Tout savoir sur la luge

La luge est l'un des plus anciens sports d'hiver. Elle consiste à s'allonger, pieds en avant, sur un petit chariot, pour descendre le long d'une piste en glace. La vitesse peut atteindre 140 km/h… sans freins ! À côté des épreuves individuelles, des compétitions par paires sont organisées. Le plus grand des deux compétiteurs prend place au-dessus, pour une aérodynamique optimale.
"Descendre le plus vite possible une piste glacée dans une luge allongé sur le dos". Contrairement aux athlètes du bobsleigh, ils ne bénéficient d'aucune protection. L'athlète descend la piste, en position allongée, sur le dos. Le temps de l'épreuve, mesuré au millième de seconde près, est déterminé par un chronomètre situé à l'extrémité de la rampe de départ. Les épreuves sont l'individuel masculin et féminin et le double masculin. La victoire revient à celui qui obtient le meilleur temps cumulé sur l'ensemble des manches
La luge, c’est certainement le plus ancien des sports d'hiver car elle est issue des diverses transformations subies à travers les siècles d’un moyen de locomotion déjà connu dans la préhistoire : le traîneau. Sans patin, ce dernier a été utilisé pour le transport des blocs de pierre qui ont servi à la construction des pyramides d'Égypte.
Il a aussi été utilisé avec des patins, sur la neige et sur la glace, pour transporter de pesants fardeaux. La luge était déjà utilisée en 800 avant J -C. par les Vikings de la région de Slagen, près d'Oslo. C'est ainsi qu'au musée des Vikings d'Oslo, on peut admirer parmi les objets trouvés sur le bateau « Oseberg » découvert en 1904, des traîneaux en bois sculpté semblables à ceux, tirés par des chevaux, qui existaient au XVIle siècle dans les pays froids. De nos jours, les esquimaux utilisent encore une variété particulière de traîneaux en bois, assez longs et étroits tirés par des rennes ou par des chiens.En 1533, on peut lire dans un ouvrage de Conrad Schwarz le mot "Rodel" (‘luge’ en allemand). La luge était donc déjà connue au XVI siècle, mais il faut attendre le XIX siècle, pour voir se pratiquer sur les pentes des Alpes suisses, des glissades répétées, sur un engin semblable aux actuelles luges d'enfants. Ainsi naîtront les premières compétitions de luge, généralement organisées sur les routes par les hôteliers suisses pour distraire leurs clients.

Une première piste, la “ Schatzalp ” est aménagée à Davos où, en 1913, est fondé le Club International de Luge. Cette même année, l'Union Internationale du Sport de Luge est créée à Dresde. En 1914, les premiers championnats d'Europe entre 80 participants sont organisés à Reichenberg en Bohême.


Les lugeurs des Olympiques modernes dévalent une piste de glace à des vitesses excédant régulièrement 140 km/h et subissent une force de gravité pouvant atteindre plus de 5 g !


Format des compétitions
•Simple Messieurs : Quatre manches sur deux jours consécutifs
•Simple Dames : Quatre manches sur deux jours consécutifs
•Double : Deux manches sur une journée
Des athlètes sont déclarés ex aequo lorsque leurs temps sont égaux dans la marge de 1/1000ème de seconde.
Dans l'épreuve individuelle, les athlètes partent en position assise au sommet d'une rampe, depuis laquelle ils se propulsent en s'aidant des deux poignées fixes et en poussant sur quelques mètres avec leurs mains, équipées de gants solides. Arriver sans la luge entraîne la disqualification, mais il est permis de s'arrêter durant la manche et de reprendre la course avec une poussée après avoir repositionné la luge sur la piste.
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En double, l'athlète qui est en première position sur la rampe de départ se propulse à l'aide des deux poignées fixes, tandis que le second athlète enfile ses mains dans des courroies qui le relient à l'athlète qui le précède. L'ordre de départ est fixé en fonction des mêmes paramètres que ceux de la première descente de l'épreuve individuelle.




