Otras artes marciales historico
Arts martiaux
Méthodes de combat sans armes utilisées jadis par les guerriers en Extrême-Orient sous l’influence philosophique du bouddhisme ‘‘zen’’. Bodhidharma, prêtre indien du 6e siècle, a fait connaître aux Chinois le bouddhisme ‘‘zen’’ et également 18 exercices d’autodéfense qui parvint au Japon au 12e siècle.
Aujourd’hui les arts martiaux (on compte env. 180 disciplines étant des arts martiaux et de sports de combat), devenus sports de compétition à part entière, sont un excellent moyen d’autodéfense mais également une forme d’expression corporelle. La relation harmonieuse entre le corps et l’esprit est primordiale. Les pratiquants portent souvent une ceinture d’une couleur différente, indiquant leur rang ou niveau de compétition. La ceinture blanche est réservée aux débutants, la ceinture noire révèle un très bon niveau. Les ceintures noires possèdent leur propre niveau ou “dan” (degré en japonais) : de la 1ère dan (débutant en ceinture noire) à la 5e dan (un maître).
Les pratiquants des arts martiaux utilisent comme tactiques de base : les immobilisations ou saisies, les coups de pied, de genou, de bras ou de main, les blocages, les crocs-en-jambe et les bousculades.
Aïkido

La voie par la communion d’esprit
Ai : union/harmonie Ki : énergie/souffle Do : voie
Art martial à mains nues.
C’est dans les années vingt que le Maître Japonais Morihei Ueshiba (1883-1969) créa l’aïkido et l’enseigna dans la ville de Tanabé, après avoir fait une synthèse des divers arts martiaux qu’il avait pratiqués. L’arrière-plan philosophique ou religieux (traditions shinto, zen, taoïste) joua un rôle important dans l’élaboration de cet art. Son génie ne réside pas seulement dans l’élaboration d’une technique martiale très efficace mais aussi dans le fait d’avoir su élever une pratique essentiellement physique au rang de discipline spirituelle. Aïkido veut dire : ai-union/harmonie, ki-énergie/souffle, do-voie : la “voie par la communion d’esprit”.

L’aïkido enseigne la maîtrise du corps et l’esprit (ne faire qu’un), le tout en parfait équilibre moral. C’est la défense contre toutes les armes (sauf la flèche), couteau, bâton ou bo, sabre de bois ou iaï en étudiant plus particulièrement la chute.
Grades :
Grades inférieurs : 5e au 1er kyu ;
Grades supérieurs : 1er au 10e dan.
Le pratiquant porte un kimono blanc et à partir de la ceinture noire, une jupe ample noire ou “hakama” inspirée de la tenue portée par les samouraïs de l'époque Tokugawa, afin de dissimuler les déplacements. Les grands maîtres portent l'halama blanc
Extérieurement, l’aïkido se présente comme un ensemble de mouvements circulaires très élaborés et très divers basés sur les lois naturelles du cercle et de la spirale, ayant comme support le budo et qui, à force de pratique et de répétition, vont permettre de débloquer le corps et de retrouver des gestes naturels et spontanés donnant ainsi accès au monde de la sensation. Les pratiquants utilisent surtout des clefs de poignet, de bras et d’épaule.
L’aïkido est accessible à tous sans distinction de sexe ou d’âge. On peut débuter dès l’âge de sept ou huit ans et pratiquer tout au long de sa vie. C’est une discipline qui entretient le corps en harmonie avec l’esprit, permettant ainsi de résister aux agressions de la vie moderne. Il n’existe pas de compétition.
Yamada Yoshimitsu (17-2-38) JAP. Ancien disciple d'Ueshiba, 8e dan et fondateur d'une grande école d'aïkido, le New York Aikikai. Il a fait connaître l'aïkido aux Etats-Unis.
On compte en France quelque 60 000 pratiquants, 5 000 ceintures noires et 1400 clubs.

