Tout savoir sur l'équitation

Il y a 2000 ans, les Grecs ont compris que pour survivre sur les champs de batailles, une parfaite synchronisation du cavalier et de son cheval est indispensable. Ils inventent donc le dressage, pour préparer les chevaux à la guerre. La capacité du cheval à partir au galop, à effectuer des mouvements latéraux et à changer rapidement de direction sont alors considérées comme des compétences vitales.
La Fédération Equestre Internationale fut fondée en 1921 sur l’initiative de dix organisations équestres nationales. Basée à Lausanne, elle compte 134 pays membres et elle est l’unique autorité pour les concours internationaux de dressage, de saut d’obstacles, concours complet, attelage, endurance, voltige, reining et la para-équitation. Depuis décembre 2014, elle est présidée par le Belge Ingmare De Vos (ancien décretaire général). Pour la première fois depuis sa création en 1921, la FEI n'es plus présidée par un membre d'une famille royale ou par un militaire. Il succède à la princesse Haya Bint Al Hussein de Jordanie (épouse de l'Emir de Dubai).
Avenue Mon-Repos 24
Case postale 157
CH-1000 Lausanne 5
Switzerland
TÉL. (41 21) 310 47 47
FAX (41 21) 310 47 47
E-MAIL info@horsesport.org
L'équitation est le troisième sport français (675 186 licenciés) derrière le football (2,130 millions de licenciés) et le tennis (1,019 millions de licenciés). 2,3 millions de Français pratiquent l'équitation dans 9 662 centres équestres employant 18 000 personnes pour 250 000 chevaux.


Totilas avec Edward Gal

Les athlètes sont répartis en grades selon l’importance de leur handicap. Les personnes ayant le même type de profil (mobilité, force et pouvoir de coordination) sont regroupées par degré de compétition (grade), qui varient de 1, pour les personnes les plus handicapées, à 4, pour les cavaliers les moins atteints. En tout, il y 5 grades: les personnes paraplégiques et assimilées, les personnes amputées et assimilés, les personnes non voyantes et mal voyantes, les personnes infirmes motrices cérébrales, et les grands handicapés.
Les parcours et l’équipement sont adaptés en fonction du grade. Le frac et le haut-de-forme laissent place à la bombe et au blouson, plus sécuritaires et mieux adaptés aux modifications de selle et aux appareillages.
Le Para-Dressage comprend trois épreuves: la première manche par équipes, la reprise individuelle imposée, et la reprise individuelle libre en musique. Les juges regardent le dressage, jugent la reprise, sans prendre en considération le handicap, ce sont les qualités de fluidité qui sont jugées. C'est le seul sport paralympique auquel hommes et femmes participent selon les mêmes conditions et où le cavalier ou la cavalière ainsi que le cheval sont déclarés médaillés paralympiques.
La discipline, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est née de la concurrence entre chasseurs de renards à la suite de l’introduction des lois sur les clôtures, imposées en Angleterre au 18e siècle. Auparavant, les chasseurs de renards pouvaient galoper librement à travers les champs, à la poursuite de leurs proies. Mais avec l'arrivée des clôtures, le saut à cheval est vite devenu une activité très prisée.

L'italien Federico Caprilli est considéré comme le père de l’équitation moderne, un statut qu’il acquiert en révolutionnant la position de monte du saut d’obstacles. Avant lui, les cavaliers tiraient les rênes en arrière et forçaient sur les reins des chevaux pour sauter les obstacles. Cette technique était inconfortable et peu commode pour le cheval. Sa solution est d’adopter la position la plus naturelle qui soit : la monte en suspension. Cette technique est aujourd’hui universellement utilisée.
Les obstacles
L'obstacle classique est constitué de barres qui reposent sur des taquets (ou cuillères) fixés à des chandeliers (piquets verticaux). L'obstacle est décliné sous différentes formes et couleurs : vertical, oxer, mur, rivière.... En concours, des fanions (rouge à droite, blanc à gauche) et un numéro d'ordre sont ajoutés. En compétition de haut niveau, les obstacles atteignent 160 cm de hauteur voire plus. Les oxers peuvent dépasser une largeur de 2 mètres.
