Tout savoir sur le patinage artistique
Patinage artistique

Au 17e siècle, les Hollandais utilisaient quotidiennement les patins en adaptant des chaussures de ville à l’aide de lanières sur des lames. Ainsi ils patinaient d’un village à l’autre sur des rivières et canaux gelés. D’ailleurs, le marché d'Amsterdam était approvisionné par voie de glace.
Les deux plus grandes avancées du patinage artistique viennent de deux Américains. En 1850, Edward Bushnell révolutionne le patinage en inventant, à Philadelphie, les patins à lame d'acier. Ces derniers ouvrent de nouvelles perspectives pour les virages et les figures. Dans les années 1860, un maître de ballet nommé Jackson Haines, installé à Vienne, apporte une nouvelle grâce au sport en y ajoutant des éléments de danse classique.
Le premier club de patinage
fut fondé en 1742 en Ecosse : le Club des Patineurs d'Édimbourg. En 1772, les Anglais créèrent la première école de patinage. Le patinage de figure était né.

En janvier 1876, dans le quartier de Chelsea, la première patinoire artificielle ouvre ses portes (Glaciarium de Chelsea). Trois ans plus tard, la Fédération anglaise de patinage (English National Skating Association) voit le jour et le premier championnat national est organisé le 8 décembre 1879 à Thomey. Au niveau international, la première compétition a lieu en 1882 à Vienne. En 1909, l'architecte viennois Engelmann y crée la première piste artificielle en plein air. C'est toujours à ce jour la plus ancienne piste en plein air du monde.


Le patinage artistique compte désormais épreuves olympiques officielles: le simple dames, le simple messieurs, le couple, la danse sur glace et le patinage par équipes.
L'épreuve simple
Elle comporte deux catégories: le programme court et le patinage libre. Le programme court allie huit éléments prescrits tels que des combinaisons de sauts et des pirouettes. Par contre, pour le patinage libre, les patineurs exécutent un ensemble original sur une musique de leur choix. Il est important de veiller à l'équilibre du programme étant donné que les juges retirent des points si un programme comporte, par exemple, trop peu ou pas assez de sauts.L'épreuve par couple
Elle comporte également un programme court et du patinage libre. Le couple travaille en tant qu'unité, exécutant des levées par-dessus la tête, des sauts lancés où l'homme lance sa partenaire ainsi que d'autres figures. Le couple doit faire preuve d'harmonie, de force et de grâce.La danse sur glace
Cette discipline est comparable à la danse de salon. La difficulté consiste à multiplier les pas au rythme de la musique. Les patineurs restent mutuellement en contact et réduisent par conséquent le nombre de levées et de sauts. La danse sur glace est composée de trois épreuves: les danses imposée, originale et libre. Dans l'épreuve de danse imposée, le couple exécute une danse prédéterminée. L'épreuve de danse originale se compose de danses qui doivent obéir à certains rythmes sélectionnés quoique le couple puisse lui-même choisir la musique et les pas. Dans l'épreuve de danse libre, le couple exprime librement sa propre interprétation de la musique choisie.
L'épreuve par équipe
Cette nouvelle épreuve se dispute entre six nations. Elle associe deux hommes, deux femmes, un couple de danse et un coupe artistique qui s'affrontent exclusivement sur des programmes libres avec un classement qui s'effectue à l'addition des points.
Les notes
Dans les quatre disciplines (patinage individuel, hommes et femmes, patinage en couple et danse sur glace), les patineurs exécutent deux programmes, le programme court/la danse courte ainsi que le programme/la danse libre. Pour chaque programme, les patineurs reçoivent deux types de notes, une note pour les éléments techniques et une autre pour les composantes de programme. La note des éléments techniques tient compte de chaque élément exécuté (sauts, pirouettes, jeu de pied, levées, etc.) selon une valeur en point établie qui peut augmenter ou diminuer en fonction de l’exécution. La note des composantes de programme évalue l’ensemble du programme et est divisée en cinq catégories (habiletés de patinage, transitions/jeux de pied de transition, performance/exécution, chorégraphie/composition, interprétation). Chacune des composantes est notée sur une échelle de 0,25 à 10. Pour calculer les notes des éléments techniques et la note des composantes de programme, on élimine la note la plus élevée et la note la plus basse accordées par les neuf juges pour chaque élément et composante et on effectue la moyenne des notes restantes. La note des éléments technique et la note des composantes de programme sont ensuite additionnées pour avoir la note totale du segment pour chaque programme. La note totale du programme court est ajoutée à la note totale du programme libre pour déterminer le score final.

Compétition
Le programme court ou Technique a une durée maximum de 2 minutes et 50 secondes et comporte l’exécution de sept éléments imposés, dont des combinaisons de sauts (trois éléments : deux avec des envols isolés dont obligatoirement un axel puis une combinaison de trois sauts), des pirouettes (trois différentes) et une série de pas (4 niveaux de difficulté) dans l’ordre choisi par les patineurs.

