{"id":1528,"type":"article","titre":"Les 100 ans du Tournoi des VI nations","contenu":"<h1><span style=\"font-size: small;\">100 ans de tournoi. La premi&egrave;re victoire fran&ccedil;aise : le h&eacute;ros, c'est  Failliot!<\/span><\/h1>\r\n<h2 class=\"chapeau\"><span style=\"font-size: small;\">2 janvier 1911 &agrave; Colombes: France-Ecosse 16-15<\/span><\/h2>\r\n<p style=\"text-align: center;\"><a id=\"zoomPhoto\" href=\"..\/..\/..\/..\/content\/photo\/biz\/2010\/02\/05\/201002050521_zoom.jpg\" rel=\"highslide\" hshassetclick=\"true\" getparams=\"null\"><\/a><\/p>\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n<div id=\"content_article\">\r\n<div style=\"float: left; margin-right: 10px;\">\r\n<div style=\"width: 350px;\">\r\n<div><a id=\"zoomPhoto\" href=\"\/content\/photo\/biz\/2010\/02\/05\/201002050521_zoom.jpg\" rel=\"highslide\" hshassetclick=\"true\" getparams=\"null\"><br \/>\r\n<\/a><\/div>\r\n<script type=\"text\/javascript\">OAS_AD(\"Position1\");<\/script> <a href=\"http:\/\/memorix.sdv.fr\/5c\/www.ladepeche.fr\/sports\/RugbyXV_articles\/1493896961\/Position1\/SDV_LDM\/default\/empty.gif\/554131444e3074716e4141414357564e\" target=\"_blank\"><img width=\"1\" height=\"1\" border=\"0\" alt=\"\" src=\"http:\/\/memorix.sdv.fr\/5\/www.ladepeche.fr\/sports\/RugbyXV_articles\/1493896961\/Position1\/SDV_LDM\/default\/empty.gif\/554131444e3074716e4141414357564e?\" \/><\/a><\/div>\r\n<p>Il s'agissait du premier match du Tournoi 1911 et de la 13e rencontre  internationale du XV de France qui allait ensuite encha&icirc;ner avec&hellip; 17 d&eacute;faites  dans l'&eacute;preuve ! Sa deuxi&egrave;me victoire, il l'obtint le 3 avril 1920, en Irlande  (15-7... 5 essais contre aucun quand m&ecirc;me).<\/p>\r\n<p>S'il y eut ce jour-l&agrave; quinze &laquo; historiques &raquo; et trois &laquo; d&eacute;cisifs &raquo; (Burgun,  Laterrade, Peyroutou, voir encadr&eacute;), il n'y eut qu'un h&eacute;ros, l'ailier droit  Pierre Failliot dont c'&eacute;tait la premi&egrave;re s&eacute;lection, auteur de deux essais et  surtout, lors de l'ultime relance &eacute;cossaise en toute fin de match, d'un repli  d&eacute;fensif tonitruant sur l'ailier gauche adverse, Sutherland, qu'il plaqua &agrave; deux  m&egrave;tres de la ligne, pr&eacute;servant ainsi l'exploit.<\/p>\r\n<p>Quatre de ces vainqueurs (Burgun, Lane, Guillemin, Mauriat) avaient subi la  d&eacute;route galloise, un an plus t&ocirc;t (Voir notre &eacute;dition d'hier)&hellip;<\/p>\r\n<h3>Arri&egrave;re<\/h3>\r\n<p>-Julien COMBES (Stade Fran&ccedil;ais ; 1m79-77kg ; 4 sel.) : Il devint plus tard  industriel en travaux publics.<\/p>\r\n<h3>Ailiers<\/h3>\r\n<p>-Pierre FAILLiOT (RCF ; 1m81-90kg, sel) : Dit l'&laquo; autobus &raquo;. Excellent athl&egrave;te  (Voir dans notre suppl&eacute;ment de dimanche, pages h&eacute;ros du Tournoi). Idole du lyc&eacute;e  Jeanson de Sailly. Etudiant &agrave; l'&eacute;cole centrale. Directeur de papeterie.  Pr&eacute;sident de la f&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise de Pelote basque. D&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; 46 ans.