- quatre points par barre tombée,
- quatre points pour le premier refus,
- huit points pour le deuxième refus,
- élimination pour le troisième (deuxième en BE) refus,
- élimination pour être tombé,
La plupart des épreuves de sauts d'obstacles se déroulent selon le Barème A. Il existe plusieurs types d'épreuves se disputant au barème A comme, par exemple, les épreuves au chrono, en deux phases, à temps différé, à difficultés progressives, sans chrono et sans barrage, sans chrono avec barrage, avec chrono avec barrage, en deux manches, à barrage immédiat, des six barres, de puissance, etc.
Barème C
Les fautes sont pénalisées en secondes. Ces secondes sont ajoutées au temps mis par le concurrent à réaliser son parcours.
- une barre tombée coûte quatre secondes,
- il n'y a pas de pénalisation en cas de désobéissance du cheval (refus ou dérobade). Le couple est déjà pénalisé par le temps pris pour retenter de sauter l'obstacle,
- élimination pour trois refus,
- élimination pour une chute,
- élimination si le concurrent met plus du double du temps autorisé : Pas tout à fait. Il n'y a pas de temps autorisé en barème C mais,seulement un temps limite de 120 secondes pour un parcours de moins de 600m et trois minutes pour un parcours de plus de 600 mètres. Le dépassement du temps limite est éliminatoire.(Règlement spécifique des &preuves de saut d'obstacles)
Épreuves classiques
Épreuve avec barrage après
Ce type d'épreuve se déroule au Barème A avec ou sans chronomètre.
- S'il existe plusieurs cavaliers sans fautes, ceux-ci seront départagés sur un deuxième parcours appelé « barrage » qui se déroule une fois que tous les concurrents ont fait leur parcours.
- S'il n'existe qu'un seul sans faute, il n'y a pas de barrage. Le cavalier sans faute gagne l'épreuve.
- S'il n'y a pas de cavaliers sans faute, le barrage est disputé avec les premiers cavaliers ayant un nombre égal de pénalités.
- Le barrage se déroule sur un parcours dont certains obstacles peuvent être différents. La hauteur ou la largeur des obstacles sont parfois légèrement augmentées. Les concurrents sont classés selon les pénalités et le temps.
- Si le nombre de cavaliers au barrage est inférieur au quart du nombre de participants, la suite du classement est constituée selon les pénalités et le temps si l'épreuve s'est courue au chrono, selon les pénalités seules si l'épreuve s'est courue sans chrono.
Épreuve en deux manches
Cette épreuve comporte deux parcours identiques ou différents. Tous les concurrents participent à la première manche.
Le nombre de compétiteurs qualifiés pour la deuxième manche dépend de ce qui est spécifié dans l'avant programme, mais doit concerner au moins 25 % meilleurs de la première manche. Dans tous les cas, tous les concurrents sans pénalité sont qualifiés.

Les chevaux en saut d'obstacles
Ils sont moins grands qu'avant. Ils doivent posséder une relative souplesse, beaucoup de réactivité et de soumission. Dans un championnat, le cheval dispute en cinq jours jusqu'à cinq parcours d'environ 1mn30s (2 minutes dans un grand championnat).
Poids : 450 à 600 kg
Age de performance : 10 à 15 ans
Les concours
Selon leur difficulté et leur dotation, les concours de saut d'obstacles sont classés de une à cinq étoiles.
Etoiles
- Une étoile : hauteur maximale 1m40
- deux étoiles : 1m45
- trois étoiles et plus : 1m60
Seul le nombre de barres de cette hauteur varie (rare en trois étoiles et quasi systématiques en cinq étoiles)
Vitesse
Pour un concours une ou deux étoiles, le parcours doit être effectué à une vitesse de 375 mètres par minute. Pour des concours de trois à 5 étoiles : 400 mètres par minute.
Dotations
Elles varient de 47 742 euros pour un concours d'une étoile, 143 216 euros pour deux étoiles, 238 684 pour trois étoiles et au-delà de 477 469 euros pour un concours de 5 étoiles.
Participation
L'accès aux concours 5 étoiles est très strict car seulement les trente meilleurs cavaliers mondiaux peuvent y participer de droit. Le plateau est complété par des invitations.
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- La cavalière australienne Lucinda Fredericks (Burghley en 2006, Badminton en 2007 puis Lexington en 2009),
- la Britannique Pippa Funnell (Badminton en 2002, 2003 et 2005, Lexington en 2003 et Burghley en 2003),
- l’Australien Andrew Hoy (Badminton en 2006, Lexington en 2006 et Burghley en 2004),
- la Britannique Mary King (Badminton en 1992 et 2000, Burghley en 1996 et Lexington en 2011),
- le Britannique William Fox-Pitt (Lexington en 2010, 2012 et 2014, Burghley en 1994, 2002, 2005, 2007, 2008, 2011, Badminton en 2004)
et le Néo-zélandais Andrew Nicholson (Burghley en 1995, 2000, 2012, 2013 et 2014, Badminton en 2004, Lexington en 2013).