Le programme court doit obligatoirement comporter huit éléments : un porté main dans la main, un porté vrillé (double ou triple), un saut lancé (double ou triple), un saut individuel, des pirouettes individuelles, des pirouettes en couple, une spirale de la mort et une suite de spirales. Les équipes choisissent un accompagnement musical et doivent exécuter des figures imposées dans l'ordre de leur choix, en un temps maximum de 2 minutes et 50 secondes.
La danse sur glace ressemble à la danse de salon. Elle se fonde sur le rythme, l'interprétation de la musique, la précision des pas et sur les portés où le soulèvement de la partenaire ne peut dépasser la ligne des épaules. Une compétition de danse sur glace comporte deux danses imposées, une danse originale et une danse libre. La difficulté est de multiplier les pas au rythme de la musique. Les patineurs restent mutuellement en contact et réduisent ainsi le nombre de levées et de sauts. La danse sur glace comporte trois épreuves : la danse imposée, originale et libre. Pour la danse imposée, le couple exécute une danse prédéterminée. La danse originale se compose de danses qui doivent obéir à certains rythmes sélectionnés même si le couple peut lui-même choisir la musique et les pas. Dans l'épreuve de danse libre, le couple exprime librement sa propre interprétation de la musique choisie. Les paroles sont autorisées en danse sur glace (seule discipline en patinage).





L’ancien système de notation, nommé « 6.0 » a cessé d’exister en compétition officielle en 2005 suite aux différents scandales comme aux Jeux Olympiques de 2002. Avant 2005, les juges donnaient deux notes (de 0.0 à 6.0), une note pour le mérite technique et une pour la présentation L'addition des deux notes d'un juge pour un même patineur donnait un total.
Le Système d'évaluation ISU (aussi connu sous le terme Code de points) fut introduit en réaction à un scandale d'arbitrage dans l'épreuve de patinage en couple aux Jeux olympiques d'Hiver de Salt Lake City en 2002. Remplaçant le système de notation sur 6,0, il fut testé au Grand Prix ISU de 2003-04 avant d'être mis en place dans toutes les compétitions ISU de 2004-05. Il fut utilisé pour la première fois aux jeux olympiques d'hiver de 2006.
Avec le système sur 6,0, les juges notaient les patineurs les uns par rapport aux autres. Les notes reflétaient l'impression générale d'un programme. Avec le système de notation ISU, chaque élément individuel reçoit une valeur en points et les patineurs essaient d'accumuler le plus grand nombre de points possible.
Les scores se répartissent en deux catégories : Le score des éléments techniques (TES) et le score des composantes du programme (PCS). Il s'ajoutent l'un à l'autre pour déterminer le score total du segment (TSS) pour chacun des patineurs dans chaque programme. Les résultats finaux sont déterminés en ajoutant les TSS obtenus par un patineur dans chacun de ses programmes.
-
Score d'éléments techniques (TES)
Le TES prend en compte le niveau de difficulté et la qualité de tous les éléments que chaque patineur/couple réalise. Ceci comprend les sauts, les pirouettes, les séquences de pas, les portés, les lancés et les spirales de la mort.
Composé d'un arbitre technique, d'un spécialiste technique et d'un assistant technique, le panel technique évalue les éléments réalisés et leur niveau de difficulté. Une fois qu'un élément est identifié, les membres du panel d'arbitrage évaluent sa qualité à l'aide de degrés d'exécution (GOE). Un juge peut augmenter ou diminuer le score d'un élément de trois unités GOE. Le GOE le plus faible et le GOE le plus élevé attribués à un élément sont abandonnés et on fait la moyenne des GOE restants pour déterminer le GOE réel de cet élément. Les scores d'évaluation de tous les éléments individuels sont cumulés pour déterminer le TES.
Tous les éléments ont une valeur de base dans l'échelle des valeurs. On spécifie également les scores GOE de chaque élément. Un GOE de +3 ne correspond pas nécessairement à +3 points sur chaque élément. Un juge commence par évaluer les composants positifs d'un élément puis réduit le score en fonction des erreurs commises. Le GOE négatif à appliquer est spécifié par type d'erreur dans l'élément donné.
La valeur de base des sauts et des lancés est déterminée par le type et par le nombre de révolutions. Pour déterminer le GOE, les juges tiennent compte de la hauteur, de la distance, de la technique, de l'envol et de la réception. Un saut avec une entrée difficile après un jeu de pieds est mieux noté qu'un saut qui n'est pas précédé d'un jeu de pieds.
La valeur de base des pirouettes, des séquences de pas, des portés, des spirales de la mort et des twizzles est déterminée par le type et le niveau de difficulté. Ces éléments peuvent aller du Niveau 1 (le plus facile) au Niveau 4 (le plus difficile). Les niveaux sont basés sur le nombre d'éléments techniques compris dans un élément. Les éléments techniques d'une pirouette peuvent comprendre différentes variations des positions de base. La variété des séquences de pas et des retournements affecte le niveau attribué. Pour déterminer le GOE, les juges tiennent compte de la qualité des positions, de la vitesse, de la fluidité, des entrées et des sorties.
Score des composantes du programme (PCS)
Le PCS est l'équivalent de base du score d'impression artistique du système 6,0. Toutefois, au lieu de consister en une note unique, les juges doivent maintenant évaluer cinq aspects distincts du programme :
L'habileté de patinage (SS) - Tient compte de la qualité totale de patinage, y compris le contrôle des carres et la fluidité sur la glace, l'usage de différents pas et retournements et l'usage du patinage multidirectionnel et sur un pied.
Transitions/pas d'enchaînement et mouvement (TR) - Tient compte de l'usage de pas ou de positions variés ou recherchés et de mouvements qui enchaînent les éléments, y compris les entrées et les sorties des éléments.
Performance/Exécution (PE) - Tient compte de la précision d'exécution du programme et de l'implication émotionnelle et intellectuelle d'un patineur dans son interprétation de la chorégraphie.
Chorégraphie/Composition (CH) - Tient compte de l'unité du mouvement, de l'utilisation de la glace, de la conception du programme, de l'originalité et de la répartition des éléments sur l'ensemble du programme.
Interprétation de la musique (IN) - Tient compte de l'expression du caractère musical et du mouvement destiné à traduire les nuances de la musique.
Le PCS est évalué sur une échelle de 0,25 à 10 avec des incréments de 0,25.
1=très mauvais, 2=mauvais, 3=faible, 4=correct, 5=moyen, 6=au dessus de la moyenne, 7=bon, 8=très bon, 9=supérieur, 10=excellent
Déductions
À part les GOE négatifs spécifiés pour les erreurs sur chaque élément, certaines déductions s'appliquent au score total du segment :
Pénalité de temps : -1,0 pour chaque tranche de 5 secondes en dessous ou au-dessus de la longueur requise pour le programme
Pénalité de musique : -1,0 pour la musique vocale (individuels et couples)
Pénalité d'élément : -2,0 pour chaque élément non autorisé
Pénalité de costume/accessoire : -1,0 pour vêtement ou usage d'accessoires inappropriés
Chutes : -1,0 pour chaque chute (-2,0 si les deux partenaires tombent lors de l'épreuve en couple ou de l'épreuve de danse sur glace)
Interruptions du programme : -1,0 pour les interruptions de 11 à 20 secondes, -2,0 pour les interruptions de 21 à 30 secondes, etc (une pénalité de -2,0 est appliquée en cas de reprise du programme suite à un problème de costume ou à une blessure)
Excès de durée des portés en danse sur glace : -1.0
De plus, tous les patineurs ont une minute à partir du temps où leur nom est annoncé pour se mettre en position de départ. Le non-respect de cette limitation entraîne la disqualification.