<\/p>\r\n<p>-Gaston LANE (RCF ; 1m67-68kg, 16 sel) : Mort au champ d'honneur, &agrave; 31 ans,  dans la Meurthe-et-Moselle en septembre 1914.<\/p>\r\n<h3>Centres<\/h3>\r\n<p>-Marcel BURGUN (RCF ; 1m73-72kg ; 11 s&eacute;l) : N&eacute; &agrave; Saint-Petersbourg.  Lieutenant, tomb&eacute;, &agrave; 25 ans, lors d'un combat a&eacute;rien en 1915 alors qu'il venait  d'abattre son 9e ennemi. Joua &agrave; Castres.<\/p>\r\n<p>-Antoine FRANCQUENELLE (SC Vaugirard ; 1m68-71kg ; 3 sel.) : dit &laquo; le sioux  &raquo;&hellip; Il ne devait pas jouer ce match (Voir encadr&eacute;). &Eacute;galement tr&egrave;s bon athl&egrave;te  (Champion de France de saut &agrave; la perche). Professeur d'&eacute;ducation physique &agrave;  l'&eacute;cole polytechnique notamment puis directeur g&eacute;n&eacute;ral des sports chez Michelin  &agrave; Clermont. D&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; 76 ans en juillet 1965.<\/p>\r\n<h3>Demi d'ouverture<\/h3>\r\n<p>-Georges PEYROUTOU (CA P&eacute;rigueux ; 1m68-68kg ; 2 sel.) : Premi&egrave;re s&eacute;lection.  Plus tard, directeur de comptoir et de plantations &agrave; Madagascar o&ugrave; il dev&icirc;nt  pr&eacute;sident de la F&eacute;d&eacute;ration malgache de rugby avant d'y p&eacute;rir, &agrave; 36 ans, victime  de la peste, comme son &eacute;pouse, ses enfants et tout son personnel.<\/p>\r\n<h3>Demi de m&ecirc;l&eacute;e<\/h3>\r\n<p>-Guillaume LATERRADE (Stado tarbais ; 1m60-65kg ; 5 sel.) : Major de sa  promotion &agrave; l'&eacute;cole normale d'Auch.<\/p>\r\n<h3>Troisi&egrave;mes lignes<\/h3>\r\n<p>-Joseph bavozet (FC Lyon ; 1m74-75kg ; 3 sel) : champion de France en 1910.  Jouait &eacute;galement 2e ligne. Premi&egrave;re s&eacute;lection.<\/p>\r\n<p>-Marcel COMMUNEAU (Stade Fran&ccedil;ais ; 1m78-90kg ; 21 sel.) : Major de l'&Eacute;cole  normale (1902), il fut le premier &laquo; intellectuel &raquo; du rugby fran&ccedil;ais. Pour sa  premi&egrave;re s&eacute;lection (1906) il n'&eacute;tait m&ecirc;me pas titulaire dans son club&hellip; Capitaine  du XV de France &agrave; 21 ans, 13 fois galonn&eacute;, c'est lui qui choisit le coq comme  embl&egrave;me en remplacement des deux cercles rouge et bleu.<\/p>\r\n<p>-Marcel LEGRAIN (Stade Fran&ccedil;ais ; 1m80-80kg ; 12 sel.) : Il &eacute;tait sergent au  74eme r&eacute;giment d'infanterie lorsqu'il tomba sous les balles allemandes dans le  Pas-de-Calais en juin 1915.<\/p>\r\n<h3>Deuxi&egrave;mes lignes<\/h3>\r\n<p>-Fernand FORGUES (Aviron Bayonnais ; 1m74-75kg ; 11sel.) : premi&egrave;re  s&eacute;lection. Un gabarit &eacute;tonnant pour un deuxi&egrave;me ligne (Il &eacute;voluait aussi sur les  flancs de la m&ecirc;l&eacute;e) mais des ressources physiques insoup&ccedil;onn&eacute;es cultiv&eacute;es par la  pratique de l'aviron (champion de France de la discipline avec&hellip; l'Aviron  Bayonnais). Il d&eacute;crocha aussi le Bouclier de Brennus en 1912. Directeur d'un  garage, dirigeant de la FFR, il d&eacute;c&eacute;da &agrave; 89 ans<\/p>\r\n<p>-Paul DESCAMPS (RCF ; 1m74-73kg ; 1 sel.) : Premi&egrave;re s&eacute;lmection. Des  mensurations encore plus modeste que son compagnon d'attelage&hellip; C'&eacute;tait l'&eacute;poque  o&ugrave; les dirigeants fran&ccedil;ais misaient sur la mobilit&eacute; des fantassins&hellip; Apr&egrave;s avoir  &eacute;t&eacute; &agrave; l'initiative des vitrines anim&eacute;es des grands magasins parisiens, il fut  tu&eacute; sur le front comme Legrain, en juin 1915.