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- 152,68 km/h pour le bobsleigh, record établi en février 2009 par l’équipe lettone de bob à 4 dirigée Janis Minins également sur la piste de Whistler. Record français : 139 km/h par Bruno Mingeon à La Plagne en 2000 (victoire Coupe du Monde).
Actionner : Appliquer une pression particulièrement forte pour orienter la luge.
Bordure : Barrière protectrice au sommet d'une piste de glisse qui empêche la luge de sortir du parcours.
Force G : Force exercée sur la luge par la gravité. La force G permet à la luge et aux athlètes de rester sur le mur d'une courbe relevée. Un « G » est l'unité de mesure de la force de gravité.
Griffe : À l'aide de gants griffés, il s'agit de l'action que fait un glisseur après le départ pour se propulser vers l'avant.
Kreisel : Mot allemand signifiant cercle; se dit du virage en cercle que forme la piste en se traversant elle-même.
Kufen : Le mot allemand qui signifie patin. Les patins sont généralement en fibre de verre ou en bois. Le lugeur dirige la luge en exerçant une pression sur les patins avec ses pieds.
Labyrinthe : Partie d'une piste qui comprend une série de courbes à gauche et à droite entre lesquelles il n'y a aucune partie sans courbe. Le labyrinthe au Centre de glisse de Whistler se trouve dans les courbes 12, 13 et 14.
Longerons : Pièces de fibre de verre attachées aux lames d'acier à l'avant de la luge qui permettent au lugeur de l'orienter. On applique de la pression aux longerons pour orienter la luge.
Lugeur, lugeuse : Un ou une athlète de luge.
Oméga : Courbe sur la piste formée comme la lettre Omega de l'alphabet grec. Il s'agit une combinaison de trois courbes.
Pagayer : Le fait d’accélérer la luge après le départ, à l’aide de gants crantés, utilisés pour creuser la surface de la glace.
Perdre la tête : Lorsque la tête d'un compétiteur est poussée sur la glace par de grandes forces G.
Virage oméga : Vu d’en haut, le virage ressemble à la lettre grecque oméga.
Visualisation du parcours : Visualisation de la piste que l'on fait normalement avant une descente.
L'équipement
Le toboggan
• Pèse de 50 à 60 livres.
• Sa longueur va des épaules du lugeur à ses genoux, et n'assure aucune protection au niveau de la tête.
• Composé de deux aciers (les lames du toboggan), deux berceaux (qui stabilisent le toboggan), deux patins (le mécanisme de direction principal du toboggan), deux poignées et le siège de course (la plateforme sur laquelle le lugeur se couche).
Le casque
• Est muni d'une visière arrondie qui se prolonge sous le menton du lugeur afin de réduire la résistance au vent.
La combinaison
• Une combinaison moulante et uniforme, en caoutchouc, conçue pour réduire la résistance au vent.
Les gants
• Les bouts et les jointures de doigts des gants de luge sont dotés de griffes pour aider les lugeurs à accélérer au départ d'une course.
Historique