Paddock : le terrain à l'extérieur ou à l'intérieur sur lequel les couples cavalier-cheval effectuent leur détente, l'échauffement avant d'entrer en piste.
Boxes : les lieux d'hébergement des chevaux.
La Compétition
- Une épreuve : un parcours donné sur lequel s'affrontent les cavaliers engagés.
- La reconnaissance : la période qui précède l'épreuve et durant laquelle les cavaliers découvrent le parcours et apprennent par coeur l'enchaînement des obstacles. Elle doit s'effetcuer normalement en tenue de concours.
- Parcours : un parcours 5* est généralement constitué d'environ 13 obstacles constituant plusieurs efforts. Par exemple un triple (3 obstacles en ligne, généralement à 1 ou 2 foulées les uns des autres) constitue un obstacle et 3 efforts.
- Barrage : les cavaliers qualifiés enchaînent un parcours raccourci par rapport à celui de la 1ère phase. Ils doivent être sans-faute et le plus rapide possible. L'épreuve du barrage est événement court, nerveux, prenant et sportif où le cavalier risque le tout pour le tout.
CSI : Concours de saut international gradué de 1 à 5 étoiles (*) en fonction de leur niveau de difficulté. L'affixe W est dédié aux étapes du circuit Coupe du monde et à sa finale.
CSIO : Concours de saut international officiel représentant le plus haut niveau de compétition internationale, hormis les Jeux Olypiques et les championnats du monde. Il s'y court une épreuve Coupe des Nations par équipes. Les CSIO sont, comme les CSI, gradués par un nombre d'étoiles selon leur niveau.
Historique

De tous temps, le cheval a été le compagnon de l’homme dans des affrontements sportifs (joutes, tournois, concours, etc.), pour chasser, pour surveiller les troupeaux ou pour faire la guerre. Les Perses jouaient au polo à cru 600 avant J.-C ! Les courses de chars furent organisées aux Jeux Olympiques de la Grèce antique.
Historique
Il y a 2000 ans, les Grecs ont compris que pour survivre sur les champs de batailles, une parfaite synchronisation du cavalier et de son cheval est indispensable. Ils inventent donc le dressage, pour préparer les chevaux à la guerre. La capacité du cheval à partir au galop, à effectuer des mouvements latéraux et à changer rapidement de direction sont alors considérées comme des compétences vitales.
Le premier manuel d'équitation (l’Art Equestre) date d'environ 400 avant J.-C., écrit par Xénophon (430-355 avant J.-C) pour les cavaliers grecs. Au 16e siècle, l'illustre écuyer napolitain Giovanni Pignatelli enseigna l'art équestre aux officiers de cavalerie. Au même temps en 1532, Frederico Grisone relance l’Académie de Naples, il ouvre la voie au développement de l’équitation en douceur basée sur l’attitude de la tête et de l’encolure (le ‘ramener’). Au XVIIe siècle, Antoine de Pluvinel, l'illustre écuyer de Louis XIII, crée l’École Française d’Équitation selon les idées de Grisone. Le premier livre sur la cavalerie est écrit en 1733 par le “père de l’équitation française”, François Robichon de la Guérinière (1688-1751), l'écuyer de Louis XV. Ses théories sont toujours de vigueur à l'Ecole Espagnole d’équitation de Vienne fondée en 1572. Le concours hippique descend directement de la chasse à courre. A l’époque, des concours furent organisés en Irlande par le fameux ‘Royal Dublin Society’ ayant pour but de tester et sélectionner les chevaux aptes pour franchir toutes sortes d’obstacles que l’on peut rencontrer pendant une chasse. Au XIXe siècle, apparition des premiers concours de “jumping” afin de retenir les meilleurs cavaliers dans le saut d’obstacles. A savoir En 1562, l’archiduc Charles, frère de Maximilien II hérite de grands domaines dans le Nord de l’actuelle Yougoslavie et aménage de grands haras dans le village de Lipica, près de Trieste. Il y fait venir des pur-sang espagnols qu’il fit croiser avec les chevaux de la Région du Karst, dans l’actuelle Slovénie. C’est ainsi que nait la race des lipizzans à la fin du XVIe siècle. L’école viennoise, tout comme le Cadre Noir de Saumur excelle dans l’art du dressage. De nombreux exercices sont inspirés de la tradition française. Il faut savoir, qu’en 1789, lorsque les écuries de Versailles ont été abandonnées, le maître écuyer qui y travaillait, partit pour Vienne et enseigna son savoir à l’Ecole espagnole.La Fédération Equestre Internationale
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La Fédération Française d’Equitation
01 58 17 58 17 - Fax : 01 53 26 15 00
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L'équitation est le troisième sport français (675 186 licenciés) derrière le football (2,130 millions de licenciés) et le tennis (1,019 millions de licenciés). 2,3 millions de Français pratiquent l'équitation dans 9 662 centres équestres employant 18 000 personnes pour 250 000 chevaux.