<\/p>\r\n<h3>Piliers<\/h3>\r\n<p>-Pierre GUILLEMIN (RCF ; 1m87-84kg ; 11 sel.) : celui-l&agrave; m&ecirc;me qui portait le  N&deg;8 un an auparavant !<\/p>\r\n<p>-Pierre MOUNICQ (Stade Toulousain ; 1m83-95Kg ; 9 sel.) : premi&egrave;re s&eacute;lection.  De gros moyens physiques qu'il exploitait aussi en deuxi&egrave;me ligne. Gaz&eacute; pendant  la guerre dont il sortit vivant. Devenu m&eacute;decin &agrave; Arreau, il d&eacute;c&eacute;da  tragiquement, en 1964, &agrave; 77 ans, &eacute;cras&eacute; par son tracteur.<\/p>\r\n<h3>Talonneur<\/h3>\r\n<p>-Paul MAURIAT (F.C. Lyon ; 1m81-81kg ; 19 sel.) : 2e ligne un an plus t&ocirc;t  pour les d&eacute;buts &agrave; Swansea, il &eacute;voluait talonneur ce jour-l&agrave;, poste o&ugrave; il fut le  plus souvent s&eacute;lectionn&eacute;.<\/p>\r\n<hr \/>\r\n<h2 class=\"titre\">L'avant-match... Le match... L'apr&egrave;s match<\/h2>\r\n<p>- Venu de Romans en train, le centre Charles Vareilles descend &agrave; Melun pour  se restaurer au buffet de la gare. Il manque le d&eacute;part et n'arrivera qu'apr&egrave;s le  d&eacute;but du match. Allan Muhr, le patron des s&eacute;lectionneurs, titularise  Francquenelle qui a lui aussi loup&eacute; son train pour Colombes &agrave; la gare  Saint-Lazare mais arrive &agrave; temps.<\/p>\r\n<p>- Apr&egrave;s un exploit personnel du demi-de-m&ecirc;l&eacute;e Laterrade, filant derri&egrave;re sa  m&ecirc;l&eacute;e, jusqu'&agrave; l'essai, une perc&eacute;e du centre Burgun, d&eacute;calant Falliot puis une  &eacute;chapp&eacute;e gagnante de Peyroutou les Fran&ccedil;ais m&egrave;nent 11-5 mais le pack &eacute;cossais  prend insensiblement l'ascendant et les visiteurs s'approprient le score (12-11)  apr&egrave;s un essai et un drop (Il valait quatre points). Mais revoil&agrave; Burgun! Il  lance encore Failliot lequel &laquo;&eacute;x&eacute;cute&raquo; deux adversaires et marque: 16-12. Les  8.000 spectateurs exultent. Mais les avants au chardon accentuent la pression.  Le 3e ligne Abercrombie bouscule tout le monde: 16-15. Plus que trois minutes...  Les Fran&ccedil;ais sont ext&eacute;nu&eacute;s. Le centre &eacute;cossais Young provoque une nouvelle  diff&eacute;rence, fixe et lance son ailier Sutherland &agrave; l'essai.. . Mais Failliot  veille...<\/p>\r\n<p>- Pour la premi&egrave;re fois, le public, enthousiaste, attend les joueurs &agrave; la  sortie des vestiaires jusqu'&agrave; la tomb&eacute;e de la nuit. Il entonne une vibrante  Marseillaise. Le lendemain, le journal l' &laquo;Auto&raquo; ouvre une souscription pour  offrir une m&eacute;daille d'or aux quinze h&eacute;ros.<\/p>\r\n<\/div>\r\n<\/div>\n\n <p><\/p><div style='width:100%; text-align:right;font-weight:bold;'>Copyright Spoorts<\/div>","date":null,"sport":"Rugby","image":"\/ancien-site\/administration\/images\/illustrations\/Failliot  100 ans.jpg"}