La luge est l'un des plus anciens sports d'hiver. Elle consiste à s'allonger, pieds en avant, sur un petit chariot, pour descendre le long d'une piste en glace. La vitesse peut atteindre 140 km/h… sans freins ! À côté des épreuves individuelles, des compétitions par paires sont organisées. Le plus grand des deux compétiteurs prend place au-dessus, pour une aérodynamique optimale.
Historique C'est le mot français, luge, qui a donné son nom à ce sport né en Suisse, comme le bobsleigh. Ses racines remontent au 16e siècle. Mais il faudra attendre 300 ans pour que des hôteliers suisses construisent les premières pistes, destinées aux touristes amateurs de sensations fortes."Descendre le plus vite possible une piste glacée dans une luge allongé sur le dos". Contrairement aux athlètes du bobsleigh, ils ne bénéficient d'aucune protection. L'athlète descend la piste, en position allongée, sur le dos. Le temps de l'épreuve, mesuré au millième de seconde près, est déterminé par un chronomètre situé à l'extrémité de la rampe de départ. Les épreuves sont l'individuel masculin et féminin et le double masculin. La victoire revient à celui qui obtient le meilleur temps cumulé sur l'ensemble des manches
La luge, c’est certainement le plus ancien des sports d'hiver car elle est issue des diverses transformations subies à travers les siècles d’un moyen de locomotion déjà connu dans la préhistoire : le traîneau. Sans patin, ce dernier a été utilisé pour le transport des blocs de pierre qui ont servi à la construction des pyramides d'Égypte.
Il a aussi été utilisé avec des patins, sur la neige et sur la glace, pour transporter de pesants fardeaux. La luge était déjà utilisée en 800 avant J -C. par les Vikings de la région de Slagen, près d'Oslo. C'est ainsi qu'au musée des Vikings d'Oslo, on peut admirer parmi les objets trouvés sur le bateau « Oseberg » découvert en 1904, des traîneaux en bois sculpté semblables à ceux, tirés par des chevaux, qui existaient au XVIle siècle dans les pays froids. De nos jours, les esquimaux utilisent encore une variété particulière de traîneaux en bois, assez longs et étroits tirés par des rennes ou par des chiens.En 1533, on peut lire dans un ouvrage de Conrad Schwarz le mot "Rodel" (‘luge’ en allemand). La luge était donc déjà connue au XVI siècle, mais il faut attendre le XIX siècle, pour voir se pratiquer sur les pentes des Alpes suisses, des glissades répétées, sur un engin semblable aux actuelles luges d'enfants. Ainsi naîtront les premières compétitions de luge, généralement organisées sur les routes par les hôteliers suisses pour distraire leurs clients.
La luge, comme son cousin le bobsleigh, est devenue un sport à part entière en Suisse. La première piste a été construite à Davos en 1879. Quatre ans plus tard (1883), la ville était l'hôte de la première compétition internationale, les concurrents devant descendre une route gelée de 4 km entre Davos et le village de Klosters. Vingt et un compétiteurs, venus d'Allemagne, d'Angleterre, d'Australie, des Etats-Unis, des Pays-Bas, de Suède et de Suisse y avaient participé. Cette course de 4 km avait été remportée par Georg Robertson, un étudiant australien, et Peter Minsch, un postier de Klosters. Tous deux avaient réalisé la course en un peu moins de neuf minutes.Une première piste, la “ Schatzalp ” est aménagée à Davos où, en 1913, est fondé le Club International de Luge. Cette même année, l'Union Internationale du Sport de Luge est créée à Dresde. En 1914, les premiers championnats d'Europe entre 80 participants sont organisés à Reichenberg en Bohême. Parallèlement au sport de la luge, se développe le sport du bobsleigh avec une fédération créée en 1923 :
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La première véritable luge de course, plus basse que celle utilisée auparavant, fut conçue par Martin Tietze, quadruple champion d’Europe dans les années 1930.
La Fédération Internationale de Luge
La luge et l’Olympisme
Les lugeurs des Olympiques modernes dévalent une piste de glace à des vitesses excédant régulièrement 140 km/h et subissent une force de gravité pouvant atteindre plus de 5 g !
Aux Jeux Olympiques, sont admis par nation : trois hommes, trois femmes et deux doubles hommes. En 2014, le relais par équipes sera inscrite au programme olympique. Le relais associe une lugeuse, un lugeur et une équipe de biplace par nation.
Premiers champions olympiques :
- en monoplace : les Allemands Thomas Köhler chez les hommes et Ortrun Enderlein chez les femmes
- en biplace : le duo autrichien Josef Freitmantl et Manfred Stengl
La luge se pratique sur :
Une piste artificielle en béton
Une piste ou route naturelle
Il y a trois épreuves
Format des compétitions
•Simple Messieurs : Quatre manches sur deux jours consécutifs
•Simple Dames : Quatre manches sur deux jours consécutifs
•Double : Deux manches sur une journée