L’équitation et l’Olympisme
Compétition
Les dates marquantes
Le dressage
Le dressage est inspiré des manœuvres exécutées sur des champs de bataille par les cavaleries européennes.
C’est une histoire de couple, d’élégance, d’équilibre naturel du cheval et d’harmonie et une entente parfaite entre cheval et cavalier. Le cheval doit effectuer des mouvements précis répondant à des signaux discrets transmis par son cavalier.
Mode d'emploi
Aux grandes compétitions, le dressage compte trois manches en quatre journées. Le cheval et le cavalier exécutent un enchaînement d’une vingtaine de figures imposées (pirouettes, piaffers, passages, au pas, au trot ou au galop) dans les deux premières manches. Dans la troisième manche, la reprise libre, cavalier et cheval effectuent une chorégraphie sur musique.
Le couple effectue des figures notées par un jury. La première épreuve est le Grand Prix, une reprise composée figures imposées. Les 30 meilleurs couples sont qualifiés pour le Grand Prix Spécial, la seconde série d'imposés. La finale rassemble les 15 meilleurs couples pour une reprise libre en musique, figures libres où l'on combine les difficultés tout en créant une chorégraphie avec accompagnement musical. La note artistique représente la moitié du résultat final.
Bon à savoir sur le poids des notes
Dans une reprise notée sur un maximum de 400 points, les parties techniques (figures, mouvements) et artistiques sont traitées à égalité soit 200 points chacune. Pour l'artistique, le score résulte de l'addition de cinq note à coefficient quatre. Elles récompensent ou sanctionnent : le rythme, l'harmonie (cheval sage ou insoumis), la chorégraphie (tracé, utilisation de l'espace, originalité), le degré de difficulté (qualité des enchaînements) et le choix de musique (qualité de l'adaptation du cheval). En théorie, le programme musical représente donc 20% de la note artistique. Mais, en réalisté, son incidence sur les autres secteurs est telle qu'on estime généralement à 160 sur 200 au maximum le nombre de points purement artistique.
Totilas avec Edward Gal
Les chevaux de dressage
Ce sont essentiellement des chevaux de races allemandes ou néerlandaises. Ils doivent obligatoirement disposer d'une grosse tonicité, d'amplitude, de rebond. En revanche, de solides qualités d'endurances sont moins nécessaires qu'aux montures engagées en concours complet.
Poids : 600 kg
Age de performance : 10 à 13 ans
Les stars : Vallegro monté par la Britannique Charlotte Dujardin et Totilas (considéré comme étant le meilleur cheval de dressage de tous les temps) monté jusqu'à 2010 par Edward Gal puis par l'Allemand Matthias Rath.
On compte en dressage :
- quatre pas : rassemblé, moyen, allongé et libre.
- quatre types de trot et de galop : rassemblé, de travail, moyen et allongé.
- trois allures, on juge des figures comme l’arrêt, le demi-arrêt, les changements de direction, le reculé et les transitions.
Les autres figures qui reçoivent une note sont la volte, la serpentine, le huit de chiffre, les pas de côté (cession à la jambe, épaule en dedans…), la pirouette et la demi-pirouette, le piaffe, l'appuyer et le passage.
L’épreuve se déroule sur un terrain de 60 x 20 mètres, parfaitement plat, au sol homogène et souple. Des lettres jalonnent la piste et servent de repères pour l’exécution des figures. Serpentine, appuyer, passage, piaffer, à chaque figure est attribuée une note par un jury composé de 3 juges placés autour de la carrière. Des notes d’ensemble sont données au cheval et au cavalier en fin de reprise.
