Freestyle de esquí historico
Freestyle (ou ski acrobatique) - Sport olympique

Historique
Le ski acrobatique est un mélange de ski alpin et de figures acrobatiques. Les skieurs ont inventé des figures et des sauts comme les vrilles, l'aigle déployé, la croix de fer et l'hélicoptère.
Le ski acrobatique est né aux Etats-Unis dans les années 60. Mais auparavant…..en 1905, le gymnaste autrichien Mathias Zdarsky exécute des pas sur des skis ressemblant à un ballet, et en 1952, le Norvégien Stein Eriksen effectue des figures en l’air à partir d’un tremplin de neige. Entre 1930 et 1940, déjà, les Norvégiens pratiquaient une forme de ski acrobatique dans le cadre de leur entraînement aux compétitions de ski de fond et de ski alpin.Le “hot dog”, un mélange de descente de bosses, de sauts et de ballet, véritable sport “fun”, est né dans les années 60 aux États-Unis, en Californie surtout, sous forme d'exhibitions. Parmi les précurseurs, les Américains John Johnston, Michel Daigle et Darryl Bowie.
La première compétition en Europe a eu lieu en 1972 à Bayrischell en Allemagne. La première Coupe du monde comportant 9 épreuves (6 aux USA et 3 en Europe) fut organisée en 1980. Depuis, elle a lieu tous les ans. Les premiers championnats du monde se sont déroulés à Tignes en 1986. Dans les années 70, on distingue 3 disciplines : l'acroski (ballet avant 1997), le saut et les bosses.

Le ski acrobatique et l’Olympisme
Sport de démonstration aux Jeux de Calgary en 1988 (figures aériennes), le ski de bosses a été ajouté en 1992 à Albertville et le saut en 1994 à Lillehammer.

Très spectaculaire, l'épreuve des bosses consiste à descendre une pente de 27 à 35 degrés, longue de 200 à 280 mètres, parsemée de bosses enneigées (une moyenne de 50 bosses sur une piste officielle d’environ 205 m) et de quelques tremplins de saut. L’évaluation chronométrée se double de l’évaluation d’un jury notant la maîtrise technique (qualité des virages, vitesse) et la valeur des sauts (hauteur) et des figures. La note finale dépend donc pour 50% du style, pour 25% des sauts et pour 25% de la vitesse. Aux J.O. il y a une manche éliminatoire à un seul passage, suivie d'une finale à un seul passage (20 athlètes chez les dames et chez les messieurs), au cours de laquelle chacun s'élance dans l'ordre inverse du classement obtenu à l'issue de la manche de qualification. L'athlète qui obtient le meilleur score dans cette finale l'emporte.
Le surnom des skieurs de bosses est “hot-dogger”.
Les skis en Freestyle sont plus courts que la taille des athlètes ce qui permet d'améliorer le contrôle sur la courbure marquée du tremplin et de réaliser les figures aériennes à la fraction de seconde près.


Le saut acrobatique s’apparente au trampoline ou à la gymnastique. Pour le saut, le skieur doit effectuer des séries de figures enchaînées (saltos et vrilles principalement) en s’élançant sur des tremplins (12 m de hauteur). La prise d’élan, l’exécution, l’altitude en air, la difficulté et la combinaison du saut ainsi que la réception au sol jouent un rôle primordial dans le jugement. Chaque figure possède un coefficient de difficulté.
La vitesse moyenne à laquelle les athlètes arrivent sur le tremplin est de 60 km/h.
Aux J.O. il y a une manche de qualification à deux sauts, puis une finale à deux sauts également. Le score combiné des deux sauts de la manche de qualification est déterminant pour participer à la finale (12 athlètes chez les dames et chez les messieurs). Les scores de la manche de qualification ne sont pas pris en considération pour la finale.
Depuis 2003 avec l’introduction des saltos, le port de casques est obligatoire !