- Pirouette debout : Exécutée vers l'avant ou vers l'arrière, la position de base consiste à adopter une position droite et à tenir le pied libre à côté du pied porteur, l'extrémité des dents touchant le mollet de la jambe porteuse.
- Pirouette dos cambré : Exécutée généralement par des femmes, la pirouette dos cambré est une variante de la pirouette debout. La patineuse met ses bras en cercle devant son corps, cambre son dos et regarde vers le haut tout en faisant une pirouette.
- Pirouette en position allongée : Pirouette sur une jambe avec la jambe libre étendue parallèlement à la glace et le haut du corps en position avancée, les bras étendus.
- Pirouette sautée assise : Pirouette sautée où le patineur saute, adopte une position assise à la fin du saut et atterrit dans la même position assise sur le même pied ou sur l'autre.
- Pirouette scratch : Considérée comme une des pirouettes de base, la pirouette scratch est néanmoins l'une des plus difficiles à réaliser correctement. Le patineur place son corps verticalement sur la jambe gauche tout en faisant une pirouette sur la carre intérieure. La jambe droite est tendue devant le corps et le patineur soulève la cuisse, ses bras étant levés sur le côté. Le fait de ramener la jambe libre et les bras permet d'accélérer la pirouette.

Les levées
- Levée en étoile : Levée où l'homme soulève de son côté sa partenaire en la tenant par la hanche; elle prend alors une position en ciseaux, une main touchant l'épaule de l'homme ou conservant les mains libres.
- Levée Hydrant : Levée où l'homme envoie sa partenaire au-dessus de sa tête tout en patinant à reculons. Il fait ensuite un demi-tour et la rattrape en lui faisant face.
- Levée par-dessus la tête : Levée en couple où l'homme étend complètement un ou deux bras alors qu'il tient sa partenaire au-dessus de sa tête. L'homme ne lâche pas sa partenaire pendant la levée, sauf momentanément lorsqu'elle change de position où lorsqu'elle descend. Les mouvements ascendants, rotatifs et descendants doivent être précis.
- Levée piquée par -dessus la tête : Levée où l'homme fait virevolter d'un côté de son corps sa partenaire pour l'amener derrière sa tête en position élevée. Elle regarde dans la même direction que lui en prenant une position d'écart.
- Levée plateau : Levée où l'homme soulève sa partenaire au-dessus de sa tête, les mains maintenues sur les hanches de celle-ci; elle étend son corps horizontalement à la glace dans une position qui ressemble à celle d'un serveur portant un plateau.
- Levée twist : Levée en couple où l'homme soulève sa partenaire au-dessus de sa tête et la lance en l'air où elle fait deux rotations et demie avant d'être reprise et reposée sur la glace.

- Quadruple saut : Tout saut composé de quatre rotations ou plus, mais moins que cinq.
- Triple saut : Tout saut composé de trois rotations ou plus, mais moins que quatre.
- Saut de boucle : Un saut de carre à partir de la carre arrière extérieure, le patineur atterrissant sur la même carre arrière extérieure.
- Saut de carre : On appelle saut de carre un saut où le patineur fait l'appel sur son pied porteur sans qu'il n'amène son pied libre en contact avec la glace afin de faciliter l'élan. L'Axel, le saut de boucle et le Salchow sont des sauts de carre courants.
- Saut de valse : Les patineurs se propulsent sur la carre avant extérieure et exécutent une demi-rotation. Considéré comme un demi-Axel, le saut de valse est rarement utilisé en compétition.
- Saut lancé : Figure de couple où l'homme lance sa partenaire en l'air, celle-ci retombant sans assistance sur la carre arrière extérieure.