Elu meilleur cavalier de dressage du 20e siècle : Reiner Klimke ALL
Elu meilleur cheval de dressage du 20e siècle : Rembrandt de Nicole Uphoff ALL.
L’Ecole du Cadre Noir de Saumur,
Les athlètes sont répartis en grades selon l’importance de leur handicap. Les personnes ayant le même type de profil (mobilité, force et pouvoir de coordination) sont regroupées par degré de compétition (grade), qui varient de 1, pour les personnes les plus handicapées, à 4, pour les cavaliers les moins atteints. En tout, il y 5 grades: les personnes paraplégiques et assimilées, les personnes amputées et assimilés, les personnes non voyantes et mal voyantes, les personnes infirmes motrices cérébrales, et les grands handicapés.
Les parcours et l’équipement sont adaptés en fonction du grade. Le frac et le haut-de-forme laissent place à la bombe et au blouson, plus sécuritaires et mieux adaptés aux modifications de selle et aux appareillages.
Le Para-Dressage comprend trois épreuves: la première manche par équipes, la reprise individuelle imposée, et la reprise individuelle libre en musique. Les juges regardent le dressage, jugent la reprise, sans prendre en considération le handicap, ce sont les qualités de fluidité qui sont jugées. C'est le seul sport paralympique auquel hommes et femmes participent selon les mêmes conditions et où le cavalier ou la cavalière ainsi que le cheval sont déclarés médaillés paralympiques.
Le saut d'obstacles
La discipline, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est née de la concurrence entre chasseurs de renards à la suite de l’introduction des lois sur les clôtures, imposées en Angleterre au 18e siècle. Auparavant, les chasseurs de renards pouvaient galoper librement à travers les champs, à la poursuite de leurs proies. Mais avec l'arrivée des clôtures, le saut à cheval est vite devenu une activité très prisée.
Discipline olympique, aussi appelé Jumping, les concours de saut d’obstacles consistent à franchir, autant que possible sans les renverser, un nombre déterminé d’obstacles de couleurs et de formes différentes (une quinzaine aux J.O.) , composés d’éléments mobiles (oxers, fossés, murs, barres triples) dont la hauteur et la largeur varient suivant le niveau des cavaliers et des chevaux. Il y a pénalité lorsque les sauts ne sont pas faits dans le bon ordre, lorsque les limites de temps sont dépassées ou lorsque le cheval refuse de franchir l’obstacle ou le renverse.
L'italien Federico Caprilli est considéré comme le père de l’équitation moderne, un statut qu’il acquiert en révolutionnant la position de monte du saut d’obstacles. Avant lui, les cavaliers tiraient les rênes en arrière et forçaient sur les reins des chevaux pour sauter les obstacles. Cette technique était inconfortable et peu commode pour le cheval. Sa solution est d’adopter la position la plus naturelle qui soit : la monte en suspension. Cette technique est aujourd’hui universellement utilisée.
Les obstacles
L'obstacle classique est constitué de barres qui reposent sur des taquets (ou cuillères) fixés à des chandeliers (piquets verticaux). L'obstacle est décliné sous différentes formes et couleurs : vertical, oxer, mur, rivière.... En concours, des fanions (rouge à droite, blanc à gauche) et un numéro d'ordre sont ajoutés. En compétition de haut niveau, les obstacles atteignent 160 cm de hauteur voire plus. Les oxers peuvent dépasser une largeur de 2 mètres.
Le parcours
La compétition
- quatre points par barre tombée,
- quatre points pour le premier refus,
- huit points pour le deuxième refus,
- élimination pour le troisième (deuxième en BE) refus,
- élimination pour être tombé,
La plupart des épreuves de sauts d'obstacles se déroulent selon le Barème A. Il existe plusieurs types d'épreuves se disputant au barème A comme, par exemple, les épreuves au chrono, en deux phases, à temps différé, à difficultés progressives, sans chrono et sans barrage, sans chrono avec barrage, avec chrono avec barrage, en deux manches, à barrage immédiat, des six barres, de puissance, etc.
Barème C
Les fautes sont pénalisées en secondes. Ces secondes sont ajoutées au temps mis par le concurrent à réaliser son parcours.