Inspiré du boardercross en snowboard, le ski-cross est né dans les années 90 aux Etats-Unis. Quatre skieurs s’élancent d’une piste d’environ 1500 mètres parsemée de virages, de tremplins et de petites bosses (whoops). La formule est identique au boarder cross avec des qualifications contre le chronomètre suivi par des éliminatoires sous forme de matches à quatre contre quatre jusqu’aux finales : une de classement (places 5 à 8) et une autre pour la victoire (places 1 à 4). Les coups d’épaules sont permis. On utilise des skis de slalom géant (de 190 à 192 cm). Cette discipline spectaculaire figure au programme des X Games depuis 1998. Il existe des championnats du monde ainsi qu’une Coupe du monde. Le Ski-cross sera d’ailleurs discipline olympique aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010.
L’acroski (anciennement appelé “ballet”), à comparer avec le patinage artistique, consiste à exécuter sur un rythme musical un programme de figures libres (sauts et de vrilles) au cours duquel l’appui sur les bâtons est permis. On utilise des skis très courts sur une pente de faible inclinaison. La note finale dépend de la technique et de l’expression artistique.
Chaque concurrent dévale une piste agrémentée de tremplons et de rails en effectuant sauts et figures, notés par des juges.

Axel intérieur : saut avec appel sur un pied avec une jambe qui croise l’autre au décollage puis qui se décroise avant réception.
Axel extérieur : saut avec les jambes en V au décollage, ensuite groupées avant réception.
Big Air : figures aériennes effectuées à partir d’un tremplin en neige.
Carrousel : équilibre sur les bâtons avec rotation de 360°.
Daigle banger : la roue (comme en gym) effectuée sur les bâtons avec éventuellement une main posée sur la neige.
Fakie : skier en marche arrière
Front flip : salto avant.
Lincoln loop : rotation sur le côté.
Misty : salto avant désaxé.
Position jump : sauts pour changer de direction avec ou sans les skis croisés.
Rock and roll : montée sur les bâtons en se balançant, ensuite équilibre avant culbute.
Salto : saut périlleux.
Trick : figure
Bosses/Moguls :
Back scratcher : le talon des skis effleure le dos avec les genoux repliés sous le corps. Les épaules et hanches sont en arrière afin d’éviter de basculer vers l’avant.
Daffy : le grand écart avec les jambes tirées au maximum, une devant et une derrière. Spatule avant vers le haut, arrière vers le bas.
Double upright : deux figures combinées dans un même saut.
Hélicoptère : sur 360° on pivote debout en l’air.
Triple upright : trois figures combinées dans un même saut.
Kosak : le grand écart avec les jambes tirées au maximum, une à droite et une à gauche.
Twist : les skis tournent à 90° d’un côté du corps, les mains et le buste tournent de l’autre côté.
Quelques sauts:
Back -flip : salto arrière
Back full: salto arrière vrillé.
Full-full-full : trois sauts périlleux arrière avec une vrille à chaque saut.
Full-double full-full : trois sauts périlleux arrière et quatre vrilles dont une double lors du deuxième saut (l’une des figures les plus dangereuses).
Lay full-full : trois sauts périlleux arrière et deux vrilles.
L’un des sauts les plus spectaculaires en free-style est le triple saut périlleux en arrière avec cinq vrilles ! Grâce à cette figure, le Tchèque Ales Valenta remporte le titre olympique en 2002 à Salt Lake City.
Bosses
La tenue : Étant donné que le contrôle au niveau des genoux est essentiel, la couleur de la genouillère diffère souvent de la couleur de la combinaison, ce qui permet aux juges de concentrer leur attention sur la maîtrise technique du skieur.
Les skis : Les skis sont plus courts que ceux en ski alpin. Leur longueur moyenne est de 185 cm pour les hommes et 175 cm pour les femmes.
Les bâtons : Utilisés par l'athlète pour accélérer, effectuer des virages et garder l'équilibre.
Sauts
Les skis : Les skis sont légers et généralement plus courts que le skieur afin de maîtriser la courbe serrée des tremplins et exécuter des manoeuvres précises dans les airs.
Les bottes : En sauts, les bottes de type classique sont expressément ajustées pour permettre d'acquérir une prise d'envol solide, une bonne forme et un atterrissage parfait.
Général
Les combinaisons : Les combinaisons en bosses et en sauts sont choisies par les équipes et fournissent une liberté de mouvement et une sensibilité de fonction.
Le casque : Protection en plastique dur afin d'éviter les traumatismes crâniens possibles.