La voie du sabre : “ken” veut dire “sabre” en japonais, “do” veut dire “voie”
Le kendo ou ‘‘escrime japonaise’’ est une méthode de combat qui consiste à utiliser d’une manière naturelle, rationnelle, scientifique et sans danger, un sabre de bambou (Shinai) représentant le sabre traditionnel japonais (katana).
Le kendo ou ‘‘escrime japonaise’’ est une discipline très populaire au Japon (plus de 23 millions de pratiquants). Il peut être pratiqué par tous sans limite d’âge et sans danger. Avant 1900, le kendo s’appelait ken jutsu, gekken ou ken no michi.
Le kendo est l’héritage des combats au sabre que se livraient les guerriers japonais (Samouraïs) dans les siècles passés. Pour des raisons de sécurité évidentes, le sabre réel fut remplacé par un sabre de bois (bokuto ou boken) qui sert à la pratique des techniques de base (kihon), des éducatifs et des kata (formes codifiées).
La première Académie de kendo fut fondée en 1909 à Tokyo.
Dans le kendo moderne, pour les combats et la compétition, on utilise un sabre de bambou (shinai) ; le corps, lui, est protégé par une armure (bogu).
Le kendo est avant tout un art martial. A travers sa pratique et l’entraînement en salle (dojo) se dégage sa philosophie réelle : recherche de l’équilibre, de la plénitude et de la maîtrise de soi dans un esprit de paix.
L’enfant, la femme, l’homme qui pratique le kendo verra son agressivité disparaître au profit d’une combativité contrôlée qui lui servira dans tous les domaines de la vie.
Au fur et à mesure de ses progrès techniques, il acquiert confiance en lui. L’utilisation de son corps dans des séries de déplacements et de mouvements naturels, aboutira à un développement harmonieux de sa musculature et de sa souplesse.
Il apprendra également à travailler, améliorer ses réflexes et à coordonner les mouvements de son corps. Le port d’une armure de protection permet des combats où l’engagement est total, mais sans danger pour les pratiquants.
La compétition existe aussi en kendo. De nombreux championnats et critériums, tant pour les enfants que pour les adultes, permettent à tous d’aborder cette partie importante de la discipline.
En plus de l’extraordinaire gymnastique qu’il impose tant à l’esprit qu’au corps, le kendo enseigne la courtoisie et le respect de l’adversaire.
Il n'existe pas de signes extérieurs qui témoignent du niveau du kendoka. Pourtant il existe 16 grades :
- grades inférieurs : 6e au 1er kyu
- grades supérieurs : 1er au 10e dan.
Depuis la création des championnats du monde en 1970, les Japonais ont remporté tous les titres en individuel et par équipes.
L'équipe de France de kendo a remporté 7 titres consécutifs de championne d’Europe dans les années 1990.
En 2002, l’équipe tricolore remporte le titre européen par équipes chez les hommes et chez les femmes !

Historique et principes
Kung fu (la boxe chinoise) veut dire “effort humain”.
Un art martial chinois très ancien (l’ancêtre des arts martiaux), inventé par un moine indien Bodhidharma (il enseigna une série de 18 mouvements destinés à fortifier l’esprit ainsi que le corps) autour de l’an 520. Le kung fu est philosophiquement très lié avec le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme. C’est sans doute l’un des arts martiaux les plus pratiqués au monde avec le karaté. Il existe plusieurs centaines de styles de combat issues d’écoles différentes, chacun avec sa propre méthode d’entraînement (pour mieux développer la puissance et le durcissement des membres, l’équilibre et la sensibilité). Les mouvements sont inspirés des comportements animaliers (le tigre, le dragon, le serpent, la grue et le léopard). Le pratiquant utilise principalement des techniques à main ouverte avec des coups de pied, des pivotements du corps, des prises, des sauts, des bonds, des sauts périlleux et des chutes. La souplesse, l’équilibre, la vitesse et la coordination des mouvements jouent un rôle primordial. Tous les coups sont permis : coups de pieds et de mains, frappes aux points vitaux, saisies, immobilisation, étranglement et projection. C’est d’ailleurs l’un des arts martiaux les plus puissants et dangereux. L’acteur Bruce Lee (1940-1973), vedette des films d’arts martiaux, fut le grand protagoniste du kung-fu à travers le monde. Il inventa son propre style de kung fu, le “jeet kune do” ou la “voie du poing qui intercepte”.
Il existe plusieurs formes de combats et de compétitions : le combat sans contact, demi-contact ou full-contact. Notons également les combats à main libre ou avec des armes.
Les écharpes de couleur indiquent les différents grades.
Lexique
Kwoon : club de kung fu
Sifu : professeur de kung fu
Kuen : un ensemble d’exercices pratiqué dans un ordre précis
San shou : le combat full-contact limité
Le Temple de Shaolin
Les moines du Temple de Shaolin forment l’une des équipes les plus célèbres de démonstration de kung fu.
Le Temple de Shaolin se trouve à 700 km de Pékin. D’après la légende, un moine indien Bodhidharma (voir ci-dessus) fut à l’origine du bouddhisme “Chan” (Zen en japonais) au 6e siècle et s’installa dans ce lieu sacré où il enseigna sa méthode de combat, le Kung-Fu. Les Moines furent appelés en l’an 630 par l’empereur Tai Tsung pour se battre avec succès contre l’invasion mongole. Puis l’empereur donna l’autorisation au Temple de Shaolin de former 500 moines guerriers. Le temple fut détruit à plusieurs reprises. Depuis sa restauration et l’ouverture au public en 1978, c’est l’un des lieux les plus visités de Chine.
La voie de l'arc, un art martial japonais. On utilise un arc asymétrique en bambou ou en fibre de verre de 2,21 mètres. L'arc doit être tiré comme “l'eau qui coule”. La France compte une vingtaine de dojos (clubs).