- une barre tombée coûte quatre secondes,
- il n'y a pas de pénalisation en cas de désobéissance du cheval (refus ou dérobade). Le couple est déjà pénalisé par le temps pris pour retenter de sauter l'obstacle,
- élimination pour trois refus,
- élimination pour une chute,
- élimination si le concurrent met plus du double du temps autorisé : Pas tout à fait. Il n'y a pas de temps autorisé en barème C mais,seulement un temps limite de 120 secondes pour un parcours de moins de 600m et trois minutes pour un parcours de plus de 600 mètres. Le dépassement du temps limite est éliminatoire.(Règlement spécifique des &preuves de saut d'obstacles)
Épreuves classiques
Épreuve avec barrage après
Ce type d'épreuve se déroule au Barème A avec ou sans chronomètre.
- S'il existe plusieurs cavaliers sans fautes, ceux-ci seront départagés sur un deuxième parcours appelé « barrage » qui se déroule une fois que tous les concurrents ont fait leur parcours.
- S'il n'existe qu'un seul sans faute, il n'y a pas de barrage. Le cavalier sans faute gagne l'épreuve.
- S'il n'y a pas de cavaliers sans faute, le barrage est disputé avec les premiers cavaliers ayant un nombre égal de pénalités.
- Le barrage se déroule sur un parcours dont certains obstacles peuvent être différents. La hauteur ou la largeur des obstacles sont parfois légèrement augmentées. Les concurrents sont classés selon les pénalités et le temps.
- Si le nombre de cavaliers au barrage est inférieur au quart du nombre de participants, la suite du classement est constituée selon les pénalités et le temps si l'épreuve s'est courue au chrono, selon les pénalités seules si l'épreuve s'est courue sans chrono.
Épreuve en deux manches
Cette épreuve comporte deux parcours identiques ou différents. Tous les concurrents participent à la première manche.
Le nombre de compétiteurs qualifiés pour la deuxième manche dépend de ce qui est spécifié dans l'avant programme, mais doit concerner au moins 25 % meilleurs de la première manche. Dans tous les cas, tous les concurrents sans pénalité sont qualifiés.
Les chevaux en saut d'obstaclesIls sont moins grands qu'avant. Ils doivent posséder une relative souplesse, beaucoup de réactivité et de soumission. Dans un championnat, le cheval dispute en cinq jours jusqu'à cinq parcours d'environ 1mn30s (2 minutes dans un grand championnat).
Poids : 450 à 600 kg
Age de performance : 10 à 15 ans
Les concours
Selon leur difficulté et leur dotation, les concours de saut d'obstacles sont classés de une à cinq étoiles.
Etoiles
- Une étoile : hauteur maximale 1m40
- deux étoiles : 1m45
- trois étoiles et plus : 1m60
Seul le nombre de barres de cette hauteur varie (rare en trois étoiles et quasi systématiques en cinq étoiles)
Vitesse
Pour un concours une ou deux étoiles, le parcours doit être effectué à une vitesse de 375 mètres par minute. Pour des concours de trois à 5 étoiles : 400 mètres par minute.
Dotations
Elles varient de 47 742 euros pour un concours d'une étoile, 143 216 euros pour deux étoiles, 238 684 pour trois étoiles et au-delà de 477 469 euros pour un concours de 5 étoiles.
Participation
L'accès aux concours 5 étoiles est très strict car seulement les trente meilleurs cavaliers mondiaux peuvent y participer de droit. Le plateau est complété par des invitations.
Global Champions Tour
Le concours complet
Discipline olympique depuis 1912, le concours complet est une mise à l’épreuve spectaculaire des capacités physiques et sportives du cavalier et de sa monture : calme pour le dressage - endurant pour le cross et adroit en saut.
Le concours complet fut créé afin de tester les chevaux des officiers et comprenait des épreuves variées telles que le dressage, l’endurance, le steeple-chase, le cross-country et le saut d’obstacles. L'armée française créa en 1902 le championnat du Cheval d'Armes afin de juger ses cavaliers.
Jusqu’en 1939, le championnat national de concours complet s’appelait ‘Championnat du cheval d’armes’, organisé exclusivement pour les officiers des armes montées.
Jusqu'en 1949, le concours complet sur le plan international était réservé aux militaires.
La compétition combine trois épreuves se déroulant sur trois jours : dressage au premier jour, l'endurance au 2e jour (parcours de plus de 6 500 m) au cours duquel le couple doit franchir des obstacles naturels et fixes, des troncs, des contre-hauts, des contrebas, des gués puis le concours hippique au 3e jour. Le vainqueur est celui qui cumule le moins de points de pénalité au terme des trois épreuves.