- Le Patinage en miroir comporte des mouvements opposés exécutés par un couple de patineurs très près l'un de l'autre.

Les patins
• La lame est montée sur la semelle de la bottine par des vis
• Les bottines sont habituellement fabriquées en cuir avec des pièces intérieures en matériaux synthétiques
• Les lames sont en acier inoxydable
• Les patineurs d'élite utilisent des bottines faites sur mesure à partir de moules ou de dessins de leurs pieds et achètent leurs lames séparément, selon la grandeur de la bottine
• Les bottines et les lames faites sur mesure peuvent coûter plus de 2 000 $
• Il faut souvent plusieurs semaines pour qu'une nouvelle paire de patins s'adapte aux pieds (pour assouplir le cuir autour des chevilles)
• Des pointes dentelées à l'avant de la lame servent à effectuer des sauts et le jeu de pieds
• Lorsqu'on regarde le profil, la lame est légèrement courbée vers le haut pour que le point idéal d'où les pirouettes sont effectuées se situe en dessous de la pointe du pied
• Une cambrure sur le dessous de la lame la divise en deux carres distinctes - l'extérieur et l'intérieur
• Il est désirable de patiner sur une carre de la lame ou l'autre, et non sur « le plat » de la lame
• Les lames des patins de danse sur glace sont plus courtes d'environ un pouce au talon pour faciliter le jeu de pieds complexe et prévenir les accrochages
• Les bottines de danse sur glace sont légèrement moins hautes à l'arrière pour permettre un meilleur mouvement de la cheville
• Les patineurs font aiguiser leurs lames environ toutes les trois semaines, habituellement par un service professionnel, mais certains patineurs aiguisent leurs propres patins
Les costumes
• Selon la norme 500.2 de l'ISU, « la tenue des compétiteurs doit être modeste et digne et doit convenir à la compétition sportive; et non de mauvais goût ou de type théâtral ».
• Le costume peut être inspiré du style de la musique choisie
• Il ne doit pas simuler un effet de nudité excessive
• Les hommes doivent porter des pantalons (le port des collants est interdit); les patineurs de danse sur glace n'ont pas le droit de porter des costumes sans manches
• Les femmes peuvent porter une robe ou des pantalons/unitard longs lors des épreuves individuelles ou de couple, mais les patineuses de danse sur glace doivent porter une jupe
• Les décorations doivent être non amovibles
• Il est interdit d'utiliser des accessoires; on peut faire des exceptions pour la danse originale qui doit obéir au rythme sélectionné par l'ISU chaque saison
• Une déduction de 1,0 sera appliquée si les costumes ne répondent pas aux critères
• Une déduction de 1,0 sera appliquée si une partie du costume se détache et tombe sur la glace
• Les costumes de patinage artistique sont habituellement faits en lycra et peuvent coûter de deux ou trois cents dollars à quelques milliers de dollars