Le sambo (abréviation de défense personnelle sans arme) fut créé en URSS par Anatoli Kharlampiev. Cette synthèse des techniques de combat existantes fait appel, en outre, aux origines profondes des diverses méthodes d’arts martiaux. On peut dire que le sambo n’est pas seulement l’aboutissement de la lutte libre et du judo, puisque les adeptes de ces deux disciplines qui découvrent le sambo et qui sont immédiatement conquis, affirment qu’ils éprouvent une sensation de dépassement et d’enrichissement tout à fait particulière. Le sambo est, actuellement, le nec plus ultra de l’autodéfense. A partir de cet état, converti en discipline sportive, le sambo qui est géré par une Fédération Mondiale (F.M.S.) à laquelle est naturellement affiliée la Fédération française, se développe très rapidement dans les cinq continents et, particulièrement, en Europe de l’Est, au Royaume-Uni, en Suisse, en Allemagne, en Hollande, en Italie, en Espagne, dans les pays arabes, en Afrique, en Océanie, et bien entendu en France où la Fédération française (F.F.A.S.) passe pour être la mieux structurée avec celle de l’ex-Union soviétique.
On trouve dans le sambo quelque cinq mille prises, une panoplie de techniques inégalées ! Le pratiquant, (masculin ou féminin) appelé “samboiste” est vêtu d’une veste étroite épousant le torse, bleue ou rouge, afin de distinguer les compétiteurs, laquelle est maintenue par une ceinture de couleur différente qui détermine un grade de valeur et qui s’insère dans la veste pour éviter le désordre dans la tenue qui se complète par un short et des chaussures de cuir souple. L’ensemble technique est constitué par de très spectaculaires “projections”, des “immobilisations”, de redoutables “clés” de bras et de jambes qui, réussies, amènent l’abandon de l’adversaire. Le sambo se pratique sur un tapis (comme la lutte et le judo). Le combat dure 6 minutes s’il va à son terme, ce qui est rare. Les compétitions, extrêmement dynamiques, se déroulent sous la direction d’un arbitre central, d’un juge et d’un chef de tapis.
Cocorico…Alain Destin en mi-moyen et Boubeker Ghemini en lourd furent sacrés champions du monde en 2001. Andrès Gracia en léger et Yvan Baranger en moyen remportent la médaille de bronze. La France termine à la 1ère place au classement général devançant la Russie et les Etats-Unis.
Discipline créée par Nagao. Tai-jitsu veut dire “technique du corps”. C’est un art martial fondé sur les principes de défense des écritures chinoises du Ve siècle.
C’est un art martial d’autodéfense vieux de 500 ans, pratiqué au Brésil sur un rythme de musique de samba.
“Le poing du faîte suprême”
Une gymnastique énergétique à l’aide d’un travail respiratoire. Une forme d’expression et de relaxation corporelle pratiquée surtout en Chine accompagnée des mouvements lents, circulaires et élégants, évoquant des coups de pieds et de bras et dissimulant des mouvements de combat. Le pratiquant doit harmoniser travail et respiration afin de permettre au jung (muscles), oi (énergie) et yi (pensée) de s’entremêler en un geste unique.
Yu yutsu dont les deux idéogrammes (caractères chinois) signifient littéralement art ou technique de la souplesse (“yu” veut dire “en douceur”). On voit ces termes orthographiés diversement car ce sont des transcriptions phonétiques, mais la signification reste la même.
Cet art, ces techniques permettaient non seulement de se défendre à mains nues contre toute sorte d’attaque armée ou non mais encore de s’imposer en mettant hors de combat son adversaire en douceur uniquement à l’aide de coups de pieds, d’étranglements, de crocs-en-jambe, de blocages d’articulations et d’atémis (coups portés aux endroits vitaux).
Durant l’époque féodale, de nombreuses écoles assuraient la transmission de ces méthodes de combat indispensables pour assurer la survie. La restauration Meiji (1867) bouleversa la société japonaise. Les seigneurs (shogun) perdirent leurs pouvoirs, les guerriers (samouraï) qui étaient à leur service se virent dans l’obligation de travailler pour subsister. L’enseignement du kyudo (tir à I’arc), du ken jutsu (art du sabre), du yu yutsu tombèrent en désuétude. Les samouraïs, maîtres d’arts martiaux durent arrêter leur enseignement faute d’élèves. C’est à ce moment que Jigoro Kano se mit à étudier, rechercher, sélectionner, améliorer, adapter un certain nombre de techniques de yu yutsu pour créer une véritable méthode d’éducation physique et mentale : le Judo.