- Le dressage
Une reprise imposée avec au total : une vingtaine de figures (excluant les piaffers, les passages, les pirouettes au galop) à exécuter en cinq minutes. La note est convertie en points de pénalité. Quatre notes sur dix évaluant les allures, l'impulsion, la soumission du cheval et la position du cavalier. La note est convertie en points de pénalité.
- Le fond (steeple et cross)
Sans doute la plus éprouvante et la plus spectaculaire des épreuves : parcours tracé à travers la campagne (pouvant atteindre 26 km) comportant des obstacles fixes et naturels (environ 27 obstacles naturels pour un total de 35 efforts avec les combinaisons). Les cavaliers doivent effectuer un parcours d'environ 6 000 m dans un temps maximum de dix minutes sur une base de 570 mètres par minute soit 34 km/h. Un premier refus devant un obstacle coûte 20 points, le second 40 points et le troisième est éliminatoire. La chute est également éliminatoire. Chaque seconde au-delà du temps accordé coûte 0,4 points.
- Le saut d’obstacles
Dernière épreuve, elle teste les qualités de récupération, l’adresse, la rapidité, la souplesse du cheval après les efforts intenses fournis la veille pendant le cross. Le parcours comprend en général 12 obstacles d'une hauteur maximale de 1,25 m contre 1,70 m dans le concours de sauts d’obstacles. Durée du parcours : de 77 à 88 secondes. Une barre tombée et le premier refus coûtent 4 points. Le second refus et la chute sont éliminatoires.
Des visites vétérinaires sont obligatoires avant le début de chaque épreuve. La dernière après l’épreuve de fond et avant le saut d’obstacles est la plus dure. Certains la qualifie même de 4ème épreuve car peut entraîner l’élimination de cavaliers en tête de classement.
Elu meilleur cavalier de concours complet du 20e siècle : le néo-zélandais Mark Todd.
Elu meilleur cheval de concours complet du 20e siècle : Marcroix, le cheval français d’un autre grand champion, le lieutenant hollandais Charles Pahud de Mortanges.
Ce qui fait la différence d'un concours complet classé d'une à quatre étoiles :
- dans un concours d'une étoile, le cross mesure 4 160 m maximum et les obstacles ont une hauteur maximale de 1m15 (temps de parcours : 78 secondes maximum) ;
- dans un parcours de quatre étoiles, le parcours de cross est de 7 410 m maximum, les obstacles mesurent jusqu'à 1m25 (temps de parcours : maximum 96 secondes).
Les trois concours les plus difficiles de concours complet sont les concours de Badminton et Burghley en Angleterre et de Lexington aux Etats-Unis. Le concours le plus prestigieux des trois est celui de Badminton créé en 1949 par le Duc de Beaufort.
D’autres concours à 4 étoiles : Lühmühlen en Allemagne, Adelaïde en Australie et depuis 2007 Pau en France.
Six cavaliers ont réussi le grand chelem, c'est-à-dire, remporter à la fois les trois concours de Badminton, Burghley et Lexington :
- La cavalière australienne Lucinda Fredericks (Burghley en 2006, Badminton en 2007 puis Lexington en 2009),
- la Britannique Pippa Funnell (Badminton en 2002, 2003 et 2005, Lexington en 2003 et Burghley en 2003),
- l’Australien Andrew Hoy (Badminton en 2006, Lexington en 2006 et Burghley en 2004),
- la Britannique Mary King (Badminton en 1992 et 2000, Burghley en 1996 et Lexington en 2011),
- le Britannique William Fox-Pitt (Lexington en 2010, 2012 et 2014, Burghley en 1994, 2002, 2005, 2007, 2008, 2011, Badminton en 2004)
et le Néo-zélandais Andrew Nicholson (Burghley en 1995, 2000, 2012, 2013 et 2014, Badminton en 2004, Lexington en 2013).
D’autres disciplines des sports équestres :
La voltige
L’attelage
Le raid équestre d'endurance
Le horse-ball
Le reining
Le polo
Lexique
Paddock : le terrain à l'extérieur ou à l'intérieur sur lequel les couples cavalier-cheval effectuent leur détente, l'échauffement avant d'entrer en piste.