Historique
Patinage artistique


Au 17e siècle, les Hollandais utilisaient quotidiennement les patins en adaptant des chaussures de ville à l’aide de lanières sur des lames. Ainsi ils patinaient d’un village à l’autre sur des rivières et canaux gelés. D’ailleurs, le marché d'Amsterdam était approvisionné par voie de glace.
Les deux plus grandes avancées du patinage artistique viennent de deux Américains. En 1850, Edward Bushnell révolutionne le patinage en inventant, à Philadelphie, les patins à lame d'acier. Ces derniers ouvrent de nouvelles perspectives pour les virages et les figures. Dans les années 1860, un maître de ballet nommé Jackson Haines, installé à Vienne, apporte une nouvelle grâce au sport en y ajoutant des éléments de danse classique.
Le premier club de patinage
fut fondé en 1742 en Ecosse : le Club des Patineurs d'Édimbourg. En 1772, les Anglais créèrent la première école de patinage. Le patinage de figure était né.
Deux Américains ont participé au développement de ce sport : Edward Bushnell de Philadelphie qui inventa en 1850 les patins à lames d’acier permettant ainsi la création de figures sur la glace ; Jackson Haines, professeur de ballet installé à Vienne, introduisit des éléments propres au ballet dans les années 1860.
En janvier 1876, dans le quartier de Chelsea, la première patinoire artificielle ouvre ses portes (Glaciarium de Chelsea). Trois ans plus tard, la Fédération anglaise de patinage (English National Skating Association) voit le jour et le premier championnat national est organisé le 8 décembre 1879 à Thomey. Au niveau international, la première compétition a lieu en 1882 à Vienne. En 1909, l'architecte viennois Engelmann y crée la première piste artificielle en plein air. C'est toujours à ce jour la plus ancienne piste en plein air du monde.
Le patinage en France
La Fédération Française des Sports de Glace
Les dates marquantes
La Fédération Internationale de patinage
Le patinage et l’Olympisme
Le patinage artistique compte désormais épreuves olympiques officielles: le simple dames, le simple messieurs, le couple, la danse sur glace et le patinage par équipes.
L'épreuve simple
Elle comporte deux catégories: le programme court et le patinage libre. Le programme court allie huit éléments prescrits tels que des combinaisons de sauts et des pirouettes. Par contre, pour le patinage libre, les patineurs exécutent un ensemble original sur une musique de leur choix. Il est important de veiller à l'équilibre du programme étant donné que les juges retirent des points si un programme comporte, par exemple, trop peu ou pas assez de sauts.L'épreuve par couple
Elle comporte également un programme court et du patinage libre. Le couple travaille en tant qu'unité, exécutant des levées par-dessus la tête, des sauts lancés où l'homme lance sa partenaire ainsi que d'autres figures. Le couple doit faire preuve d'harmonie, de force et de grâce.La danse sur glace
Cette discipline est comparable à la danse de salon. La difficulté consiste à multiplier les pas au rythme de la musique. Les patineurs restent mutuellement en contact et réduisent par conséquent le nombre de levées et de sauts. La danse sur glace est composée de trois épreuves: les danses imposée, originale et libre. Dans l'épreuve de danse imposée, le couple exécute une danse prédéterminée. L'épreuve de danse originale se compose de danses qui doivent obéir à certains rythmes sélectionnés quoique le couple puisse lui-même choisir la musique et les pas. Dans l'épreuve de danse libre, le couple exprime librement sa propre interprétation de la musique choisie.
L'épreuve par équipe
Cette nouvelle épreuve se dispute entre six nations. Elle associe deux hommes, deux femmes, un couple de danse et un coupe artistique qui s'affrontent exclusivement sur des programmes libres avec un classement qui s'effectue à l'addition des points.
Les notes
Dans les quatre disciplines (patinage individuel, hommes et femmes, patinage en couple et danse sur glace), les patineurs exécutent deux programmes, le programme court/la danse courte ainsi que le programme/la danse libre. Pour chaque programme, les patineurs reçoivent deux types de notes, une note pour les éléments techniques et une autre pour les composantes de programme. La note des éléments techniques tient compte de chaque élément exécuté (sauts, pirouettes, jeu de pied, levées, etc.) selon une valeur en point établie qui peut augmenter ou diminuer en fonction de l’exécution. La note des composantes de programme évalue l’ensemble du programme et est divisée en cinq catégories (habiletés de patinage, transitions/jeux de pied de transition, performance/exécution, chorégraphie/composition, interprétation). Chacune des composantes est notée sur une échelle de 0,25 à 10. Pour calculer les notes des éléments techniques et la note des composantes de programme, on élimine la note la plus élevée et la note la plus basse accordées par les neuf juges pour chaque élément et composante et on effectue la moyenne des notes restantes. La note des éléments technique et la note des composantes de programme sont ensuite additionnées pour avoir la note totale du segment pour chaque programme. La note totale du programme court est ajoutée à la note totale du programme libre pour déterminer le score final.
Les plus anciens clubs du monde