Des athlètes sont déclarés ex aequo lorsque leurs temps sont égaux dans la marge de 1/1000ème de seconde.
Dans l'épreuve individuelle, les athlètes partent en position assise au sommet d'une rampe, depuis laquelle ils se propulsent en s'aidant des deux poignées fixes et en poussant sur quelques mètres avec leurs mains, équipées de gants solides. Arriver sans la luge entraîne la disqualification, mais il est permis de s'arrêter durant la manche et de reprendre la course avec une poussée après avoir repositionné la luge sur la piste.
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En double, l'athlète qui est en première position sur la rampe de départ se propulse à l'aide des deux poignées fixes, tandis que le second athlète enfile ses mains dans des courroies qui le relient à l'athlète qui le précède. L'ordre de départ est fixé en fonction des mêmes paramètres que ceux de la première descente de l'épreuve individuelle.
Saviez-vous que l'athlète le plus lourd s'allonge au-dessus de son co-équipier pour que l'aérodynamique soit meilleure. Les lugeurs portent des combinaisons spécialement conçues pour réduire la résistance au vent.L’engin
La luge glisse sur deux lames d’acier qui sont la seule partie en contact avec la glace.
La luge d'un poids de 23 kg en monoplace et de 27 kg en biplace se pratique les pieds en avant, assis et le dos incliné vers l'arrière. Elle se dirige en exerçant une pression sur les patins avec ses pieds. La luge de course fabriquée en fibre de verre ou en plastique est constituée d'une paire de patins en fibre de verre ou en bois munis d'une semelle métallique. Elle a une forme aérodynamique. Deux portiques relient les patins et constituent le siège du lugeur. Ce siège est bordé de longerons reliés avec les patins recourbés vers le haut à l'avant de la luge. La structure patins, portiques et longerons est flexible. Sa longueur est de 1,50 m environ. Le compétiteur doit porter un casque et une combinaison conçue pour réduire la résistance au vent.
Le poids maximal, luge, lugeur, combinaison et le lest ne doit pas dépasser 90,5 kg. Si un lugeur est trop léger, il peut ajouter du lest (ceinture plombée, pastilles de plomb) sous son vêtement.
Le lugeur
Pistes artificielles
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Pistes naturelles
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- 152,68 km/h pour le bobsleigh, record établi en février 2009 par l’équipe lettone de bob à 4 dirigée Janis Minins également sur la piste de Whistler. Record français : 139 km/h par Bruno Mingeon à La Plagne en 2000 (victoire Coupe du Monde).
- 140,82 km/h (89,51 mph) pour le skeleton, record établi en févier 2009 à Whistler par le Canadien Jon Montgomery. D'autres records de vitesse en luge - 144,05 km/h (89,51 mph) en luge biplace, record établi en février 2009 par le duo allemand André Florschütz et Torsten Wustlich à Whistler Mountain. - 144,40 km/h (89,73 mph) en luge féminin par l'Allemande Anke Wischnewski en février 2009 également sur la piste de Whistler.Lexique
Actionner : Appliquer une pression particulièrement forte pour orienter la luge.
Bordure : Barrière protectrice au sommet d'une piste de glisse qui empêche la luge de sortir du parcours.
Force G : Force exercée sur la luge par la gravité. La force G permet à la luge et aux athlètes de rester sur le mur d'une courbe relevée. Un « G » est l'unité de mesure de la force de gravité.
Griffe : À l'aide de gants griffés, il s'agit de l'action que fait un glisseur après le départ pour se propulser vers l'avant.
Kreisel : Mot allemand signifiant cercle; se dit du virage en cercle que forme la piste en se traversant elle-même.
Kufen : Le mot allemand qui signifie patin. Les patins sont généralement en fibre de verre ou en bois. Le lugeur dirige la luge en exerçant une pression sur les patins avec ses pieds.
Labyrinthe : Partie d'une piste qui comprend une série de courbes à gauche et à droite entre lesquelles il n'y a aucune partie sans courbe. Le labyrinthe au Centre de glisse de Whistler se trouve dans les courbes 12, 13 et 14.
Longerons : Pièces de fibre de verre attachées aux lames d'acier à l'avant de la luge qui permettent au lugeur de l'orienter. On applique de la pression aux longerons pour orienter la luge.
Lugeur, lugeuse : Un ou une athlète de luge.
Oméga : Courbe sur la piste formée comme la lettre Omega de l'alphabet grec. Il s'agit une combinaison de trois courbes.
Pagayer : Le fait d’accélérer la luge après le départ, à l’aide de gants crantés, utilisés pour creuser la surface de la glace.
Perdre la tête : Lorsque la tête d'un compétiteur est poussée sur la glace par de grandes forces G.
Virage oméga : Vu d’en haut, le virage ressemble à la lettre grecque oméga.
Visualisation du parcours : Visualisation de la piste que l'on fait normalement avant une descente.
L'équipement
Le toboggan
• Pèse de 50 à 60 livres.
• Sa longueur va des épaules du lugeur à ses genoux, et n'assure aucune protection au niveau de la tête.
• Composé de deux aciers (les lames du toboggan), deux berceaux (qui stabilisent le toboggan), deux patins (le mécanisme de direction principal du toboggan), deux poignées et le siège de course (la plateforme sur laquelle le lugeur se couche).
Le casque
• Est muni d'une visière arrondie qui se prolonge sous le menton du lugeur afin de réduire la résistance au vent.
La combinaison
• Une combinaison moulante et uniforme, en caoutchouc, conçue pour réduire la résistance au vent.
Les gants
• Les bouts et les jointures de doigts des gants de luge sont dotés de griffes pour aider les lugeurs à accélérer au départ d'une course.