Boxes : les lieux d'hébergement des chevaux. CSI : Concours de Saut International CCE : Concours Complet d'Equitation CSO : Concours Saut d'Obstacle CDI : Concours de Dressage International Saut d’Obstacles
La Compétition
- Une épreuve : un parcours donné sur lequel s'affrontent les cavaliers engagés.
- La reconnaissance : la période qui précède l'épreuve et durant laquelle les cavaliers découvrent le parcours et apprennent par coeur l'enchaînement des obstacles. Elle doit s'effetcuer normalement en tenue de concours.
- Parcours : un parcours 5* est généralement constitué d'environ 13 obstacles constituant plusieurs efforts. Par exemple un triple (3 obstacles en ligne, généralement à 1 ou 2 foulées les uns des autres) constitue un obstacle et 3 efforts.
- Barrage : les cavaliers qualifiés enchaînent un parcours raccourci par rapport à celui de la 1ère phase. Ils doivent être sans-faute et le plus rapide possible. L'épreuve du barrage est événement court, nerveux, prenant et sportif où le cavalier risque le tout pour le tout.
CSI : Concours de saut international gradué de 1 à 5 étoiles (*) en fonction de leur niveau de difficulté. L'affixe W est dédié aux étapes du circuit Coupe du monde et à sa finale.
CSIO : Concours de saut international officiel représentant le plus haut niveau de compétition internationale, hormis les Jeux Olypiques et les championnats du monde. Il s'y court une épreuve Coupe des Nations par équipes. Les CSIO sont, comme les CSI, gradués par un nombre d'étoiles selon leur niveau.
Les verticaux : les obstacles sur un seul plan. Les oxers : les obstacles sur deux plans avec la barre de devant plus basse ou deux barres à la même hauteur. Les doubles : combinaison de deux obstacles. Les triples : combinaison de trois obstacles (trois oxers etc.,). Un seul par parcours. Dressage Appuyés : Au trot ou au galop des déplacements sur le côté en conservant les antérieurs et postérieurs à la même cadence. Changement de pied : départ au galop successif en alternant à droite puis à gauche. Doubles : combinaison de deux obstacles. Huit de chiffre : mis au point par Dominique d’Esmé. Mouvement difficile et risqué (comparable au quadruple saut en patinage artistique). Le cheval doit effectuer en permanence des changements de pied simultanés en se penchant à droite sur la première boucle du 8 puis en se penchant à gauche pour la seconde boucle. Une position pas naturelle pour le cheval (un cheval galope spontanément sur le pied gauche lors d’une incurvation à gauche). Oxers : les obstacles sur deux plans avec la barre de devant plus basse ou deux barres à la même hauteur. Passage : trot rassemblé soutenu avec un temps de suspension au moment de l’élévation des antérieurs. Piaffer : le cheval trotte sur place en levant énergiquement les membres opposés en diagonale. Pirouette : le cheval tourne sur ses hanches. Pirouette renversée : les hanches tournent autour des épaules. Rassembler : rassembler le cheval sur lui-même afin de le libérer de la pesanteur. Le centre de gravité doit être ramené vers l’arrière avec l’encolure et la tête ramenée vers la verticale. Grâce à l’équilibre sur un espace limité le cheval peut s’élever et se faire aérien. Reprises : exécution d’un enchaînement de figures imposées ou non (42, 46 ou 48 selon les épreuves) dans un ordre et sur une surface déterminés. Il existe de nombreux types de reprises avec chacune leurs difficultés. Parmi les différentes reprises on note : Grand Prix (à comparer avec le programme court du patinage artistique) : succession de mouvements et de figures imposés et cela dans un ordre défini (allongement, galop, changement de pied, contre épaule, pirouette). Grand Prix Spécial : Le programme du Grand Prix avec de nombreuses transitions tel le passage trot allongé ou le trot allongé-passage. Kür : Reprise libre en musique avec toutes les figures du Grand Prix qui doit durer entre 5’30 et 6’. L’enchaînement et la chorégraphie sont mis au point par le cavalier sur une musique de son choix. Sont permis en plus dans ce programme : les doubles pirouettes, les pirouettes au piaffer, les changements de pied sur des cercles et le huit de chiffre. La Kür a été introduite pour la première fois aux J.O. d’Atlanta en 1996. Spa : Triple Barre. Triples : combinaison de trois obstacles. Un seul par parcours. Verticaux : les obstacles sur un seul plan. Copyright Spoorts Call Send SMS Call from mobile Add to Skype You'll need Skype CreditFree via Skype