Compétition
Les épreuves individuelles
Le programme court
Pour le programme libre
L'épreuve en couple
Le programme court doit obligatoirement comporter huit éléments : un porté main dans la main, un porté vrillé (double ou triple), un saut lancé (double ou triple), un saut individuel, des pirouettes individuelles, des pirouettes en couple, une spirale de la mort et une suite de spirales. Les équipes choisissent un accompagnement musical et doivent exécuter des figures imposées dans l'ordre de leur choix, en un temps maximum de 2 minutes et 50 secondes. Les paroles sur les musiques sont autorisées après les Jeux Olympiques de 2014.
La danse sur glace
Ce qui fait la différence entre la danse et l’épreuve “couples ”
Programme court : Le programme court représente 33,3% du score final d'un patineur ou d'une équipe dans les épreuves simple et par couple. Il précède le patinage libre. Le programme court dure deux minutes 50 secondes et il comprend huit figures imposées dont trois sauts que tous les concurrents doivent obligatoirement exécuter. Dans le court, un saut raté ne peut être retenté.
Patinage libre : Le patinage libre représente 66,7% du score final d'un patineur ou d'une équipe dans les épreuves simple et par couple. Cette épreuve suit le programme court. Les patineurs choisissent eux-mêmes leur musique et déterminent eux-mêmes leur chorégraphie de façon à pouvoir déployer au mieux leur technique et leurs talents artistiques. Le patinage libre est limité à quatre minutes et demie pour les hommes et les couples et à quatre minutes pour les dames.
Programme long : Expression argotique pour l'épreuve de patinage libre simple et par couple.
Afin d’éviter les ententes entre les pays concernant le jugement, les juges sont tirés au sort juste avant chaque épreuve (imposé, originale ou libre)
L'ordre de passage
Le patinoire
La tenue
Les patins
Histoires de patins
La notation
L’ancien système de notation, nommé « 6.0 » a cessé d’exister en compétition officielle en 2005 suite aux différents scandales comme aux Jeux Olympiques de 2002. Avant 2005, les juges donnaient deux notes (de 0.0 à 6.0), une note pour le mérite technique et une pour la présentation L'addition des deux notes d'un juge pour un même patineur donnait un total.
Le Système d'évaluation ISU (aussi connu sous le terme Code de points) fut introduit en réaction à un scandale d'arbitrage dans l'épreuve de patinage en couple aux Jeux olympiques d'Hiver de Salt Lake City en 2002. Remplaçant le système de notation sur 6,0, il fut testé au Grand Prix ISU de 2003-04 avant d'être mis en place dans toutes les compétitions ISU de 2004-05. Il fut utilisé pour la première fois aux jeux olympiques d'hiver de 2006.
Avec le système sur 6,0, les juges notaient les patineurs les uns par rapport aux autres. Les notes reflétaient l'impression générale d'un programme. Avec le système de notation ISU, chaque élément individuel reçoit une valeur en points et les patineurs essaient d'accumuler le plus grand nombre de points possible.
Les scores se répartissent en deux catégories : Le score des éléments techniques (TES) et le score des composantes du programme (PCS). Il s'ajoutent l'un à l'autre pour déterminer le score total du segment (TSS) pour chacun des patineurs dans chaque programme. Les résultats finaux sont déterminés en ajoutant les TSS obtenus par un patineur dans chacun de ses programmes.
-
Score d'éléments techniques (TES)
Le TES prend en compte le niveau de difficulté et la qualité de tous les éléments que chaque patineur/couple réalise. Ceci comprend les sauts, les pirouettes, les séquences de pas, les portés, les lancés et les spirales de la mort.
Composé d'un arbitre technique, d'un spécialiste technique et d'un assistant technique, le panel technique évalue les éléments réalisés et leur niveau de difficulté. Une fois qu'un élément est identifié, les membres du panel d'arbitrage évaluent sa qualité à l'aide de degrés d'exécution (GOE). Un juge peut augmenter ou diminuer le score d'un élément de trois unités GOE. Le GOE le plus faible et le GOE le plus élevé attribués à un élément sont abandonnés et on fait la moyenne des GOE restants pour déterminer le GOE réel de cet élément. Les scores d'évaluation de tous les éléments individuels sont cumulés pour déterminer le TES.
Tous les éléments ont une valeur de base dans l'échelle des valeurs. On spécifie également les scores GOE de chaque élément. Un GOE de +3 ne correspond pas nécessairement à +3 points sur chaque élément. Un juge commence par évaluer les composants positifs d'un élément puis réduit le score en fonction des erreurs commises. Le GOE négatif à appliquer est spécifié par type d'erreur dans l'élément donné.
