combinaison moulante pourvue d'un capuchon afin de réduire la résistance à l'air. Le profilage des combinaisons de course doit correspondre à la forme naturelle du corps du patineur. Il est interdit d'introduire ou d'attacher des éléments ou des formes susceptibles de modifier le profil naturel du patineur.
Pour marquer les virages, des cônes sont posés sur la glace. Les patineurs peuvent les déplacer sans passer à l’intérieur. La vitesse sur courte piste peut atteindre les 50 km/h avec des virages à 45° !
Histoire de Patins
- en Short-track, les lames des patins sont plus courtes qu’en vitesse. Elles sont décentrées vers l’intérieur pour éviter les frottements avec la glace et sont courbées dans le sens du virage (excentrées sur la chaussure). La chaussure est plus haute sur le patin qu’en vitesse. La lame, un peu incurvée, fait 45 cm et a une largeur de 1,2 mm à 1,4 mm. Les matériaux des chaussures sont plus lourds afin de mieux stabiliser les pieds dans les tournants. Les patins sont munis d'un système à ressorts, le talon se décolle de la lame pour prolonger la poussée, puis se reconnecte pour un gain, en vitesse pure, évolué à près d'une seconde par tour.
- en Vitesse par contre, les lames sont droites et centrées. Les lames mesurent entre 42 et 46 cm et ont une largeur de 1 mm. Les chaussures sont amovibles à l’aide d’un clapet sous le talon et un ressort permettant une meilleure poussée.
- en Hockey sur Glace, les lames ont la même taille que les chaussures. La chaussure est renforcée permettant une meilleure protection pour les tendons. Afin de faciliter les changements de direction, les bouts sont arrondis. La largeur des lames est de 3 mm et 5 mm pour le gardien.
- en Patinage artistique, les lames dépassent un tout petit peu la chaussure. Les lames ont des pointes pour les sauts piqués. La largeur est de 4 mm.
60 000 paires de patins vendues chaque année en France, toutes disciplines confondues (70% des patineurs louent leurs chaussures).
A savoir :
Equipement Vitesse
Les patins
•L'innovation qui a eu le plus d'impact sur le sport du patinage de vitesse longue piste est le patin clap
•Les patins ont été développés à la Vrije Universteit à Amsterdam dans les années 1990
•La lame est montée sur la bottine à l'aide d'un mécanisme articulé sous les orteils, ce qui permet au patineur de garder la lame en contact avec la glace plus longtemps
•Le patin clap permet une extension maximale de la cheville à la fin de chaque poussée, ce qui reproduit le mouvement naturel du pied et distribue l'énergie de la jambe de façon plus efficace
•Les patins ont été introduits par les Néerlandais en 1996-1997 et les médaillées de la Coupe du monde, semblait-il, avaient surgi de nulle part
•Les patins étaient vus à l'origine comme étant une innovation avantageuse pour les patineurs ayant des problèmes de technique; la championne allemagne Gunda Niemann voulait interdire leur utilisation lors des compétitions
•À Nagano en 1998, tous les athlètes les portaient, même s'ils ont dû réapprendre la technique (poussée vers l'arrière et non vers l'extrémité)
•Cinq records mondiaux ont été établis à Nagano en 1998
•Le dessous de la lame est complètement uni, contrairement aux lames des patins de hockey ou de patinage artistique, et les lames doivent être aiguisées à la main
•Les bottines sont moulées à la chaleur ou faites en fibre de carbone sur mesure
•Les bottines ne sont pas hautes à la cheville pour une meilleure mobilité

La combinaison moulante
•Norme 223 : « Le profilage des combinaisons de course doit correspondre à la forme naturelle du corps du patineur. Il est interdit d'introduire ou d'attacher des éléments ou des formes susceptibles de modifier le profil naturel du patineur. Les bandes fixées de façon permanente d'une hauteur maximale de 0,5 cm et d'une largeur maximale de 2,5 cm sont permises. »
•Lors des Jeux olympiques, les patineurs d'une même équipe nationale doivent porter des combinaisons identiques
•Des bandes sont placées dans les aisselles et entre les cuisses pour réduire la friction
•Le capuchon améliore les propriétés aérodynamiques de la combinaison
•Les patineurs qui adoptent une position de départ basse peuvent porter un gant de départ afin d'adhérer à la surface; les bouts des doigts sont couverts d'une matière abrasive.
Equipement Short-Track
La bottine: De façon à assurer la maîtrise des virages à grande vitesse, il a fallu apporter des modifications aux bottines des patins de vitesse sur courte piste. Les bottines de patinage sur courte piste se lacent un peu plus haut que les bottines des patins traditionnels. Elles sont moulées pour épouser la forme du pied du patineur et fabriquées de matériaux plus durs pour aider à stabiliser le pied et la cheville lors des virages. Les bottines sont attachées avec des lacets et les lacets sont ensuite recouverts. Des bases en carbone/acrylique permettent à la bottine d'être très légère, ce qui permet au patineur de mieux sentir la glace.
Les lames : Les lames sont extrêmement tranchantes et sont recourbées en berceau dans le sens du virage. Les lames sont également décentrées vers la gauche de façon à ce que la bottine ne touche pas la glace lorsque le patineur se penche dans les virages. Les lames de courte piste ont une longueur variant de 40 à 80 cm. Les lames sont aussi légèrement plus larges (1,3 mm) que celles de longue vitesse. Les lames sont arrondies aux extrémités. Les lames sont aiguisées à la main par le patineur sur un appareil d'aiguisage spécifique appelé le jig ou l'étau. L'aiguisage peut prendre de 10 à 20 minutes et les patineurs aiguisent leurs lames après chaque course.
Les lunettes : Certains patineurs portent des lunettes afin de protéger les yeux contre le vent et les éclats de glace. Les verres fumés réduisent la réverbération et améliorent la visibilité sur la piste.
Le casque et la combinaison: L'objectif de l'équipement est de protéger le patineur. Le casque protecteur est fait d'une coquille dure qui s'attache sous le menton. La pièce jaune sur le casque protecteur comporte un numéro assigné, choisi au hasard, qui identifie le patineur pendant toute la durée de l'épreuve. Le port du casque est devenu obligatoire en 1984.
Les patineurs portent des gants résistants aux coupures pour protéger leurs mains et sont munis de bouts des doigts céramisés pour réduire la friction sur la glace lorsque les patineurs effectuent des virages.
Les combinaisons monopièces sont semblables à celles utilisées en longue piste, mais sans le capuchon aérodynamique. Les combinaisons sont munies d'une doublure matelassée pour protéger les genoux et les tibias. Le kevlar est utilisé pour rendre la combinaison résistante aux coupures et la combinaison est également munie d'un protège-cou en kevlar.