La valeur de base des sauts et des lancés est déterminée par le type et par le nombre de révolutions. Pour déterminer le GOE, les juges tiennent compte de la hauteur, de la distance, de la technique, de l'envol et de la réception. Un saut avec une entrée difficile après un jeu de pieds est mieux noté qu'un saut qui n'est pas précédé d'un jeu de pieds.
La valeur de base des pirouettes, des séquences de pas, des portés, des spirales de la mort et des twizzles est déterminée par le type et le niveau de difficulté. Ces éléments peuvent aller du Niveau 1 (le plus facile) au Niveau 4 (le plus difficile). Les niveaux sont basés sur le nombre d'éléments techniques compris dans un élément. Les éléments techniques d'une pirouette peuvent comprendre différentes variations des positions de base. La variété des séquences de pas et des retournements affecte le niveau attribué. Pour déterminer le GOE, les juges tiennent compte de la qualité des positions, de la vitesse, de la fluidité, des entrées et des sorties.
Score des composantes du programme (PCS)
Le PCS est l'équivalent de base du score d'impression artistique du système 6,0. Toutefois, au lieu de consister en une note unique, les juges doivent maintenant évaluer cinq aspects distincts du programme :
L'habileté de patinage (SS) - Tient compte de la qualité totale de patinage, y compris le contrôle des carres et la fluidité sur la glace, l'usage de différents pas et retournements et l'usage du patinage multidirectionnel et sur un pied.
Transitions/pas d'enchaînement et mouvement (TR) - Tient compte de l'usage de pas ou de positions variés ou recherchés et de mouvements qui enchaînent les éléments, y compris les entrées et les sorties des éléments.
Performance/Exécution (PE) - Tient compte de la précision d'exécution du programme et de l'implication émotionnelle et intellectuelle d'un patineur dans son interprétation de la chorégraphie.
Chorégraphie/Composition (CH) - Tient compte de l'unité du mouvement, de l'utilisation de la glace, de la conception du programme, de l'originalité et de la répartition des éléments sur l'ensemble du programme.
Interprétation de la musique (IN) - Tient compte de l'expression du caractère musical et du mouvement destiné à traduire les nuances de la musique.
Le PCS est évalué sur une échelle de 0,25 à 10 avec des incréments de 0,25.
1=très mauvais, 2=mauvais, 3=faible, 4=correct, 5=moyen, 6=au dessus de la moyenne, 7=bon, 8=très bon, 9=supérieur, 10=excellent
Déductions
À part les GOE négatifs spécifiés pour les erreurs sur chaque élément, certaines déductions s'appliquent au score total du segment :
Pénalité de temps : -1,0 pour chaque tranche de 5 secondes en dessous ou au-dessus de la longueur requise pour le programme
Pénalité de musique : -1,0 pour la musique vocale (individuels et couples)
Pénalité d'élément : -2,0 pour chaque élément non autorisé
Pénalité de costume/accessoire : -1,0 pour vêtement ou usage d'accessoires inappropriés
Chutes : -1,0 pour chaque chute (-2,0 si les deux partenaires tombent lors de l'épreuve en couple ou de l'épreuve de danse sur glace)
Interruptions du programme : -1,0 pour les interruptions de 11 à 20 secondes, -2,0 pour les interruptions de 21 à 30 secondes, etc (une pénalité de -2,0 est appliquée en cas de reprise du programme suite à un problème de costume ou à une blessure)
Excès de durée des portés en danse sur glace : -1.0
De plus, tous les patineurs ont une minute à partir du temps où leur nom est annoncé pour se mettre en position de départ. Le non-respect de cette limitation entraîne la disqualification.
Les figures
Les Pirouettes
- Pirouette debout : Exécutée vers l'avant ou vers l'arrière, la position de base consiste à adopter une position droite et à tenir le pied libre à côté du pied porteur, l'extrémité des dents touchant le mollet de la jambe porteuse.
- Pirouette dos cambré : Exécutée généralement par des femmes, la pirouette dos cambré est une variante de la pirouette debout. La patineuse met ses bras en cercle devant son corps, cambre son dos et regarde vers le haut tout en faisant une pirouette.
- Pirouette en position allongée : Pirouette sur une jambe avec la jambe libre étendue parallèlement à la glace et le haut du corps en position avancée, les bras étendus.
- Pirouette sautée assise : Pirouette sautée où le patineur saute, adopte une position assise à la fin du saut et atterrit dans la même position assise sur le même pied ou sur l'autre.
- Pirouette scratch : Considérée comme une des pirouettes de base, la pirouette scratch est néanmoins l'une des plus difficiles à réaliser correctement. Le patineur place son corps verticalement sur la jambe gauche tout en faisant une pirouette sur la carre intérieure. La jambe droite est tendue devant le corps et le patineur soulève la cuisse, ses bras étant levés sur le côté. Le fait de ramener la jambe libre et les bras permet d'accélérer la pirouette.

Les levées
- Levée en étoile : Levée où l'homme soulève de son côté sa partenaire en la tenant par la hanche; elle prend alors une position en ciseaux, une main touchant l'épaule de l'homme ou conservant les mains libres.
- Levée Hydrant : Levée où l'homme envoie sa partenaire au-dessus de sa tête tout en patinant à reculons. Il fait ensuite un demi-tour et la rattrape en lui faisant face.
- Levée par-dessus la tête : Levée en couple où l'homme étend complètement un ou deux bras alors qu'il tient sa partenaire au-dessus de sa tête. L'homme ne lâche pas sa partenaire pendant la levée, sauf momentanément lorsqu'elle change de position où lorsqu'elle descend. Les mouvements ascendants, rotatifs et descendants doivent être précis.
- Levée piquée par -dessus la tête : Levée où l'homme fait virevolter d'un côté de son corps sa partenaire pour l'amener derrière sa tête en position élevée. Elle regarde dans la même direction que lui en prenant une position d'écart.
- Levée plateau : Levée où l'homme soulève sa partenaire au-dessus de sa tête, les mains maintenues sur les hanches de celle-ci; elle étend son corps horizontalement à la glace dans une position qui ressemble à celle d'un serveur portant un plateau.
- Levée twist : Levée en couple où l'homme soulève sa partenaire au-dessus de sa tête et la lance en l'air où elle fait deux rotations et demie avant d'être reprise et reposée sur la glace.
Les sauts
- Quadruple saut : Tout saut composé de quatre rotations ou plus, mais moins que cinq.
- Triple saut : Tout saut composé de trois rotations ou plus, mais moins que quatre.
- Saut de boucle : Un saut de carre à partir de la carre arrière extérieure, le patineur atterrissant sur la même carre arrière extérieure.
- Saut de carre : On appelle saut de carre un saut où le patineur fait l'appel sur son pied porteur sans qu'il n'amène son pied libre en contact avec la glace afin de faciliter l'élan. L'Axel, le saut de boucle et le Salchow sont des sauts de carre courants.
- Saut de valse : Les patineurs se propulsent sur la carre avant extérieure et exécutent une demi-rotation. Considéré comme un demi-Axel, le saut de valse est rarement utilisé en compétition.
- Saut lancé : Figure de couple où l'homme lance sa partenaire en l'air, celle-ci retombant sans assistance sur la carre arrière extérieure.
Quelques sauts et leurs techniques
L’Axel
Le Triple Axel
Il date de 1978 et fut créé par le canadien Vern Taylor. Midori Hito le réalisa pour la première fois chez les filles en 1989.
Le Salchow
Saut de carre
La Boucle
(Créée par Werner Rittberger en 1910). Ce saut est la base du patinage, il part d’un dehors arrière et se réceptionne en dehors arrière sur un même pied. En 1925, Karl Schäfer inventa la double boucle
Le Lutz
Le Flip
La boucle piquée ou Toe loop
La Spirale de la mort
- Le Patinage en miroir comporte des mouvements opposés exécutés par un couple de patineurs très près l'un de l'autre. A ne pas oublier 1925 : La première boucle (double saut) effectué par l’Autrichien Karl Schäfer. 1945 : Le premier double axel par l’Américain Richard Button. 1952 : Le premier triple boucle (saut) par Richard Button. 1962 : Le premier triple lutz par le Canadien Donald Jackson. 1965 : Le premier triple saut (triple salchow) par la Canadienne Petra Burka, une première pour une femme. 1978 : Le premier triple axel par le Canadien Vern Taylor. 1988 : Le premier quadruple saut (boucle piquée) par le Canadien Kurt Browning (la première tentative fut réussi par le Tchèque Jozef Sabovcik en 1986) et en 1991 chez les femmes par Surya Bonaly. 1989 : Le premier triple axel pour les femmes exécuté par la Japonaise Midori Ito. 1996 : Le quadruple saut (boucle piquée) en combinaison avec une double boucle piquée par le Canadien Elvis Stojko. 1997 : Le quadruple saut en combinaison avec une triple boucle piquée par le Canadien Elvis Stojko, soit 7 rotations (4 rotations en moins de 2 secondes). 1997 : Deux quadruples sauts par le Chinois Guo Zhengxin. 1999 : Trois quadruples sauts (deux salchows dont un en combinaison avec une triple boucle piquée), et une boucle piquée par l’Américain Timothy Goebel. Deux quadruples sauts différents (salchow et doublé piqué) dans un même programme par le Russe Ilia Klimkin. 2002 : Un quadruple saut (salchow) réalisé lors d’une compétition féminine junior, réalisé par la Japonaise Miki Ando, âgée de 15 ans. 2004 : La première combinaison quadruple-triple boucle piqué par le Français Brian Joubert 2005 : Deux triples axels en compétition par la jeune Japonaise, âgée de 15 ans, Mao Asada. 2006 : Une combinaison quadruple boucle piqué-triple boucle par le Russe Evgueini Plushenko
Le seul patineur à réussir actuellement un quadruple axel en compétition (soit quatre tour et demi avec l’appel vers l’avant) est le Russe Evgueni Plushenko.
A savoir :
Les différences entre un triple saut et un quadruple saut :
- hauteur du quadruple saut : 60 cm contre 50 cm pour le triple saut
- temps de suspension en l’air pour le quadruple saut : 0”6 à 0”8 contre 0”5 à 0”6 pour le triple saut
- vitesse maximale de rotation pour le triple saut : 2 000° par seconde (un tour égale 360°) à 50 cm d’élévation et entre 1 200 et 1 400° par seconde pour le quadruple saut (atteinte dès le début du saut) à 60 cm d’élévation.
A retenir :
- Dehors avant : le patineur avance en tournant vers la droite.
- Dehors arrière : le patineur recule vers la gauche.
- Dedans avant : le patineur avance vers la gauche.
- Dedans arrière : le patineur recule en tournant vers la gauche.
- Carre : la lame d’un patin a deux côtés ou carres.
- Carre dehors : le patinage sur l’extérieur du pied.
- Carre dedans : le patinage sur l’intérieur du pied.
- Pied droit : le patin laisse une double trace derrière lui.
L'équipement
Les patins
• La lame est montée sur la semelle de la bottine par des vis
• Les bottines sont habituellement fabriquées en cuir avec des pièces intérieures en matériaux synthétiques
• Les lames sont en acier inoxydable
• Les patineurs d'élite utilisent des bottines faites sur mesure à partir de moules ou de dessins de leurs pieds et achètent leurs lames séparément, selon la grandeur de la bottine
• Les bottines et les lames faites sur mesure peuvent coûter plus de 2 000 $
• Il faut souvent plusieurs semaines pour qu'une nouvelle paire de patins s'adapte aux pieds (pour assouplir le cuir autour des chevilles)
• Des pointes dentelées à l'avant de la lame servent à effectuer des sauts et le jeu de pieds
• Lorsqu'on regarde le profil, la lame est légèrement courbée vers le haut pour que le point idéal d'où les pirouettes sont effectuées se situe en dessous de la pointe du pied
• Une cambrure sur le dessous de la lame la divise en deux carres distinctes - l'extérieur et l'intérieur
• Il est désirable de patiner sur une carre de la lame ou l'autre, et non sur « le plat » de la lame
• Les lames des patins de danse sur glace sont plus courtes d'environ un pouce au talon pour faciliter le jeu de pieds complexe et prévenir les accrochages
• Les bottines de danse sur glace sont légèrement moins hautes à l'arrière pour permettre un meilleur mouvement de la cheville
• Les patineurs font aiguiser leurs lames environ toutes les trois semaines, habituellement par un service professionnel, mais certains patineurs aiguisent leurs propres patins
Les costumes
• Selon la norme 500.2 de l'ISU, « la tenue des compétiteurs doit être modeste et digne et doit convenir à la compétition sportive; et non de mauvais goût ou de type théâtral ».
• Le costume peut être inspiré du style de la musique choisie
• Il ne doit pas simuler un effet de nudité excessive
• Les hommes doivent porter des pantalons (le port des collants est interdit); les patineurs de danse sur glace n'ont pas le droit de porter des costumes sans manches
• Les femmes peuvent porter une robe ou des pantalons/unitard longs lors des épreuves individuelles ou de couple, mais les patineuses de danse sur glace doivent porter une jupe
• Les décorations doivent être non amovibles
• Il est interdit d'utiliser des accessoires; on peut faire des exceptions pour la danse originale qui doit obéir au rythme sélectionné par l'ISU chaque saison
• Une déduction de 1,0 sera appliquée si les costumes ne répondent pas aux critères
• Une déduction de 1,0 sera appliquée si une partie du costume se détache et tombe sur la glace
• Les costumes de patinage artistique sont habituellement faits en lycra et peuvent coûter de deux ou trois cents dollars à quelques milliers de dollars
Le patinage synchronisé
